Dispositif comprenant un amplificateur à fluide La présente invënfion-a-paur objet un dispositif comprenant un amplificateur à fluide. De tels appa reils utilisent l'écoulement d'un fluide, les caracté- ristiques de ce fluide et les caractéristiques de l'écou- lement pour amplifier un signal d'entrée.
En. général, l'action de l'amplificateur qui va être envisagé ne nécessite aucune partie mécanique mobile autre que le fluide lui-même.
Cette particularité présente un avantage, car l'emploi de parties mécaniques mobiles limite la précision., la souplesse et l'utilisation des dispositifs à fluide dans une mesure diverse qui varie avec l'application particulière envisagée, par suite du frottement, de l'expansion thermique, des d6té- riorations, des tolérances, des problèmes d'assem blage, d'inertie ou de poids,
du temps de réponse, etc., des parties mobiles. Par- conséquent, l'élimina- tion ou la réduction du nombre des parties méca niques mobiles est avantageux du point de vue de la souplesse, de la résistance, de la durée, du prix et de la maniabilité du dispositif.
Le dispositif envisagé peut atteindre ses objectifs en utilisant un écoulement rotaiionnel ou non rota- tionnel et en s'appuyant sur la distribution du fluide, les caractéristiques d'écoulement, les effets de cou ches limites, la distribution des pressions, les pro priétés du fluide et les lois de l'hydrostatique et de l'hydrodynamique.
Le dispositif peut âtre considéré comme un amplificateur parce que l'énergie com mandée est plus grande que l'énergie de commande. Le fluide utilisé peut être liquidé ou gazeux, ce peut être aussi un mélange de fluides et une combinaison dans laquelle divers fluides sont utilisés dans des sections différentes de l'amplificateur.
Envisageons une cuvette circulaire présentant un petit trou de décharge au-centre de son fond. La hauteur de liquide dans la cuvette crée une pression hydrostatique qui tend à forcer le fluide hors du trou de décharge central. Dans .le cas d'un écoulement non rotationnel, le fluide s'écoule radialement vers le tmou de décharge et à travers ce trou.
Pour un fluide incompressible, la vitesse d'écoulement est en rela tion inverse avec la position radiale .du liquide. Si l'on considère une condition d'écoulement non rota tionnelle à deux dimensions., comme c'est le cas de l'écoulement d'un simple évier, la vitesse radiale V,.
et la distance radiale r sont reliées par l'équation. (1)
EMI0001.0088
Si le fluide est compressible, il faut considérer la masse spécifique locale du fluide p et l'équation (1) devient
EMI0001.0093
Si une composante tangentielle de vitesse est impartie au fluide immédiatement à proximité du bord de la cuvette, un anneau de fluide tourne comme un tout autour du trou de décharge constituant un axe;
et l'écoulement est maintenant ,rotationnel plu tôt que non rotationnel. On démontre mathémati- quement dans plusieurs ouvrages que cet anneau se rétrécit vers la sortie centrale,
la composante tangen- tielle Vt de la vitesse pour écoulement rotationnel simple étant reliée à la distance radiale par l'équa tion .
EMI0001.0116
Par conséquent, quand le fluide est déchargé de la cuvette en se déplaçant du bord de la cuvette vers le trou de décharge central, sa composante tangen- lieue Vt de vitesse augmente quand la distance radiale diminue.
D'une manière idéale, si l'on dispose d'une cuvette de 25,4 cm de diamètre se déchargeant à travers un trou central de 0,25 mm de diamètre, la composante tangentielle de vitesse au niveau du trou de décharge, Vtd, sera égale à mille fois la compo sante tangentielle de vitesse Vt, au bord de la cu vette. Ainsi, la composante tangentielle de vitesse est amplifiée.
Bien qu'on ait envisagé ci-dessus une cuvette pour décrire de façon élémentaire le fonctionnement de l'amplificateur, le dispositif comprend de préfé- rence un .récipient fermé ou une chambre d'écoule ment, de sorte que le fluide n'est pas forcément un liquide mais peut être aussi un gaz, ou tout mélange ou toute combinaison de fluides,
et la pression entraînant la décharge du fluide ne provient pas nécessairement du poids du fluide, mais peut être due à une pressurisation initiale de la chambre d'écoulement, à la déformation élastique de cette chambre, à une pression supplémentaire communi quée à ladite chambre, ou à l'arrivée d'un ou plu sieurs fluides dans cette chambre à une distance de l'axe différente de la distance de décharge.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution du dispositif objet de l'in vention et une variante.
