Dispositif pour la transformation et la transmission à distance en code binaire des indications fournies par un appareil de mesure Les compteurs connus sont en général montés en un endroit relativement proche de celui de la mesure qu'ils sont destinés à effectuer. C'est ainsi que souvent ils se trouvent au domicile même de l'usager et ne peuvent pas être consultés lorsque cet usager est absent.
En outre, les indications qu'ils fournissent sont en système décadique ou dodécadique et doivent faire l'objet, au moment de la facturation d'une quantité d'énergie ou d'eau enregistrée, d'une transformation en système binaire indispensable pour l'établissement de cartes perforées mensuelles adressées à l'usager, par exemple sous forme de chèque postal à payer.
La présente invention a précisément pour objet un dispositif pour la transformation et la transmission à distance en code binaire des indications fournies par un appareil de mesure permettant d'obvier aux incon vénients cités.
Ce dispositif comprend au moins un organe émettant des impulsions caractéristiques de la mesure effectuée et au moins un compteur de ces impulsions constitué par au moins une suite de tam bours d'enregistrement et un mécanisme d'entraine- ment en rotation de ces tambours agencé de manière que, lorsque l'un d'eux termine une révolution com plète, le tambour suivant, d'ordre supérieur, est en traîné en rotation d'un angle correspondant au total enregistré par les tambours qui le précèdent,
dispositif caractérisé par le fait que ces tambours sont munis sur leur tranche de marques disposées au moins selon deux pistes circulaires de manière que lorsque chacun de ces tambours a été déplacé rotativement par rapport à un repère, les marques se présentant au-devant de ce repère traduisent en code binaire le chiffre enre gistré par le tambour correspondant lors de ce dé placement, et par le fait qu'il comprend des moyens agencés de manière à indiquer à distance, à la fin d'une mesure, la disposition des marques de chaque tambour se trouvant à la hauteur dudit repère.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de la présente invention La fig. 1 en représente le schéma de principe; la fig. 2 est une vue en plan de la première forme d'exécution; la fig. 3 est une vue de détail de cette forme d'exé cution; la fig. 4 est une vue schématique en plan de la seconde forme d'exécution; les fig. 5 et 6 représentent respectivement des coupes à plus grande échelle selon V-V et VI-VI de la fig. 4; les fig. 7 et 8 sont des tableaux explicatifs du fonc tionnement de ces deux formes d'exécution.
La fig. 1 du dessin représente schématiquement un dispositif comprenant un organe 1 de mesure d'une quantité de gaz, d'eau ou d'électricité, par exemple, consommée par un usager déterminé, un compteur 2 enregistrant au fur et à mesure les quantités mesurées et comprenant un organe. de lecture, représenté par une flèche, qui est susceptible de transmettre à distance, en code binaire, les indications enregistrées par ce comp teur vers un ensemble 3 qui enregistre ces indications, par exemple à des fins de facturation périodique.
L'organe 1, de type classique, est relié au compteur 2 par une ligne électrique sur laquelle il émet des impulsions caractéristiques de la mesure qu'il effectue, par exemple au moyen d'un relais fermant momen tanément le circuit de cette ligne chaque fois que cet organe a mesuré une quantité d'énergie ou d'eau de valeur déterminée. Dans une première forme d'exécution (fig. 2 et 3), ce compteur est constitué par trois séries de six tam bours d'enregistrement dont la première série est numérotée de I à VI, la deuxième de I' à VI' et la troisième de I" à VI".
Ces tambours sont disposés sur un même cercle C centré en O et leurs axes 4 font avec un rayon R de ce cercle, divisant chaque axe en deux parties sensiblement égales, un angle a de 6011 environ alors que chacun des ces rayons est séparé des rayons voisins par un angle 9 de 15 environ.
Les tambours I à V présentent à l'une de leurs extrémités une croix de Malte 5 alors qu'à l'autre extrémité ils sont munis d'une couronne d'entraîne ment 6 dont un téton 7 est susceptible de s'engager dans l'une des fentes 8 de la croix du tambour suivant (fig. 3) de manière à entraîner ce tambour d'un quart de tour à chaque révolution complète de la couronne du tambour correspondant.
