Dispositif de remontage d'un mouvement d'horlogerie D'une manière générale dans les mouvements d'horlogerie, le dispositif de blocage unidirectionnel du rochet de remontage est constitué par un encli quetage comportant un cliquet pressé contre la den ture- du rochet par un ressort. Un tel dispositif pré sente le désavantage de ne pas permettre un recul suffisant du rochet<B>à</B> la fin, du remontage et de con server ainsi une surtension du ressort moteur. Cet-te surtension provoque souvent le<B> </B> rebattement<B> </B> du balancier, nuisible aux organes de l'échappement et <B>à</B> la régularité de marche de la montre, elle risque d'amener<B>à</B> la longue la rupture du ressort.
D'autre part, la mise en place<B>de</B> la plupart des cliquets est rendue délicate par la présence d'un ressort-fil cir culaire destiné<B>à</B> presser le talon du cliquet contre le rochet. En outre, lors du remontage, le travail<B>à</B> vide de la dent active du cliquet sur la denture du rochet produit un cliquetis désagréable, accentué encore dans les montres de qualité médiocre par le fait que cette denture n'est pas polie.
La présente invention a précisément pour objet un dispositif de remontage, comprenant un embrayage u nidirectionnel m, qui est disposé entre deux éléments <B>à</B> savoir l'organe de remontage et une pièce fixe, et qui comprend des organes de roulement roulant chacun entre une rampe d'un de ces éléments et une partie s'étendant en arc de cercle de l'autre élément.
<B>Ce</B> dispositif est caractérisé par le fait que cette rampe comprend un premier tronçon parallèle<B>à</B> la surface dudit autre élément et le long duquell'organe <B>de</B> roulement est entraÎné sans provoquer de coince ment, ce premier tronçon étant de longueur suffisante pour permettre<B>à</B> l'organe de remontage un recul assurant le relâchement de la surtension du ressort, ledit premier tronçon étant limité<B>à</B> une extrémité par une surface plane formant un angle au plus égal <B>à 900</B> avec ledit premier tronçon,
et se prolongeant <B>à</B> l'autre extrémité par un deuxième tronçon profilé de manière<B>à</B> délimiter avec la sur-face <B>de</B> l'élément mobile un espace allant en décroissant au fur et<B>à</B> mesure que l'on s'éloigne du premier tronçon, l'organe de remontage pouvant glisser sur l'organe de roulement lorsque celui-ci vient buter contre ladite surface plane et se bloquant lorsque l'organe de roulement est entramé en sens inverse sur le deuxième tronçon.
Ledessin représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet<B>de</B> l'invention et de plusieurs variantes.
La fig. <B>1</B> du dessin est une vue en plan du rochet, de la roue de couronne, du barillet et d'une partie du pignon de centre d'un mouvement d'horlogerie muni du dispositif de remontage, objet<B>de</B> Pinvention.
La fig. 2 est une coupe selon la ligne II-H de la fig. <B>1.</B>
La fig. <B>3</B> est un diagramme de remontage et de développement & un ressort de montre.
La fig. 4est une coupe correspondant<B>à</B> la partie supérieure de la fig. 2 et représentant une variante du dispositif.
La fig. <B>5</B> est une coupe selon la ligne V-V de la fig. 4.
Les fig. <B>6, 7</B> et<B>8</B> sont des coupes correspondant <B>à</B> l'extrémité droite de la fig. 4 et montrant des variantes des corps de roulement.
La fig. <B>9</B> est une coupe semblable<B>à</B> celle de la fig. 2 représentant un assemblage modifié des diffé rentes parties de l'embrayage.
La fig. <B>10</B> est une coupe semblable aux fig. 2 et <B>9</B> représentant un second assemblage. La fig. <B>11</B> est une vue en plan de la variante représentée<B>à</B> la fig. <B>10.</B>
La fig. 12 est une coupe partielle d'un moyeu séparé, utilisé dans l'assemblage des fig. <B>10</B> et<B>11.</B> La fig. <B>13</B> est une vue en plan du moyeu de la fig. 12.
Les fig. 14,<B>15</B> et<B>16</B> sont des coupes<B>de</B> trois différents types<B>de</B> rouleaux combinés, destinés<B>à</B> retenir<B>le</B> lubrifiant.
Au- dessin ffig. <B>1 -</B>et 2), le baril-let <B>1</B> contenant le ressort-moteur 2 est monté sur l'arbre<B>3</B> de la manière habituelle et sa denture engrène avec -le pignon de centre 4.