La fig. 1 est une vue en plan de la première forme d'exécution. , La fig. 2 est une coupe selon 2-2 de la fig. 1. La fig. 3 est une vue en plan de la variante. La fig. 4 est une coupe selon 4-4 de la fig. 3. La fig. 5 est une vue en plan de la seconde forme d'exécution.
La fig. 6 est une coupe selon 6-6 de la fig. 5. La fig. 7' est une vue en plan de la troisième forme d'exécution.
La fig. 8 est une coupe selon 8-8 de -la fig. 7. La première forme d'exécution représentée aux fig. 1 et 2 comprend une chambre d'écoulement 1 présentant un axe de symétrie central CL. La cham bre 1 est un cylindre fermé présentant une base 2, une paroi supérieure 3 et une paroi cylindrique 4 joignant la base 2 et la paroi 3.
Une ouverture de sortie 5 est ménagée dans la base 2 et disposée symétriquement par rapport à cette base et centrée sur l'axe CL de la chambre 1.
Des ouvertures d'entrée 6 sont réparties autour de la paroi supérieure 3, ces ouvertures étant sépa rées par des distances angulaires égales et disposées sensiblement au rayon maximum possible dans la chambre 1. Des tubes d'alimentation 7 communi quent avec les ouvertures 6 et sont disposés perpen- diculairement à la paroi supérieure 3.
Les tubes 7 amènent un fluide à la chambre 1 par les ouver tures 6 qui sont disposées verticalement sur la paroi 3 de manière à n'introduire aucune composante tan- gentielle relative de la vitesse d'écoulement du fluide. Le nombre de tubes 7 utilisés dans chaque cas parti- culier est une affaire de technique, mais il est avan- tageux que ce nombre soit élevé afin d'éviter un écou lement tangentiel relatif du fluide s'établissant au hasard.
Dans l'exemple représenté, il existe vingt- quatre tubes 7. Ceux-ci sont alimentés en fluide par des tubulures 8 qui communiquent toutes avec une conduite d'alimentation principale 9. Une seconde conduite 10 amène le fluide à un tube 11 disposé à un rayon différent de celui correspondant aux tubes 7. Le fluide est amené aux conduites princi pales 9 et 10 par un robinet de répartition 12 et un tube 13, ce dernier étant connecté à une source de fluide sous pression non représentée, par exemple une pompe.
Le robinet 12 permet de commander la proportion de fluide venant du tube 13 et passant dans les conduites 9 et 10, et permet par conséquent de commander l'écoulement du fluide relatif à travers les tubes 7 et 11, respectivement. Ces tubes étant à des rayons différents produisent des vitesses diffé rentes d'écoulement du fluide sur l'axe central CL ou au niveau de l'ouverture de décharge 5, et la vitesse angulaire résultante du fluide G proximité de l'ouverture 5, en réponse à tout écoulement tangen tiel induit dans la chambre 1 par un moyen quel conque, est par conséquent contrôlable en agissant sur le robinet de répartition 12.
Tant qu'aucune composante tangentielle ou de rotation d'écoulement du fluide n'est introduite dans la chambre d'écoulement 1., l'écoulement se fait radialement vers l'ouverture de sortie 5.
Toute com posante tangentielle d'écoulement dans la chambre 1, qui peut être produite d'une manière quelconque, pour un rayon dans la chambre 1 supérieur à celui de l'ouverture de décharge 5, produit un écoule ment rotationnel amplifié à travers cette ouverture 5, c'est-à-dire que l'écoulement au niveau de l'ouver ture tourne plus rapidement que l'écoulement en un point quelconque dans la chambre 1 correspondant à un rayon supérieur à celui de l'ouverture 5.
L'ouverture de décharge 5 est reliée à un tuyau 15 dans lequel est montée une roue à palettes 16 constituée par des plans qui se coupent sur l'axe CL. La roue 16 est couplée mécaniquement à un petit générateur 17 à courant continu dont la tension de sortie dépend de la vitesse et du sens de rotation, mais qui n'exige qu'une puissance négligeable pour son entraînement.
