Appareil portatif pour le serrage ou le desserrage de vis ou d'écrous La présente invention a pour objet un appareil portatif pour le serrage ou le desserrage de vis ou d'écrous, comprenant un porte-outil destiné à être engagé sur un élément à serrer ou à desserrer et pourvu intérieurement d'enclumes diamétralement opposées, une pièce d'entraînement pourvue d'un arbre actionné en rotation permanente par un moteur et de deux flasques ajourés d'ouvertures présentant des surfaces de came,
cette pièce d'entraînement étant montée coaxialement dans le porte-outil, et un méca nisme de percussion monté rotatif dans le porte-outil autour dudit arbre et entre les deux flasques de la pièce d'entraînement et pourvu de crans de frappe déplacés radialement, d'une part, vers l'extérieur par la force centrifuge de manière à s'éloigner de l'arbre avant leur percussion sur les enclumes et, d'autre part, vers l'arbre après cette percussion par les surfaces de came des ouvertures des flasques de la pièce d'en traînement.
Le fonctionnement d'un tel appareil est basé sur la transformation d'une puissance motrice fournie par le moteur, qui peut être pneumatique, hydraulique ou électrique, en rotation sensiblement continue, en une série de chocs se traduisant par des couples successifs répétés beaucoup plus élevés que le couple du moteur.
Un des buts de l'invention est de fournir un appa reil dont le mécanisme de percussion soit très com pact. Un autre but est de réaliser un mécanisme par faitement équilibré dans le plan radial et ne compri mant aucun organe mobile axialement. Les seules réactions pouvant subsister sont celles des variations d'accélération du moteur à chaque choc, et aussi cel les qui seraient engendrées par un outil présentant un certain degré d'usure produisant un jeu lorsqu'il est engagé sur un élément à serrer ou à desserrer.
L'appareil selon l'invention est caractérisé en ce que ledit mécanisme de percussion est constitué par deux marteaux pourvus chacun vers l'extérieur d'au moins un cran de frappe, ces deux marteaux étant montés de manière à pouvoir coulisser radialement sur l'arbre de la pièce d'entraînement.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'invention et une va riante. Les fig. 1 à 6 sa rapportent à un appareil pro duisant un choc par tour du moteur et les fig. 7 à 12 sont relatives à la variante dont le mécanisme produit deux chocs par tour de moteur.
La fig. 1 est une vue latérale d'un appareil de serrage avec coupe par l'axe de l'arbre du moteur montrant le mécanisme de percussion.
Les fig. 2 et 3 sont des coupes transversales sui vant la ligne II-II de la fig. 1 et montrant le méca nisme de percussion en différentes positions.
Les fig. 4 et 5 sont des vues en bout montrant des cames intérieures solidaires de l'arbre du moteur dans les positions respectives correspondant aux fig. 2et3.
La fig. 6 est une vue latérale d'un porte-outil rota tif montrant les flancs de frappe recevant les chocs des marteaux, et les fig. 7 à 12 sont relatives à la variante com prenant un mécanisme produisant deux chocs par tour de l'arbre du moteur et sont analogues respective ment aux fig. 1 à 6.
Comme montré à la fig. 1, l'appareil représenté comprend un corps 15 renfermant un moteur pneu matique dont la réversibilité est commandée par un bouton crénelé 16. L'extrémité avant 17 du rotor de ce moteur est creusée axialement d'un alésage à rai nures dans lequel s'engage l'extrémité cannelée 18 d'un arbre 19 qui commande le mécanisme de percus sion.
Le mécanisme de percussion comprend deux mar teaux ou masses de choc 20 et 21 diamétralement opposés, de même poids et dont les centres de gravité sont situés sur le même plan transversal et à égale distance de l'axe de l'arbre 19.
Sur le marteau 20, une saillie 22 formant cran d'embrayage est située au milieu de la longueur du mécanisme de percussion tandis que l'autre marteau 21 porte deux saillies 23 disposées aux deux extrémités de ce marteau ; la somme des longueurs de ces deux saillies est égale à la longueur de la saillie centrale 22 portée par le premier marteau.
Le déplacement radial de chaque marteau est guidé sur l'arbre 19 par une entaille ra diale 24, respectivement 25, et limité par deux galets 26 tournant sur les extrémités d'un axe 27 qui tra verse longitudinalement chaque marteau, galets qui sont engagés dans des ouvertures présentant des sur faces intérieures 28 ménagées dans deux joues laté rales 29 de l'arbre 19.