Le premier tambour de chaque série (tambour I) est commandé par un rochet électromagnétique, non re présenté, alimenté par les impulsions de l'organe 1 et dont la roue présente un téton, tel que 7, coopérant avec la croix de ce tambour. Dans une variante non repré sentée, ce rochet pourrait agir directement sur une roue du tambour I.
La surface cylindrique de chaque tambour est divisée en quatre secteurs et est munie de deux jeux de contacts disposés dans ces secteurs selon deux pistes circulaires et auxquels on fait correspondre un nombre équivalent à deux élevé à une puissance variant d'une unité d'une piste à l'autre d'un même tambour et d'une piste à la piste adjacente de deux tambours voisins. La fig. 7 du dessin montre sous forme d'un tableau la disposition des contacts sur les six tambours de l'une des séries du compteur. Chacun de ces tambours est divisé en huit cases, dont celles portant un chiffre sont en réalité celles munies d'un contact alors que celles présentant un trait horizontal n'en ont en réalité aucun. Chaque trait horizontal correspond en fait à une valeur nulle.
Les contacts du premier tambour représentent une valeur équivalente à 1, soit 2 , et à 2, soit 21, ceux du second équivalent à 4, soit 22, et à 8, soit 23, ceux du troisième à 16, soit 24, et à 32, soit 25,... ceux du sixième à 1024, soit 21 , et à 2048, soit 211. L'encadrure en tourant les premières cases ne portant pas de contact (fig. 7) représente en réalité la référence par rapport à laquelle l'enregistrement s'effectue.
Dans l'exemple représenté, cet enregistrement débute par une valeur de zéro au compteur alors qu'en pratique il peut bien entendu se produire que l'enregistrement s'effectue à partir d'un chiffre quelconque qui aura été relevé au préalable.
Au premier quart de tour du tambour I, le contact de valeur 1 vient se placer au-devant d'un repère alors qu'au second quart de tour ce contact 1 est remplacé par le contact 2 et qu'au troisième quart de tour deux contacts représentant les valeurs de 1 et 2 viennent au- devant du repère, leur somme représentant la valeur 3 qui doit être enregistrée par le compteur. Lorsque le tambour I commence son quatrième quart de tour, la goupille 7 de la couronne 6 correspondante entre en prise avec la croix de Malte de tambour 2 et entraîne ce tambour, qui a indiqué précédemment une valeur nulle, d'un quart de tour de manière que le contact de ce tambour correspondant à une valeur 4 vienne se placer au-devant du repère alors que le tambour I marque une valeur nulle. Ce cycle d'entraînement est le même pour les six tambours de chaque série.
La fig. 8 montre à titre d'exemple la disposition occupée par les tambours du compteur lorsque celui-ci indique la valeur 2915 qui équivaut à la somme de tous les nombres représentés dans l'encadrure. Ces six tambours permettent de cette manière d'effectuer un enregistrement jusqu'à 21z- 1 = 4095 unités. On peut bien entendu augmenter ou diminuer la capacité d'enregistrement d'un tel compteur respectivement par adjonction ou élimination d'un tambour.
On remarquera encore que l'entraînement des tam bours étant réalisé par une croix de Malte, chaque tambour tournera dans une direction contraire de celle des tambours qui lui sont voisins. De ce fait un tel compteur présentera bien entendu deux sortes de tam bours différents les uns des autres quant à la disposi tion des contacts sur leur tranche, selon qu'ils sont destinés à tourner à droite ou à gauche par exemple.
Les contacts des divers tambours, qui sont repré sentés en fig. 2 par des points 9, sont agencés et dimen- sionnés de manière que leurs faces supérieures s'étendent toutes dans un même plan et soient disposées sur le même cercle C.
Ces tambours sont généralement réalisés en un matériau conducteur de l'électricité et sont reliés à un pôle d'une source de courant non représentée. Dans une variante, ces tambours pourraient également être réalisés en un matériau isolant et les contacts être remplacés par des saillies ou au contraire par des encoches.
La lecture et la transmission des indications en registrées par ces tambours a lieu par rotation dans le sens F d'un bras de commutation 10 dont l'extrémité libre est susceptible de coopérer avec le ou les contacts portés par les diverses séries de tambour. Ce bras est relié, au travers de l'enroulement de commande d'un relais non représenté, à l'autre pôle de la source de courant reliée aux contacts des tambours de sorte que ce relais est excité toutes les fois que le bras rencontre l'un de ces contacts et commande l'émission d'une impulsion en direction de l'ensemble 3.
