Installation téléphonique comprenant un centre mécanographique de comptabilisation La présente invention concerne une installation téléphonique comprenant un centre mécanographi que pour la comptabilisation automatique des com munications.
Sur chaque facture doivent figurer un certain nombre de renseignements d'ordre administratif. Les uns concernent l'identité de l'abonné et sont fournis par le service d'exploitation téléphonique: numéros d'annuaire et de catégorie, nom et adresse, numéro de compte de chèque postal ou de compte en ban que ; d'autres concernent des informations compta bles tels que le montant du crédit ou du débit pro venant de la période de facturation précédente. En suite, on mentionne le détail de chaque communica tion interurbaine à justifier (indicatif de l'abonné demandé, heure de début, nombre d'unités taxables), ainsi que le nombre global des communications loca les et autres communications non justifiées.
Enfin, on doit indiquer le total des nombres d'unités taxa- bles ainsi que la somme à payer. Le rôle du centre mécanographique consiste à rassembler tous ces ren seignements, à les traiter, pour aboutir finalement à l'impression de la facture.
L'installation téléphonique selon l'invention com porte un centre mécanographique pour la comptabili- sation automatique des communications et est carac térisé par des moyens pour consigner sur cartes, au centre mécanographique, les renseignements d'ordre administratif concernant chaque abonné;
par des moyens pour transférer ces renseignements sur une première bande dite bande fichier et pour rece voir sur une seconde bande dite bande d'éléments de factures tous les éléments provenant d'un cen tre de tri et permettant de comptabiliser les commu nications, par des moyens pour fusionner les infor mations enregistrées sur ces deux bandes, les traduire et les transmettre à un appareil qui effectue l'impres sion des factures.
Une forme d'exécution de l'installation selon l'in vention est expliquée dans la description qui va sui vre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent la fig. 1, le diagramme de fonctionnement géné ral de l'installation; la fig. 2, le diagramme du dispositif de transfor mation de code bande en code carte ; la fig. 3, le diagramme du dispositif de transfor mation de code carte en code bande ;
la fig. 4, le diagramme de l'interclasseuse élec tronique.
On va maintenant, en se reportant à la fig. 1, décrire le fonctionnement général du système. On a prévu, au centre mécanographique CM, deux fichiers FI1 et F12 contenant un certain nombre de cartes perforées. Dans le fichier FI1, on trouve un paquet de fiches pour chaque abonné.
La première fiche comporte le numéro d'annuaire ainsi que la catégorie de cet abonné ; la seconde son nom et son adresse<B>;</B> la troisième; son numéro de compte de chèque postal ou de compte de banque ; la quatrième, des rensei gnements comptables tels que crédit, débit, taxes et détaxes, c'est-à-dire unités de taxation à ajouter ou à retrancher. D'autres fiches porteront tous les rensei gnements correspondant aux communications établies par voie manuelle.
Il est bien évident que l'on pourra grouper sur la même fiche toutes les communications manuelles qui n'ont pas à être justifiées individuelle ment sur la facture; on pourra même, dans un but de simplification, grouper toutes ces communications sur une même fiche et les justifier en joignant à la facture les tickets établis par les opérations. Ces différentes indications sont portées sur les cartes suivant des procédés de codage bien connus. Suivant l'un deux, on subdivise la carte en un cer tain nombre de colonnes ; chaque colonne comporte 10 emplacements distincts susceptibles d'être perfo rés.
En effectuant une perforation et une seule, on inscrit un chiffre décimal déterminé. En prévoyant 2 emplacements supplémentaires sur chaque colonne, on peut perforer le premier emplacement, le second emplacement ou le 0 ; en combinant ces 3 pos sibilités avec les 9 chiffres restants, on obtient 3 X 9 = 27 combinaisons possibles, ce qui permet d'inscrire une lettre de l'alphabet. De telles cartes comportent en général 80 colonnes. Bien entendu, les indications inscrites sous forme de perforations sont également dactylographiées en clair, un opérateur pouvant ainsi en prendre connaissance.
Dans le fichier F12 sont classées un certain nom bre de cartes dites d'affectation contenant des in dications destinées au centre de stockage.
Il est bien évident que lorsqu'on veut établir les factures correspondant à un groupe d'abonnés, ces deux fichiers doivent être à jour. C'est la première phase de processus qui doit aboutir finalement à l'impression des factures, ou phase préparatoire.
