Appareil téléphonique à pré-paiement La présente invention a pour objet un appareil téléphonique à pré-paiement, destiné à être branché sur un réseau dans lequel la taxation des commu nications interurbaines s'effectue par envoi sur l'ap pareil d'un train d'impulsions de fréquence, fonction de la distance d'appel, comprenant au moins une enceinte dans laquelle les pièces versées sont mises en attente, des moyens pour l'encaissement successif de ces pièces, des moyens de détection de la valeur de chaque pièce encaissée, au moins une chaîne de comptage dans laquelle cette valeur est mémorisée et est diminuée au fur et à mesure de la réception desdites impulsions et enfin des moyens commandant lesdits moyens d'encaissement chaque fois que le montant mémorisé dans ladite chaîne devient nul.
Avec ce genre d'appareil, le paiement des com munications peut être par exemple exécuté à l'aide de pièces représentant des montants unitaires diffé- rents, par exemple, 10, 20 et 50 ct ou Fr. 1.- qui sont introduites dans l'appareil au travers de fentes séparées ou d'une fente unique, ces pièces prenant place dans l'enceinte d'attente dans un ordre cor respondant à celui de leur introduction.
La vitesse d'encaissement des pièces dépend uni , quement de leur valeur unitaire ; en effet, alors qu'une pièce de Fr. 1.- permettra la couverture d'une taxe téléphonique correspondant par exemple à dix impulsions de paiement, une pièce de 20 ct ne pourra couvrir qu'une taxe équivalente à deux de ces impulsions.
Même en contrôlant la fréquence d'encaissement des pièces versées, l'usager d'un tel appareil peut difficilement estimer le temps encore à disposition par exemple pour terminer sa conver sation compte tenu de la valeur de la dernière pièce encaissée de sorte que cette conversation peut fort bien être coupée avant son .terme, notamment si tou tes les pièces, versées, ont été déjà encaissées.
La présente invention a précisément pour objet un appareil téléphonique du type ci-dessus permet tant d'obvier à cet inconvénient ; à cet effet, cet appareil se caractérise par le fait qu'il comprend un dispositif indiquant à chaque instant le montant mé morisé dans la chaîne de comptage.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention La fig. 1 est une élévation de face d'un appareil téléphonique ; la fig. 2 représente le schéma de son circuit cal culateur et d'encaissement ; la fig. 3 est une vue de détail du circuit calcu lateur la fig. 4 est un diagramme explicatif du fonc tionnement de ce circuit.
La fig. 5 représente schématiquement le train d'impulsions de taxation qui est envoyé du central vers l'appareil.
Au dessin (fig. 1), 1 représente le boîtier d'un appareil téléphonique à pré-,paiement, muni à sa par tie supérieure d'une fourchette 2 sur laquelle repose un récepteur 3 relié au boîtier par un cordon flexible 4.
Le versement des pièces de monnaie s'effectue par exemple au travers d'une fente unique 5 au-des sous de laquelle se trouve un dispositif vérificateur non représenté pour le contrôle du poids et du cali bre des pièces introduites et un dispositif 6 (fig. 2) indiquant si le montant versé correspond au prix demandé pour une conversation locale, par exemple à 20 ct, ou si au contraire ce montant est au moins égal au prix de la plus courte conversation inter urbaine possible, par exemple à 30 ct.
Les pièces reconnues bonnes par le dispositif sont emmagasinées en file dans une enceinte 10, for mée d'un canal incliné visible en travers d'une fenêtre 11 pratiquée dans le boîtier :de l'appareil alors que celles dont les caractéristiques ne correspondent pas à l'étalonnage de ce dispositif sont restituées à l'usa ger dans une poche faisant saillie sur le boîtier et non visible au dessin.
La paroi inférieure de l'enceinte 10 est formée par un volet 10a rétractable par action d'un électro aimant 12. (fig. 2) actionné par la fourchette 2 toutes les fois que l'on repose le récepteur 3 ; ce volet mas que l'entrée d'un conduit non représenté aboutis sant à la poche précédemment décrite et grâce au quel les pièces de monnaie se trouvant encore dans l'enceinte 10 au terme d'une conversation peuvent être restituées à l'usager.
