Dispositif de traitement photographique La présente invention a pour objet un dispositif de traitement photographique connprenant des moyens pour traiter une feuille photosensible, préalablement exposée photographiquement, en répartissant un fluide de traitement sous forme d'une couche mince entre ladite feuille et une deuxième feuille superposée à celle-ci.
Plusieurs formes différentes de dispositifs ont été proposées pour superposer deux feuilles photogra phiques et répartir un fluide de traitement sous forme d'une couche entre les feuilles. De tels dispositifs comportent de façon générale deux éléments juxtapo sés d'application de pression entre lesquels les feuilles sont avancées pour se superposer et des moyens pour fournir le fluide de traitement à un espace entre les feuilles pour l'étaler sous forme d'une couche entre celles-ci pendant le mouvement des feuilles en super position par rapport à et entre les éléments d'applica tion de pression.
Des dispositifs de ce genre sont particulièrement destinés à produire une épreuve de transfert photographique directement à partir d'une feuille exposée d'enregistrement d'image, par des trai tements du type divulgué dans les brevets américains Nos 2543181 du 27 février 1951 et 2662822 du 15 décembre 1953, les deux au nom de Edwin H. Land.
Dans ces traitements, appelés des traitements par inversion et transfert par diffusion d'halogénure d'argent, une feuille d'enregistrement d'image exposée photosensible, de préférence comprenant comme matière photosensible une émulsion au gélatino- halogénure d'argent, est superposée sur une deuxième feuille qui agit comme support pour une couche réceptrice d'image dans laquelle est produite une épreuve visible d'une image latente dans la matière photosensible.
Une composition de traitement fluide est répartie en une mince couche entre les feuilles superposées pour former un film à double couche dans lequel l'image latente dans la matière photosen sible est développée et une épreuve de transfert posi tive est produite dans une couche (qui peut compren dre le fluide) de préférence supportée sur la deu xième feuille. Le fluide de traitement peut compren dre, par exemple, une solution alcaline aqueuse d'un agent révélateur de l'halogénure d'argent tel que l'hydroquinone, et un dissolvant de l'halogénure d'argent tel que le thiosulfate de sodium.
Ce fluide de traitement, lorsqu'il est réparti au contact de l'émulsion d'halogénure d'argent, amène l'halogénure d'argent exposé à être réduit en argent et forme un sel d'argent complexe soluble dans l'eau à partir de l'halogénure d'argent non réduit de la feuille photo sensible, le sel d'argent complexe pouvant être répan du à travers la couche de fluide sur une couche réceptrice d'image où il est réduit en argent pour former une épreuve positive.
Dans les traitements par inversion et transfert- diffusion d'halogénure d'argent du type décrit, la réduction de l'halogénure d'argent exposé et la for mation et la diffusion d'un complexe d'argent soluble commencent dès que le fluide de traitement entre en contact avec l'émulsion d'halogénure d'argent exposé et est absorbé par celle-ci, et se poursuit à une vitesse dépendant des caractéristiques physiques et de réaction des ingrédients particuliers du fluide de trai tement et de l'émulsion.
Dans les traitements dans lesquels une image de transfert positive est formée sur ou dans une couche portée par la deuxième feuille; il importe que les deux feuilles soient convenablement superposées avant que la formation de l'image ait progressé dans une mesure appréciable ou il pourrait en résulter une détérioration de l'image de transfert. Les appareils construits jusqu'à présent pour effec tuer les traitements de ce genre comprennent de façon générale deux éléments d'application de pres- Sion délimitant un espace convergent par lequel les deux feuilles sont déplacées
sur des chemins conver gents pour se superposer l'une sur l'autre et des moyens pour fournir le fluide de traitement à l'espace convergent entre les feuilles. II arrive fréquemment dans des appareils de ce type qu'il est possible au fluide d'entrer en contact avec des surfaces de la matière photosensible en un endroit écarté de l'endroit où ces mêmes surfaces de la matière photosensible sont superposées sur la deuxième feuille. Cette condi tion est tolérée pour autant que les feuilles avancent à des vitesses linéaires comparativement rapides, par exemple de plusieurs pouces à plusieurs pieds par seconde, de sorte que l'intervalle de temps entre le contact du fluide et la superposition est si court que la réaction ne se poursuit pas dans une mesure appré ciable.