Dans une seconde phase, on reçoit du centre électronique de tri un certain nombre d'informations dites éléments particuliers à travers le circuit CET. Ces éléments sont les suivants 1. les communications incomplètes, c'est-à-dire non terminées à la fin de la période de facturation; 2. les messages de mutation d'abonné d'un équi pement sur un autre; 3. les messages contenant des caractères erronés ;
4. les communications à taxes particulières. Toutes ces informations sont reçues du centre électronique de tri sous forme de codes parallèle et transformées en codes série par l'équipement TPS dès leur arrivée au centre mécanographique. Elles sont ensuite aiguillées sur un dérouleur de bande dis ponible DB choisi par le commutateur CDB. Les bandes utilisées comportent 2 pistes. Sur chacune d'elles, on inscrit un 0 en magnétisant l'élément de bande dans un sens ou un 1 en le magnétisant dans l'autre sens.
On obtient donc les 4 combinaisons sui vantes, au moyen de 2 éléments de bande placés côte à côte sur 2 pistes différentes
EMI0002.0027
La première de ces combinaisons représente le chiffre binaire ou bit 0 ; la deuxième combinaison, le bit 1 ; la troisième combinaison, le signal start prévu pour marquer le début d'un caractère ; enfin, la quatrième combinaison n'a aucune signification logique et correspond à un simple blanc. Pratique- ment, un bit occupe une longueur de bande de 0,1 millimètre.
Le code utilisé pour représenter chaque caractère est un code à 8 éléments ou bits contenant une par tie caractéristique et une partie autocorrectrice. La partie caractéristique comporte 4 éléments permet tant 24 = 16 combinaisons, soit 10 combinaisons numériques correspondant respectivement aux chif fres décimaux 0 à 9 et 6 combinaisons extra-numéri- ques. La partie autocorrectrice comporte 4 éléments obtenus à partir de la partie caractéristique suivant une loi déterminée, de telle sorte que, par simple comparaison entre ces deux parties, on peut déceler et même corriger certaines erreurs. Le mécanisme de ce code est connu.
Un dispositif de contrôle, associé à la tête d'écriture, analyse chaque caractère et donne un signal d'alarme en cas d'erreur.
Lorsque tous les éléments particuliers provenant du centre électronique de tri ont été enregistrés au centre mécanographique, on procède à la lecture de la bande. Un dispositif de contrôle, associé à l'ampli ficateur de lecture, corrige les caractères erronés lors que cela est possible ou les remplace par un code d'erreur. Les messages lus sur la bande sont traduits suivant le code carte au moyen du transcodeur TRC. Le lecteur perforateur LP établit une carte perforée pour chacun d'eux. Chaque message contient un in dice de début caractérisant sa nature; on comprend donc qu'il soit possible d'établir une carte pour cha que message.
Ces cartes sont ensuite traduites en clair au moyen de la traductrice TRA, le contenu du message étant imprimé dans le haut de la carte. Ensuite, ces cartes sont acheminées vers le bureau de l'opérateur OP.
L'opérateur effectue le tri de ces cartes, soit ma nuellement, soit mécaniquement au moyen de la trieuse TRI. On obtient ainsi un premier paquet de cartes correspondant aux communications incomplè tes, c'est-à-dire non terminées à la fin de la période de facturation, un second paquet de cartes dites nouvelles correspondances donnant chacune le nouveau numéro d'équipement sur lequel un abonné vient d'être muté, un troisième paquet de cartes cor respondant aux messages contenant des caractères erronés et enfin un quatrième paquet correspondant aux communications à taxe particulière.
Les cartes de communications incomplètes sont classées afin d'être utilisées lors de la prochaine période de fac turation. Les cartes du fichier de correspondance qui donnent le numéro d'annuaire pour chaque équipe ment d'abonné sont mises à jour au moyen des car tes de nouvelles correspondances. Les cartes conte nant des caractères erronés sont analysées manuelle ment par des opérateurs compétents, qui corrigent les erreurs dans la mesure du possible. Certaines car tes sont ainsi complétées, remplacées ou détruites. Enfin, les cartes de communications à taxe particu lière sont envoyées au service compétent qui calcu lera la taxe. Le montant de cette taxe est perforé soit sur la même carte, soit sur une autre établie par les soins de ce service.
Les cartes corrigées et les cartes de taxation par ticulière sont ensuite classées avec celles du fichier FIL Pour effectuer ce classement, l'opérateur peut opérer soit de façon manuelle, soit de façon auto matique. Dans ce dernier cas, il utilise la trieuse TRI pour classer les cartes par catégories et l'interclas- seuse I pour grouper toutes les cartes concernant un même abonné.
