Interrupteur La présente invention a pour objet un interrup teur, comprenant au moins une série de lames primai res de contact solidaires d'une armature métallique commune, au moins une série de lames secondaires destinées à coopérer chacune avec une lame primaire propre, et au moins un élément intermédiaire séparant électriquement chaque lame primaire de chaque lame secondaire.
Cet interrupteur se caractérise par un support en forme de peigne sur les dents duquel sont enfilés l'armature métallique des lames primaires, l'élément intermédiaire et les lames secondaires, et par des moyens de fixation de ces organes au support.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention La fig. 1 représente en plan un clavier de touches d'un appareil téléphonique.
La fig. 2 est une coupe selon II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue de détail de la fig. 2 à très grande échelle.
Les fig. 4 à 7 sont des vues de détail.
Le clavier représenté comprend huit touches A à H montées en deux files de quatre touches sur une armature 1.
Cette armature est formée par une tôle pliée en U renversé dont les branches présentent des pattes de fixation 2 et dont le fond est ajouré par des fentes la à le, les fentes 1d et 1e étant également découpées dans la partie du bâti constituant les branches de ce U.
En plus des fentes 1a à le, l'armature 1 présente en outre huit ouvertures 3, pratiquées au droit de chaque touche et traversées chacune par une tige verticale 4 fixée à la touche correspondante. Chaque tige 4 présente deux saillies opposées<I>4a</I> et<I>4b</I> et sur sa partie inférieure un bec 4c destiné à coopérer avec le bord d'une ouverture correspondante 5a pratiquée dans une plaquette 5 au droit de chaque tige. Ces ouvertures 5a sont d'une longueur légèrement supé rieure à la largeur des tiges 4 au niveau de leur bec 4c.
Chaque tige est soumise à l'action d'un ressort 6 qui tend à maintenir la touche correspondante en position levée, comme c'est le cas pour la touche gauche en fig. 2, ou à l'y reconduire lorsqu'elle en a été écartée et qu'elle n'est pas verrouillée en position enfoncée, comme pour la touche de droite.
Lorsqu'une touche est en position relevée, le bec 4.c de sa tige s'étend au-dessus de la plaquette 5 alors que, lorsqu'on l'enfonce, la tige bascule d'abord vers la droite sur la fig. 2 par contact de ce bec avec le bord gauche de l'ouverture 5a correspondante, puis, lorsque ce bec a passé sous la plaquette, est ramenée en position verticale par action du ressort 6, où elle est maintenue tant que l'on ne dégage pas le bec 4c en faisant basculer à nouveau la tige 4 vers la droite.
Ce basculement est obtenu dans l'appareil repré senté en actionnant un levier 8 dont une branche 8a fait prise sur un coulisseau non représenté susceptible de se déplacer horizontalement et présentant deux barrettes 9 disposées sous la plaquette 5 au-devant de chaque rangée de touches. Le levier 8 agit par son autre branche 8b sur une lame élastique 10a consti tuant l'un des contacts d'un interrupteur principal 10. Cette lame 10a tend à maintenir le levier dans une position pour laquelle les barrettes 9 sont distantes des tiges 4 et à le ramener dans cette position lorsqu'il a été déplacé.
Ainsi donc, lorsque l'on désire relever une touche enfoncée, comme représenté en fig. 2, on agit sur le levier 8 dans le sens f1 ce qui a pour effet de déplacer de gauche à droite les barrettes 9 et de basculer les tiges 4 d'une quantité suffisante pour que leur bec 4c se dégage et que leur ressort 6 les reconduise en position levée.
On signalera encore que l'interrupteur principal 10 s'ouvre lorsque la touche enfoncée se relève et que, ainsi que nous allons le voir, une paire de con tacts correspondants s'ouvre également.
Chacune des touches A à H, est en effet destinée à actionner une paire de contacts d'un second inter rupteur indiqué par 11 au dessin et représenté en détail aux fi-. 3 à 7.
Les lamelles primaires des quatre paires de con tacts associées aux touches A à D et aux touches E à H, indiquées par 12 en fig. 4, sont solidaires par leur base d'une plaquette métallique 12a présentant à une extrémité une patte 12b permettant de relier les quatre lamelles 12 à une source de courant. La pla quette 12a présente au droit de chaque lamelle 12 une paire d'ouvertures 12c entre lesquelles est pratiqué un passage circulaire de dimension supérieure 12e, dis posé sur l'axe de symétrie de chaque lamelle.
A chaque lamelle primaire correspond une lamelle secondaire 13 (fig. 5) solidaire par son pied d'une plaquette 13a munie d'une patte 13b pour la fixation d'une connexion non représentée et dans laquelle sont pratiquées deux ouvertures 13c d'écartement corres pondant à celui des ouvertures 12c de la plaquette 12a. Entre ces ouvertures est découpé un passage circulaire 13e.
Les contacts primaires et secondaires des quatre touches de chaque file de touches sont montés sur un support isolant en forme de peigne représenté aux fig. 6 et 7 et qui est constitué par une plaquette de base 14, en matière plastique, sur l'une des faces de laquelle font saillie huit tiges équidistantes 14a, dont l'écartement et le diamètre correspondent à ceux des ouvertures 12c pratiquées dans la plaquette 12a des lamelles 12 ou aux ouvertures 13c des lamelles secon daires 13. La face opposée de cette plaquette présente des tétons 14b s'étendant dans le prolongement des tiges 14a. La plaquette 14 est en outre percée d'ouvertures 14c correspondant aux ouvertures 12e et 13e des lamelles 12 et 13.
Comme représenté en fig. 3, la plaquette 12a por tant les lamelles 12 est enfilée sur les tiges 14a du support isolant 14 par introduction de ces tiges dans les ouvertures 12c; il en est de même des quatre contacts 13 destinés à coopérer chacun avec un con tact 12 correspondant. Entre la plaquette conductrice 12a et les contacts 13 est cependant disposée une barrette isolante 15 percée d'ouvertures dimension- nées et disposées de manière semblable aux ouvertu res 12c et 12e de la plaquette 12a. Une autre barrette isolante 16 est montée de même manière sur la face gauche de la plaquette 13a du contact 13.
L'ensemble constitué par le support 14, les con tacts 12 et 13 et les plaquettes 15 et 16 est fixé sur une armature métallique 17 en forme de L, montée sur la plaquette 5 et dont l'aile horizontale au dessin présente au droit des tiges 4 des fentes 17a permet tant le passage de l'extrémité de ces tiges ; la longueur de ces fentes est supérieure à celle des fentes 5a dont le bord forme arrêt pour le bec 4c des tiges 4.
L'aile verticale de l'armature 17 est percée d'ou vertures dont la disposition et la dimension sont sem blables à celles des ouvertures 12c et 12e, les ouver tures correspondant aux ouvertures 12c étant traver sées par les tétons 14b de la plaquette 14 alors que les autres, qui correspondent aux ouvertures 12e de la plaquette 12a, 13e de la plaquette 13a et 14e de la plaquette 14, sont destinées à permettre le passage d'un rivet de fixation 18 traversant l'empilage de con tacts et de barrettes isolantes 15 et 16 et prenant appui sur une plaquette métallique 19 enfilée elle aussi sur les tiges 14a du peigne isolant.
L'ensemble décrit est plus particulièrement destiné à être englobé dans une station d'appels téléphoni ques, les touches A à H étant précisément destinées chacune à la commande d'un appel déterminé. Le déverrouillage des touches a lieu automatiquement en posant le microtel dans un logement prévu à cet effet dans la station et dans lequel fait saillie le levier 8 qui est alors basculé à l'encontre de la lame ressort 10a.