CH401297A - Procédé de soudage à l'arc et électrode pour sa mise en oeuvre - Google Patents

Procédé de soudage à l'arc et électrode pour sa mise en oeuvre

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CH401297A
CH401297A CH7657859A CH7657859A CH401297A CH 401297 A CH401297 A CH 401297A CH 7657859 A CH7657859 A CH 7657859A CH 7657859 A CH7657859 A CH 7657859A CH 401297 A CH401297 A CH 401297A
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Description


  Procédé de soudage à l'arc et électrode pour sa mise en     aeuvre       L'invention comprend un procédé de soudage à  l'arc, en courant continu à polarité directe entre une  électrode consommable et un ouvrage, l'arc et la sou  dure étant maintenus en atmosphère protectrice de  gaz oxydant. Ce procédé peut être appliqué aux mé  taux ferreux et en atmosphère de gaz carbonique  comme gaz protecteur oxydant. L'invention comprend  également une électrode pour la mise en     oeuvre    de  ce procédé.  



  Le gaz carbonique a déjà été proposé et est utilisé  comme atmosphère protectrice de l'arc, à électrode  consommable. Dans le cas de l'acier, l'anhydride car  bonique est un gaz relativement inerte et s'est révélé  comme constituant une atmosphère appropriée pour  mettre la soudure à l'abri de l'air. Mais le     C02    utilisé  comme atmosphère protectrice a l'inconvénient ma  jeur et quasi rédhibitoire que le transfert de métal de  l'électrode à l'ouvrage se fait sous forme de globules  et dans des directions absolument quelconques, ce  qui rend l'arc instable et incontrôlable et rompt l'at  mosphère gazeuse protectrice. Ledit procédé s'ac  compagne donc d'une production considérable d'écla  boussures qui adhèrent à l'ouvrage et s'accumulent  dans la buse d'injection du gaz protecteur.

   Ces incon  vénients ont pu être surmontés en partie,     suffisamment     pour rendre le procédé utilisable en pratique, entre  autres en maintenant un arc extrêmement     court,    à  peu près complètement noyé sous la surface de l'ou  vrage. Mais cette solution, qui s'est révélée industriel  lement réalisable dans le cas du soudage mécanique où  il est possible d'entretenir avec précision de tels arcs    noyés  , n'est cependant pas la solution la meilleure  et, en tout cas, elle ne convient pas au soudage à  main car l'ouvrier est incapable de conserver à l'arc  la très courte longueur requise. En outre, avec un    arc de cette courte longueur, le cordon de soudure  est nécessairement étroit et surélevé, et le renforce  ment voulu de la soudure ne peut pas être obtenu.  



  C'est pourquoi on a depuis longtemps cherché  un procédé de soudage à l'arc à électrode consomma  ble, en atmosphère de gaz carbonique ou autre gaz  oxydant, dans lequel le     transfert    de métal de l'élec  trode à l'ouvrage soit réalisé par jet axial finement  pulvérisé. Ce     transfert    par jet de métal consiste en  une succession de fines gouttelettes métalliques sépa  rées projetées     axialement    de l'électrode vers l'ouvrage.

    Outre les avantages que ce mode de transfert procure  du point de vue de l'opération de soudage, le trans  fert par jet assure le rôle important de permettre au  métal fondu de franchir l'arc, à partir de l'électrode  jusqu'à l'ouvrage, sans entraîner une instabilité quel  conque de l'arc, sans courts-circuits et sans perturba  tion de l'enveloppe de gaz protecteur. Ce mode de  transfert donne un arc stable, régulier, dénué d'écla  boussures, dans lequel le métal de soudure fondu et  vaporisé est tenu constamment à l'abri de l'air par un  courant continu et stable de gaz protecteur.     C'est-          à-dire    que le transfert par jet pulvérisé axial dans des  arcs protégés par le gaz carbonique     éliminerait    la  nécessité d'entretenir un arc court ou   noyé  .