Pour effectuer l'interclassement, on opère de proche en proche ; ainsi, par exemple, les cartes de numéro d'annuaire et de catégorie sont interclassées avec celles de nom et d'adresse ; l'en semble résultant de cette opération est interclassé ensuite avec les cartes de numéro de compte de chè que postal ou de compte en banque, puis le tout avec les cartes de crédit et de débit et ainsi de suite. Lors qu'on a groupé ainsi toutes les cartes concernant un même abonné, on classe les paquets obtenus par ca tégories d'abonnés et à l'intérieur de chaque caté gorie par numéro d'annuaire.
On prévoit une carte fin d'abonné en queue de la file des cartes de cha que abonné. De même, on prévoit une carte blanc d'arrêt après le numéro d'annuaire d'abonné ; une carte fin de groupe après tous les abonnés d'un groupe ; une carte fin de catégorie après tous les abonnés de la catégorie.
Les informations contenues dans le fichier FI1 sont ensuite inscrites sur une bande magnétique dite bande fichier . A cette fin, les cartes de ce fichier sont lues par le lecteur perforateur LP, puis traduites en code bande par le transcodeur TRC. Le commu tateur CDB désigne un dérouleur de bande libre et tous les messages traduits par le transcodeur TRC sont inscrits sur cette bande en code série.
On a constitué au centre électronique de tri une bande magnétique donnant tous les éléments néces saires à la comptabilisation des communications télé phoniques. Pour chaque abonné, on trouve sur cette bande, son numéro d'annuaire, sa catégorie, le dé tail de chaque communication interurbaine et enfin le nombre global de communications locales et autres communications diverses non justifiées. Le détail de chaque communication interurbaine comporte l'indi catif de l'abonné demandé, la date et l'heure de dé but ainsi que le nombre d'unités taxables.
Dans tout ce qui suit, on désignera ces informations par la dé nomination éléments de facture . Le commutateur CDB désigne un dérouleur de bande libre et l'on pro voque par tous moyens appropriés la retransmission de ces éléments de facture. Comme les éléments par ticuliers, les éléments de facture sont reçus sur le circuit CET suivant un code parallèle à 8 éléments, transformés en code série par le transformateur TPS puis inscrits sur la bande.
Les informations de la bande fichier et les élé ments de facture sont ensuite interclassés au moyen de l'interclasseuse électronique IE. Pour chaque abonné, cette dernière commence par lire les élé ments de facture, puis les informations de la bande fichier. Tous ces éléments ainsi fusionnés sont trans crits à travers le circuit ef sur une bande libre dési gnée par le commutateur CDB. Des dispositions sont prévues dans l'interclasseuse électronique IE pour dé celer les dossiers incomplets, c'est-à-dire ceux pour lesquels il manque certaines informations. Les mes sages correspondants sont aiguillés sur une quatrième bande à travers le circuit<I>di.</I>
Des explications qui précèdent, il résulte qu'il faut 4 bandes pour l'interclassement électronique, mais aucune bande n'est affectée spécialement à un usage déterminé<B>;</B> le commutateur CDB désigne une bande libre chaque fois que cela est nécessaire. On utilise ainsi ces bandes dans les meilleures conditions.
La bande contenant les éléments fusionnés est lue, puis les informations correspondantes sont diri gées à travers le circuit ef sur le transcodeur TRC pour être transformées suivant le code carte. De là, elles sont inscrites dans une mémoire MSC dite mémoire similaire de carte qui joue, vis-à-vis de la tabulatrice T, le même rôle qu'une carte perforée. On évite par ce moyen la perforation de cartes. La mémoire MSC possède dans l'exemple décrit une ca pacité de 80 caractères, mais des dispositions sont prévues pour n'y inscrire que des messages complets.
Dès qu'une mémoire MSC est remplie, elle com mande le fonctionnement de la tabulatrice T qui commence à imprimer la facture. En fait, pour évi ter toute perte de temps, deux mémoires MSC sont prévues ; l'une d'elles se remplit pendant que l'autre vide son contenu sur la tabulatrice.
Le total des unités taxables est effectué par la tabulatrice. Par contre, le montant de la facture né cessite des calculs plus compliqués du fait, par exem ple, que certains abonnés bénéficient de tarifs spé ciaux (tarif dégressif, etc...): La tabulatrice T s'asso cie alors à la calculatrice CA qui effectue tous ces calculs. Lorsque les résultats ont été communiqués à la tabulatrice T, celle-ci achève l'impression de la facture F.