Le générateur 17 est relié à un instrument de mesure 18, qui peut être un volt mètre, et qui est calibré pour donner directement la vitesse de rotation de la roue 16, de manière à indi quer à la fois le sens et la grandeur de cette vitesse. La roue 16 est fixe tant que l'écoulement du fluide à travers l'ouverture 5 est radial, c'est-à-dire ne con tient pas de composante de rotation, et l'instrument 18 indique par conséquent zéro.
Quand il existe une composante de rotation, la roue à palettes 16 tourne et entraîne le générateur 17 à une vitesse égale ou proportionnelle à la sienne, et le générateur produit une tension de sortie qui est envoyée dans l'instru ment 18 donnant directement la vitesse de rotation, cette tension ayant une, po4arité déterminée par le sens de rotation.
La variante représentée aux fig. 3 et 4 comprend une chambre 21 d'axe central CL et comprenant une base 22 et une paroi supérieure 23 jointes par une paroi cylindrique 24, formant une enceinte creuse et fermée. Un fluide sous pression est envoyé dans la chambre 21 par un tuyau radial 25 débouchant à l'intérieur de la chambre dans la paroi 24. Une seconde chambre 26 est disposée dans la première et comprend une paroi supérieure 27 parallèle à la paroi 23 et légèrement espacée de celle-ci, et une paroi cylindrique 28 parallèle à la paroi 24 de la chambre 21 et à l'intérieur de cette dernière paroi.
Le bord annulaire inférieur de la paroi 28 se loge dans une rainure annulaire 29 taillée dans la sur face intérieure de la base 22. La paroi 28 et la paroi 27 sont entraînées par un moteur M couplé mécaniquement à la paroi 27 sur l'axe central. Ce moteur est entraîné à vitesse variable depuis une source de tension, par l'intermédiaire d'un régulateur de tension ou de vitesse 31. Le fluide amené au tuyau 25 entre dans la chambre annulaire formée entre les parois cylindriques 24 et 28 et établit une pression statique.
Une communication à travers la paroi 28 de la chambre de distribution annulaire formée par les parois 24 et 28 et la chambre d'écou lement cylindrique 21 disposée à l'intérieur de la paroi 28 est assurée par des fentes 32 et 33 qui forment un même angle avec le diamètre joignant les sorties 34 des fentes mais qui sont disposées de part et d'autre de ce diamètre, de sorte que le fluide entrant dans la chambre intérieure par les fentes 32, 33 présente une composante tangentielle de vitesse.
Comme les angles que font les fentes 32, 33 avec le diamètre sont égaux, et comme les ouvertures de sortie des fentes 32, 33 sont situées sur ce diamètre, il se produit un couple de rotation qui est symétrique par rapport à CL.
Une ouverture de décharge 35 est disposée dans la base 22, symétriquement par rapport à CL. Cette ouverture communique avec une enceinte cylindri- que 36 qui s'étend à l'extérieur de la base 22. Une série d'ouvertures annulaires 37 de réception sont ménagées dans l'enceinte 36 et font face à l'ouver ture de décharge 35.
Les ouvertures de réception comprennent une ouverture 38 alignée avec l'ou verture de décharge 35 et des ouvertures 39, 40, 41 et 42 de diamètres successivement croissants qui entourent l'ouverture centrale 38 et sont symétriques par rapport à cette dernière. Chacune des ouvertures de réception 38 à 41 communique par une conduite, 43 par exemple, avec un indicateur de pression 44 du type à diaphragme.
Le fluide amené par le tuyau 25 à la chambre annulaire entre les parois 24 et 28 s'écoule à travers les fentes 32, 33 et dans la chambre d'écoulement 21. Les fentes 32, 33 sont agencées de manière que le fluide qui entre dans cette chambre présente une composante tangentielle de vitesse due à la vitesse de l'écoulement dans les fentes 32, 33 et qui existe même si ces dernières sont fixes. Une composante tangentielle additionnelle de la vitesse peut être pro duite en faisant tourner la paroi annulaire 28 et par conséquent les fentes 32 et 33.
