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Projectile perforant L'invention a pour objet un projectile perforant comportant un élément perforant d'une seule pièce comprenant, de l'avant vers l'arrière, une pointe suivie d'un corps dont le diamètre est sensiblement égal au calibre du projectile. Ce calibre peut, par exemple, être compris entre 20 et 50 mm. Les obus de ce type comprennent généralement mais non obligatoirement, une composition pyrotechnique explosive et/ou incendiaire. Ils sont généralement destinés à être tirés dans un canon à barillet, notamment de type automatique.
L'invention a pour but de rendre tels les susdits projectiles, qu'ils assurent une plus grande longévité du tube de l'arme de lancement.
Le projectile selon l'invention est caractérisé en ce que ledit élément perforent est agencé de façon à présenter dans une partie avant, comprise entre sa pointe et une zone située en avant du corps du susdit élément perforent,. une dureté supérieure à celle de la partie arrière de l'élément perforant en question, ce grâce à quoi seules les parties les moins dures de l'élément perforant sont susceptibles de venir au contact de la paroi interne du tube de l'arme de lancement.
Le dessin représente, à titre d'exemple, trois formes d'exécution du projectile: la figure 1 représente, en coupe longitudinale et avec parties arrachées et parties enlevées, un projectile en position de tir dans le barillet d'un canon à barillet; les figures 2 et 3, enfin, représentent de façon détaillée, en élévation avec demi-coupe axiale, deux autres formes d'exécution.
Le projectile représenté à la fig. 1 est constitué par un obus de petit calibre (par exemple de 30 mm), destiné à être tiré dans un canon à barillet, par exemple encore de type automatique. Dans le cas d'un canon à barillet, la munition se trouvant en position de tir dans le barillet 1 de l'arme, occupe un logement cylindrique 2 à paroi lisse dans lequel l'obus est guidé seulement lors du départ du coup, par sa ceinture arrière 3 qui présente, par rapport à la paroi du logement 2, un très faible jeu radial, de l'ordre de quelques centièmes de millimètre.
Par ailleurs, le tube-canon 4 de l'arme présente généralement à sa partie arrière une zone conique A dans laquelle s'amorcent les rayures hélicoïdales ou baguettes 4a du tube et dont la section d'entrée a un diamètre légèrement supérieur à celui du logement 2 de façon à tenir compte des jeux éventuels dans les positions respectives du barillet 1 et du tulye-canon 4, la partie cylindrique B du tube-canon présentant un diamètre interne correspondant substantiellement au calibre de l'obus.
Il résulte de ce qui précède que lors du départ du coup, l'obus commence par se mettre légèrement en travers dans le logement 2, puis, pénétrant dans la zone conique A du tube-canon, heurte violemment les baguettes du tube par sa partie située en arrière de sa pointe, ce qui a pour effet de faire rebondir transversalement le susdit obus qui prend alors dans le susdit tube-canon un mouvement oscillant qui va en s'amortissant mais qui engendre un martelage violent et une destruction rapide des susdites baguettes, en- trainant ainsi à brève échéance la mise hors service de l'arme.
L'obus comprend un élément perforent 5 d'une seule pièce comprenant, de l'avant vers l'arrière, une pointe 5a suivie d'un corps dont le diamètre est substantiellement égal au calibre du projectile et qui sert avantageusement de support à la ceinture arrière 3, la pointe 5a du susdit élément perforant étant coiffée d'une calotte ogivale 6 en métal léger, par exemple en
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aluminium, destinée à améliorer la balistique extérieure et le pouvoir perforant de l'obus.
La pointe 5a dudit élément perforant présente une zone durcie a s'étendant de son extrémité avant jusqu'à une zone S située en avant du corps de plus grand diamètre du susdit élément perforant, la zone durcie a étant représentée en grisé sur la fig. 1.
De cette façon, lors du mouvement oscillant de l'obus dans le tube de l'arme, ledit obus heurtera les baguettes internes dudit tube par la partie arrière non durcie de son élément perforant 5 et, par suite, l'usure concomitante des susdites baguettes se trouvera être bien moindre que si la totalité du susdit élément perforant avait été soumise au traitement de durcissement comme cela se faisait jusqu'à ce jour.
L'élément perforant 5 peut être contitué en acier, par exemple en acier à roulement à billes, et le durcissement de la pointe dudit élément peut être effectué par tout traitement de durcissement convenant aux aciers, par exemple un traitement à haute fréquence ou une trempe dure dans un bain approprié, par exemple encore dans un bain classique de cyanure, cette trempe étant éventuellement suivie d'un recuit.
Il y a lieu de noter que le traitement de trempe dans un bain permet de réaliser aisément le durcissement partiel désiré de l'élément perforant 5, puisqu'il suffit d'immerger partiellement ledit élément dans le bain, la pointe vers le bas, jusqu'au niveau où l'on désire que ladite pointe soit trempée, une trempe dégradée s'étendant alors encore vers la partie arrière du susdit élément, formant une zone de raccordement progressive (au point de vue de la dureté) entre la pointe trempée et la partie arrière de plus grand diamètre non trempée de l'élément perforant 5.
Il parait intéressant de signaler que, dans le cas envisagé d'un élément perforant en acier, on pourra, par une trempe suivie d'un recuit approprié, faire en sorte que la dureté de la pointe soit de l'ordre de 50 à 60 Roc$well C, la dureté de la partie non trempée du susdit élément étant la dureté naturelle de l'acier utilisé.
La fig. 2 représente une forme d'exécution dans laquelle l'élément perforant 5 est creux et renferme une composition pyrotechnique 7 qui peut être, notamment, une composition explosive -et/ou incendiaire dont la mise à feu peut être assurée à l'impact par un détonateur de culot 8.
A la fig. 3, l'extrémité avant de l'élément perforant 5 est constituée par une tête de diamètre nettement inférieur au calibre dudit élément perforant, la partie arrière de cette tête présentant une zone cylindrique b servant de portée d'emmanchement à la calotte 6 qui se trouve ainsi empêchée de se déboiter transversalement-sous l'effet des chocs successifs du projectile contre les baguettes du tube de l'arme de lancement.
Il y a lieu de noter que l'on aura avantage à ce que le traitement de durcissement dont il a été question précédemment intéresse la totalité de la tête de moindre diamètre de l'élément perforant et même s'étende un peu en arrière de ladite tête.
L'intérêt d'une telle tête de plus faible diamètre réside essentiellement dans le fait qu'elle permet à la force vive de l'obus d'exercer à l'impact son effet sur une section de plus petit diamètre, ce qui se traduit, pour un impact sur un blindage donné, par une perforation plus profonde au travers de laquelle les effets de la flamme et du souffle peuvent se faire sentir malgré que le fond de cette perforation présente un diamètre (celui de la tête de l'élément perforant) moindre que le calibre du projectile.