Les abonnés sont traités de façon différente par la tabulatrice T suivant leur catégorie. Ainsi, par exemple, la présentation de la facture n'est pas la même suivant que l'abonné effectue le règlement par virement bancaire, virement postal ou en espèces. En conséquence, on prévoit un arrêt dans l'impression de la facture après la réception du message caracté ristique de l'abonné, c'est-à-dire de son numéro d'annuaire et de sa catégorie. L'opérateur dispose ainsi de tout son temps pour lire ce message, com mander toutes les modifications de fonctionnement dans la tabulatrice et la calculatrice, choisir les im primés à utiliser, etc. Ensuite, il remet l'ensemble en marche.
Une perforatrice (non figurée) est connectée à la tabulatrice et permet d'établir des cartes récapitula tives que l'on utilise ultérieurement pour faire des états comptables.
Des dispositions sont prévues pour contrôler le fonctionnement de la tabulatrice. En cas d'incident, déchirement du papier, erreur d'impression, etc... il est possible de rebobiner la bande magnétique et re prendre le travail. En cas d'erreur persistante, on peut soit passer outre, soit sortir sur la perforatrice LP toutes les cartes relatives à l'abonné afin de les analyser ultérieurement.
Les informations correspondant aux dossiers in complets sont extraites à travers le circuit<I>di'</I> et su bissent le même traitement que les éléments parti- culiers, c'est-à-dire arrivent finalement sur le bureau de l'opérateur OP sous forme - de cartes perforées. Ces dossiers sont examinés par l'opérateur et com plétés. Ils sont ensuite placés manuellement dans un autre groupe à un moment convenablement choisi et suivent ainsi de nouveau la chaîne de travail.
La première fonction du centre mécanographique est de procéder à l'impression des factures, mais il doit également établir un certain nombre de messa ges destinés au centre de stockage. Ces messages sont les suivants 1. Les messages de correspondance, qui donnent le numéro d'annuaire affectué à chaque équipement d'abonné ainsi que la catégorie de l'abonné ; 2. Les messages de séparation de groupes, qui commandent l'aiguillage des informations sur un dé rouleur de stockage intermédiaire au moment où l'on rassemble tous les abonnés du groupe au cours des opérations de tri par lignes appelantes ; 3.
Les messages donnant l'heure de début de la période de facturation pour chaque bureau télépho nique ; 4. Les messages correspondant aux communica tions incomplètes, c'est-à-dire non terminées à la fin de la période de facturation.
Tous ces messages sont consignés sur des cartes perforées, dites cartes d'affectation, qui sont rangées dans le fichier F12. Les cartes de correspondance sont établies par l'opérateur suivant les indications qui lui sont données par le service d'exploitation télé phonique. Elles sont tenues à jour. En particulier, lorsqu'un abonné est muté d'un équipement sur un autre, l'opérateur en est averti suivant un processus précédemment décrit et fait la correction nécessaire.
Les cartes correspondant aux messages de sépa ration de groupes sont établies manuellement par l'opérateur suivant un programme déterminé.
Les cartes d'heure de début de période de factu ration sont établies manuellement par l'opérateur pour chaque bureau téléphonique au moment pré cis où ledit opérateur commande la retransmission des éléments de taxation vers le centre de stockage. Ces cartes comportent un indice de début, le numéro du bureau et l'heure de début de la période de fac turation.
Les cartes de communications incomplètes sont établies, ainsi qu'il a été expliqué, à partir de la bande des éléments particuliers. Les indications cor respondantes doivent être transmises au centre de stockage pour que ces communications soient fac turées à la période suivante. Contrairement à ce qui est prévu pour le fichier FI1, les cartes du fichier F12 n'ont pas besoin d'être rangées dans un ordre déterminé. En effet, les mes sages correspondants seront tous consignés au début de la première bande de stockage, dans le sens de la lecture et seront mis respectivement à leur place au cours des opérations de tri.
Lorsque les informations consignées dans le fi chier F12 doivent être émises vers le centre de stockage, ce dernier envoie un signal et l'opérateur du centre mécanographique est averti par tous moyens appropriés. Les cartes du fichier F12 sont lues par le lecteur perforateur .LP et traduites en code bande au moyen du transcodeur TRC. Le commutateur CDB désigne un dérouleur de bande libre et les infor mations sont inscrites sur cette bande sous forme de codes série à 8 éléments.
La bande est ensuite lue ; les informations correspondantes sont transformées en code parallèle par le transformateur TSP, puis émises vers le centre de stockage à travers le cir cuit CS.
Les différents appareils mécanographiques utilisés pour réaliser le diagramme de la fig. 1, à savoir le lecteur perforateur, la traductrice, la tabulatrice, la calculatrice, la trieuse et l'interclasseuse sont classi ques et ne seront donc pas décrits. Il en est de même des équipements électroniques utilisés pour transfor mer les codes parallèle en codes série et inversement, ainsi que pour les dérouleurs de bande. On se bor nera, dans ce qui suit, à décrire un mode de réali sation pour le transcodeur TRC et pour l'interclas- seuse électronique IE.