Toutefois, des conditions qui peuvent être tolérées dans le cas de vitesses de déplacement des feuilles comparativement rapides peuvent souvent ne pas être tolérées à des vitesses de déplacement des feuilles comparativement lentes, par exemple entre environ 2 et 5 centimètres par minute.
L'invention a pour but de pallier certains des inconvénients précités. Le dispositif qui en fait l'objet est caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent deux éléments pourvus de parois convergeant vers l'espace compris entre eux pour guider lesdites feuil les et les amener à se superposer lorsqu'elles se déplacent entre lesdits éléments, un ajutage pour dis tribuer ledit fluide entre les parties convergentes desdites feuilles entre lesdits éléments, cet ajutage étant pourvu d'une ouverture allongée formée entre deux lèvres flexibles minces,
agencées de façon à constituer un bord d'ajutage disposé entre lesdits éléments en contact avec lesdites parties conver gentes, lesdites feuilles et un dispositif d'alimentation pour fournir ledit fluide à l'ajutage sous une pression suffisante pour amener le fluide à sortir par ladite ouverture.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, deux formes d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective, partiellement en coupe et avec des parties arrachées, montrant une première forme d'exécution ; la fig. 2 est une vue en coupe fragmentaire du dispositif de la fig. 1, la coupe étant prise sensiblement à mi-distance entre les côtés du dispositif, et la fig. 3 est une vue analogue à la fig. 2 d'une autre forme d'exécution.
Les dispositifs de traitement représentés peuvent être employés indépendamment d'autres moyens dans le but de traiter des feuilles d'enregistrement d'image exposées photosensibles pour produire des épreuves positives ; ou bien ils peuvent être incorporés dans des appareils photographiques de types différents, tels que les caméras et les appareils reproducteurs de documents qui comprennent des moyens pour exposer la feuille d'enregistrement d'image.
Ces dis positifs sont particulièrement utiles pour le traitement d'une feuille d'enregistrement d'image à mesure que cette dernière est déplacée de façon continue dans l'appareil à une vitesse relativement lente, c'est-à- dire à une vitesse telle qu'un équipement de traite ment de ce type déjà connu ne conviendrait pas parce qu'il permettrait aux réactions entre la matière photo sensible et le fluide de traitement d'avancer trop, avant que les feuilles se superposent convenablement.
Dans les dispositifs décrits on élimine cet inconvé nient avec une construction qui prévoit l'introduction d'un fluide de traitement dans un espace convergent entre les feuilles tout en permettant au fluide d'entrer en contact avec les feuilles seulement sensiblement sur des surfaces de celles-ci qui ont été, ou sont sur le point d'être, convenablement superposées ; c'est- à-dire espacées l'une de l'autre d'une distance à peu près égale à l'épaisseur désirée de la couche de fluide de traitement.
On se référera maintenant aux fig. 1 et 2 du dessin sur lesquelles est représenté un dispositif com prenant deux éléments d'application de pression pour superposer deux feuilles et des moyens pour fournir et distribuer un fluide de traitement en vue de sa répartition entre les feuilles. Les éléments d'applica tion de pression sont représentés sous forme de deux rouleaux cylindriques rigides 10 et 12 placés l'un à côté de l'autre avec leurs axes sensiblement paral lèles afin de déterminer un passage convergent.
Les éléments d'application de pression, quoique représen tés par des rouleaux, peuvent avoir d'autres formes y compris des barres qui sont fixes l'une par rapport à l'autre et sont pourvues de surfaces convergentes déterminant un passage convergent. Les rouleaux sont de préférence montés pour tourner autour de leurs axes par des moyens appropriés (non représentés) et peuvent être maintenus en position fixe l'un par rapport à l'autre de sorte que la largeur du passage déterminée par les parties les plus rapprochées des surfaces périphériques des rouleaux soit fixe, ou dans une variante,
peuvent âtre déplacés vers et à l'écart l'un de l'autre, mais avec la séparation maximum limitée de sorte que la largeur maximum du passage, à un point quelconque, soit fixe.