Cette rotation est assurée par le moteur M et peut se faire dans un sens ou dans d'autre, le moteur M étant réversible. Supposons que la paroi 28 tourne. Elle introduit une inertie de torsion par rapport à l'écoulement de la chambre annulaire vers la chambre 21. Comme les fentes 32, 33 ne sont pas radiales, le fluide sort de ces fentes avec une vitesse non radiale, et il s'ensuit qu'une force agit sur les parois des fentes 32 et 33, tendant à faire tourner la paroi 28 ou à augmenter sa vitesse de rotation autour de l'axe CL.
La vitesse de rotation de la paroi 28 augmente jus qu'à ce que le fluide sortant par l'ouverture 35 pré sente un vecteur vitesse de même direction que le vecteur vitesse d'entrée pour la même trajectoire d'écoulement.
Si maintenant le corps principal pré sente une vitesse de rotation négligeable, la compo sante tangentielle transitoire de vitesse au rayon de sortie des fentes 32, 33, qui résulte de l'action de l'écoulement sur les parois des fentes 32, 33 dans la paroi 28, est amplifiée jusqu'à une valeur supé rieure à la composante tangentielle à la distance de décharge par l'écoulement à travers la chambre d'écoulement.
Dans certaines applications, .il est avantageux de faire tourner la paroi 28 à l'aide d'une liaison méca nique afin d'introduire une valeur de la composante tangentielle transistoixe de vitesse en relation avec un signal d'entrée. Sauf indication contraire, on entend par signal d'entrée un signal par fluide qui est intentionnellement appliqué au dispositif dans le but de transmettre une donnée ou de commander le dispositif destiné à fournir le signal de sortie désiré.
Ce signal d'entrée peut être sous la forme de variations temporelles ou spatiales de la pression, de la densité, de la vitesse d'écoulement, du débit de l'écoulement, de la composition du fluide, des propriétés de transport ou de toutes autres propriétés thermodynamiques du fluide d'entrée. Le signal de sortie est un signal par fluide qui est fourni par le dispositif à sa sortie.
Ce signal de sortie peut être sous forme de variations temporelles ou spatiales de la pression, de la densité, de la vitesse d'écoulement, du débit de l'écoulement, de la composition du fluide, des propriétés de transport et de toutes autres propriétés thermodynamiques du fluide de sortie.
La vitesse à laquelle le fluide tourne en quittant l'ouverture 35 détermine l'angle solide d'étalement que prend le fluide en sortant de cette ouverture. Si le fluide ne tourne pas, pratiquement tout le fluide est dirigé vers l'ouverture de réception cen trale 38. Plus le fluide tourne rapidement, plus il se répartit sur les ouvertures de réception 39 à 42.
Par conséquent, une observation visuelle des instru- ments de mesure 44 donne une indication de la rotation du fluide sortant de l'ouverture 35. Si maintenant on produit une composante de rotation du fluide dans la chambre d'écoulement, en réponse à un signal d'entrée quelconque, cette composante peut être équilibrée par une rotation appropriée de la paroi cylindrique 28 et, si la vitesse de rotation requise du moteur M pour assurer l'équi librage est connue, la grandeur du signal d'entrée est aussi connue.
Le dispositif peut être utilisé pour mesurer la vitesse de rotation du moteur M en fonction de l'angle solide produit par le fluide .tournant sortant de l'ouverture 35, cette vitesse étant indiquée par les instruments de mesure 44.
La forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 6 comprend une chambre cylindrique 50 présentant une base 51 et une paroi supérieure 52 jointes par une paroi cylindrique 53 de manière à former une enceinte cylindrique creuse. Cette chambre renferme une paroi cylindrique 55 poreuse, espacée de la paroi cylindrique 53 et s'étendant entre la base 51 et la paroi supérieure 52, formant ainsi un passage annulaire 56 entre la surface extérieure de la paroi 55 et la surface intérieure de la paroi 53.
Un fluide sous pression est envoyé dans -le passage 56 par un tuyau 57 relié à une source de fluide sous pression non représentée. La paroi poreuse 55 permet l'écou- lement du fluide dans la chambre intérieure à la paroi 55, mais introduit une résistance suffisante à l'écoulement du fluide pour que ce dernier, à son entrée dans la chambre formée par la paroi 55 et qui constitue la chambre d'écoulement, ne présente pas de composante tangentielle de vitesse mais pré sente une composante radiale homogène de vitesse.