On va maintenant, en se reportant à la fig. 2, décrire le fonctionnement de la partie du transcodeur chargée de transformer les codes bande en codes carte. On a expliqué, au début de cette description, comment on pouvait inscrire un caractère sur une colonne d'une carte au moyen d'une ou de 2 perfo rations choisies parmi 12 perforations possibles. On a également indiqué succintement la constitution du code bande.
On notera qu'un chiffre décimal peut être représenté au moyen d'un seul caractère en code bande, puisque l'on dispose de 16 combinaisons; mais on est obligé d'utiliser une combinaison de 2 caractères successifs pour représenter une lettre de l'alphabet. Pour éviter toute confusion, le premier de ces deux caractères est représenté par une combinai son extra-numérique, c'est-à-dire non utilisée pour les chiffres décimaux.
Pour effectuer la traduction du code bande en code carte, on met en marche la bande DB (fig. 2). Les caractères inscrits sur cette bande sont lus et transférés à la mémoire Ml à travers le contact cl supposé en position de repos. La mémoire Ml peut être constituée par une matrice de tores de ferrite et sa capacité doit être suffisante pour contenir tous les caractères du message le plus long. En fin du pre mier message, on trouve sur la bande un blanc, c'est- à-dire une suite de caractères sans signification logi que, ce qui provoque la mise du contact cl en posi- tion de travail. Le message suivant est reçu sur la mémoire M2 sans qu'il soit nécessaire d'arrêter la bande.
Le contact c2 passe en position de travail.
La mémoire M1 est alors lue par tous moyens appropriés. Lorsque le caractère lu correspond à un chiffre décimal, la traduction peut être faite sans attendre la lecture du caractère suivant et le trans codeur TRCb est immédiatement sollicité; le chiffre est traduit et enregistré sur un basculeur déterminé faisant partie d'un ensemble de 10 basculeurs (non représentés pour ne pas compliquer la figure). Le code carte (une perforation parmi 10) se trouve ainsi reconstitué. Dans le cas où un caractère lu sur la mémoire Ml fait partie d'un groupe de 2 caractères qui, en combinaison, caractérisent une des 26 lettres de l'alphabet, le transcodeur n'est pas immédiatement sollicité et attend le caractère suivant.
Lorsque ce dernier est reçu, les 2 caractères du groupe sont tra duits. Le premier caractère agit sur un basculeur fai sant partie d'une série de 3 basculeurs (non repré sentés) ; le second caractère agit sur un des 10, bas- culeurs précédemment mentionnés. A l'aide de ces 2 basculeurs, on reconstitue donc le code carte carac térisant la lettre considérée.
Au fur et à mesure que les caractères ont été transcodés, ils sont inscrits sur une mémoire carte MC1 à travers le contact c3 supposé en position de repos. Cette mémoire comporte un certain nombre de tores de ferrite et sa disposition est la même que celle de la carte perforée qui doit être finalement obtenue. Dans ces conditions, on comprend que, pour des raisons de mise en page, les caractères doivent être aiguillés vers des zones bien déterminées de la mémoire.
Ainsi, par exemple, si le message consi déré indique la catégorie, le numéro d'annuaire, le nom et l'adresse d'un abonné, on affecte la première colonne de la mémoire à l'indice de début, les colon nes 2 à 9 au numéro d'annuaire, la colonne 10 à la catégorie, les colonnes 11 à 38 au nom et les colonnes 39 à 80 à l'adresse. Dans cet exemple, la mémoire comporte donc, outre la colonne de l'indice de début, quatre zones distinctes.
D'une façon générale, chaque message comporte un indice de début suivi d'un ou de plusieurs grou pes de caractères. L'indice de début est inscrit dans la première colonne et l'on affecte un certain nom bre de colonnes déterminées, c'est-à-dire une zone, à chaque groupe de caractères. Ces dispositions permet tent à la tabulatrice d'effectuer la mise en page de la facture, chaque indication figurant toujours au même emplacement. L'aiguillage de chaque groupe de ca ractères sur la zone convenable est effectué au moyen du compteur cpl placé dans le paginateur PAG. Ce dernier reçoit l'indice de début du message et l'ana lyse de façon à en connaître la nature.
