Poste de montage en série d'objets
La présente invention a pour objet un poste de montage en série d'objets, tels que des micro-interrupteurs, des voltmètres, des ampèremètres, etc., à l exclusion d'appareils de mesure du temps ; ce poste comprend des moyens de transfert portant et guidant, sur un parcours fermé, une série de supports destinés à recevoir chacun en position de montage un objet à monter, et des moyens d'actionnement commandés par l'ouvrier et agencés pour permettre d'amener successivement chaque support à l'endroit de travail ; il vise à remplir les conditions d'une pro- tection efficace des objets de la poussière et de la sauvegarde du rythme de travail individuel de chaque ouvrier.
A cet effet, le poste de montage selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est construit de manière à former un tout destiné à être placé amoviblement sur la table de travail de l'ouvrier, et en ce qu'il comprend un boîtier pouvant contenir, à l'abri de la poussière, tous les supports - avec leur objet - sauf celui qui se trouve à l'endroit de travail et ceux qui précèdent et suivent immédiatement ce support, les supports accédant à cet endroit de travail et retournant de cet endroit dans le boîtier par une ouverture que présente ce dernier.
Avec un tel poste de montage, aucune manutention des objets n'est nécessaire pendant tout le montage hormis au début, lorsque les objets sont placés sur leurs supports respectifs, et à la fin des opérations de montage lorsque le poste est vidé des objets terminés.
En outre, ce poste peut aussi bien être utilisé pour le travail individuel, par exemple à domicile, que pour le travail en groupe et il laisse dans les deux cas à chaque ouvrier son rythme et sa méthode de travail personnel, même si celtu-ci est gaucher ou handicapé.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution du poste de montage selon l'invention. Dans ce dessin:
La fig. 1 est une vue d'ensemble en perspective de ce poste.
La fig. 2 en est une vue en plan avec arrachement partiel pour montrer le mécanisme.
La fig. 3 est une coupe selon la ligne III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue à grande échelle montrant un détail de ce poste.
La fig. 5 représente le schéma électrique du poste.
Le poste de montage représenté comprend un boîtier 1 formé d'un fond rigide 2 constitué, par exemple, par une plaque de bois ou de métal léger et d'un couvercle 3 recouvrant toute cette plaque 2.
Une platine intermédiaire 4 est disposée entre le fond 2 et le couvercle 3.
Une chaîne de transfert sans fin 5 est disposée dans ce boîtier 1. Cette chaîne 5 est du type utilisé couramment sur les bicyclettes. Elle est guidée par des galets 6 portés par des axes 7 fixés à la platine 4.
Ces galets 6 sont disposés de manière à donner un parcours en zigzag à la chaîne 5. L'entraînement de celle-ci se fait à partir d'un pignon 8 porté par un axe 9 fixé dans la platine 4 par l'intermédiaire de roulements à billes 10. Le pignon 8 est fixé sur l'axe 9 au moyen d'un écrou 11 avec interposition d'une rondelle 12. La partie inférieure de l'axe 9 porte un disque 13 présentant une cheville 14 à position excentrée. Cette cheville 14 est destinée à permettre l'accouplement de l'axe 13 à l'arbre d'entraînement 15 d'un moteur électrique 16. Cet arbre 15 est muni d'une douille 17 fixée sur lui au moyen d'une vis 18.
Cette douille 17 est destinée à être engagée autour d'un prolongement 19 de l'axe 9, un perçage 20 de la douille 17 permettant l'engagement de celle-ci au tour de la cheville 14. L'arbre d'entraînement 15 est entraîné lui-même par le moteur 16 par l'intermédiaire d'un réducteur disposé dans un boîtier 21 accouplé au carter 22 du moteur 16.
I1 va de soi que l'on pourrait également prévoir un moteur monté à demeure dans le boîtier 1 et dont l'arbre-moteur formerait directement l'arbre 9 porteur du pignon d'entraînement 8.
L'un des galets de guidage de la chaîne 5 désigné par le chiffre de référence 23 est porté par un bras 24 articulé en 25 sur la platine 4. Ce bras 24 est soumis à l'action d'un ressort de traction 26 accro ché en 27 sous la platine 4. (: Ce galet 23 et ce bras 24 constituent donc un tendeur de la chaîne 5.
Un autre moyen pour tendre la chaîne permettant de supprimer le bras 24 et le ressort 26 pourrait être prévu en fixant de manière réglable l'axe du galet tendeur 23 dans une fente parallèle à l'extension de la chaîne, entre les galets.
Le boîtier 1 présente sur l'un de ses côtés un prolongement formant une plateforme 28. La chaîne 5 est guidée par les galets 6 sous cette plate-forme 28 qui présente une fente 29 suivant parallèlement le parcours de la chaîne 5 sous la plate-forme 28.
