Moteur hydraulique La présente invention a pour objet un moteur hydraulique utilisé par exemple comme moteur de démarrage pour avion à réaction. Dans ce cas le moteur donne une rotation initiale au moteur à réac tion auquel il est couplé par l'intermédiaire d'un embrayage à roue libre. Lorsque la vitesse du moteur atteint approximativement 6000 t/mn, le combusti ble est enflammé et le moteur marche par ses propres moyens augmentant de vitesse et tendant à être séparé du moteur de démarrage. L'embrayage fonctionne alors.
Lorsque le moteur à réaction est séparé du moteur de démarrage la pression du liquide utilisé pour faire marcher le moteur agit encore sur celui-ci provoquant une accélération à des vitesses qui peuvent endomma ger ledit moteur.
Le principal but de la présente invention est d'évi ter le danger de survitesse. A cet effet, le moteur hydraulique selon l'invention est caractérisé en ce qu'un by-pass normalement fermé par une soupape, est disposé entre l'entrée et la sortie du liquide moteur, la sortie comportant un étranglement dont le côté amont communique avec la soupape, la disposi tion étant telle que lorsque la pression au-dessus de l'étranglement dépasse une valeur donnée, la soupape s'ouvre permettant au liquide sous pression de s'écou ler de l'entrée du moteur à la sortie par l'intermédiaire du by-pass sans entraîner le moteur.
Ainsi, si le moteur est entraîné à partir d'un liquide provenant d'un réservoir ou d'une autre source de liquide sous pression, ce liquide s'écoule de l'entrée du moteur vers la sortie par l'intermédiaire du by-pass et ensuite vers le réservoir qui à l'usage est relié à la sortie du moteur. Ceci continue jusqu'à ce que la pression dans le réservoir ou autre source soit réduite à une valeur inférieure à celle qui produirait des vitesses excessives dans le moteur, sur quoi la soupape pour le by-pass est fermée et le moteur est entraîné à une faible vitesse.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du moteur faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une coupe axiale du moteur.
La fig. 2 est une vue en bout partiellement en coupe du moteur représenté à la fig. 1.
La fig. 3 est un schéma illustrant le circuit hydraulique relié au moteur.
Le moteur hydraulique 10 est un moteur de démarrage pour un moteur à réaction et comprend des pistons 11 travaillant dans des cylindres 13 d'un barillet 12 et qui se déplacent parallèlement à l'axe du barillet sous l'effet du liquide sous pression fourni aux cylindres 13. Le couple est imparti au barillet 12 sous l'effet de la réaction des pistons contre un pla teau de came 15 qui, comme représenté à la fig. 1, est à 900 de décalage.
Le barillet de cylindres est claveté à un arbre d'entraînement à sections multiples comprenant un élément d'extrémité 17. L'arbre d'entraînement tourne sous l'effet du barillet lorsque du fluide sous pression est appliqué à l'entrée du moteur. L'élément entraîné 17 utilisé est relié, par exemple, à un embrayage à roue libre intercalé entre le moteur 10 et l'organe entraîné d'un moteur à réaction qu'il doit faire démarrer.
Du fluide sous pression est fourni à partir d'un accumulateur ou autre source (non représenté) à l'entrée 20 du moteur 10 et cette entrée est reliée à une lumière 21 d'une soupape au-delà de laquelle les _!cylindres 13 tournent pour être chargés l'un après l'autre de fluide sous pression. (On considérera que la came 15 est déphasée de 900 à la fig. 1.) Du liquide est déchargé du moteur vers une sortie 22 qui commu nique avec une lumière d'échappement 23 d'une soupape.
Lorsque le moteur à réaction doit démarrer, du fluide sous pression est admis à partir de l'accumula teur dans l'entrée 20 et à l'un des cylindres dont le piston est le moins déplacé par la came 15 pour entraîner le moteur de la manière bien connue. Les pistons déchargent le fluide dans la lumière d'échap pement 23, ce fluide d'échappement étant forcé à tra vers la sortie 22 jusqu'à un réservoir non représenté.
Le moteur du type représenté à la fig. 1 peut être endommagé par des survitesses, par exemple, si l'uti lisateur entraîné par le moteur est subitement éliminé. Ceci peut apparaître lorsqu'un moteur à réaction entramé par le moteur démarre subitement pour tour ner par ses propres moyens. A ce moment, toute la pression de la source de liquide est appliquée au moteur déchargé.