Après l'ins cription de l'indice de début dans la première co lonne, le compteur cpl avance sur la première co lonne de la zone qui doit recevoir le premier groupe de caractères. Le compteur progresse ensuite pas à pas jusqu'à ce que tous les caractères du groupe aient été enregistrés. Ensuite, on reçoit un caractère de fin de groupe préalablement enregistré sur la bande par tous moyens appropriés, ce qui provoque le passage du compteur sur la première colonne de la zone qui doit recevoir le groupe de caractères suivant. Les différents groupes de caractères sont ensuite inscrits suivant le même processus.
La mémoire carte MC1 peut être exploitée direc tement par la tabulatrice ou donner lieu à l'établisse ment d'une carte perforée au moyen de la perfora trice PER.
Lorsque tous les caractères du premier message ont été transcodés et inscrits sur la mémoire carte MC1, le contact c2 passe en position de repos ; le second message consigné dans la mémoire M2 est alors transcodé de la même façon. Pendant cette opé ration, le contact c1 revient au repos et la mémoire Ml enregistre le troisième message. Les mémoires M1 et M2 fonctionnent donc en alternat.
De même, dès que la mémoire carte MC1 est remplie, le contact c3 passe en position de travail, ce qui permet au message suivant d'être inscrit sur MC2 pendant que la mémoire MCl vide son contenu sur la tabulatrice ou la perforatrice. Les 2 mémoires car tes MC1 et MC2 fonctionnent donc en alternat.
Le circuit de transformation de code bande à code carte précédemment décrit suppose que la vi tesse du dérouleur n'est pas limitée. Dès que celle-ci est limitée, à 10 cm/s par exemple, on pourrait envi sager la suppression des mémoires M1 et M2 et de les remplacer par 3 registres mémoire de 8 bascu- leurs chacun. Le transcodeur dispose, dans ce cas, de 8 m/s pour traduire un caractère de 8 bits et les 3 registres mémoire permettent de mémoriser un chif fre formé de 3 caractères.
Les informations lues par le dérouleur, corrigées par le circuit autocorrecteur habituellement associé à l'amplificateur de lecture du dérouleur, sont trans férées sur les registres mémoire. Quand le premier registre reçoit le premier caractère, le transcodeur le lit, l'analyse pour reconnaître si c'est un chiffre (déci mal) ou une caractéristique d'un chiffre à 2 ou à 3 caractères (lettre par exemple).
Si c'est le cas d'un chiffre décimal (c'est-à-dire à 1 seul caractère), le transcodeur TRCb traduit tout de suite le caractère lu.
Si c'est le cas d'un chiffre à 2 caractères, on attend l'enregistrement du deuxième caractère sur les registres mémoire pour faire la traduction.
Si c'est le cas d'un chiffre à 3 caractères, on attend que les 3 registres mémoire aient reçu ces 3 caractères pour effectuer la traduction.
Les informations ainsi transcodées sont mémori sées sur les mémoires cartes comme précédemment. On va maintenant, en se reportant à la fig. 3, décrire la partie du transcodeur destiné à transfor mer les codes carte en codes bande. La carte perfo rée est d'abord lue par le lecteur LEC et les infor mations correspondantes sont enregistrées sur la mé moire carte MC'1 à travers le contact c5 en position de repos. Pratiquement la bande défile à une vitesse d'environ 10 cm par seconde. Le transcodage ne peut commencer que lorsque la carte perforée a été lue entièrement, du fait que, dans les appareils mécano graphiques classiques, la lecture se fait ligne par ligne et non colonne par colonne.
Lorsque le contenu de la carte perforée a été transféré dans la mémoire MC'1, le contact c5 passe en position de travail et la carte suivante est enre gistrée sur MC'2. En même temps, le contact c6 passe au travail et le transcodage des indications con signées sur MC' 1 commence à s'effectuer. Le trans codeur TRCc comporte 12 basculeurs suivis d'un dé codeur et d'un recodeur. Les 12 basculeurs corres pondent respectivement aux 12 emplacements d'une colonne susceptibles d'être perforés ; ils mémorisent le caractère lu sur cette colonne.
Le décodeur le tra duit en chiffre ou en lettre suivant le code reçu. Le caractère est ensuite recodé en code bande.
Au fur et à mesure que les caractères sont trans codés, ils sont inscrits sur la mémoire tampon MT. Dès réception des premières informations sur cette mémoire, le dérouleur de bande DB se met en mar che. Chaque fois que la bande avance de 0,1 mm, un caractère est extrait de la mémoire tampon et transmis à la bande. Un dispositif d'asservissement ASS décèle à chaque instant le niveau de remplissage de la mémoire et règle la vitesse du dérouleur de bande en conséquence, cette vitesse étant d'autant plus grande que le niveau de remplissage de la mé moire tampon est plus élevé.