      On connaît d'autre part, et on utilise largement,  le soudage à l'arc à     transfert    par jet pulvérisé axial, à  électrode consommable et protégé par un gaz inerte,  par emploi d'une polarité inverse d'une     forte    densité  de courant, et d'une atmosphère protectrice d'un gaz  inerte tel que l'argon. Un tel procédé permet de réali  ser des soudures excellentes sur tous métaux et en  toutes positions. Le succès de ce procédé tient notam  ment à la réunion de divers moyens qui coopèrent      pour produire le transfert du métal par jet pulvérisé  de l'électrode à l'ouvrage.  



  On réalise également déjà d'excellentes soudures  avec transfert par jet pulvérisé, pour le soudage de  tous métaux en toutes positions, en opérant avec une  électrode continue protégée par un gaz inerte, en cou  rant alternatif et à polarité directe. De tels procédés       comportent    l'addition à l'électrode travaillant en Ca  thode, d'éléments qui se décomposent dans l'atmo  sphère protectrice inerte ou pour libérer des éléments  coopérant avec le métal de la cathode et le gaz pro  tecteur pour produire le phénomère de transfert par  jet pulvérisé.  



  D'une manière générale, on a suggéré d'ajouter  des additifs pour l'arc à protection par gaz oxydant.  Mais les conditions électriques et chimiques qui rè  gnent autour de l'arc en atmosphère de gaz oxydant  sont entièrement     différentes    de celles qui règnent dans  le cas de l'arc en atmosphère inerte d'argon ; cette  constatation     explique    sans doute le fait qu'un additif  qui assure le transfert par pulvérisation dans le cas  d'un arc à gaz protecteur inerte peut ne donner aucun  résultat avantageux semblable dans le cas d'une  atmosphère oxydante telle que le gaz carbonique,  peut raisonnablement s'expliquer, malgré la similitude  apparente au premier abord, par l'importante diffé  rence des conditions régnant au voisinage de la ca  thode dans les deux cas.

   Pratiquement, tout composé  métallique, exposé aux très hautes températures ré  gnant dans la zone de l'arc de soudure se décompose  en libérant un ion métallique positif. Dans une atmo  sphère inerte, la concentration des ions métalliques  non combinés est supposée rester élevée parce que,  dans une telle atmosphère non réactive, l'équilibre  aux températures élevées favorise de hautes concen  trations en atomes et ions libres. C'est ce qui, dans  les procédés précités, permet la formation d'une sur  face cathodique composite fortement émissive, à con  dition d'apporter les métaux appropriés.

   Le film élé  mentaire d'additif métallique formé sur le métal de  base, à la condition que cet additif soit convenable  ment choisi parmi les métaux alcalins, alcalino-terreux  et terres rares, abaisse la fonction de travail et aug  mente l'émissivité superficielle à l'emplacement con  venable de la cathode. Mais si l'arc est protégé par  une atmosphère oxydante telle que     C02,    l'équilibre  est notablement déplacé en faveur de la formation  d'oxydes et, pour cette raison, on suppose qu'il existe  sur le métal de la cathode une quantité beaucoup plus  grande d'oxydes métalliques, et beaucoup moins  d'atomes et d'ions     métalliques    libres.

   Rétrospective  ment, cette situation apparaît comme l'une des prin  cipales raisons qui ont fait que les agents pulvérisa  teurs très efficaces en atmosphères inertes sont tota  lement inefficaces pour le transfert par jet en atmo  sphère de     C02    ou en d'autres atmosphères oxydantes.  



  Quoi qu'il en soit, il n'a pas été possible jusqu'à  présent de réaliser un dépôt de soudure exempt d'écla  boussures en utilisant un arc à projection axiale à    l'électrode consommable protégée par un gaz oxydant  tel que le C02.  



  Le procédé que comprend l'invention est carac  térisé en ce que l'on munit au moins l'extrémité de  l'électrode d'un additif constitué par un composé du  césium et un composé adjuvant coopérant avec le  césium dans la zone de l'arc de manière à provoquer  entre l'électrode et l'ouvrage un transfert du métal  sous forme d'un jet     axialement    projeté de gouttelettes  de métal.  



  Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une  mise en     aeuvre    du procédé que comprend l'invention.  Les     fig.    1 et 2 sont des vues schématiques, res  pectivement en élévation et en plan, d'une installation  de préparation d'une électrode filiforme utilisée dans  cette mise en     aeuvre,    et  la     fig.    3 est une vue schématique d'une installation  pour l'application d'un additif à l'électrode filiforme.  Le mode préféré d'introduction dans l'arc d'un  additif de pulvérisation consiste à l'ajouter à la sur  face de l'électrode constituée par un fil nu. Pour cela,  on peut d'abord préparer la surface du fil, puis faire  passer le fil décapé à travers une solution ou une  bouillie de l'additif.  



  Les     fig.    1 et 2 représentent schématiquement une  installation destinée au nettoyage électrolytique de  l'électrode filiforme en vue de préparer sa surface à  recevoir l'additif. A cet effet, l'électrode filiforme 41  provenant d'une bobine 42 est passée dans un bain  acide 43. Le fil est guidé à travers ce bain entre des  électrodes 44, 45 au moyen de galets de guidage 46.  Le bain peut comprendre, par exemple, environ 1,8 kg  de     trioxyde    de chrome et<B>1,35</B> kg d'acide sulfurique  dissous dans 26,4 litres d'eau. On fait passer dans le  bain, entre les électrodes 44 et 45 un courant continu  d'environ 100 ampères.

   Le fil passe ensuite dans un  bac d'eau de rinçage 47, puis dans un sécheur 48 où  il est bien séché avant d'être     réenroulé    sur une bobine  49. La vitesse de passage du fil à travers cette instal  lation de décapage acide peut être d'environ<I>6,25 ml</I>  minute. De cette manière, la surface du fil est rendue  sensiblement exempte de toutes matières étrangères et  impuretés qui pourraient gêner l'application de l'ad  ditif.  



  Le fil préparé de cette façon ou par toute autre  méthode équivalente lui donnant une surface unifor  mément     mouillable    par une solution de l'additif, est  ensuite passé à travers une telle solution pour recevoir  en surface une légère couche de celui-ci. Une installa  tion appropriée à cette application est représentée à  la     fig.    3. Le fil 51, déroulé de la bobine 52, passe sur  un galet 53 qui plonge     partiellement    dans un bain 54  d'additif, dont la composition sera précisée plus loin.  A la sortie du bain, le fil 51 traverse un sécheur 55  et il est enroulé sur une bobine 56, de préférence dis  posée de     manière    à pouvoir constituer la bobine d'ali  mentation d'une installation classique de soudage à  l'arc.

   Bon nombre des additifs appropriés sont solu  bles dans l'eau, et le bain 54 est constitué, dans la  mise en     couvre    la plus simple, par une solution      aqueuse. Cependant, d'autres solvants que l'eau peu  vent être utilisés. On a constaté que l'uniformité de  la répartition de l'additif sur le fil est améliorée par  l'addition d'un mouillant au bain. De nombreux  mouillants connus peuvent être utilisés à cet effet.  Dans le cas d'une solution aqueuse ayant une concen  tration de l'ordre de 50 à 150 g de produit par litre  d'eau, un résultat     satisfaisant    est obtenu en faisant  passer le fil dans la solution à la vitesse d'environ  6,25     m/mn.    D'autres dispositifs peuvent naturelle  ment être utilisés pour l'application de l'additif à  l'électrode.  



  Le point le plus important dans la préparation du  fil est le choix de l'additif à appliquer. L'application  d'un mélange     synergétique    d'un composé du césium et  d'un autre composé de métal alcalin assure le trans  fert voulu par pulvérisation avec polarité directe en  atmosphère de     C02    d'une façon tout à fait compara  ble à ce qu'on obtient avec polarité inversée en atmo  sphère d'argon. Les métaux alcalins autres que le  césium sont le sodium, le potassium, le rubidium, le  lithium et le francium. Les composés préférés sont  les composés oxygénés tels, par exemple,     qu'hydroxy-          des,    carbonates et nitrates.  



