Dispositif solidarisant un câble d'amarrage avec un bâti d'attache d'un pipeline subaquatique La présente invention concerne un dispositif soli darisant un câble d'amarrage avec un bâti d'attache d'un pipeline subaquatique immergé dans un bassin à une profondeur quelconque qui peut n'être pas constante tout de son long: Le procédé d'actionne- ment du dispositif tant pour sa solidarisation que pour sa désolidarisation est celui décrit dans le bre vet 378612.
Un pipeline subaquatique se compose essentielle ment d'une (ou plusieurs) conduites, de câbles et de bâtis d'attaches des câbles à la conduite. Cet ensem ble a en général, notamment si la conduite est pleine, un poids supérieur à l'eau qu'il déplace ; c'est pour quoi le bâti peut être équipé d'aménagéments tels que par exemple un segment de tube contenant de l'air, de préférence cloisonné, lequel a pour effet de rendre l'ensemble du pipeline plus léger que l'eau et donc de lui conférer une poussée ascendante. Il est clair qu'au lieu d'un tube, on pourrait utiliser un corps creux de forme quelconque.
Si le pipeline se compose de plusieurs conduites, celles-ci sont parallèles entre elles de préférence inté rieures l'une à l'autre, mais non rigidement solidaires sauf aux sections de liaison. Par exemple si le sys tème est bitubulaire, l'une des conduites est inté rieure à l'autre mais reliée à elle de place en place ; la conduite intérieure de même que l'intervalle entre les deux conduites contiennent un fluide gazeux ou liquide ; le fluide de l'intervalle assure, s'il est liquide, un support à la conduite intérieure.
Les conduites sont en matériau quelconque qui n'est pas nécessairement le même pour un pipeline multitubulaire et les conduites contiennent en géné ral un hydrocarbure quelconque liquide ou gazeux.
Le dispositif de solidarisation est caractérisé en ce qu'il comporte d'une part des manchons qui sont fortement adhérents au câble d'amarrage et espacés les uns des autres et d'autre part un levier dont l'ex trémité supérieure est articulée sur le bâti de l'atta che tandis que son extrémité inférieure, alourdie par une masse pesante, comporte une fourchette qui, lorsqu'on donne du mou au câble, vient cerner celui- ci et sert de butée au manchon situé immédiatement au-dessus de lui.
Ce dispositif sert à immobiliser à volonté la pro fondeur d'immersion d'une attache. En considérant un segment suffisamment long de la conduite et com portant donc plusieurs attaches, l'ensemble des dis positifs permet de maîtriser et de modifier à volonté la ligne élastique de la conduite.
Si la traversée du bassin est longue, on inter rompt le système tubulaire par un îlot artificiel doté par exemple d'une station de compression ; cette di vision par un ou plusieurs îlots artificiels est égale ment avantageuse pour la création de points fixes dans une zone houleuse ou traversée de forts cou rants. Un tel îlot artificiel est constitué par une bouée de grande dimension, solidement amarrée au fond, connue en soi comme point terminal de pipeline de chargement ou de déchargement de tankers.
Les deux planches annexés illustrent une forme d'exécution de l'invention.
La fig. 1 représente le dispositif formant l'objet de l'invention ; dans cette figure, la conduite coopé rant avec le bâti contient facultativement une seconde conduite.
La fig. 2 est une vue en plan d'un détail de la fig. 1.
Sur la fig. 3 on voit un bâti auquel un tube con fère une poussée positive.
Si l'on se reporte aux fig. 1 et 2, on voit en 2 le fond du bassin, en 7 le bloc pesant déposé sur le fond, en 6 un tambour du bloc ; le pipeline com porte une conduite 3 et facultativement une conduite intérieure 3' ; l'extrémité du brin 5 du câble est fixée sur le bâti 8 et est guidée par la bride 25 dépla- çable dans la fente 20 tandis que le brin 5' passe librement en avant de la fourchette 12 dessinée en position de repos en traits pleins. Cette fourchette 12 est soudée sur le bras 9 articulé en 15 sur le bâti.