On réduit ainsi les con traintes mécaniques exercées sur la bande, ce qui di minue l'usure du dispositif ainsi que les risques de déchirement de la bande. Les informations sont ainsi enregistrées à densité constante sur la bande.
Lorsque tous les caractères inscrits sur NC' <B>l</B> ont été trancodés et transférés dans la mémoire tampon MT, le contact c6 revient en position de repos et les caractères enregistrés sur MC'2 sont transcodés de la même façon. Pendant ce temps, le contact c5 revient au repos, ce qui permet de transférer le contenu de la troisième carte perforée sur MC'1. Les mémoires MC'1 et MC'2 fonctionnent donc en alternat.
On va maintenant, en se reportant à la fig. 4, dé crire le fonctionnement de l'interclasseuse électroni que. Sur le dérouleur de bande DB 1, on place la bande fichier, c'est-à-dire celle obtenue à partir des cartes du fichier Fl1 (nom et adresse de chaque abonné, numéro de compte de chèque postal ou de compte en banque, etc...). Sur le dérouleur DB2, on place la bande élément de facture , qui contient les renseignements établis par le centre électronique de tri (détail des communications interurbaines de mandées par chaque abonné,
nombre global des com munications locales et autres communications non justifiées). Des dispositions ont été prises pour que les abonnés du groupe figurent dans le même ordre sur les bandes DB1 et DB2. On supposera pour faci liter les explications qui vont suivre, que l'on ait adopté l'ordre croissant des numéros d'annuaire. On provoque alors le démarrage du dérouleur DB2 par tous moyens appropriés. La bande est lue et l'indice de début du message caractéristique du pre mier abonné (numéro d'annuaire et de catégorie) est reçu dans le détecteur d'indice DI à travers le con tact c7 en position de travail.
Ce détecteur analyse cet indice et avertit le circuit logique général CLG qu'il s'agit d'un message caractéristique d'abonné pro venant de la bande éléments de facture . Le cir cuit logique général connecte alors le détecteur d'in dice DI à la mémoire M2 à travers le contact de repos c8 et le contact de travail c9. L'indice de début est alors transféré dans la mémoire M2. Le corps du message caractéristique est lu ensuite sur la bande DB2 et transféré à la mémoire M2 à travers le con tact de travail c7, le détecteur d'indice DI, le con tact de repos c8 et le contact de travail c9.
Des dis positions sont prévues dans le circuit logique géné ral CLG pour compter le nombre de caractères de ce message et pour provoquer l'arrêt de la bande DB2 lorsque l'enregistrement dudit message dans la mémoire M2 est terminé. Les contacts c7, c9 pas sent en position de repos et le dérouleur DBl est mis en marche. Le message caractéristique du premier abonné est alors transféré dans la mémoire M1 sui vant le même processus que précédemment.
Les deux messages caractéristiques inscrits dans les mémoires Ml, M2 sont alors présentés à l'analy seur AM. Ce dernier constate l'identité de ces deux messages et en avertit le circuit logique général CLG qui commande la mise en position de travail des con tacts c8, c10, cl l, ainsi que la remise en marche du dérouleur de bande D132. Les informations suivantes concernant le premier abonné sont lues sur la bande DB2 et transmises au registre mémoire intermé diaire RM à travers le contact de travail c7, le détec teur d'indice DI et le contact de travail c8. Le registre intermédiaire RM est constitué essentiellement par 8 basculeurs permettant la mémorisation temporaire d'un caractère.
Dès qu'un caractère est enregistré sur RM, il est retransmis aussitôt sur la bande DB4, à travers le contact de repos c12. Lorsque tous les ren seignements de la bande éléments de facture DB2 concernant le premier abonné ont été transférés ainsi sur la bande DB4, le détecteur d'indice DI décèle le message de fin d'abonné et en avertit le circuit logi que général CLG. Le contact c7 passe en position de repos ;
les renseignements de la bande éléments fichier DB1 concernant le premier abonné sont transférés suivant le même processus sur la bande DB4. Lorsque ce transfert est terminé, le détecteur d'indice DI décèle le message de fin d'abonné et en avertit le circuit logique général CLG. Le message caractéristique de l'abonné inscrit dans la mémoire MI (indice de début, numéro d'annuaire, numéro de catégorie) est alors transféré à la bande DB4 à tra vers le contact de travail c10, le contact de repos c13, le registre mémoire intermédiaire RM et le con tact de repos c12.