L'arbre de barillet<B>3</B> est pivoté dans une platine et dans un pont<B>6</B> du barillet au-dessus duquel il présente un carré<B>3</B> entraîné par le rochet<B>7</B> qui est fixé au moyen d'une vis 12.
Le rochet<B>7,</B> dont la denture<B>10</B> engrène avec celle de la roue de couronne<B>11</B> en liaison avec un mécanisme de remontoir non représenté, présente<B>à</B> sa face supérieure une creusure annulaire<B>8</B> coaxiale <B>à</B> l'arbre<B>3.</B>
Dans cette creusure s'ajuste librement<B>le</B> noyau fixe<B>13</B> de l'embrayage qui présente une collerette annulaire<B>13</B> faisant saillie vers le haut et solidaire en rotation du couvre-rochet 14. Le couvre-rochet 14 présente des dimensions suffisantes pour recouvrir complètement la creusure du rochet<B>7</B> et son talon est maintenu sur le pont du barillet<B>6</B> par la vis<B>15</B> servant habituellement<B>à</B> fixer le éliquet dans les montres deconstruction classique.
Le noyau<B>13</B> pré sente<B>à</B> sa périphérie une série de rampes de blocage <B>16,</B> séparées par des arêtes en forme de dents<B>17,</B> chaque rampe présentant une zone<B>- 16'</B> coaxiale<B>à</B> la paroi<B>9</B> de la creusure <B>8</B> -et une partie<B>16"</B> se rapprochant progressivement de cette par & Dans la construction représentée en fig. <B>1,</B> les dents<B>17</B> sont disposées<B>à</B> des intervalles de 401>,<B>de</B> sorte qu'il<B>y</B> a neuf dents et neuf rampes<B>de</B> blocage.
L'accouplement entre le rochet<B>7</B> et le noyau<B>13</B> est réalisé au moyen de rouleaux<B>18</B> en pierre fine de forme cylindrique et ayant un diamètre légèrement inférieur<B>à</B> la distance comprise entre la zone<B>16"</B> <B>de</B> la rampe et la paroi<B>9 de</B> la creusure.<B>Il y</B> a un rouleau pour chaque rampe<B>de</B> blocage.
On voit que pendant le fonctionnement, la rota tion de la roue de<B>-</B>couronne<B>11</B> en direct-ion de la flèche W' entraîne le rochet<B>7</B> dans la direction de la flèche W". Pendant ce temps les rouleaux<B>18</B> tendent<B>à</B> occuper les positions indiquées en traits pleins<B>à</B> la fig. <B>1.</B> Lorsque l'application de la force de remontage<B>à</B> la roue de couronne<B>11</B> cesse, soit pen dant<B>le</B> remontage, soit lorsque le ressort est coin- plùtement armé,
<B>le</B> rochet<B>7</B> est libéré dans la direc tion de la flèche BL. et déplace un ou plusieurs rouleaux<B>18</B> vers la partie<B>W\</B> de la rampe, où ces rouleaux- sonf alors coincés entre une surface<B>16"</B> et une paroi<B>9</B> dans la position -indiquée en traits interrompus -sur la -fig. <B>1,</B> ce- qui a pour effet & inter- rompre la rotation_ inverse -du rochet<B>-7.</B> Le recul obtenu avec cet embrayage<B>à</B> rouleaux est conditionné par le nombre et les dimensions des rampes de blo cage<B>16.</B> Dans la construction décrite il est de 30,
1 <B>à</B> 400 c'est-à-dire bien supérieur au recul de<B>100</B> envi ron obtenu avec les encliquetages du type habituel.
Dans la fig. <B>3,</B> l'axe OX représente le nombre <B>de</B> tours d'armage du ressort, l'axe OY représente la force exercée par le ressort, la surface OABCD représente la perte par friction et la ligne EF repré sente la courbe de détente uniforme désirée. Lorsque le ressort est complètement armé sa force atteint brusquement un, maximum B.
Si le remontage est interrompu<B>à</B> ce moment, avec un recul du rochet trop faible ou pas de recul du tout, la montre fonc- donnant, la force du ressort tombe du point surélevé B<B>à</B> la zone de fonctionnement normal qui commence en<B>C.</B> Le long<B>de</B> cette zone BC, il se produit géné ralement le phénomène appelé<B> </B> rebattement<B> </B> qui se traduit par une marche irrégulière de la montre et qui peut provoquer des dégâts dans l'échappement.
Si l'on parvient<B>à</B> éliminer pratiquement toute la zone BC par un recul suffisant, il est clair que le rendement du ressort sera plus régulier et par consé quent la marche de la montre sera améliorée.
