Appareil indicateur de la valeur de pointe des sollicitations mécaniques
dans une partie de machine
L'objet de la présente invention est un appareil indicateur de la valeur de pointe des sollicitations mécaniques dans une partie de machine.
Certaines parties de presses qui fonctionnent en exerçant des chocs sur une pièce au moyen d'un marteau ou d'un poinçon, sont soumises à des sollicitations de grandeurs très variables dans le temps, qui peuvent atteindre des valeurs maxima extrêmement élevées. Sous l'effet de ces sollicitations, certaines parties de ces presses peuvent subir des déformations. Les presses sont dimensionnées de telle façon que lorqu'elles fonctionnent normalement, les sollicitations que subissent les parties les plus exposées ne dépassent pas une valeur maximum admissible. Toutefois, on sait que si le fonctionnement de la presse n'est pas absolument correct, certaines de ses parties, les colonnes par exemple, peuvent être surchargées. Elles subissent alors des sollicitations d'une valeur inadmissible qui peuvent à la longue, causer des dégâts.
Dans la plupart des cas, ce qu'il est intéressant de connaître, c'est la valeur maximum des sollicitations.
Le but de la présente invention est de créer un appareil capable, non seulement de mesurer la valeur maximum des sollicitations subies par une partie de machine, mais encore de conserver cette valeur pendant un temps relativement long de façon que l'opérateur ait le temps de comparer cette valeur maximum avec la valeur maximum admissible pour la partie de machine considérée. Seule, cette compa
Taison permet en effet, de se rendre compte si la machine fonctionne correctement ou non.
Pour cela, l'appareil selon l'invention comprend au moins un détecteur de sollicitations destiné à être monté sur la machine, un dispositif amplificateur du signal émis par le détecteur, capable de fournir une tension de sortie proportionnelle à la valeur instantanée de la sollicitation mesurée par le détecteur et un dispositif comprenant un circuit résistance-capacité, sur lequel ladite tension de sortie est appliquée.
I1 est caractérisé en outre, en ce que ledit circuit résistance-capacité présente une constante de temps de charge relativement basse et une constante de temps de décharge extrêmement élevée, afin de produire une différence de potentiel proportionnelle à la valeur de pointe de la tension de sortie de l'amplificateur, et en ce qu'il comprend un indicateur de ladite différence de potentiel.
Selon une forme d'exécution particulièrement avantageuse, on peut utiliser comme détecteur de sollicitation un appareil de type bien connu, comprenant une résistance fixée à la partie de machine de façon à subir les sollicitations que cette partie de machine doit supporter, et dont la valeur change en fonction de ladite sollicitation. On peut aussi utiliser plusieurs détecteurs de ce type, montés en différents endroits de la machine, ce qui permet d'obtenir directement une valeur moyenne des pointes de sollicitation mesurées par les différents détecteurs. Le ou les détecteurs peuvent avantageusement être connectés à une source de courant continu de façon à régler l'intensité du courant qui circule dans un circuit à une valeur dépendant de la résistance du détecteur, et par conséquent, proportionnelle à la grandeur de la sollicitation.
Comme la variation de résistance des détecteurs connus est extrêmement faible, le courant
obtenu dans le circuit et la tension produite sont extrêmement faibles, l'ordre de grandeur de cette tension est de quelques microvolts. Pour pouvoir utiliser cette tension afin de commander un organe indicateur, il est nécessaire de l'amplifier. C'est pourquoi on peut utiliser un amplificateur connecté à un circuit de contre-réaction, un tel amplificateur présentant un rapport d'amplification considérable. Cependant, on a constaté qu'un amplificateur branché de cette façon, ne donnait pas encore un taux d'amplification suffisant. Aussi, selon une forme d'exécution préférée, est-il avantageux de prévoir deux amplificateurs connectés en cascade.
Dans ce cas, la sortie du second amplificateur est connectée au circuit R-C
qui présente une constante de temps de décharge extrêmement longue de sorte que la tension de sortie de ce second amplificateur est emmagasinée dans le condensateur de ce circuit. Comme la constante de temps de charge du circuit est extrêmement courte, la tension qui correspond à l'intensité maximum de la sollicitation est emmagasinée dans la capacité du circuit R-C et peut ensuite être utilisée pour actionner un appareil indicateur.