Le centre de gravité de chaque marteau étant situé en dehors du centre de rotation, dès qu'un mouvement de rotation du moteur est amorcé, les deux marteaux 20 et 21, projetés par la force centrifuge, prennent les positions respectives montrées à la fig. 2 et leur course radiale est alors limitée par les galets 26 logés dans le sommet des quatre surfaces de came intérieures 28 (voir fig. 4).
Un arbre porte-outil 30, guidé à la partie avant dans une bague 31 et à l'arrière par un palier 32 tournant sur une portée 33 de l'arbre 19, est entraîné en rota tion par l'appui des flancs des saillies 22 et 23 des marteaux sur des enclumes 34 et 35 solidaires de l'arbre porte-outil 30.
Dès qu'un couple résistant im- portant est transmis par l'outil de serrage à un carré d'entraînement 36, la rotation du porte-outil est stop pée ;
la force centrifuge agissant sur les masses de choc s'annule de sorte que celles-ci sont rappelées vers le centre par le couple du moteur qui agit, par les flancs des surfaces de came intérieures 28, sur les quatre galets 26 portés par les axes 27, voir fig. 3 et 5, et que les saillies 22 et 23 se dégagent des enclu mes 34 et 35 en passant de la position de la fig. 2 à la position de la fig. 3. Le mécanisme de percussion ne rencontre plus de résistance dans sa rotation qui s'accélère sous l'influence du couple du moteur.
Les marteaux sont alors de nouveau sollicités par la force centrifuge et s'éloignent de l'axe de l'arbre 19 jusqu'à ce que les galets 26 viennent buter à nouveau dans le fond extérieur des surfaces de came 28 suivant la position de la fig. 4. Dès que les saillies extérieures 22 et 23 des marteaux 20 et 21 arrivent de nouveau en contact avec les enclumes 34 et 35 du porte-outil 30, l'énergie cinétique des marteaux en rotation pro voque alors un choc d'autant plus grand que leur vitesse angulaire est plus élevée.
Comme montré à la fig. 6, les enclumes 34 et 35 ne sont pas sur un même plan perpendiculaire à l'axe, mais sont cependant diamétralement opposées, et il en est de même pour les saillies 22 et 23. Il ne se pro duit en conséquence qu'un choc par tour. Immédiate ment après chaque impact, les marteaux se dégagent et le même cycle se produit en donnant une succes- sion de chocs sur le porte-outil se traduisant par un serrage progressif du boulon à serrer.
La variante produisant deux chocs par tour du moteur comprend également, comme représenté à la fig. 7, deux marteaux 37 et 38 diamétralement oppo sés, de même poids et dont les centres de gravité sont situés dans le même plan et à égale distance de l'axe d'un arbre 45. Les saillies respectives 39 et 40 (fig. 8) de ces marteaux coopèrent avec les enclumes 41 et 42 du porte-outil 43. Ce porte-outil montré à la fig. 12 est plus simple que celui de la construction précé dente.
Il est conformé en fourche et tourne dans une bague 44, les deux saillies 39 et 40, ainsi que les en clumes 41 et 42, étant diamétralement opposées et de même forme. L'examen des fig. 7, 8 et 9 fait res sortir que chaque cycle d'impact et de dégagement des marteaux 37 et 38 se produit tous les demi-tours de l'arbre 19, ce qui réalise un fonctionnement à deux chocs par tour de moteur. L'arbre 45 est entraîné par des cannelures 46 qui s'engagent, comme dans la construction précédente, dans un alésage à rainures de l'extrémité avant 17 du rotor du moteur.
Les deux joues 47 sont creusées de quatre ouvertures à surfaces de came intérieures 48 qui commandent qua tre galets 49 montés sur les extrémités de deux axes 50. Une rondelle-flasque 51 empêche le déplacement latéral des axes 50 et des galets 49 et sert également d'entretoise pour transmettre les réactions latérales de l'ensemble sur un roulement 52 (fig. 1) supportant le rotor 17 du moteur.
Le profil des surfaces de came intérieures 48 (fig. 10 et 11) est légèrement différent de celui des surfaces de came 28 (fig. 4 et 5) de la première construction.
Il faut noter que l'expérience a montré l'impor tance de la forme et du profil des surfaces de came pour le bon fonctionnement des deux appareils ci- dessus décrits.