  Le tableau I indique quelques exemples de com  positions de l'additif de pulvérisation donnant de bons  résultats quand on opère le soudage à un niveau de  courant immédiatement au-dessus de la valeur de tran  sition entre les transferts par gouttes et par pulvérisa  tion. Les électrodes filiformes utilisées, et désignées  par A, B et     C    dans le tableau I ont la composition  chimique nominale suivante  
EMI0003.0007     
  
    <I>Fil <SEP> A <SEP> : <SEP> C</I> <SEP> 0,10 <SEP> 0/0
<tb>  Mn <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 0,95 <SEP> 0/0
<tb>  Si <SEP> 0,45 <SEP> 0/0
<tb>  P <SEP> 0,015 <SEP> 0/0
<tb>  S <SEP> 0,0201/o
<tb>  <I>Fil <SEP> B <SEP> :

   <SEP> C</I> <SEP> 0,093%
<tb>  Mn <SEP> . <SEP> .. <SEP> 1,97 <SEP> 0/o
<tb>  Si <SEP> 0,76 <SEP> 0/0
<tb>  P <SEP> . <SEP> . <SEP> 0,015%
<tb>  S <SEP> . <SEP> . <SEP> .... <SEP> 0,020%
<tb>  <I>Fil <SEP> C <SEP> : <SEP> C</I> <SEP> 0;06 <SEP> 0/0
<tb>  Mn <SEP> .. <SEP> ...... <SEP> 1,12 <SEP> 0/0
<tb>  Si <SEP> 0,36 <SEP> 0/0
<tb>  P <SEP> 0,025 <SEP> 0/o
<tb>  S <SEP> <B>0,0170/0</B>
<tb>  Cr <SEP> 0,14 <SEP> 0/o
<tb>  Mo <SEP> .... <SEP> . <SEP> 0,41 <SEP> 0/0
<tb>  Ni <SEP> ... <SEP> . <SEP> .. <SEP> 1,24 <SEP> 0/o
<tb>  V <SEP> 0,15 <SEP> 0/0       Dans chacun des exemples indiqués au tableau I,  le fil a été décapé par voie électrolytique, puis a reçu  l'application de l'additif, exactement comme décrit  ci-dessus. Le tableau indique le poids en grammes  de chaque composé dissous dans assez d'eau pour  
EMI0003.0008     
      donner un litre de solution.

   Dans chaque exemple  dudit tableau, on a réalisé en atmosphère de     C02    et  par pulvérisation axiale un bon transfert comparable  à ce qui est obtenu en atmosphère d'argon avec  polarité inverse. Comme additifs de pulvérisation pré  férés, on peut citer, par exemple, les mélanges de  Cs2 C03 avec Na2 C02, de Cs2 C03 avec K2C03, de  CsOH avec NaOH, de CsOH avec KOH, et de  CsN03 avec NaN03. On préfère en général utiliser  un composé oxygéné du césium en mélange avec un  composé     similaire    du sodium ou du potassium. Le  francium paraît être de peu d'utilité pratique en rai  son de sa radioactivité, de sa rareté et de son prix.  



  On a constaté que l'on obtient de meilleurs résul  tats pour     certaines    proportions     définies    du mélange  des composés. Les études faites ont montré que l'in  tensité du courant à laquelle on obtient la transition  du     transfert    en gouttelettes au     transfert    en jet pulvé  risé, passe par un minimum lorsque le rapport entre  les deux composés est tel que la solution contient sen  siblement le même nombre d'atomes de césium et  d'atomes de l'autre métal alcalin utilisé.

   C'est ainsi,  par exemple, que, dans un mélange de Cs2C03 avec  Na2C03, ou de CsOH avec NaOH, les proportions  atomiques du césium et du sodium sont égales,     c'est-          à-dire    qu'il y a un atome Cs pour chaque atome Na  quand les poids des deux composés sont entre eux  dans le même rapport que leurs masses moléculaires.  D'autre part, si le mélange choisi est constitué par  CsOH avec Na2C03, le minimum du courant de  transition est atteint lorsqu'il y a deux fois plus de  molécules CsOH que de molécules Na2C03.

