Appareil de prise de cotes d'une rectifieuse intérieure
La présente invention a pour objet un appareil de prise de cotes d'une rectifieuse intérieure, suivant la revendication et les sous-revendications 1 et 3 du brevet principal.
Cet appareil est caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif compensateur agissant sur lesdits leviers pour empêcher que chacun de ceux-ci se déplace par rapport au coulisseau qui le porte au cours des mouvements desdits coulisseaux modifiant leur écartement, de manière que ces mouvements, destinés au réglage initial de l'appareil en fonction du diamètre de l'alésage à contrôler, n'affectent pas la lecture de la mesure, les leviers se déplaçant parallèlement à eux-mêmes, en un mouvement de translation, au cours des déplacements des coulisseaux.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation, avec coupes partielles d'un appareil de prise de cotes pour rectifieuse intérieure;
la fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1, et
les fig. 3 et 4 sont des vues en perspective, schématiques, de deux détails de l'appareil.
L'appareil représenté comprend un bâti 26 destiné à être monté sur une rectifieuse intérieure à l'aide de moyens non représentés qui lui permettent de se déplacer dans deux directions perpendiculaires l'une à l'autre, correspondant au plan de chacune des fig. 1 et 2. Ce bâti 26 porte une coulisse 27 sur laquelle se déplace un support coulissant 28 susceptible de se déplacer suivant la direction de la flèche 29 (fig. 2) Ce support coulissant 28 porte, maintenues en place par des brides 30 elles-mêmes fixées par des vis 31, deux colonnes de guidage 32 sur lesquelles se déplacent deux coulisseaux 33 servant de supports à deux leviers 34 de prise de cotes. Ces deux leviers se prolongent par deux palpeurs 35 (fig. 4), rapportés sur ces leviers, et se terminant par les organes de palpage proprement dits, désignés par 36.
Les palpeurs 35 sont bloqués sur les leviers 34 à l'aide de vis 37, ce qui permet de les démonter pour les remplacer par d'autres palpeurs adaptés à la pièce dont l'alésage est à mesurer.
Les leviers 34 sont chacun articulés en 38 sur leur support 33 au moyen de roulements à billes 39 à double rangée de billes à contact oblique. Lorsque ces leviers 34 sont stationnaires, leur écartement est fonction du diamètre de l'alésage dans lequel les organes de palpage 36 sont engagés; cet écartement est mesuré à l'aide d'un comparateur à commande pneumatique non représenté, qui indique la cote que l'on désire connaître, et qui est relié, par une canalisation souple non représentée s'engageant sur un embout 39 (fig. 1), à un conduit 40 relié lui-même à un passage 41 ménagé dans l'un des leviers 34.
La manière dont la mesure est prise pneumatiquement sera indiquée plus loin.
Le réglage initial de l'appareil, en fonction du diamètre de l'alésage à mesurer, s'effectue en faisant varier l'écartement des coulisseaux 33. A cet effet, les coulisseaux sont rappelés par deux ressorts à boudin 42 (fig. 1), prenant appui sur le support coulissant 28 et poussant les deux coulisseaux 33 en direction l'un de l'autre. Une pièce de commande de leur écartement, désignée par 43, est interposée entre les deux coulisseaux 33. Elle est engagée dans des gorges 44 ménagées dans les colonnes 32, ce qui sert à la guider longitudinalement. Cette pièce de commande 43 est maintenue en place sur les colonnes 32 par une plaque d'assemblage 45 maintenue ellemême par des vis 46, dont le profil correspond à celui de la pièce 43.
Cette dernière présente, en sa partie médiane, une came 43a, en forme de coin, sur chaque face inclinée de laquelle prend appui un doigt 47 porté par chacun des coulisseaux 33. Ainsi, l'écartement de ces derniers est fonction de la position longitudinale de la pièce de commande 43. Celle-ci est déplacée longitudinalement par une vis de réglage 48, prenant dans un taraudage diamétral pratiqué dans l'une des colonnes 32, et qui est montée rotativement sur la pièce 43. Ainsi, en vissant plus ou moins la vis de réglage 48, on déplace longitudinale- ment la pièce de commande 43. Pour sa commande, la vis 48 présente, à son extrémité postérieure, une partie 48a de section polygonale, engagée de façon coulissante dans un poulet de commande 49, luimême monté rotativement sur une bride 26a du bâti 26.