Deux feuilles, soit une feuille photosensible d'en registrement d'image 14 et une deuxième feuille 16 ou feuille réceptrice d'image, sont guidées entre les rouleaux sur des chemins convergents pour se super poser l'une sur l'autre dans le passage convergent déterminé par les rouleaux. La feuille photosensible peut comprendre une couche de matière photosensi ble telle qu'une émulsion au gélatino-halogénure d'argent portée sur un support flexible mince appro prié composé d'une quelconque des matières généra lement employées en photographie comprenant par exemple le papier, les plastiques organiques, des feuil les métalliques, et matières analogues.
La deuxième feuille comprend égalehnent une matière flexible mince du genre généralement employé pour les traitements photographiques. Les deux feuilles sont guidées autour de parties des surfaces des rouleaux juxtapo- sés dans l'espace convergent entre les rouleaux afin de déterminer un espace convergent dans lequel un fluide de traitement est introduit pour être étalé sous forme d'une couche entre les feuilles pendant le mou vement des feuilles par rapport à et entre les rou leaux d'application de pression. Le déplacement des feuilles entre les rouleaux d'application de pression peut être effectué, soit en tirant sur les feuilles, soit en faisant tourner les rouleaux mêmes.
Les moyens pour fournir et distribuer le fluide de traitement entre les feuilles comportent un aju- tage 18 ayant à peu près la même largeur que la largeur des feuilles entre lesquelles le fluide doit être réparti. L'ajutage comprend un passage divergent en forme de triangle 20 divergeant à partir d'un con duit 22, situé à une extrémité de l'ajutage et par lequel le fluide est introduit' dans l'ajutage, vers un orifice de débit 24 à l'extrémité opposée de l'ajutage, l'orifice de débit s'étendant de chaque côté de l'aju- tage et ayant à peu près une longueur égale à la largeur de la surface de la feuille photosensible à traiter avec le fluide de traitement.
Des bords 26 de l'ajutage, placés à proximité de l'orifice de débit et déterminant les côtés opposés de celui-ci sont effilés afin de permettre à l'ajutage de s'étendre dans l'espace convergent entre les feuilles 14 et 16. Dans la forme représentée, les bords 26 sont pourvus de surfaces extérieures concaves courbées en forme de cylindre et l'ajutage est placé avec les extrémités de ces bords de l'ajutage s'étendant vers des positions très rappro chées de la feuille photosensible et de la deuxième feuille mais hors de contact avec celles-ci. L'ajutage est ainsi placé de façon que l'orifice de débit 24 soit sensiblement situé aussi près que possible des parties les plus étroites de l'espace entre les rouleaux 10 et 12.
Deux lèvres flexibles minces 28 sont fixées aux côtés opposés de l'ajutage aux surfaces courbes des bords 26 afin de se prolonger au-delà de l'extrémité de l'ajutage et de l'orifice de débit 24, dans le pas sage convergent entre les rouleaux. Les lèvres 28 sont placées en contact face à face avec les surfaces opposées des parties des feuilles 14 et 16 situées dans le passage convergent entre les rouleaux et coopèrent avec l'ajutage pour déterminer un espace dans lequel est introduit le fluide de traitement et depuis lequel le fluide de traitement est réparti sous forme d'une couche entre les feuilles superposées.
Les lèvres 28 sont de préférence assez minces, de l'ordre de l'épaisseur de la couche du fluide de traitement ou de l'épaisseur d'une des feuilles ; et les matières préférées pour les lèvres comprennent les plastiques organiques qui sont résistantes, flexibles, étanches à l'eau et qui sont inertes aux réactifs du fluide de traitement.
Des matières proposées dans ce but com prennent les polyéthylènes, polypropylènes, les chlo rures de polyvinyle et de polyvinylidène ,à densité élevée et la résine polyéthylène-téréphtalate. Comme exemple de l'épaisseur des lèvres, la feuille photo sensible et la deuxième feuille peuvent chacune avoir une épaisseur de l'ordre de 0,0075 cm, qui peut varier entre 0,0025 et 0,025 cm, tandis que l'épais seur de la couche de liquide de traitement étalée entre les feuilles peut varier entre 0,0025 et 0,025 cm, et chaque lèvre peut être plus mince que l'une ou l'autre de ces feuilles, par exehnple 0,015 cm d'épais seur.