Il est particulièrement avantageux d'exécuter l'appareil mentionné plus haut sous une forme portable, de façon que l'amplificateur, le circuit R-C et l'appareil indicateur puissent être facilement transportés d'un endroit à l'autre et utilisés pour la mesure de la sollicitation maximum à plusieurs endroits de la machine que l'on désire examiner. Pour cela, on peut monter les détecteurs de sollicitations d'une façon permanente sur la ou les machines à examiner et pourvoir l'appareil portatif de fiches susceptibles d'être connectées rapidement à des prises reliées aux différents détecteurs.
Dans le but de diminuer le poids et l'encombrement de l'appareil portatif et de permettre le fonctionnement de cet appareil avec des courants relativement faibles, les organes dynamiques de cet appareil sont de préférence constitués par des semiconducteurs.
En outre, comme l'appareil indicateur de construction usuelle que l'on utilise de préférence et qui est connecté au circuit R-C, n'a qu'une résistance très faible, il est nécessaire de prévoir un dispositif d'isolation entre le circuit R-C et l'appareil indicateur.
C'est pourquoi une forme particulière d'exécution de l'appareil selon l'invention comprend un dispositif d'isolation à transistors qui présente une impédance d'entrée extrêmement élevée mais une impédance de sortie très faible.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective schématique d'une presse sur laquelle cette forme d'exécution est montée, et
la fig. 2 est un schéma de principe de ladite forme d'exécution.
L'appareil représenté à la fig. 1 est destiné à mesurer les sollicitations maximum dans une colonne
10 d'une presse 11 fonctionnant par choc. Sur cette colonne 10 est fixé un détecteur de sollicitation 12.
Ce détecteur de sollicitation est fixé à la partie avant de la colonne, à l'endroit où, en service, les sollicitations sont les plus élevées. Ce détecteur 12 ainsi que d'autres détecteurs semblables (non représentés) sont reliés à une prise 13. Une fiche 14 est engagée dans cette prise et relie le détecteur 12 à un appareil indicateur 15 par l'intermédiaire d'un câble 16.
L'appareil indicateur 15 peut ainsi être transporté facilement d'une machine à l'autre et sa fiche 14 est connectée aux prises des différents détecteurs pour mesurer la sollicitation maximum dans plusieurs presses successivement.
Les organes détecteurs représentés d'une façon générale en 12 comprennent (fig. 2) deux détecteurs 20 et 21 connectés en parallèle et reliés d'une part à la borne 22 et d'autre part à la borne 23. Une résistance 25 est connectée en série entre la borne 23 et une borne 24. La borne 22 est reliée à une borne 26 elle-même reliée par un des conducteurs du câble
16 à une série de plots 27 que comprend un commutateur sélecteur. On voit que tous les plots fixes du sélecteur (27, 29) sont reliés à la borne 26 à l'exception du plot 28. Le sélecteur (27, 29) comprend un contact mobile 29 qui est relié à la borne négative d'une batterie 30 dont la borne positive est mise à la terre.
La borne 23 du circuit des détecteurs est reliée à une borne 31 qui est elle-même reliée par un autre conducteur du câble 16 à une borne d'entrée 32 d'un amplificateur à couplage direct 33.
La borne 24 du circuit des détecteurs est reliée à une borne 34 qui est connectée par un des conducteurs du câble 16 aux plots fixes d'un second sélecteur 35, dont seul le plot fixe 36 n'est pas relié à la borne 34. Le sélecteur 35 comprend un contact mobile 37 qui se déplace avec le contact mobile 29 du sélecteur 27. Le contact mobile 37 est relié à la borne positive d'une seconde batterie 38 dont la borne négative est mise à la terre.
