Dispositif de concentration de lignes téléphoniques Le brevet principal No 346251 concerne un dis positif de concentration pour connecter un groupe de lignes d'abonnés téléphoniques par un nombre plus petit de jonctions à leurs positions correspon dantes dans un bureau central. Ce dispositif com prend un premier jeu de commutateurs du type à barres croisées situé dans le voisinage immédiat dudit groupe de lignes d'abonnés, les lignes d'abonnés étant connectées aux multiples horizontaux desdits commutateurs qui sont commandés par des barres de sélection, les jonctions étant reliées aux multiples verticaux commandés par les sélecteurs;
un deuxième jeu de commutateurs du type à barres croisées situé dans le bureau central avec les positions correspon dantes auxdites lignes d'abonnés connectées aux mul tiples horizontaux et les autres extrémités des jonc tions reliées aux multiples verticaux, ainsi que des premier et second dispositifs de test qui compren nent une pluralité de matrices de relais et redres seurs placées respectivement adjacentes aux premier et second jeux de commutateurs, ledit premier dispo sitif de test étant connecté aux lignes d'abonnés et le second dispositif de test étant connecté aux posi tions correspondantes dudit bureau central ;
en plus des moyens reliés auxdites matrices de relais pour répondre à des appels sur lesdites lignes ou des posi tions correspondantes et actionnant une combinaison de relais qui identifie une ligne appelante, et des moyens actionnés par lesdits relais actionnés pour transmettre un signal indiquant la présence d'un appel.
La présente invention a pour objet un tel dispo sitif aménagé pour desservir aussi des lignes parta gées du type connu dans lequel deux abonnés bran chés sur la ligne partagée se distinguent par une terre sur le fil<I> a </I> pour l'un et sur le fil<I> b </I> pour l'autre. On sait que ces lignes partagées impliquent un circuit local, auquel sont raccordés les deux postes d'abonnés et dans lequel la terre est appliquée à un fil ou à l'autre, et un circuit placé dans le central et qui est capable de distinguer entre les appels con cernant des abonnés raccordés par une ligne simple et des abonnés<I> a </I> ou<I> b </I> raccordés par une ligne partagée,
pour traiter ces appels suivant trois modes différents, notamment quant à la sonnerie.
Les appels d'arrivée ne posent pas de problème particulier dans le cas de lignes partagées raccordées à des concentrateurs : quand les concentrateurs ont connecté la ligne au central, le circuit de ligne parta gée dans le central fonctionne comme pour une ligne partagée directe. Les appels de départ;
au contraire, posent le problème d'engager le central en lui trans- mettant des marquages d'appel différents, soit une boucle pour une ligne simple, ou une terre fil a ou fil b pour une ligne partagée. Or, les concen- trateurs décrits précédemment engagent le central en lui appliquant toujours le même marquage, soit une fausse boucle.
Les concentrateurs prolongent la ligne appelante vers le central lorsque celui-ci répond au marquage d'appel (en appliquant une terre d'occupa tion sur le fil c ), et le marquage d'appel réel parvient alors au circuit de ligne partagée dans le central; mais à ce moment-là, ce circuit a déjà déterminé le mode de fonctionnement d'après le pre mier marquage d'appel, et ne peut plus le changer pour l'adapter au marquage réel. Le problème est donc d'engager le central en lui appliquant d'abord un marquage d'appel conforme au mode de branche ment de l'abonné appelant.
Le dispositif de concentration selon la présente invention est caractérisé en plus en ce que le con- centrateur ( B ) constitué par ledit deuxième jeu de commutateurs et son dispositif de test comporte un dispositif qui prolonge la ligne vers le central après sa connexion par un commutateur dudit deuxième jeu et qui se maintient sous le propre contrôle du concentrateur, pour engager le central en lui appliquant directement le marquage d'appel réel, et un dispositif qui fonctionne sur le signal de ré ponse du central pour faire passer la connexion de prolongement sous le contrôle du central.
Des exemples de réalisation vont être décrits avec référence au dessin ci-joint, dans lequel La fig. 1 est un schéma montrant un exemple de réalisation de l'objet de l'invention, et la fig. 2 est un schéma partiel, montrant un autre exemple de réalisation.
Dans l'exemple de la fig. 1, le concentrateur A (local) porte des lignes partagées LP qui abou tissent à des circuits de ligne partagée locaux LPL à chacun desquels sont raccordés deux postes d'abon nés PA.a et PA.b. Ces postes se distinguent en ce que l'un applique une terre au fil a et l'autre, au fil b , comme montré dans le circuit LPL. Dans le concentrateur A ,
la ligne partagée est équipée d'un relais de ligne ay.(p), à la batterie, et qui est connecté aux deux fils de la ligne par des contacts de repos r-ax.(p) des relais de coupure ax.l-52 associés à toutes les lignes.
Le concentrateur <B> A </B> porte également des lignes simples L avec un poste d'abonné PA. Ces lignes peuvent être également équipées de relais de ligne ay.l-52, à la batterie, connectés au fil<I> b </I> par un contact r-ax.l-52, tandis qu'une terre est connectée au fil<I> a </I> par un autre contact r-ax.l-52. Dans la mesure où les conditions d'exploitation sont telles qu'il est utile de prévoir des relais de ligne sur les lignes simples, l'équipement des lignes partagées ne nécessite aucun supplément d'équipement dans le concentrateur A .