On a donc fusionné sur la bande DB4 tous les renseignements concernant le premier abonné et pro venant tant de la bande éléments de facture que de la bande fichier . Au moment de l'impression des factures, la bande DB4, défilera dans le sens inverse de celui de l'enregistrement, puisqu'il n'y a pas de réenroulement préalable. Des dispositions sont donc prises pour que tous les caractères se présentent dans l'ordre convenable. En particulier, le message carac téristique a été mémorisé dans Ml et tous les carac tères de ce message retransmis en sens inverse dans DB4 pour qu'ils se présentent dans l'ordre convena ble lors de la lecture.
Pour les informations autres que le message caractéristique, il n'y a pas de diffi- cultés particulières ; elles sont enregistrées à l'endroit sur DB2, DB 1, donc à l'envers sur DB4 et se retrou veront dans l'ordre convenable au moment de l'im pression de la facture. On notera en particulier que les informations de la bande fichier DB1 ont été inscrites les dernières sur DB4 afin d'être lues les premières au moment de l'impression de la facture.
Le circuit logique général CLG commande alors la remise des différents contacts c7... c13 dans la position qu'ils occupaient au début de fonctionnement et le cycle des opérations précédemment décrites se reproduit pour les abonnés suivants.
On va supposer maintenant que les deux messa ges présentés à l'analyseur AM ne soient pas identi ques. Pour fixer les idées, on supposera que ledit analyseur reçoive à un moment donné le numéro d'annuaire 25.70 de la mémoire Ml et le numéro 25.71 de la mémoire M2. Il en déduit que l'abonné 25.70 ne figure pas sur la bande < éléments de fac ture ; il en avertit le circuit logique général qui com mande la mise du contact c12 en position de tra vail. Les renseignements concernant l'abonné 25.70 sont alors lus sur la bande DBl et transférés sur la bande DB3, dite bande dossiers incomplets . L'abonné 25.71 est ensuite traité comme dans le cas général.
La bande dossiers incomplets >> est traitée en suite comme la bande des éléments particuliers, c'est- à-dire traduite sous forme de cartes perforées qui sont traduites en clair et mises à la disposition d'un opérateur compétent. Cet opérateur examine et com plète chaque dossier, puis les place dans un autre groupe à un moment convenablement choisi, ils sui vent ainsi de nouveau la chaîne de travail.
Le procédé précédemment décrit permet de grou per sur la bande dossier incomplets DB3 tous les abonnés ne figurant que sur l'une des 2 bandes DBl ou DB2. .Par contre, il ne permet pas de déceler le manque d'un élément tel que la carte crédit-débit . Il est donc utile d'effectuer un contrôle préalable au moins sur la bande fichier DB1, en la mettant en lecture et en contrôlant la présence des différents messages, compte tenu de la catégorie de l'abonné. Cette opération ne présente aucune difficulté parti culière, puisque chaque message comporte un indice de début qui en caractérise la nature.
On peut la réaliser au moyen d'équipements de commutation électronique qui peuvent être facilement construits par l'homme de l'art.
L'interclassement électronique présente un inté rêt évident, car il permet de ne pas perforer les in- formations venant du centre électronique de tri, qui constituent la presque totalité des éléments néces saires à l'impression des factures. Les dépenses de cartes sont alors réduites au minimum.
De plus, on gagne un temps précieux, car l'interclassement élec tronique est beaucoup plus rapide que celui obtenu au moyen des procédés mécanographiques. L'inter- classement électronique procure également d'autres avantages ; il permet d'utiliser, dans le cas d'installa- tions importantes, moins d'ensembles d'interclasse ment que d'ensembles d'impression; de plus, il per met de replacer facilement la bande en arrière dans une position déterminée.
En effet, s'il est facile de rebobiner une bande, par contre il est problémati que de rebobiner en phase 2 bandes destinées à l'in- terclassement.
Le mode d'exploitation précédemment décrit est très souple en ce sens que les appareils mécano graphiques peuvent être également utilisés à d'autres fins que la comptabilisation des communications télé phoniques.
Des explications qui précèdent, il résulte que l'on pourrait se contenter de 4 dérouleurs de bande DB (fig. 1), puisque l'opération la plus compliquée, c'est-à-dire l'interclassement électronique, nécessite seulement 4 dérouleurs. En fait, on utilise 6 dérou leurs. On peut ainsi mener en parallèle l'interclasse- ment électronique et d'autres opérations utilisant un dérouleur, telles que le transcodage. Le sixième dé rouleur sert de secours. Le commutateur CDB per met d'utiliser ces dérouleurs dans les meilleures con ditions.
Pour éviter des manipulations inutiles, une bande est toujours lue sur le dérouleur utilisé pour l'enregistrement et la lecture a lieu sans réenroule- ment préalable.