Comme on le verra ci-dessous, les sélecteurs 27 et 29 font partie d'un ensemble qui comprend encore des sélecteurs 62, 80, 95, 111 et 116, tous ces sélecteurs étant couplés les uns aux autres. Lorsque l'ensemble se trouve en position de lecture, les contacts mobiles des sélecteurs se trouvent tous sur le plot situé immédiatement à droite du plot central, lequel correspond à la mise hors circuit. Comme la borne 39 de l'amplificateur 33 est mise à la terre, la différence de potentiel qui se crée entre les bornes 32 et 39 de l'amplificateur 33 est proportionnelle à la valeur instantanée de la résistance moyenne des détecteurs 20 et 21, et par conséquent, proportionnelle à la sollicitation subie par la machine.
La tension à l'entrée de l'amplificateur 33 est nécessairement très faible. Elle est de l'ordre de 60 microvolts pour la sollicitation maximum admissible sur la machine. I1 est clair que pour amplifier cette tension, un amplificateur à courant continu à couplage direct représente la disposition la mieux appropriée, les vanations de la tension présentant une fréquence très basse. Toutefois, un amplificateur à transistors est sujet au cours d'une longue période de service à une certaine dérive qui provoque généralement de la distorsion. De plus, on sait qu'un seul amplificateur du type mentionné ne serait pas capable de produire une augmentation de tension suffisante. C'est pourquoi le dispositif décrit comprend un second amplificateur 40 qui est branché en cascade avec l'amplificateur 33.
Cet amplificateur 40 est également du type à couplage direct, mais pour éviter les effets défavorables, à la longue, d'une dérive qui se ferait sentir si l'on utilisait un couplage direct dans les deux amplificateurs, la borne de sortie 41 de l'amplificateur 33 est connectée à la borne d'entrée 42 de l'amplificateur 40 à travers une capacité 43.
En fait, entre cette capacité et la borne 41, sont connectés une résistance 44 et un potentiomètre 45, ce dernier étant destiné à permettre l'étalonnage de l'appareil. Le potentiomètre 45 est d'un type connu et ne sera pas décrit plus en détail ici.
Le taux d'amplification de l'amplificateur peut être ajusté par un choix approprié des valeurs de la résistance d'entrée et de la résistance de contre-réaction. En effet, l'amplificateur 33 est pourvu d'une telle résistance de retour 47 connectée entre les bornes 41 et 32. La valeur de cette résistance est choisie en fonction de la résistance que l'on mesure effectivement entre les bornes 32 et 39, afin de produire le taux d'amplification désiré. Par exemple, la résistance d'entrée peut être de l'ordre de 30 Q et la résistance 47 de 12000 Q, le taux d'amplification étant donc d'environ 400.
Les amplificateurs de type connu représentés en 33 et en 40, à la fig. 2, présentent une bande relativement large. Si l'on utilise un amplificateur courant, il peut se produire que toutes les tensions d'entrée dont la fréquence dépasse une certaine valeur, par exemple quelques centaines de cycles, traversent l'amplificateur et parviennent à l'appareil indicateur, ces fréquences pouvant être dues au bruit de fond et non aux sollicitations que l'on désire mesurer.
Pour éviter que de telles tensions traversant librement l'amplificateur affectent défavorablement les indications données par l'appareil, une capacité 48 est connectée en parallèle avec la résistance 47. La valeur de cette capacité est choisie de telle façon qu'elle forme un court-circuit pour les tensions de haute fréquence. Ainsi, toutes les tensions de haute fréquence sont ramenées directement de la sortie à l'entrée de l'amplificateur. Par conséquent, elles ne sont pas amplifiées dans une mesure comparable à celle des basses fréquences. De la même façon, une capacité 50 est connectée entre la borne de sortie 51 et la borne d'entrée 42 de l'amplificateur 40.