Dans la forme d'exécution des fig. <B>1</B> et 2 le fonc tionnement de l'embrayage est radial, les rouleaux<B>18</B> étant disposés entre le pourtour du noyau<B>13</B> et la paroi<B>9</B> de la creusure<B>8.</B> Ce fonctionnement pourrait aussi être axial comme sur les fig. 4<B>à 8.</B> Sur la fig. 4 le rochet 22 est monté sur un carré de l'arbre de barillet 20 fixé au moyen de la vis<B>23 ;</B> sa denture 24 engrène avec celle d'une roue de couronne non représentée.
Dans la face inférieure de ce rochet est pratiquée une rainure annulaire<B>26</B> dont le profil dessiné en coupe<B>à</B> la fig. <B>5</B> présente une succession de dents<B>25</B> délimitant des rampes de blocage<B>26,</B> chacune de ces rampes comportant une zone pratiquement horizon- ta-le <B>26'</B> et une partie<B>26"</B> inclinée vers le bas. La surface supérieure du pont de barillet 21 peut être munie d'une rondelle<B>27</B> formant un chemin de rou lement pour une bille<B>28</B> en pierre fine disposée dans chacun des espaces délimités par les dents<B>25.</B> Ces billes ont un diamètre légèrement inférieur<B>à</B> la dis tance comprise entre la zone<B>16'</B> de la rampe et la rondelle<B>27.</B>
Pendant<B>le</B> remontage, le rochet 22 se déplace dans la direction de la flèche W" fig. <B>5</B> et les billes figurées en traits pleins peuvent rouler librement dans l'espace compris entre la zone<B>26'</B> et le chemin<B>de</B> roulement.
Lorsque le remontage est interrompu, la roue 22 est libérée dans la direction de la flèche BL jusqu'à ce qu'une ou plusieurs billes soient coincées entre la partie<B>26"</B> et la rondelle<B>27,</B> dans la position indiquée en traits interrompus. Le recul est fonc tion, comme précédemment, du nombre des rampes de blocage<B>26</B> et de leurs dimensions.
Dans la fig. <B>5,</B> il est prévu une seule bille<B>28</B> par rampe de blocage mais, en variante la bille<B>28</B> peut être remplacée par un rouleau<B>30,</B> fig. 6, ou par une bille<B>31</B> et un rouleau<B>32,</B> fig. <B>7,</B> ou encore par plusieurs billes<B>33,</B> fig. <B>8.</B> La disposition com prenant une seule bille ou un seul rouleau est cependant préférable.
Lorsqu'on désire démonter le dispositif de la fig. <B>1</B> en vue d'un nettoyage ou d'un#e réparation, on retire les vis 12 et<B>15</B> et l'on sou-lève <B>le</B> couvre- rochet 14 avec le noyau<B>13</B> de l'embrayage, décou vrant ainsi les rouleaux et le rochet<B>7</B> qui sont alors retirés séparément.
Afin d'éviter que des rouleaux<B>18</B> ne tombent dans le mouvement ou se perdent, on peut utiliser la disposition représentée en fig. <B>9,</B> dans laquelle le rochet<B>7,</B> le noyau<B>13,</B> le couvre-rochet 14 et les rouleaux<B>18</B> forment un assemblage secondaire qui peut être manipulé en bloc.
<B>A</B> cet effet le moyeu<B>35</B> du rochet présente un prolonge-ment <B>36</B> s'étendant vers le haut et débor dant suffisamment sur le noyau<B>13</B> de, l'embrayage pour constituer un sertissage lâche. Les rouleaux<B>18</B> sont recouverts par le couvre-rochet 14 qui est forcé sur la collerette annulaire<B>13',</B> comme indi qué précédemment.
Cet assemblage peut être facilement enlevé et replacé en bloc, le rochet étant fixé<B>à</B> l'arbre au moyen d'une vis<B>37 à</B> tête large, présentant une rainure<B>37'</B> pour Io-or la partie<B>36</B> du moyeu<B>35.</B> Le couvre-rochet 14 est fixé au pont comme pré cédemment par la vis<B>15,</B> L'assemblage secondaire peut lui-même être<B>dé-</B> monté séparément pour un nettoyage.
ges peuvent être fabriqués selon De tels assembla- des dimensions normalisées convenant aux différents mouvements de montres standard, de façon<B>à</B> pou voir être substitués sans difficulté aux encliqueta ges habituels.
L'opération de sertissage de la portée<B>36</B> du noyau de l'embrayage est délicate, car cette portée doit assurer un assemblage lâche entre les deux parties.