Les lèvres les plus minces possible sont préfé rées pour des raisons qui apparaitront ci-après.
Le fluide de traitement que l'appareil est destiné à distribuer et répartir entre les feuilles est de pré férence visqueux, ayant une viscosité à 241)C au-des sus de 1000 centipoises et s'étendant entre 1000 et 200 000 centipoises. Le fluide est contenu dans un récipient approprié (non représenté) relié à l'ajutage par un conduit et est maintenu sous une pression suffisante pour amener le fluide à circuler depuis le récipient par le conduit et l'ajutage jusque dans l'espace convergent entre les lèvres 28.
Lors du fonctionnement du dispositif, le fluide est distribué sous forme d'une couche entre les feuilles; sensible ment à la même vitesse que celle à laquelle il pénètre dans l'espace convergent entre les feuilles. Le dépla cement des feuilles devant les bords d'extrémité des lèvres 28 amène le fluide à être aspiré d'entre les lèvres grâce à la viscosité du fluide, sa tension super ficielle et sa tendance à adhérer aux feuilles, et à être retiré par les feuilles d'entre les bords des lèvres 28.
Dans le fonctionnement préféré du dispo sitif, la pression du fluide suffit tout juste à amener le fluide à atteindre l'espace entre les lèvres 28 per mettant à l'étalement du fluide d'être accompagné par le déplacement des feuilles, de sorte que la quantité de fluide répartie entre les feuilles, c'est-à-dire le mesurage du fluide, est sensiblement automatique.
La raison d'être des lèvres, comme on l'a déjà indiqué, est d'empêcher le fluide d'entrer en contact avec la feuille photosensible avant l'ultime moment. En d'autres termes, le fluide est empêché d'entrer en contact avec la feuille photosensible jusqu'à ce que cette dernière se soit superposée ou à peu près super posée à la deuxième feuille avec un espace entre les feuilles approximativement égal à l'épaisseur désirée de la couche de fluide de traitement, de sorte que les substances diffusibles de formation d'image telles que les complexes d'argent solubles formées presque au moment où le fluide entre en contact avec la matière photosensible,
sont pourvues d'une surface de récep tion de fluide convenabldment placée pour supporter une couche réceptrice d'image à laquelle les substan ces de formation d'image sont transférées pour pro duire une image. La formation de l'image dépend également de l'épaisseur du fluide réparti entre les feuilles parce que le fluide doit être fourni en quantité suffisante pour réaliser le traitement désiré tandis que le transfert par diffusion et la résolution de l'image ont un rapport fonctionnel avec l'épaisseur de la couche.
L'épaisseur de la couche de fluide réparti entre les feuilles superposées peut être déterminée de diverses manières, de préférence par l'écartement des éléments d'application de pression à la partie la plus étroite de l'espace entre les éléments et, en particulier, en faisant en sorte que l'écartement minimum entre les éléments d'application de pression soit approxi mativement égal aux épaisseurs combinées des feuilles situées entre les éléments d'application de pression à la partie la plus étroite de l'espace et l'épaisseur de la couche du fluide de traitement.
La distance sur laquelle les lèvres 28 pénètrent dans l'espace convergent entre les éléments d'applica tion de pression dépend de la façon particulière de réglage de l'épaisseur de la couche de fluide. Dans une forme d'exécution, les bords d'extrémité des lèvres peuvent s'étendre entre les feuilles dans l'espace jusqu'à la partie la plus étroite de l'espace, laquelle, dans le cas de rouleaux cylindriques, est le plan passant par les axes des rouleaux.
Dans cette forme d'exécution la largeur de l'espace serait environ égale aux épaisseurs combinées des feuilles 14 et 16, des lèvres 28 et de la couche de fluide. Dans une variante, les bords d'extrémité des lèvres s'étendent à une position juste en deçà de la partie la plus étroite de l'espace de sorte que les lèvres ne sont pas un facteur dans la détermination de l'écartement des feuilles dans lequel le fluide est réparti sous forme d'une couche.