A son extrémité droite, le canal 10 aboutit à des dispositifs 13 pour le contrôle du montant des pièces encaissées, non représentés, qui sont en nom bre équivalent à celui des différents types de pièces utilisables avec l'appareil ; dans l'exemple représenté quatre types de pièces peuvent être introduites, notam ment des pièces de 10, 20, 50 et ou Fr. 1.-. Chaque dispositif de contrôle est relié à un dispositif de mar quage 14 inscrivant l'indication reçue dans la chaîne de comptage 7, dans laquelle les montants encaissés sont ainsi mémorisés.
Les pièces contenues dans le canal 10 ne peuvent pas descendre sans autre ce canal<B>;</B> elles sont en effet immobilisées par une butée non visible au des sin, disposée au bas de ce canal, en amont des dis positifs de contrôle 13, et pouvant être escamotée par ordre d'un dispositif d'encaissement 15 mis en service toutes les fois que la chaîne 7 marque les chiffres 0 ou 10', ce dernier chiffre étant atteint par les impulsions de taxe venant s'ajouter au chiffre marqué par la pièce encaissée en dernier.
A droite du disque 9, le boîtier de l'appareil re présenté est en outre découpé par une fenêtre la pour l'observation du cadran 16a d'un milliampère- mètre 16 branché sur la chaîne 7 de manière à indi quer à chaque instant le montant qui y est mémorisé. Ce cadran présente en effet neuf graduations 16b correspondant à des montants variant de 0 à 0,90 fr., et une aiguille 16c se meut au-devant de ces gradua tions.
Grâce à cet ampèremètre, l'usager d'un appa reil téléphonique est à même de se rendre compte, après encaissement d'une pièce, du temps restant à sa disposition pour terminer la conversation avant l'encaissement de la pièce suivante ou, en cas d'ab sence .d'une pièce de réserve, pour introduire de nou velles pièces dans l'appareil s'il veut continuer la conversation.
La chaîne de comptage représentée au dessin (fig. 3) est basée sur le système binaire mais il est évident que dans des variantes elle pourrait être réa lisée sur le système décadique ou dodécadique, par exemple lorsqu'elle .est destinée à mémoriser des montants payés en monnaie anglaise.
Cette chaîne comprend ici de manière connue quatre étages bistables, A, B, C et D, représentant respectivement les valeurs 1, 2, 4 et 8 dont les bor nes ont un potentiel nul lorsque ces étages ne sont pas excités et sont portés à un potentiel -U lors qu'ils le sont.
Chaque étage est relié à l'ampère mètre 16, l'étage A au travers d'une résistance de valeur 2R, l'étage B au travers d'une résistance R, l'étage C au travers d'une résistance
EMI0002.0025
et enfin l'étage D au travers d'une résistance
EMI0002.0026
Ainsi, pour une même tension -U apparaissant en amont de cha cune de ces résistances,
les courants les traversant seront les suivants résistance 2.R associée à l'étage A
EMI0002.0030
résistance R associée à l'étage B i résistance
EMI0002.0031
associée à l'étage C 2i résistance associée à l'étage D 4i La distance
EMI0002.0032
séparant chaque division du cadran 16a équivaut à un écart de courant mesuré par le milliampèremètre 16 égal à
EMI0002.0034
c'est-à-dire à une unité mémorisée dans la chaîne 7 ou à 10, et, valeur enregistrée par l'étage A.
L'indication donnée par ce milliampèremètre cor respond au nombre d'impulsions nécessaires pour amener la chaîne de comptage à 10, c'est-à-dire que le marquage est effectué à partir du chiffre complé mentaire du crédit à indiquer. C'est ainsi que le courant mesuré par le milliampèremètre et son in dication seront inversement proportionnels à la va leur de ce crédit : la déviation de l'aiguille sera donc maximum, lorsque le crédit équivaut à 0 et et mini mum si ce crédit est de 90 et.
Les étages A à D sont couplés entre eux de ma nière à permettre la mémorisation d'une valeur au plus égale à 15, chiffre qui n'est cependant jamais atteint avec cet appareil téléphonique puisque la pièce de valeur la plus grande susceptible d'être utilisée est une pièce de Fr. 1.- correspondant à une valeur 9 mémorisée dans la chaîne 7 (dix impulsions moins une impulsion d'encaissement).
La fig. 4 représente schématiquement l'état des étages ,A. à D pour les valeurs de 1 à 10.A titre d'exemple, la valeur 3 est obtenue en mémorisant le chiffre complémentaire 7 par excitation simultanée des étages A, B et C, l'étage D demeurant inactif l'aiguille de l'ampèremètre 16 indiquera un courant mesuré de 3,5 i égal à 7 divisions de 10, c'est-à-dire une valeur marquée de 30 et. Par trois impulsions de taxe successives, la chaîne de comptage arrivera au chiffre 10 ce qui correspond à une indication 0 pour le milliampèremètre 16.