En parallèle avec le condensateur 50, l'appareil décrit comprend deux résistances 51 et 52, connectées en série, le point de jonction entre ces deux résistances étant relié à la terre à travers un condensateur shunt 53. La combinaison des résistances 51 et 52 et du condensateur 53 forme un filtre à passebas dont la fréquence de blocage est inférieure à la fréquence la plus basse des signaux transmis. Ce filtre a pour but de fixer le point de fonctionnement statique de l'amplificateur à transistors 40. Dans une forme d'exécution particulière, les résistances 51 et 52 peuvent être, par exemple, de 100 K Q chacune tandis que la capacité du condensateur 53 est de 501lu. L'amplificateur fonctionne ainsi en courant continu et sur des fréquences inférieures à un cycle par seconde.
La borne de sortie 51 de l'amplificateur 40 est connectée à un potentiomètre 60 relié lui-même à la terre. Le contact mobile de ce potentiomètre est relié à un plot fixe 61 d'un troisième sélecteur 62 dont tous les autres plots fixes sont reliés à la borne 51.
Le contact mobile 63 du sélecteur 62 est relié au point de jonction entre le condensateur 43 et la résistance 44 dans le circuit d'entrée de l'amplificateur 40, par une résistance de retour 64. De cette façon, on crée une tension de retour dont la valeur peut être choisie par l'ajustage du potentiomètre 60. Cet ajustage peut être réalisé par un opérateur en fonction de la sollicitation maximum admissible dans la machine à examiner. La sollicitation maximum admissible peut être mesurée en faisant fonctionner la machine dans des conditions normales, avec la charge maximum admissible, et en ajustant alors le potentiomètre 60 de telle façon que l'appareil indicateur qui sera décrit ci-après, indique une sollicitation égale aux 100 0/o de la sollicitation maximum admise.
On peut, par exemple, utiliser un potentiomètre 45 de 5000 Q, une résistance 44 de 7500 Q, un potentiomètre 60 de 1000 Q et une résistance 64 de 100000 Q. Dans ces conditions, lorsque le contact mobile du potentiomètre 60 se trouve du côté de la borne 51 (valeur maximum) le taux d'amplification est d'environ 10. Mais lorsque le potentiomètre 60 est dans une autre position correspondant à une valeur donnée de la charge sur la machine, le taux d'amplification est multiplié par l'inverse du rapport exprimé en /o, qui indique la résistance du potentiomètre par rapport à la résistance totale. L'appareil indicateur indique alors la valeur de la sollicitation en /o de la valeur maximum.
La borne de sortie 51 de l'amplificateur 40 est reliée à un circuit R-C 67, par une combinaison d'organes comprenant une résistance 68, un condensateur 69, et une diode redresseuse 70. Le circuit
R-C comprend un condensateur 71, connecté entre la diode 70 et la terre. La capacité de ce condensateur est une faible fraction de celle du condensateur 69, de sorte que des variations de courte durée de la tension de sortie de l'amplificateur 40 se transmettent directement à travers le condensateur 69 et chargent le condensateur 71. La diode redresseuse, de son côté, évite que le condensateur 71 ne puisse se décharger par l'entrée du circuit R-C 67. Pour qu'elle remplisse cette fonction de la meilleure façon possible, cette diode est constituée de préférence d'un semi-conducteur à base de silicium, ce qui lui confère une grande résistance en sens inverse.
La capacité du condensateur 69 peut être, par exemple, de 100 rif et celle du condensateur 71 de 2 ! 1F, de sorte que le taux d'amplification est de 50 à 1 et que le condensateur 69 opère pratiquement en court-circuit pour les variations de courte durée de la tension de sortie de l'amplificateur. En ce qui concerne les variations de longues durées de la tension de sortie, le condensateur 69 les bloque à l'entrée du circuit R-C de sorte que toute modification de tension causée par la dérive de l'amplificateur 40 ne dépasse pas le condensateur 69.
La résistance 68 peut être de valeur extrêmement faible. Elle est prévue pour créer une charge convenable afin de permettre le fonctionnement de l'amplificateur, le condensateur lui-même n'étant pas susceptible de constituer une telle charge. Ainsi la résistance 68 peut être, par exemple, de 47 ohms.