Dans cette dernière forme d'exécution, l'espace entre les bords d'extrémité des lèvres, c'est- à-dire la largeur de l'orifice déterminé par les lèvres, est de préférence égal à l'épaisseur de la couche de fluide répartie ; tandis que la distance entre les bords d'extrémité des lèvres et la partie la plus étroite de l'espace est maintenue à un minimum. C'est pour ces raisons que les lèvres 28 doivent être écartées l'une de l'autre d'une distance !minimum de façon à per mettre le passage d'une couche de fluide ayant l'épais seur requise, et s'étendre aussi loin que possible dans l'espace entre les feuilles.
Le fluide de traitement dans la cavité convergente déterminée par les lèvres dans l'extrémité de l'ajutage, grâce à son mouvement dans le sens de déplacement des feuilles, exerce une pres sion vers l'extérieur contre les lèvres pressant ainsi les lèvres contre les feuilles et formant un joint étan che entre les lèvres et les feuilles empêchant une fuite de fluide et/ou un emprisonnement d'air entre les feuilles. La cavité convergente déterminée par les lèvres et l'ajutage, dans la forme représentée, est ouverte aux extrémités opposées.
Néanmoins, une fuite de fluide par les extrémités ouvertes de la cavité ne présente pas de problème étant donné que les ouvertures sont relativement petites, l'écoulement du fluide est continu dans le sens de déplacement des feuilles et le fluide est retiré de la cavité sous forme de couche entre les feuilles à la même vitesse que celle avec laquelle il est introduit dans la cavité depuis l'orifice de l'ajutage. Une oxydation du fluide ne présente aussi pas de problème étant donné qu'une surface relativement petite du fluide est en contact avec l'air et même cette petite quantité de fluide change constamment.
Toutefois, l'appareil représenté est destiné essentiellement à un emploi continu, c'est- à-dire un déplacement continu de la feuille et une alimentation continue de fluide, et nécessite des modi fications s'il doit être employé par intervalles, c'est- à-dire avec un déplacement de feuille intermittent. De telles modifications impliquent l'apport de moyens tels que des parois d'extrémité pour fermer les extrémités de la cavité convergente déterminée par les lèvres.
L'emploi d'un dispositif de ce genre dans des traitements intermittents non seulement présente les avantages que comprend un traitement continu, mais l'avantage supplémentaire de limiter les surfaces des feuilles en contact avec le fluide pendant les périodes où les feuilles ne sont pas en mouvement. On peut ainsi réaliser une économie de feuilles. Il n'est d'ailleurs pas possible que les feuilles absorbent une quantité telle du fluide qu'elles s'affaiblissent et puissent être déchirées lorsqu'elles sont tirées entre les éléments d'application de pression.
Une autre forme d'exécution de l'appareil de l'invention est représentée sur la fig. 3 du dessin. Cette forme d'exécution comporte un ajutage 30 pourvu d'un orifice de débit 32 et diffère de la forme d'exécution précitée dans la construction des lèvres. Dans la forme d'exécution de la fig. 3, chacune des lèvres 34 est composée d'une matière très flexible et s'effile depuis une base relativement épaisse 36 à laquelle elle est fixée à l'ajutage à proximité d'un côté de l'orifice de débit 32, jusqu'à un bord mince 38 s'étendant bien avant dans l'espace convergent entre les feuilles 14 et 16.
Ces bords 38 s'effilent de préfé rence jusqu'à devenir un bord en lame de couteau ou en biseau et possèdent des surfaces extérieures épousant la courbure des feuilles dans la région de l'espace convergent entre les rouleaux d'application de pression. Les lèvres 34 peuvent être obtenues par moulage de matières plastiques organiques en caout chouc ou similicaoutchouc, et, lorsqu'elles sont effi lées jusqu'à devenir un bord en lame de couteau ou en biseau, peuvent s'étendre presque jusqu'à la partie la plus étroite de l'espace sans exercer une influence sur l'épaisseur de la couche de fluide ou l'écartement entre les feuilles superposées.