La valeur 8 est par contre obtenue par excita tion de l'étage B (chiffre complémentaire 2) et le courant parcouru par l'ampèremètre sera alors égal à 2i, la déviation de l'aiguille 16c de l'ampèremètre 16 étant égale à deux divisions correspondant à 0, 8 fr.
L'aiguille 16c se déplace ainsi au-devant .du ca dran 16a proportionnellement au montant mémorisé dans la chaîne 7,en suivant bien entendu l'évolution de ce montant avec la même vitesse qui sera carac téristique de la fréquence des impulsions de taxes reçues par la chaîne 7.
Lorsqu'au cours d'une conversation, cette aiguille vient indiquer la valeur 0 et que l'enceinte 10 ne contient plus de pièces, l'appareil téléphonique s'ar rête automatiquement de fonctionner sous l'action d'un organe temporisé 17.
En effet dès que la chaîne 7 est à 10, le dispositif d'encaissement 15 entre en fonctionnement et le dispositif 13 ne peut livrer d'indication vers le dispositif 14 puisque aucune pièce de monnaie ne passe dans la caisse; l'organe de temporisation 17, qui est mis en marche par le dispositif 15 à chaque encaissement, est agencé de manière à déclencher l'appareil téléphonique après un temps i déterminé, légèrement supérieur à celui mis par une pièce de monnaie entreposée dans le canal 10 pour passer devant les organes de con trôle 13.
L'appareil décrit est destiné à être branché sur un réseau téléphonique dont la taxation des commu nications interurbaines est réalisée par envoi du cen tral vers cet appareil d'un train d'impulsions<I>a,,</I> a,2, as, ... (fig. 5) de fréquence proportionnelle à la dis tance du destinataire de l'appel ; à part ces impul sions, l'appareil reçoit des impulsions telles que b1, et b., destinées à la taxation du prix de location demandé.
Ces impulsions sont en nombre différent selon que l'appel commandé est un appel local ou interurbain, c'est-à-dire en définitive selon le cou plage de l'appareil au réseau téléphonique: dans l'exemple représenté, les impulsions correspondant à la location pour conversation interurbaine sont au nombre de 2, une seule impulsion étant émise par le central lorsqu'il s'agit d'une conversation urbaine. Chaque impulsion équivaut ici à 10 ct.
Dans un cas comme dans l'autre, les impulsions de location sont émises dans un écart de temps t2 identique.
Toutes les impulsions émises vers l'appareil par le réseau R sont automatiquement enregistrées par un compteur 18 et dirigées sur la chaîne 7 où leur valeur est déduite de celle mémorisée sur cette chaîne. L'éloignement du récepteur 3 de la fourchette 2 a pour effet de manoeuvrer un dispositif de contact 2.1 reliant l'appareil au réseau téléphonique, cette liai son étant interrompue dès que le récepteur est à nou veau posé sur la fourchette.
La chaîne de comptage, le dispositif d'encaisse ment, les mémoires, le dispositif de marquage et de soustraction sont constitués par des montages trans istorisés ; en outre tous les relais de commande sont des relais prémagnétisés. L'appareil décrit a donc une consommation de courant très faible de sorte que la capacité de sa batterie tampon peut être réduite au minimum permettant ainsi un dimensionnement raisonnable du boîtier de l'appareil. En outre,
le nombre relativement peu élevé de relais qu'il con tient élimine dans une grande mesure le risque de panne auquel les appareils classiques sont habituel lement soumis.
L'invention n'est bien entendu pas limitée à ce qui est représenté ou décrit : c'est ainsi qu'à l'aiguille de l'ampèremètre 16 pourrait par exemple être fixé un ruban luminescent se déroulant ou s'enroulant d'un tambour au fur et à mesure du déplacement de cette aiguille, la longueur de ce ruban apparaissant au travers de la fenêtre 1a étant alors caractéristique du montant mémorisé dans la chaîne.
1 Dans une autre variante, l'ampèremètre 16 pour rait bien entendu également être remplacé par tout autre moyen de contrôle associé à la chaîne de comp tage, tel par exemple un tube à électrodes multiples représentant chacune un chiffre déterminé et reliées à la chaîne de comptage de manière à s'allumer en correspondance au montant mémorisé dans cette chaîne.