   C'est ce  qu'établissent les résultats des     essais        reportés    au ta  bleau II qui montre comment varie l'intensité du  courant à laquelle se fait le passage de l'un à l'autre  des deux modes de transfert de métal quand on fait  varier le poids du second composé de métal alcalin  par rapport au poids du composé de césium, de ma  nière que le rapport entre le nombre d'atomes du  second métal     alcalin    et le nombre d'atomes de césium  soit égal à 1/2, 1 et 3/2.

    
EMI0004.0011     
  
    <I>Tableau <SEP> 11</I>
<tb>  Intensité <SEP> du <SEP> courant <SEP> de <SEP> transition
<tb>  pour <SEP> une <SEP> valeur <SEP> du <SEP> rapport <SEP> entre <SEP> les
<tb>  Composition <SEP> nombres <SEP> d'atomes <SEP> du <SEP> second <SEP> métal
<tb>  de <SEP> l'additif <SEP> alcalin <SEP> et <SEP> de <SEP> césium <SEP> égale <SEP> à
<tb>  1/2 <SEP> 1 <SEP> 11/2
<tb>  Cs,

  C03 <SEP> -I- <SEP> Na2C03 <SEP> 325 <SEP> 295 <SEP> 305
<tb>  Cs2C03 <SEP> -f- <SEP> Rb2C03 <SEP> 320 <SEP> 305 <SEP> 325
<tb>  Cs2C03 <SEP> -f- <SEP> K2CO3 <SEP> 330 <SEP> 315 <SEP> 350
<tb>  CsOH <SEP> -I- <SEP> NaOH <SEP> 330 <SEP> 305 <SEP> 310
<tb>  CsOH <SEP> -f- <SEP> KOH <SEP> 325 <SEP> 300 <SEP> 345
<tb>  CsCI <SEP> -i- <SEP> NaCl <SEP> 350 <SEP> 340 <SEP> 370
<tb>  CsOH <SEP> -I- <SEP> Na2C03 <SEP> 330 <SEP> 305 <SEP> 315       L'allure des     variations    de l'intensité du courant  de transition en fonction des proportions relatives du  césium et de l'autre métal alcalin montre que l'inten  sité minimale du courant de transition correspond à    une concentration de la solution en     K2CO3    comprise  entre 16 et 20 g/1.

   Le calcul,     effectué    en     partant    des  masses atomiques des éléments en cause, montre que  le nombre d'atomes de césium est égal à celui d'ato  mes de potassium quand la composition est de 40 g  de     CsC03    et 17 g de     K2C03.    On peut encore obtenir  de bons résultats pour des valeurs du rapport entre  atomes métalliques s'écartant de la valeur optimale  de 1/1, mais il vaut mieux ne pas franchir les limites  5/1 et 1/5 (sans descendre, d'autre     part,    au-dessous  d'un minimum d'environ<B>0,01</B> 0/0 en poids de l'élec  trode pour le poids de césium introduit), si l'on veut  obtenir les meilleurs résultats.  



  La quantité d'agent producteur de jet pulvérisé  qu'il convient d'ajouter à l'électrode filiforme confor  mément à l'invention, n'est pas critique, à condition  de dépasser un certain minimum. A titre d'exemple,  dans le cas du procédé de traitement du fil décrit plus  haut en détail, on a constaté que le fil ainsi traité peut  contenir ou recevoir environ 0,03 0/o de son poids en  additif. Cette quantité minimale peut être différente  selon la nature du fil considéré ; on peut indiquer  pratiquement qu'elle doit être d'au moins 0,01 0/o en  poids environ. Le taux de 0,03 0/o s'est révélé satis  faisant pour la     plupart    des cas.  



  Une stricte maîtrise de la zone d'émission sur  l'électrode apparaît comme indispensable à l'obten  tion d'un     transfert    par jet pulvérisé. En atmosphère  de     C02    ou d'autre gaz oxydant, ce résultat est réalisé  par le traitement spécial de l'électrode comme indiqué  précédemment, mais uniquement si l'on opère en  polarité directe, c'est-à-dire avec une électrode néga  tive.  