Le fonctionnement de chaque relais de ligne identifie la ligne appelante, et le fonc tionnement d'un relais de ligne sur une ligne partagée identifie la ligne partagée appelante sans identifier celui des deux postes qui est appelant sur cette ligne. Le marquage d'appel est appliqué aux entrées cor respondantes du dispositif de test par un potentiel local (batterie résistante) et par un contact t-ay.l-52 des relais de ligne correspondants.
Dans le concentrateur B situé au bureau, on supposera que les jonctions sont équipées de relais de transfert<I>(cl,</I> cn, <I>cm,</I> cma). Par leurs contacts t-cn.l-8 insérés dans les jonctions, les relais cn.l-8 prolongent les lignes extérieures vers le central. Pour les appels d'arrivée, le relais cn.l-8 est actionné lors que le central actionne le relais d'occupation co.l-52 sur le fil c de la position de ligne, par un contact t-co.l-52 en passant par un contact c du com mutateur à barres croisées.
Le dispositif prévu ici pour actionner le relais de prolongement sans atten dre le fonctionnement du relais d'occupation dans le cas d'un appel de départ, comprend un sélecteur de lignes SL et un relais d'appel cs.(p) associé à la position de ligne. Le sélecteur SL est constitué par des contacts auxiliaires H, HD associé aux électros des barres de sélection et de dédoublement du com mutateur.
C'est un sélecteur partiel, avec des sorties seulement pour les positions de ligne qui portent dés lignes, partagées, et les relais cs.(p) sont prévus en conséquence sur ces positions de ligne seulement. Comme, lors du fonctionnement normal, le concen- trateur appelle le central au moyen d'une fausse boucle d'appel, qui est semblable au marquage d'ap pel réel venant d'une ligne simple, il n'est pas néces saire de modifier ce fonctionnement lorsque l'appel vient d'une telle ligne.
Autrement, des relais cs.1-52 pourraient être prévus sur toutes les positions de lignes, et le sélecteur SL pourrait avoir toutes les sorties correspondantes.
Dans le cas d'un appel d'arrivée, et aussi, sous la réserve ci-dessus, dans le cas d'un appel de départ venant d'une ligne simple, le fonctionnement normal du concentrateur n'est donc pas modifié. Dans le cas d'un appel de départ venant d'une ligne partagée, le contact t-cjd du relais cjd qui caractérise un appel de départ applique une terre, par la sortie corres pondante du sélecteur SL, à travers le relais cs.(p) et en passant par le contact c , au relais cn.l-8. Les deux relais fonctionnent en série,
et le relais cs.(p) s'applique une terre par t-cs.(p) qui maintient les deux relais quand le relais cjd retombe. Par les contacts t-cn.l-8, la ligne appelante est prolongée vers le central, lequel reçoit ainsi directement le marquage d'appel établi sur cette ligne par le cir cuit local LPL et fonctionne en conséquence.
Par le fonctionnement du relais cri.1-8, l'équipement de la jonction (notamment les relais mentionnés<I>cm</I> et cma) fonctionne comme si le central avait déjà répondu en actionnant le relais co.l-52. Lorsque le central répond à l'appel et actionne le relais d'occu pation co.l-52, ce relais applique une terre par t-co.l-52 au contact c . Cette terre maintient le relais cn.l-8 sous le contrôle du central et fait tom ber le relais cs.(p) par court-circuit.
La fig. 1 montre aussi le dispositif de marquage d'appel et de suppression de marquage sur le dispo sitif de test du concentrateur B , et dont il sera question dans la variante décrite plus bas.
Dans la variante fig. 2, les relais d'appel cs.l-8 équipent les jonctions et non les positions de lignes. Lors d'un appel de départ, un potentiel de batterie est appliqué par t-cjd et la sortie correspondante du sélecteur SL et en passant par le contact d au relais cs.l-8. Ce relais fonctionne et se connecte par t-cs.l-8 au relais cn.l-8. Le relais cn.l-8 fonc tionne en parallèle avec le potentiel de batterie résis tant, ou en tout cas après la retombée du relais cjcl,
en série avec le relais cs.l-8. Au fonctionnement du relais co.l-52, une terre est appliquée comme précédemment au contact c pour maintenir le relais cn.l-8 sous le contrôle du central et faire tomber le relais cs.l-8. Dans le cas d'un appel d'ar rivée, le relais co.l-52 fonctionne le premier, et lorsque le commutateur fonctionne, le relais cn.l-8 est actionné normalement, tandis que le relais cs.l-8 reste au repos.
Ce dispositif est combiné ici avec le dispositif qui applique et supprime ensuite le marquage d'appel sur le dispositif de test dans le cas d'un appel d'ar rivée. Le fonctionnement du relais co.l-52 applique le potentiel de marquage, qui est le même que le potentiel que le sélecteur SL applique dans l'autre cas.
Lorsque le commutateur se ferme, ce potentiel atteindrait le relais cs.l-8 par le contact a , mais c'est le potentiel de terre franche appliqué d'autre part par t-co.l-52 qui s'impose : par le contact c , il actionne le relais cn.l-8, puis par le contact t-crt.l-8, il empêche le relais cs.l-8 de fonctionner, puis par le contact d , il supprime le potentiel d'appel sur le dispositif de test.
Le sélecteur SL appli que aussi le potentiel d'appel au dispositif de test dans le cas d'un appel de départ d'une ligne partagée, durant le temps que le relais cjd est au travail, mais cela ne présente pas plus d'inconvénient que si ce potentiel était appliqué par le relais co.l-52, comme cela peut arriver lorsqu'un appel de départ rencontre un appel d'arrivée.