Il est par conséquent important d'éviter cette condition en reliant l'entrée 20, 21 sous pression à l'ouverture de décharge 22 sur le côté amont d'un orifice 24 ou étranglement placé dans le passage de décharge 22 comme on va l'expliquer plus en détail ci-après.
Une soupape de retenue 25 à deux positions com prenant un boisseau ou piston 26 est intercalée dans un passage 28, 29 reliant l'entrée du moteur à la sor tie 22 ou échappement comme représenté à la fig. 3. Ainsi, le passage 28 conduit de l'entrée 20 à la sou pape 25 et le passage 29 conduit de la soupape 25 à la sortie 22 sur le côté amont de l'orifice 24.
Le piston de soupape 26 se trouve normalement dans une position fermée par rapport au passage 28, 29 de sorte que normalement les passages d'entrée et de sortie ne sont pas en communication. La soupape est maintenue fermée par un ressort 30 réglable à l'aide d'une vis 31.
Comme il a été indiqué ci-dessus le passage de décharge 22 est rétréci en 24 de sorte qu'une diffé rence de pression existe à travers celui-ci pendant la marche. La pression amont est communiquée par une lumière ou passage 32 à la chambre 25A à l'extré mité non sollicitée du piston de soupape 26. Le côté basse pression ou aval de l'orifice 24 communique avec l'extrémité sollicitée du piston 26 par l'intermé diaire d'un passage 33. Les extrémités du piston de soupape sont de préférence d'aire égale ce qui n'est d'ailleurs pas essentiel, mais est préférable pour des raisons de simplification de fabrication.
La force du ressort 30 et l'aire de l'extrémité non sollicitée du piston de soupape 26 sont avantageuse ment telles qu'une chute de pression déterminée à travers l'orifice 24, par exemple, 7 kg/cm2 provo que le déplacement du piston de soupape dans une position où une rainure 26g s'étendant autour du pis ton agit de façon à relier entre eux les passages 28, 29 pour permettre à l'accumulateur de se décharger dans le passage d'échappement 22.
Le ressort 30 peut être réglé d'avance pour appli quer une force qui est surmontée par la pression dans le passage 32 agissant sur le piston de soupape lors que le moteur est actionné à une vitesse représentant une survitesse, par exemple, lorsqu'il est désaccouplé du moteur à réaction qui était mis en marche par le moteur 10. Dans ces circonstances, du fluide prove nant de l'accumulateur tend à emballer le moteur hydraulique 10, mais ceci se remarquera dans une élévation de pression d'échappement dans le passage de décharge 22 provoquant une pression accrue dans la chambre de soupape 25A.
Lorsque cette pression est suffisamment élevée pour surmonter la force du ressort 30, le piston de soupape est déplacé vers la gauche à la fig. 3 de sorte que la rainure 26g du tam bour relie les passages 28 et 29 permettant à l'accu mulateur de se décharger dans le passage 29 qui est relié au passage d'échappement 22 du moteur sur le côté amont de l'orifice 24. Le volume entier ainsi que la pression de l'accumulateur sont ainsi appliqués sur le côté haute pression de l'orifice ou étranglement 24. Les pressions aux lumières de soupape 21 et 23 s'éga lisent et le barillet du moteur n'est plus entraîné.
Ces conditions subsistent jusqu'à ce que la pression de l'accumulateur soit tombée à un degré où la diffé rence de pression à l'étranglement 24 ne peut plus maintenir le piston de soupape dans la position ouverte. La soupape 25 se ferme alors mais ceci n'apparaît que dans les circonstances où le moteur ne peut plus être entrainé à des vitesses excessives.
L'avantage principal réalisé en appliquant la pres sion aval à l'orifice 24 sur l'extrémité sollicitée du piston de soupape à travers le passage 33 est de neu traliser ou de supprimer toutes les variables telles que des contrepressions et analogues. En d'autres mots, la présence du passage 33 assure que le piston de sou pape 26 ne sera influencé que par la chute de pression à l'étranglement à part des fausses valeurs de pression qui pourraient être produites sur le côté amont de l'étranglement 24 par des vacations de température, des changements de viscosité, une contrepression dans le conduit 22 en aval de l'orifice 24.