  Les résultats expérimentaux ont été obtenus  d'abord avec des électrodes filiformes ferreuses, mais  l'invention peut s'appliquer également à des électro  des constituées en d'autres matériaux. D'autre part,  les expériences ayant montré que les résultats du sou  dage à l'arc sont fondamentalement différents en  atmosphère de     C02    ou autre gaz oxydant et en atmo  sphère inerte monoatomique et comme une atmo  sphère de     C02    favorise la formation d'oxydes métal  liques, l'invention peut s'appliquer également à des  atmosphères oxydantes autres que celle de     C02.     



  On a indiqué ci-dessus que l'on utilise un mélange  d'un composé du césium et d'un composé adjuvant  d'un métal alcalin, mais il est bien entendu que l'on  peut mélanger trois composés ou davantage, à la  condition que le mélange formé puisse fournir à la  cathode le césium et le métal adjuvant nécessaires  pour provoquer le transfert par jet pulvérisé. Quel  que soit le mélange, les proportions doivent être telles  que le nombre total d'atomes alcalins autres que les  atomes de césium soit égal au nombre d'atomes de  césium présents.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de soudage à l'arc, en courant continu et polarité directe entre une électrode consommable et un ouvrage, l'arc et la soudure étant maintenus en atmosphère protectrice par un courant de gaz oxy dant, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on munit au moins l'extrémité de l'électrode d'un additif constitué par un composé du césium et un composé adjuvant coopérant avec le césium dans la zone de l'arc de manière à provoquer entre l'électrode et l'ouvrage un transfert de métal sous forme d'un jet axialement projeté de gouttelettes de métal.
    II. Electrode pour la mise en #uvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une surface conductrice contenant un addi tif susceptible de provoquer un transfert de métal par jet pulvérisé, cet additif étant constitué par un com posé du césium en mélange avec un composé d'un métal alcalin autre que le césium. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'additif comprend, outre le composé de césium, un composé d'un métal adjuvant. 2. Procédé selon la sous-revendication 1, carac térisé en ce que le métal adjuvant est un métal alcalin autre que le césium. 3. Procédé selon la sous-revendication 2, caracté risé en ce que le métal adjuvant est le sodium. 4.
    Procédé selon la sous-revendication 2, caracté risé en ce que le métal adjuvant est le potassium. 5. Procédé selon la sous-revendication 1, carac térisé en ce que les composés sont oxygénés. 6. Procédé selon la sous-revendication 1, caracté risé en ce que l'additif est un mélange d'un composé du césium et d'un composé du métal adjuvant. 7. Procédé selon la sous-revendication 6, carac térisé en ce que les deux composés comportent 1e même anion. 8. Procédé selon la sous-revendication 2, carac térisé en ce que le rapport entre le nombre d'atomes de césium et le nombre d'atomes de métal alcalin adjuvant de l'additif est compris entre 1/5 et 5. 9. Procédé selon la sous-revendication 8, caracté risé en ce que le rapport est voisin de 1. 10.
    Procédé selon la revendication I et les sous- revendications précédentes, caractérisé en ce que l'ad ditif représente au moins 0,03 0/o en poids de l'élec trode. 11. Procédé selon la sous-revendication 10, ca ractérisé en ce que l'additif est ajouté à la surface de l'électrode. 12. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'électrode est utilisée en cathode. 13. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'électrode est filiforme. 14. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'électrode est un métal ferreux. 15.
    Procédé selon la sous-revendication 14, ca ractérisé en ce que l'électrode en métal ferreux con tient au moins un agent fortement réducteur, et en ce que l'adjuvant est un composé d'un métal alcalin. 16. Procédé selon la sous-revendication 15, ca ractérisé en ce que l'électrode en métal ferreux con tient au moins 0,25 0/o de manganèse et au moins 0,25 0/o de l'agent fortement réducteur. 17. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le césium contenu dans l'additif représente au moins 0,01 0/o du poids de l'électrode. 18. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on utilise un courant d'une intensité d'au moins 200 ampères.
CH7657859A 1958-08-06 1959-08-04 Procédé de soudage à l'arc et électrode pour sa mise en oeuvre CH401297A (fr)

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