Ce bras, avec sa masse 10 et sa fourchette, constitue le basculateur qui, par son doigt 14, s'ap puie sur le brin 5' tendu entre le bloc 7 et un treuil d'une barge à la surface de l'eau. Ce brin 5' est guidé par les doigts 16, 17 et 18. Le bâti 8 présente un profil triangulaire, ce qui permet de l'adapter à des diamètres variés de pipeline.
Sur une certaine longueur, présumée correspon dre à la région de l'attache lors du blocage, le câble est garni de bagues ou manchons 40, 41, 42, ..., es pacés les uns des autres de un mètre par exemple ; ces manchons ont une longueur suffisante pour que leur adhérence au câble soit de l'ordre de grandeur de résistance du câble à la traction.
Lorsque brus quement on donne du mou au câble en déroulant le treuil, la tension du câble cesse et son axe prend par exemple la forme dessinée en 30 ; la réaction oppo sée par le câble nu doigt 14 ayant cessé, le bascula- teur pivote autour de 15 et la fourchette 12 se dé place et prend la position pointillée 31 qui embrasse le câble tandis que son extrémité vient se placer sur le doigt 16, ce qui l'oblige à remonter légèrement et à cet effet l'articulation 15 a du jeu ;
on évite de la sorte un rebondissement du basculateur. Sous l'effet de la poussée ascendante du pipeline, tout le bâti s'élève tandis que le brin 5' est tiré vers le bas de sorte que sur la fourchette vient buter le premier manchon - dans le dessin, c'est le manchon 41 qui se trouve au-dessus de lui ; cette butée limite le mouvement et le pipeline est immobilisé à ce niveau<B>;</B> sur la butée s'exerce un effort important, de sorte que le blocage est positif et absolu.
Pour débloquer, on retend le câble sur le treuil, ce qui chasse le doigt 14 et fait pivoter le bras vers sa position de repos ; en outre, on a donné un profil 13 approprié, forte ment incliné, à la base de la fourchette ; sous l'effet de la traction, le manchon 40 vient se placer contre ce profil et coopère à chasser le basculateur et à sa mise en position de repos.
Le procédé qui consiste à télécommander depuis la barge le blocage du pipeline à une profondeur dé terminée en se servant de l'état de traction tendu ou non du câble peut, bien entendu, être appliqué en core par d'autres moyens que celui du basculateur ; on peut, par exemple, utiliser le fait que le câble possède une certaine élasticité qui, lors de sa détente, lui imprime un déplacement de manière que ce soit le câble qui aille s'emprisonner dans une fourchette fixe.
A cet effet, on oblige le câble à se déformer en lui imposant un tracé courbe pendant sa traversée du bâti ; dès lors, ce câble subit un moment de flexion qui, lorsqu'on donnera du mou au câble, provoquera une ligne élastique, appropriée aux paramètres, du tronçon libre, c'est-à-dire que ce tronçon libre sera soumis à un déplacement.
On voit encore sur la fig. 1 des forages 45, 45', 45" entourés d'anneaux 46, 46', 46", le dernier étant disposé sur un bras 47 articulé en 48. Au travers de ces forages on peut disposer des fils métalliques bar belés ou non éventuellement sous tension statique si les anneaux sont isolants. Ces fils disposés autour du pipeline, en hélice par exemple, peuvent aussi servir de support à des filets. Leur objet est de protéger le pipeline à l'égard de gros animaux et leur contact avec une chaine d'ancrage peut déclencher une alarme.
Si l'on se reporte à la fig. 3, on retrouve le dis positif déjà décrit mais on voit en outre en un tube 50 qu'une bride 51 relie au bâti. Ce cylindre étanche de préférence cloisonné en plusieurs compartiments contient simplement de l'air ; il peut s'étendre tout au long de la conduite ou être très court ; il confère à l'attache une poussée positive suffisante pour com penser la poussée négative de la conduite et des câ bles de manière que le pipeline soit doté d'une faible force ascensionnelle..