Des ouvertures de sortie 60 et 61 sont ménagées dans la base 51 et dans la paroi 52 respectivement, ces ouvertures étant circulaires et symétriques relati vement à l'axe central CL de la chambre de tour billon. Une vis d'Archimède 63 est disposée entre les ouvertures 60, 61 et constitue une chicane héli- cvidale qui s'oppose à l'écoulement du fluide pas sant à travers les ouvertures 60 et 61 avec une com posante de mouvement rotative ou qui facilite cet écoulement.
Tant que cette composante rotative cor respond au sens des filets de la vis 63, cette dernière facilite l'écoulement du fluide. Quand le fluide tourne en sens opposé, cependant, la vis d'Archimède 63 entrave l'écoulement. Il s'ensuit que le débit de fluide qui passe à travers les ouvertures 60 et 61 dépend du sens de rotation du fluide dans la cham bre d'écoulement. Supposons que le filet de la vis d'Archimède tourne dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre en allant de l'ouverture 60 à l'ouverture 61.
Si l'écoulement tourne dans le même sens, il est facilité lors du passage à travers l'ouverture 61 et obstrué en passant à travers l'ou verture 60. Par ailleurs, si le sens de rotation de l'écoulement est inversé, la vis facilite l'écoulement à travers l'ouverture 60 et le gêne à travers l'ou verture 61. L'ouverture 60 est reliée par une con duite 65 à un soufflet élastique 66 communiquant avec l'extérieur par un passage resserré 67. De même, l'ouverture 61 est reliée par une conduite 68 à un soufflet 69 communiquant avec l'extérieur par un passage resserré 69'.
Les soufflets 66 et 69 sont reliés par une tige 70 de manière que chacun des soufflets agisse sur l'autre, et la tige 70 porte une aiguille 71 qui peut se déplacer sur une échelle 72, de sorte qu'en observant la position de l'aiguille 71 par rapport à cette échelle on peut déterminer les expansions relatives des soufflets 66 et 69. La posi tion de l'aiguille 71, par conséquent, constitue une mesure du sens de rotation et de la vitesse de rota tion du fluide dans la chambre d'écoulement.
Supposons que la vis d'Archimède présente un filet à droite en allant de l'ouverture 60 à l'ou- verture 61 et que l'écoulement rotatif du fluide dans la chambre d'écoulement soit également à droite l'écoulement du fluide à travers l'ouverture 61 et la conduite 68 est supérieur à l'écoulement du fluide à travers l'ouverture 6<B>0</B> et la conduite 65, et par consé quent le soufflet 69 est soumis à une plus forte pression que le soufflet 66.
Le soufflet 69 l'emporte sur le soufflet 66 et déplace l'aiguille 71 vers le bas (fig. 6) d'une distance qui est une mesure de la vitesse de rotation du fluide dans la chambre d'écou lement. Si l'écoulement du fluide dans la chambre est entièrement radial, c'est-à-dire sans composante tangentielle ou rotative de mouvement, la vis d'Ar- chimède 63 est neutre et des écoulements égaux se produisent à travers les ouvertures 60 et 61 vers les soufflets 66 et 69.
Dans ce cas, les passages resserrés 67 et 69 déversent des quantités égales de fluide, et les soufflets exercent sur la tige 70 des forces égales et opposées. L'aiguille 71 indique alors une déviation nulle.
Deux tubes 75 et 76 sont disposés à l'extérieur de la chambre 50, l'écoulement dans ces :tubes se faisant dans le sens indiqué par les flèches 77 et 78 respectivement. Un tube de Pitot 80 est tourné vers l'amont dans le tube 75 et, de même, un tube de Pitot 81 est tourné vers l'amont dans le tube 76.
Le fluide recueilli dans le tube 80 est envoyé dans un répartiteur 83 qui envoie des quantités égales de fluide dans deux conduits 84 et 85 qui se terminent par des tuyères 90, 91 ménagées dans la paroi 55, ces tuyères étant disposées aux extrémités d'un même diamètre et orientées par rapport à la paroi 55 de manière à introduire des composantes tangentielles égales dans l'écoulement du fluide. Par conséquent, on produit dans la chambre d'écoulement une com posante tangentielle du mouvement du fluide qui présente une grandeur représentant la pression mesu rée par le tube de Pitot 80.