Grâce à cette disposition, on fait tourner la vis 48 en actionnant le poulet de commande 49, alors même que la vis 48 peut se déplacer longitudinalement par rapport à ce poulet, en même temps que se déplace le support coulissant 28 sur la coulisse 27.
L'appareil représenté comprend en outre un mécanisme de compensation des variations d'écartement des coulisseaux 33 tel que le réglage initial de l'appareil, en fonction du diamètre de l'alésage à contrôler, n'affecte pas la lecture de la mesure. Ce mécanisme de compensation comprend une pièce de compensation 50 articulée en 51 sur la pièce de commande 43 au moyen d'un roulement à billes identique aux roulements 39 servant à l'articulation des leviers 34 sur les coulisseaux 33. Cette pièce de compensation, qui peut ainsi osciller librement entre les leviers 34, présente, à son extrémité postérieure, une came de compensation 50a, en forme de coin, dont les plans inclinés présentent la même pente que celle des plans inclinés de la came 43a.
Deux doigts 52 et 53, portés chacun par l'un des leviers 34, prennent appui sur la came de compensation 50a. I1 est à remarquer que le doigt 53 est percé axialement en 54, ce perçage communiquant avec le passage 41 ménagé dans le levier 34 qui le porte. Enfin, un ressort à boudin 55 est accroché à deux chevilles 56 portées l'une par la pièce de compensation 50 et l'autre par le levier 34 portant le doigt 52, de telle sorte que la came de compensation 50a est maintenue constamment en contact avec le doigt 52.
Lors des déplacements longitudinaux de la pièce de commande 43, produisant des variations de l'écartement des coulisseaux 33, la came de compensation 50a, agissant sur les doigts 52 et 53, empêche qu'un déplacement relatif se produise entre chacun des leviers 34 et le coulisseau 33 qui le porte. I1 en résulte qu'au cours des déplacements de ces coulisseaux, nécessités par le réglage initial de l'appareil, les leviers 34 se déplacent parallèlement à eux-mêmes en un mouvement de translation, de telle sorte que la mesure indiquée par le comparateur n'est pas affectée par le réglage initial de l'appareil.
Lorsqu'au contraire les coulisseaux 33 sont stationnaires, une fois le réglage initial de l'appareil effectué, l'écartement des leviers 34 varie en fonction des variations du diamètre de l'alésage à contrôler. La came de compensation 50a étant maintenue en contact avec la cheville 52 par le ressort 55, ces variations d'écartement des leviers 34 se traduisent par des variations de la distance entre la cheville 53 et la came 50a, lesquelles variations servent à la commande du comparateur pneumatique fournissant la mesure désirée.
Une fois la prise de cote terminée, les deux organes de palpage 36 doivent être rapprochés l'un de l'autre pour pouvoir être dégagés de l'alésage dont la cote a été contrôlée : à cet effet, les leviers 34 sont soumis à l'action de deux cylindres de commande 57 agissant sur les extrémités postérieures de ces leviers pour les écarter l'une de l'autre.
I1 est à remarquer que l'appareil comprend un dispositif de blocage qui intervient, une fois que le réglage initial de l'écartement des coulisseaux 33 est effectué, pour empêcher toute variation de cet écartement au cours de la mesure. Ce dispositif de blocage comprend deux plaques 58 et 59 prenant appui sur des vis 60 que présentent les dispositifs d'articulation des leviers 34 sur les coulisseaux 33 et de la pièce de compensation 50 sur la pièce de commande 43. Ces deux plaques de blocage 58 et 59, qui n'ont pas été représentées à la fig. 1, peuvent être pressées l'une en direction de l'autre par une vis centrale de blocage 61.
Ce dispositif de blocage n'empêche pas les articulations 38 et 51 de jouer librement, mais empêche d'une part tout déplacement longitudinal des pièces de commande 43 et de compensation 50 et d'autre part tout déplacement relatif des coulisseaux 33 l'un par rapport à l'autre.