Balance
La présente invention a pour objet une balance, notamment pèse-personne, comportant un socle fixe à l'intérieur duquel deux leviers sont montés sur des couteaux inférieurs solidaires de ce socle de manière à pouvoir osciller autour de leur axe longitudinal et un plateau mobile pour supporter la charge, monté sur lesdits leviers par l'intermédiaire de couteaux supérieurs, ces leviers étant reliés entre eux par une pièce qu'ils déplacent en oscillant contre l'action d'un ressort dynamométrique et qui actionne des moyens pour l'indication du poids.
Dans les balances connues de ce type les leviers sont généralement en acier non trempé et les couteaux provoquent une usure anormale aux endroits où ils s'appuient sur les leviers et les cuvettes sont souvent peu profondes; la trempe ou la cémentation déforment de tels leviers, ce qui les rend inutilisables dans le rôle qu'ils ont à jouer dans la balance.
Dans le cas où ces leviers sont réalisés dans du métal non ferreux, on a rapporté des cuvettes en acier trempé. Ce mode de fabrication est toutefois compliqué, donc très coûteux, et n'a pas donné les résultats escomptés.
La présente invention vise à remédier à ces in convénients et la balance qui en fait l'objet t est ca- ractérisée en ce que chaque levier est formé à partir de deux profilés identiques à section en forme de U aplati en tôle, assemblés l'un contre vautre sur leur face intérieure selon leur axe longitudinal de façon à former un corps creux, l'épaisseur de la tôle étant faible par rapport à l'épaisseur dudit corps creux, en ce que chaque profilé présente à chaque extrémité un logement embouti dont la profondeur est au moins égale à la moitié de l'épaisseur du corps creux et dans lequel est logé un desdits couteaux, le fond de ce logement étant trempé, et en ce que les fonds des dits logements sont décalés symétriquement par rapport à l'axe du levier.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la balance faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en plan de cette balance sans le plateau mobile.
La fig. 2 est une coupe d'un détail par la ligne 2-2 de la fig. 3.
La fig. 3 est une vue en plan de ce détail.
La fig. 4 est une coupe à plus grande échelle par la ligne 4-4 de la fig. 3.
La balance représentée à la fig. 1 constitue un pèse-personne et comprend un socle 1 à l'intérieur duquel deux leviers 2 et 3 sont montés sur des couteaux inférieurs 4 solidaires du fond du socle 1, un seul de ces couteaux étant représenté. Les leviers 2 et 3 peuvent osciller autour de leur axe longitudinal comme il sera décrit plus en détail par la suite. Une pièce 5 est reliée auxdits leviers qui la déplacent contre l'action d'un ressort dynamométrique 6 lors de leur mouvement oscillant. Cette pièoe 5 porte une crémaillère 7 venant en prise avec un pignon 8 qui sert à déplacer une graduation (non représentée) en regard d'un index fixe 9 pour l'indication d'un poids.
Une vis 10 agissant sur le ressort 6 sert à régler de façon connue le zéro de la graduation par rapport à l'index 9.
Les leviers 2 et 3 présentent à leurs extrémités des logements 11 regardant vers le haut et des logements 12 regardant vers le bas. Les logements 11 sont destinés à recevoir des couteaux supérieurs 4' (fig. 4) solidaires d'un plateau mobile (non représenté) sur lequel la personne à peser se tient debout et les logements 12 servent à recevoir les couteaux
inférieurs 4.
Chaque levier 2 ou 3 est formé à partir de deux profilés 13, 14 identiques, de section en forme de U aplati, en tôle mince, c'est-à-dire de 1 mm environ et qui sont assemblés l'un contre l'autre sur leur face intérieure selon leur axe longitudinal. Ces profilés 13 et 14 comportent à cet effet, des brides longitudinales 15 respectivement 16 qui sont, par exemple, soudées ensemble. Ces profilés en U accouplés symétriquement constituent un corps creux comme représenté à la fig. 4.
Les logements ou cuvettes 1 1 et 12 sont emboutis en forme de V dans les extrémités des profilés 13 et 14 respectivement, ces cuvettes étant décalées par rapport à l'axe longitudinal A-A d'une distance d, c'est-à-dire symétriques par rapport à un centre de symétrie se trouvant sur cet axe. Ces cuvettes sont logées dans l'épaisseur du corps creux, et présentent une grande profondeur par rapport à l'épaisseur dudit corps creux, c'est-à-dire au moins égale à la moitié de cette épaisseur, le tout étant très léger et rigide. Les fonds des cuvettes 1 1 et 12 s'étendent dans le plan de séparation S-S des deux profilés 13 et 14 et la distance 2d qui les sépare est dans un rapport déterminé avec le déplacement de la pièce 5 compte tenu des leviers multiplicateurs intermédiaires.
Pour mieux résister à l'usure produite par les couteaux, les cuvettes 1 1 et 12 ou au moins le fond de ces cuvettes est trempé.
Les leviers intermédiaires mentionnés ci-dessus comprennent deux bras 17 insérés dans des ouvertures correspondantes 18 symétriques ménagées dans chaque profilé 13 et 14 du levier 3, ces bras 17 venant s'accrocher à la pièce 5 dont ils commandent les déplacements lorsque le levier 3 oscille autour de son axe longitudinal. Une ouverture centrale 19 semblable aux ouvertures 18 est également ménagée dans les profilés 13 et 14 et, dans le levier 2, cette ouverture centrale 19 sert à recevoir un bras 20 qui vient s'accrocher centralement dans la pièce 5.
Des trous de repérage 21 ménagés dans les profilés 13 et 14 servent à maintenir ceux-ci par l'intermédiaire de pieds, dans leur position relative correcte avant leur assemblage par soudure.
Dans la balance décrite, les leviers oscillants sur lesquels repose le plateau mobile sont d'une fabrication particulièrement avantageuse du point de vue technique. En effet, les profilés qui constituent ces leviers sont relativement minces, et peuvent être facilement emboutis puis soudés en série. D'autre part, la trempe peut se faire également en série, par exemple, par chauffage local par induction du fond des cuvettes 11 et 12 sans que cela influence défavorablement les régions voisines.