De même, le tube de Pitot 81 est connecté à un répartiteur 92 et à deux conduits 93 et 94 se termi nant par des tuyères 95 et 96 respectivement dans la paroi 55 de la chambre de tourbillon. Les conduits 93 et 94, à leur entrée dans la paroi 55, sont tan gentiels à cette dernière, de sorte qu'ils introduisent un écoulement tangentiel, et comme les points d'en- trée sont disposés aux extrémités opposées d'un dia mètre, un moment de rotation est produit sym6tri- quement autour de l'axe central CL.
Les sens de rotation imposés par les tuyères 95 et 96 sont oppo sés à ceux introduits par les tuyères 90 et 91.
Il s'ensuit que les rotations de l'écoulement indui tes par les deux séries de tuyères 90, 91 et 95, 96 respectivement, sont soustractives et que la rota tion résultante du fluide dans la chambre d'écoule ment est une mesure de la différence entre les pres sions dans les conduits 75, 76 mesurées par les tubes de Pitot 80, 81.
Le dispositif est agencé de manière à insérer dans la chambre d'écoulement deux types distincts de résistance à l'écoulement du fluide. Une de ces résistances est réalisée sous forme de tiges cylindri ques 100 qui peuvent être insérées à des profondeurs variables dans la chambre d'écoulement et dans une direction parallèle à l'axe central CL.
En vertu du fait que les tiges sont cylindriques transversalement, et du fait qu'elles sont disposées à un plus petit rayon que le rayon d'injection du fluide, avec une composante tangentielle d'écoulement, à partir des tuyères 90, 91 et 95, 96, les tiges 100 introduisent une résistance à l'écoulement radial qui est la même pour les deux sens de rotation. Les tiges 100 sont disposées sur un diamètre commun, de manière à introduire un couple de résistance équilibré et d'évi ter une turbulence, et sont montées sur un plateau de montage 101 commun.
Une crémaillère 102 est fixée au plateau 101 et entraînée par un pignon 103 qui peut être mis en rotation par un moteur 104 et qui entraîne alors la crémaillère verticalement, insé rant en même temps les tiges 100 plus ou moins profondément dans la chambre d'écoulement et intro- duisant une résistance plus ou moins grande à l'écou lement du fluide dans ladite chambre.
Une seconde résistance est sensible au sens de rotation du fluide dans la chambre d'écoulement. Elle est réalisée par deux tiges 110, 111 montées sur un diamètre commun de part et d'autre de l'axe central CL de la chambre, à des distances égales de ce der nier. En section transversale, les tiges 110, 111 sont semi-circulaires, les surfaces convexes des tiges fai sant face à l'écoulement quand le fluide tourne dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre en regardant la fig. 5.
Ces tiges opposent une résistance relativement faible à une telle rotation par suite de leur profil aérodynamique. Par ailleurs, dans le cas d'une rotation en sens inverse, ce sont les surfaces concaves des tiges qui sont opposées à l'écoulement et qui opposent une résistance élevée à cet écoule ment. Les tiges 110, 111 sont supportées par un plateau transversal 112 qui porte une crémaillère 113 entraînée par un pignon 114 sous l'action d'un moteur d'entraînement 115.
Les tiges 100 peuvent être utilisées pour réduire symétriquement la vitesse de rotation du fluide dans la chambre d'écoulement (tandis que les tiges 110, 111 peuvent être utilisées pour réduire cette vitesse non symétriquement) et pour réduire par conséquent la déviation maximum de l'aiguille 71, réduisant en fait l'échelle totale des pressions transmises aux souf flets 66 et 69 à un domaine relativement limité de valeurs, tandis que les pressions dans les tubes peu vent varier sur un grand domaine de valeurs.
La forme d'exécution représentée aux fig. 7 et 8 comprend une enveloppe extérieure cylindrique pré sentant une base 120 et une paroi supérieure 121 parallèle à la base jointes par une paroi cylindrique 122 pour former une enceinte cylindrique creuse. Cette enceinte contient une paroi cylindrique poreuse 123 située entre la base 120 et la paroi supérieure 121,
à distance de la paroi cylindrique 122 de ma nière à former un canal annulaire 123' qui est uti lisé pour l'amenée de fluide sous pression à l'inté rieur d'une chambre d'écoulement 124 limitée par la surface intérieure de la paroi 123, la base 120 et la paroi supérieure 121.