La chaîne 5 porte une série de supports 30 reliés aux maillons de la chaîne 5 par des pièces de liaison 31 constituant, dans l'exemple représenté à la fig. 4, des prolongements des axes 32 d'articulation des maillons les uns aux autres. Une ouverture 33 est ménagée dans le boîtier 1 pour permettre le passage des supports 3 hors de celui-ci sur l'aire de montage que constitue la plateforme 28. Les pièces de liaison 31 passent dans la fente 29. Des porte-pièce 34 sont disposés sur chaque support 30. Ces porte-pièce 34 présentent sur leurs deux faces opposées une forme 35, respectivement 36, destinée à recevoir un objet à monter, par exemple un micro-interrupteur.
Les deux formes 35 et 36 d'un même porte-pièce 34 sont de dimensions différentes de manière à permettre l'utilisation du poste pour le montage d'objets eux-mêmes de dimensions différentes, par renversement de chaque portepièce 34 sur son support 30.
On comprend sans autre de la description qui précède que la mise sous tension du moteur 16 provoque l'entraînement de la chaîne 5 et le passage des supports 30 successivement sur l'aire de montage que constitue la plate-forme 28. En outre, cette dernière sert de porteffupport à l'endroit de travail pour stabiliser l'objet à monter à cet endroit. Toutefois, pour permettre à l'ouvrier d'effectuer un travail déterminé sur chaque objet en montage, il est nécessaire de provoquer le mouvement d'avance de la chaîne pas à pas ou par saccades. A cet effet, une came 37 est portée par l'axe 9, cette came étant disposée vautour du disque 13. Cette came 37 est destinée à commander un interrupteur 38 intercalé dans le circuit 39 d'alimentation du moteur électrique 16.
Le profil de cette came 37 est taillé de manière à provoquer une interruption dans l'alimentation en courant du moteur 16, après que la chaîne 5 s'est déplacée de la distance séparant deux pièces de liaison voisines 31 prolongeant certains des axes 32 d'articulation des maillons.
Le calage de la came 37 est, en outre, déterminé de manière que l'arrêt de la chaîne 5 se fasse alors qu'un des supports 30 se trouve en position extrême sur la plate-forme 28 de manière à permettre l'accès à l'objet en cours de montage latéralement aussi bien que de face. Après que le travail de montage à effectuer sur l'objet situé en position de montage sur l'aire 28 est terminé, l'ouvrier provoque un nouveau déplacement de la chaîne 5 en actionnant un interrupteur 40 qui shunte lui-même l'interrupteur 38. De préférence, cet interrupteur 40 est commandé par un levier 41 destiné à être actionné à l'aide du genou sous la table de travail. Cet interrupteur 40 est normalement maintenu en position ouverte par un ressort 42. Pour faire avancer d'un pas la chaîne de transfert, l'usager n'a qu'à donner une impulsion contre le levier 41, ce qui provoque l'entraînement du moteur 16.
Celui-ci continue à être entraîné, quoique l'usager ait relâché le levier 41 du fait que la came 37 a tourné d'un certain angle permettant à l'interrupteur 38 de se fermer. La chaîne est entraînée jusqu'à ce que le prochain bossage 43 que présente le profil de la came 37 vienne ouvrir l'interrupteur 38, ce qui se produit lorsque le support 30 suivant se trouve dans la position extrême avancée de la chaîne sur la plate-forme 28.
Le poste de montage décrit ci-dessus peut être utilisé pour le montage d'objets tels que des appareils électriques, ampèremètres, voltmètres, ou autres, de même que pour certains travaux d'orfèvrerie ou de bijouterie, par exemple pour le sertissage en série de pierres dans des broches, bagues ou autres objets de ce genre.
Un des grands avantages du poste de montage décrit est que celuiei permet de maintenir à l'abri de la poussière dans le boîtier 1 les objets en cours de montage. En outre, un tel poste peut être aisément déplacé d'une table de travail sur une autre pour que les opérations de montage des objets puissent être effectuées successivement par plusieurs ouvriers.
Il est à noter que chaque dispositif peut être muni de son moteur d'entraînement 16 propre, comme dans l'exemple illustré, mais qu'on peut aussi munir chaque table de travail d'un moteur 16, les différents boîtiers 1 utilisés dans un même atelier de montage pouvant être engagés indifféremment sur l'un ou sur l'autre des moteurs 16 des différentes tables de travail. Les moyens d'accouplement amovibles à douille 17 et cheville 14 permettent aisément une telle réalistation.
En variante, les moyens d'actionnement, au lieu de comprendre un moteur électrique 16, pourraient être constitués par des moyens purement mécaniques actionnés par l'ouvrier lui-même. On pourrait, en effet, concevoir des moyens moteurs actionnés par pédale, à l'aide du genou ou à la main, pour provoquer le déplacement pas à pas de la chaîne 5.
D'autres moyens moteurs pourraient être imaginés, utilisant, par exemple, une source d'air comprimé. Dans ce cas, ces moyens moteurs pourraient être formés par un piston coulissant dans un cylindre dont une soupape commanderait l'alimentation en air comprimé, cette soupape étant actionnée par l'ouvrier.