Le circuit R-C 67 comprend en outre deux résistances 72 et 73 qui sont connectées directement en parallèle avec le condensateur 71. La valeur de ces résistances est telle que la constante de temps de décharge du circuit R-C 67 est de l'ordre de quelques secondes. Dans la forme d'exécution décrite, la valeur de la résistance 72 est de 25 MQ et celle de la résistance 73, de 500 KQ. Avec ces valeurs et avec une capacité de 2 MFD pour le condensateur 71, la constante de temps du circuit est d'environ 50 secondes. On constate que si une pointe de tension vient charger le condensateur 71, ce dernier reste chargé pour une période relativement longue.
Si l'on mettait en service un appareil comprenant les éléments qui ont été décrits jusqu'à maintenant, la tension de sortie de l'amplificateur, telle qu'elle apparaîtra à la jonction entre le condensateur 69 et la diode 70, aura des alternances de signe opposé à celui qui conviendrait pour charger le condensateur 71. Pour éviter ceci, le dispositif décrit comprend en outre, une diode redresseuse 74 qui est reliée d'une part à la jonction entre le condensateur 69 et la diode 70 et d'autre part, à la terre, à travers une résistance 75 et une portion appropriée d'un potentiomètre 76, cette portion pouvant être ajustée à volonté grâce au contact mobile de ce potentiomètre.
I1 est également indiqué de décharger à la terre toutes les tensions parasites qui pourraient résulter de la double différenciation du système. C'est pourquoi la diode 74 et la résistance 75 sont shuntées au moyen d'une résistance 77 de valeur relativement grande.
Toutefois, la résistance 77 n'a pas besoin d'avoir une valeur extrêmement grande, de sorte que le redresseur 74 peut être un redresseur à semi-conducteur au germanium.
Le potentiomètre 76 est connecté entre la terre et les plots fixes d'un sélecteur 80, ce sélecteur 80 comprenant toutefois un plot fixe 81 qui n'est pas relié au potentiomètre 76. Entre ce dernier et lesdits plots fixes, est encore branchée une résistance 78. Le contact mobile 82 du sélecteur 80 est relié à la terre à travers une batterie 83. Cette dernière et une batterie 84 fournissent la tension nécessaire pour actionner les différents éléments du dispositif décrit à l'exception du circuit des détecteurs. Elles fournissent en particulier, la tension de base pour les transistors des amplificateurs 33 et 40 par des connexions appropriées (non représentées).
Le potentiomètre 76 a pour fonction de permettre l'ajustage du point de fonctionnement du redresseur 74 de façon que la tension appliquée à ce redresseur n'affecte pas d'une façon défavorable la linéarité du fonctionnement du dispositif décrit.
Une fois qu'on a lu la valeur indiquée par l'appareil indicateur du dispositif décrit, il est évidemment nécessaire de décharger le condensateur 71 de façon que l'appareil soit mis en état d'enregistrer une nouvelle sollicitation maximum, par exemple sur une autre machine ou à un autre emplacement de la même machine. Pour cela, une résistance 85 et un bouton poussoir 86, ouvert en position normale, sont connectés en parallèle avec le condensateur 71. I1 suffit de presser sur le bouton poussoir 86 pour que la résistance 85 dont la valeur est relativement faible soit connectée directement à la terre et aux deux bornes du condensateur 71, ce qui provoque une rapide décharge de ce dernier. La tension aux bornes du condensateur 71 est indiquée par un appareil 88.
Cet appareil indicateur présente une résistance relativement faible. I1 ne peut donc pas être branché directement aux bornes du condensateur puisqu'un tel bran cernent provoquerait une décharge rapide du circuit
R-C 67. L'appareil 88 est donc isolé du circuit R-C par un dispositif d'isolation 90. Ce dispositif est d'un type à transistors, de sorte qu'il présente un encombrement et un poids extrêmement faibles et consomme un courant minimum. Toutefois, en général, les circuits à transistors ne présentent pas une résistance d'entrée extrêmement élevée et en aucun cas une résistance comparable à celle du circuit R-C 67. C'est pour cette raison que l'on utilise les résistances 72 et 73 dont les valeurs ont été indiquées plus haut. La tension de sortie du circuit R-C est prise aux bornes de la résistance 73.