Le fluide est amené dans le passage annulaire 123' par un tuyau 125. Il passe à travers la paroi poreuse 123, entre dans la chambre d'écoulement 124 radialement et sans composante de mouvement relatif tangentielle ou rotative. Un tuyau 130 permet l'écoulement du fluide dans le sens indiqué par la flèche 131. Un tube 132 de mesure de pression s'étend à travers la paroi du tube 130, perpendiculai rement à ce dernier, et transmet une pression égale à la pression statique dans le tube 130.
Un tube de Pitot 133 est monté dans le tube 130 et fait face en amont, mesurant par conséquent la pression totale dans le tube 130. L'écoulement dans le tube 132, qui représente la pression statique dans -le tube 130, est divisé également au moyen d'un répartiteur 135 dans deux conduits 136 et 137.
Ces conduits se ter minent par des tuyères sur un diamètre commun de la chambre d'écoulement 124 et à des distances égales de l'axe central CL. Les tuyères des conduits 136, 137 sont dirigées en sens opposés, de manière à assurer la rotation du fluide dans la chambre 124 dans le même sens, c'est-à-dire en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre en regardant la fig. 7.
La sortie du tube de Pitot 133 est appliquée à un répartiteur 140 qui divise l'écoulement sortant du tube de Pitot 133 en deux parties égales qui sont envoyées dans des conduits séparés 141 et 142 qui se terminent par des tuyères 143, 144 respective- ment, disposées sur un diamètre commun de la cham bre d'écoulement à des distances égales de l'axe CL.
Les tuyères 143 et 144 injectent le fluide dans la chambre d'écoulement 124 de manière à assurer sa rotation dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre.
L'écoulement depuis une source de fluide sous pression 150 est commandé par une vanne 151 et mesuré au moyen d'un instrument de mesure 153. Le fluide qui passe à travers la vanne 151 est divisé dans un répartiteur 154 en deux courants égaux amenés par des conduits 155 et 156 à des.
tuyères 157 et 158 respectivement, disposées de manière à faire tourner le fluide dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre en regardant la fig. 7 dans la chambre 124, en raison de leurs orientations et par .le fait qu'elles sont à des distances égales le long d'un diamètre commun de la chambre. L'écoule ment d'une autre source 160 de fluide sous pression est commandé par une vanne 161 et mesuré par un instrument 162.
Le fluide passant à travers la vanne 161 est divisé dans un répartiteur 163 en courants égaux, envoyés par des conduits 164 et 165 à des tuyères 167, 168 respectivement, situées sur un dia mètre commun de part et d'autre de l'axe CL. La distance entre les tuyères 167 et 168 peut être la même que la distance entre :les tuyères 157 et<B>158</B> dépendant de la vanne 151. Par ailleurs, les dis tances entre les tuyères dépendant du tube de Pitot 133 et du tube de pression statique 132 sont égales.
La pression provenant du tube de Pitot produit une rotation du fluide dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre et la pression statique pro duit une rotation du fluide en sens inverse. Ces rota tions peuvent être équilibrées par le fluide injecté depuis les vannes 151 et 161, le fluide provenant de la soupape 151 produisant une rotation dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre et celui provenant de la soupape<B>161</B> une rotation en sens inverse.
La rotation totale dans la chambre d'écoulement 124 peut être mesurée comme précédemment pour la forme d'exécution représentée aux fig. 5 et 6. Toutefois, la vis utilisée dans cette forme d'exécu tion est supprimée et remplacée par deux ouvertures de sortie verticales 170,
171_ disposées symétrique ment par rapport à l'axe CL et contenant chacune une écope à air pour recevoir le fluide s'écoulant dans un premier sens et pour rejeter le fluide s'écou- lant dans le sens opposé. Les ouvertures de sortie communiquent avec des soufflets comme dans la forme d'exécution précédente.
La dernière forme d'exécution décrite (fig. 7 et 8) fonctionne pour mesurer soit les pressions totales soit les pressions statiques, ou la différence entre ces pressions, par effets de compensation à partir des vannes 151 et 161. Ces vannes peuvent être réglées de manière à réduire la rotation totale dans la cham bre d'écoulement à zéro, de sorte qu'une lecture de la pression indiquée par l'un ou l'autre des instru ments 153 et 162 ou par les deux permet de con naître le caractère ou la grandeur de la pression dans le tube 130.