Le bras 10 est solidaire de l'axe d'une roue à rochet, non représentée, entrainée en mouvement par un dispositif électromagnétique à chaque impulsion envoyée, selon un programme prédéterminé, de l'en semble 3 vers le compteur 2 au moyen d'une ligne non représentée. L'avance du rochet est telle que, pour chaque impulsion électrique reçue, le bras 10 se déplace au-dessus des tambours I à VI d'un angle constant correspondant à la distance de deux contacts successifs. Les impulsions commandant ce mouvement du bras 10, qui sont par exemple émises à la cadence de 10 impulsions par seconde, sont utilisées dans l'en semble 3 pour commander en synchronisme la perfora tion ou l'impression d'une bande enregistreuse ou d'une carte.
Cette bande ou cette carte est perforée par un dispositif électrique toutes les fois que ce dispositif reçoit une impulsion produite par la rencontre du bras 10 avec l'un des contacts 9, alors qu'elle ne l'est pas lorsque le bras 10 passe sur une portion de tambour non munie de contact.
Dans une variante, non représentée, les impulsions obtenues par rencontre du bras 10 et des contacts 9 pourraient être dirigées et sur un dispositif perfora teur et sur un dispositif totalisateur et multiplicateur de manière à obtenir automatiquement le montant à facturer. Les trois séries de tambours peuvent être toutes trois utilisées pour la mesure de consommations déterminées, l'une de celles-ci étant par exemple des tinée à l'enregistrement de la consommation en courant monophasé, la seconde en courant triphasé et la troi sième en gaz d'éclairage. Dans une variante, l'une des séries de tambours pourrait n'être destinée qu'à l'enregistrement d'un chiffre de référence correspon dant à un usager déterminé qui serait alors auto matiquement inscrit en code binaire sur la bande ou sur la carte.
Lorsque les tambours ne présentent pas de con tacts mais sont munis de saillies ou d'encoches, le bras 10 comprendrait, dans une variante, deux lamelles de commutation reliées l'une à un pôle de la source et l'au tres au second pôle, ces lamelles fermant par exemple le circuit pour l'émission des impulsions à diriger vers l'ensemble 3 à chaque passage sur une saillie ou sur une encoche.
Dans la seconde forme d'exécution (fig. 4 à 6), le compteur comprend six tambours de 1 à VI, montés tous sur un même axe 11 et dont l'entraînement, d'un genre classique, ne sera pas décrit dans le détail. La tranche de ces tambours présente des encoches telles que 12 (fig. 5 et 6) disposées de même manière que les contacts 9 de la forme d'exécution précédemment décrite. Ces encoches sont destinées à la commande de paires de micro-interrupteurs 13 et 14 qui sont fermés lorsque leur roulette 15 est engagée dans l'une de ces encoches et qui sont ouverts lorsque cette roulette roule sur le restant de la piste correspondante.
L'un des contacts de ces micro-interrupteurs sera par exemple relié à l'un des pôles d'une source électrique alors que le second sera branché sur la couronne 16 d'un sélec teur dont le bras de commutation 17 correspond au bras 10 de la première forme d'exécution. Ce bras 17 est, comme précédemment, relié au second pôle de la source au travers d'un relais de commande. Dans cette forme d'exécution, les tambours sont en matière isolante mais peuvent également, dans des variantes, être en métal.
Dans une variante, non représentée, les encoches pourraient être remplacées par des saillies et les micro- interrupteurs être du genre se fermant lorsque leurs roulettes passent sur une saillie et demeurant ouverts entre deux saillies successives.
Dans une autre variante, également non représentée, ces saillies pourraient constituer des contacts et les micro-interrupteurs être remplacés par des lames flexi bles dont l'extrémité serait susceptible de coopérer avec les contacts des tambours.
On comprendra enfin que l'entraînement des tam bours enregistreurs des deux formes d'exécution dé crites pourrait également être effectué par des impul sions mécaniques transmises directement de l'organe de contrôle 1 au compteur 2 par tous moyens mécaniques adéquats.