Dans l'exemple d'exécution décrit, la résistance 73 a, comme on l'a indiqué plus haut, une valeur de l'ordre de 500 I KQ, et le circuit d'isola- tion qui va être décrit maintenant, présente une résistance d'entrée qui est élevée en comparaison de cette valeur.
Le circuit d'isolation 90 comprend une première et une seconde paire de transistors 91 et 92 de type inverse. La première paire comprend un transistor
NPN 93 et un transistor PNP 94. La base du transistor 93 est reliée au point de jonction entre les résistances 72 et 73 tandis que l'émetteur de ce transistor est relié à travers une résistance 94 à certains contacts fixes d'un sélecteur 95 dont le contact mobile 96 est relié à la borne négative de la batterie 84.
L'émetteur du transistor 93 est relié directement au collecteur du transistor 94, tandis que la base de ce dernier est connectée directement au collecteur du transistor 93. La jonction entre ces deux derniers éléments forme l'une des bornes d'une résistance 97 dont l'autre borne est reliée à certains plots fixes du sélecteur 80, ce sélecteur et la résistance 97 reliant donc le collecteur du transistor 93 et la base du transistor 94 à la borne positive de la batterie 83.
La seconde paire de transistors comprend un transistor NPN 100 et un transistor PNP 101. Ces deux transistors sont branchés de la même façon que les transistors 93 et 94 au moyen d'une résistance d'émetteur 102, et d'une résistance de collecteur 103.
Toutefois, la base du transistor 100 est alimentée par un circuit qui va être décrit maintenant. Ce circuit comprend un potentiomètre 104, connecté entre la base du transistor 100 et le contact mobile d'un second potentiomètre 105. Ce dernier est connecté en parallèle avec les batteries 83 et 84 à travers les sélecteurs 80 et 95 et à travers des résistances diviseuses 106 et 107. En parallèle avec le potentiomètre 105, sont branchées deux résistances en série 108 et 109 dont le point de jonction est mis à la terre. Les potentiomètres 104 et 105 permettent la stabilisation et la mise à zéro de l'appareil décrit de la façon suivante:
Les émetteurs des transistors 94 et 101 sont reliés à la borne positive de la batterie 82 à travers une résistance 110 et le sélecteur 80.
L'émetteur du transistor 93 est relié à l'une des bornes de l'appareil indicateur 88 à travers un autre sélecteur 111 dont le contact mobile 112 est relié à l'appareil indicateur et dont l'un des plots fixes 113 est relié à l'émetteur du transistor 93 à travers un potentiomètre d'étalonnage 114. L'autre borne de l'appareil 88 est reliée au contact mobile d'un sélecteur 116. L'un des plots fixes 117 de ce sélecteur 116 est relié directement à l'émetteur du transistor 92. De cette façon, le courant d'entrée de l'appareil indicateur est dérivé des circuits d'émetteurs des transistors 93 et 100, ces circuits étant reliés d'une façon différentielle afin que toute distorsion soit automatiquement compensée.
Le dispositif d'isolation 90 présente une résistance de sortie extrêmement faible, mais une résistance d'entrée extrêmement élevée. Le taux d'amplification de tension obtenu est approximativement égal à 1, mais le taux d'amplification du courant, par contre, est extrêmement élevé. Ce dispositif fonctionne donc d'une façon parfaitement appropriée comme isolateur.
Lorsque les contacts mobiles des différents sélecteurs se trouvent chacun sur le plot fixe central marqué OFF, l'appareil décrit est hors service. En considérant les sections 111 et 116 du sélecteur décrit, on constate que l'appareil indicateur est directement court-circuité tandis que les batteries 83 et 84 sont hors circuit comme on le voit en considérant la position des sections 80 et 95. Pour effectuer une lecture de la pointe de sollicitation dans une machine, la fiche de l'appareil indicateur est engagée dans la prise correspondante du détecteur fixé à la machine et le potentiomètre 60 est ajusté en fonction des caractéristiques de la presse, ces caractéristiques ayant été déterminées au préalable par la mesure de la charge maximum et de la sollicitation maximum admissibles de la machine.