On peut remplacer cette disposition par le mon tage représenté sur les fi-.<B>10 à 13.</B>
<B>Z></B> Dans cette forme d'exécution le moyeu du rochet<B>39</B> présente vers le haut un prolongement annulaire traversant une ouverture centrale du noyau 43<B>de:</B> l'embrayage et s'ajustant<B>à</B> cran sur le couvre-rochet 40. Afin<B>de</B> permettre cet ajustement, le prolongement du moyeu est divisé, par des fentes parallèles, en segments élastiques 41 -et présente un rebord biseauté 42 s'étendant radialement vers l'exté rieur afin de permettre la fixation<B>à</B> cran du couvre- rochet 40<B>à</B> une distance déterminée au-dessus du noyau 43 de l'embrayage.
Le noyau 43 est immobilisé angulairement par deux saillies 44 s'engageant dans des ouvertures correspondantes du couvre-rochet 40 en s'y ajus tant<B>à</B> cran. Les trous supplémentaires 46-47 permettent d'ajuster<B>le</B> couvre-rochet dans un calibre différent ou dans un autre dispositif d'assemblage.
Pratiquement, il peut être avantageux que le moyeu du rochet forme une pièce séparée 48 fig. 12 et<B>13,</B> avec une portée 49 s'ajustant<B>à</B> cran dans un trou central du rochet<B>50,</B> où elle peut être soudée ou fixée par n'importe quel autre procédé de manière<B>à</B> former un élément unique correspondant au rochet<B>39</B> de la fig. <B>10.</B>
La partie supérieure de ce moyeu 48 sera divisée comme précédemment, par des fentes parallèles<B>51,</B> en segments élastiques 41,<B>de</B> manière<B>à</B> permettre un assemblage<B>à</B> cran avec le couvre-rochet. Au lieu de segmenter le moyeu du rochet, l'assemblage<B>à</B> cran peut être obtenu en pratiquant des entailles radiales, par exemple dans le couvre-rochet, qui s'étendent vers l'extérieur<B>à</B> partir du trou central.
Cette disposition permet l'emploi de matériaux différents pour le moyeu 48 et le rochet proprement dit (par exemple en acier spécial trempé pour ressorts, pour le moyeu et un acier plus doux ou un bronze pour le reste du rochet) ce qui améliore la qualité de l'ensemble.
Le fonctionnement doux et précis eun tel embrayage dépend dans une grande mesure d'une lubrification appropriée des différentes parties.<B>Il</B> est donc désirable d'avoir des rouleaux capables de rete nir, pendant de longues durées, des quantités adéqua tes de lubrifiant.
Le rouleau représenté en fig. 14 comprend un anneau<B>52</B> libre sur un moyeu<B>53'</B> venu de fabrica tion avec un disque<B>53.</B> Les espaces compris entre ces pièces fournissent des surfaces<B>à</B> partir desquelles le lubrifiant retenu par capillarité peut passer sur les surfaces adjacentes.
Le rouleau représenté en fig. <B>15</B> est formé de deux parties 54 en pierre fine fixées sur une cheville métallique<B>55</B> et présentant des faces extérieures pla tes et des faces intermédiaires convexes. Cette disposi tion tend<B>à</B> maintenir le lubrifiant dans les zones les pl-us étroites, mais lui permet d'alimenter convenable ment les surfaces adjacentes grâce<B>à</B> la force centri fuge due<B>à</B> la rotation du rouleau.
Le rouleau combiné<B>de</B> la fig. <B>16</B> est constitué par trois disques plats<B>57</B> en pierre fine, fixés sur une cheville métallique<B>58.</B> Leurs faces intermédiaires sont espacées de manière<B>à</B> retenir le lubrifiant par capilla rité. Un tel rouleau,<B>à</B> deux disques, est représenté en <B>59</B> sur la fig. <B>10.</B>
Les rouleaux combinés représentent par rapport aux rouleaux simples<B>18</B> une amélioration considé rable et pourraient être appliqués aux formes d'embrayage<B>à</B> rouleaux représentées aux fig. <B>1,</B> 2,<B>6,</B> <B>7</B> et<B>9.</B>
L'embrayage décrit peut présenter des dimensions telles que ses différents éléments peuvent être adaptés <B>à</B> un mouvement de montre courant sans modification particulière<B>de</B> sa disposition et sans augmentation sensible de sa hauteur. <B>Il</B> est bien entendu que des changements peuvent être apportés<B>à</B> la forme,<B>à</B> la disposition,<B>à</B> la cons truction et<B>à</B> la matière des différents éléments.