Le sélecteur est alors amené en position de lecture indiquée par READ , les contacts mobiles se trouvant sur le plot fixe situé immédiatement à droite de celui qui correspond à la position hors service . Les sections 80 et 95 du sélecteur relient alors les batteries 83 et 84 au circuit des transistors et les sections 27 et 37 connectent les batteries 30 et 38 au circuit des détecteurs.
Après avoir permis à l'appareil d'atteindre ses conditions de fonctionnement, on presse le bouton poussoir 86 pour décharger le condensateur d'emmagasinage 71. L'appareil indicateur est alors amené sur zéro par l'ajustage du potentiomètre 105 du circuit d'isolation. On lâche ensuite le bouton poussoir et on met en marche la machine à tester. La sollicitation maximum à laquelle la machine est soumise est indiquée par l'appareil 88 et cette indication peut être notée ou, si on le désire, enregistrée. On ramène ensuite le sélecteur sur la position hors service > et on extrait la fiche de l'appareil indica- teur afin d'amener ce dernier sur une autre machine.
Pour permettre de contrôler l'état de charge des batteries 30 et 38, le sélecteur décrit comprend une position bat. 1 . Dans cette position, le contact mobile 112 de la section 111, est en contact avec le plot fixe 120 qui est relié à travers une résistance 121 à tous les plots fixes de la section 35, excepté le plot 36. Le contact mobile 115 de la section 116 du sélecteur se trouve alors sur le plot fixe 122 qui est lui-même relié à tous les plots fixes de la section 27, excepté le plot de mise hors service 28. Ainsi, les batteries 30 et 38 sont branchées en série avec la résistance 121 à travers l'appareil indicateur 88. Ce dernier est étalonné de telle façon que si l'organe indicateur de cet appareil s'immobilise au milieu de son échelle, la tension indiquée correspond à la valeur minimum d'utilisation de la batterie.
Si l'indication fournie par l'appareil est inférieure à cette valeur minimum, il y a lieu de remplacer les batteries 30 et 38.
Lorsque le sélecteur se trouve dans la position bat. 2 , le contact mobile 112 de la section 111, se trouve sur le plot 123 qui est relié à travers une résistance 124 à tous les plots fixes de la section 80, excepté au contact hors service 81. Le contact mobile 115 de la section 116 se trouve sur le plot fixe 125 qui est relié à tous les plots fixes de la section 95, excepté à son plot hors service . Ce sont alors les batteries 83 et 84 qui sont connectées à travers la résistance 124 aux bornes de l'appareil indicateur 88. Pour cette résistance 124, on choisit une valeur telle qu'une position de l'organe indicateur dans la première moitié de l'échelle indique la nécessité d'un remplacement de ces batteries.
Lorsque le sélecteur se trouve dans la position marquée SET 1 , il est possible d'effectuer l'ajustage de l'amplificateur 33. Ce dernier comprend des moyens permettant d'équilibrer les tensions de collecteur des transistors d'entrée en déplaçant le contact mobile d'un potentiomètre dont les bornes extérieures sont connectées au collecteur du transistor et dont le contact mobile est connecté à l'arrivée de la batterie. Pour permettre cet ajustement, la section 111 du sélecteur est pourvue d'un plot fixe 126 qui est connecté à travers une résistance 127 à la borne de sortie de l'amplificateur 33 et à travers une résistance 128 au plot fixe de la section 35. D'une façon analogue, la section 116 du sélecteur présente un plot fixe 129 mis à la terre.
Lorsque le sélecteur se trouve dans la position SET 1 , la sortie de l'amplificateur 33 est branchée en parallèle avec l'appareil indicateur 88. D'autre part, la résistance 128 et la batterie 38 sont alors également connectées en parallèle avec l'appareil indicateur, ce qui amène ce dernier dans sa position médiane. La mise à zéro de l'amplificateur peut alors être effectuée en observant de quel côté l'aiguille de l'appareil indicateur est déviée.
Le sélecteur comprend encore une position d'ajustage qui permet l'ajustage de l'appareil