Poutre Cette invention a pour objet une poutre pour l'exécution de planchers, hourdis et autres construc tions semblables.
Le but de cette invention est de créer des poutres extrêmement légères, résistantes et de fabrication commode et économique.
Cette poutre peut permettre de réaliser, dans des conditions nouvelles, des constructions de planchers et similaires répondant systématiquement à tout cri tère d'une exécution rapide et économique, ou des groupements des critères optima d'isolation thermique et acoustique et de moyens subsidiaires, respective ment complémentaires, tels qu'accrochage de pla fonds, conditionnement en vue de la climatisation des locaux, aménagement pour le passage, respectivement la protection, de canalisations de tout genre, etc.
Il sera donc possible d'effectuer une répartition plus rationnelle des parties caractéristiques d'un plan cher ou construction similaire, plus particulièrement des zones creuses et des zones de résistance, moyen nant l'incorporation d'une quantité minimale de matières premières et la possibilité d'une répartition aisée et rationnelle des armatures métalliques au prorata des sollicitations et des conditions de résis tance requises.
La facilité toute particulière avec laquelle les poutres selon l'invention, respectivement les cons- tructions réalisées, peuvent éventuellement être pla cées sous précontrainte, est remarquable.
Tous ces résultats et avantages sont essentielle ment basés sur la forme particulière de la poutre dont le profil présente une section droite en forme de E présentant au moins deux ailes de même lon gueur. Les ailes médiane et inférieure peuvent être de même longueur tandis que l'aile supérieure est sensiblement plus courte que les deux autres. Une telle poutre peut aisément être moulée à l'interven tion d'un matériel extrêmement simple, le moulage se faisant dans de telles conditions que le démoulage puisse s'effectuer par renforcement des moules et application parfaitement stable et uniforme de la face dorsale de la poutre sur un support adéquat de l'aire de séchage.
De telles poutres peuvent être réalisées en agglo méré de ciment de composition variable et être exé cutées par des moyens connus, plus spécialement par vibration afin d'atteindre une bonne compacité, une texture uniforme et serrée en même temps qu'une réduction, au strict minimum, de l'air occlu.
Généralement, de telles poutres seront pourvues d'armatures longitudinales, éventuellement entretis- sées par des étriers, le tout susceptible d'être aisé ment déterminé par l'homme de l'art au prorata des applications envisagées.
Quoique ces poutres puissent être réalisées en toutes dimensions transversales et pratiquement en toute longueur, dans les normes de la construction évidemment, on les réalisera de préférence dans des dimensions transversales relativement réduites, par exemple avec des cotes d'encombrement transversal de 100 à 150 mm de largeur et de 100 à 200 mm de hauteur.
De préférence, on réalisera une fabrication stan dardisée à un module basé sur une largeur unique de l'ordre de 125 mm, la hauteur pouvant être modifiée, et celle-ci sera, par exemple, exécutée en paliers suc cessifs de 100 mm, 120 mm, 140 mm, etc., de hauteur.
On réalise ainsi une gamme répondant à des conditions de résistance bien déterminées et suscep- tibles d'être introduites dans toute construction modulée.
Par le simple fait de disposer ces poutres jointives, opposément deux à deux, on pourra réaliser une structure de résistance absolument inédite et pré sentant des avantages assez surprenants. En effet, par cette disposition jointive, on réalise automatique ment, dans la zone inférieure de la construction, des passages tubulaires relativement très larges et de hauteur réduite, tels que l'efficacité des zones d'air occlu est réellement maximum par l'effet de nappe également bien connu en soi.
D'autre part, les mêmes poutres jointives déterminent une succession de creux profilés constituant des logements et des moyens d'ancrage excellents pour les matières de remplissage. Celles-ci peuvent consister en des matières de résis tance complémentaires ou bien encore, plus géné ralement, des matières de chape ainsi que des matières ou compositions de matières plus spéciale ment conditionnées en vue d'augmenter l'isolation thermique et/ou acoustique.
De telles constructions peuvent être extrêmement aisées, rapides et économiques à réaliser vu le faible poids des éléments préfabriqués, leur transport et leur mise en #uvre extrêmement faciles et rapides, l'absence de tout noyau en vue de réaliser des creux permanents et, enfin, la surface supérieure d'ancrage idéale présentée par une telle juxtaposition de poutres.
On pourait encore introduire, tant dans la poutre que dans la construction qui les applique, des dispo sitions subsidiaires telles que lattes de clouage, arma tures complémentaires, déflecteurs pour fluide chauf fant, respectivement réfrigérant, ajourements de la surface inférieure, etc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de la poutre, objet de l'invention.
La fi-. 1 représente, en coupe transversale et en vue perspective, un tronçon de poutre.
Les fig. 2 et 3 représentent, en coupe transver sale, une partie de plancher ou hourdis réalisé à l'aide d'éléments semblables à celui de la fig. 1.
La fig. 4 montre en vue perspective, avec coupes diverses, un plancher ou hourdis.
Les fig. 5 et 6 représentent, en coupe transver sale, deux réalisations particulières de hourdis.
La poutre représentée à la fig. 1 présente une section transversale en forme de E. Ce profilé spécial est composé d'une âme 2, d'une aile supérieure 3, d'une aile inférieure 4 et d'une nervure médiane 5.
L'aile inférieure 4 et la nervure médiane 5 ont une longueur = L et l'aile supérieure présente une longueur L' < L. Cette poutre 1 peut comporter toute armature adéquate, telle que, par exemple, des arma tures longitudinales 6 et des étriers transversaux 7.
Les ailes 3-4 et la nervure médiane longitudinale 5 présentent, de préférence, une section telle que leur face latérale soit légèrement convergente, en vue de faciliter la fabrication industrielle. En effet, ces pou- tres en E seront, de préférence, moulées avec leur face dorsale 8 dirigée vers le haut, d'une telle manière que le démoulage puisse se faire par renversement du moule, la poutre reposant correctement et d'une manière très stable, par ladite face dorsale, sur l'aire de séchage.
Ce mode de moulage présente encore, comme avantage, que lesdites ailes et nervures 3-4-5 se trouvent placées le plus près possible de la table vibrante, ce qui favorise très sensiblement l'obtention de texture homogène et serrée, attendu que les parois latérales de ces parties de poutre sont convergentes en direction de ladite table vibrante, étant entendu que de telles poutres seront, de préférence, exécutées par moulage et vibration.
Des modifications peuvent intervenir, notamment en prévoyant, en tous endroits convenables, des par ties rentrantes ou sortantes en vue, notamment, des particularités des constructions à réaliser. Ainsi, dans sa partie inférieure, la poutre peut comporter des épaulements ou parties rentrantes en vue de la fixa tion de baguettes de clouage, notamment pour l'ac crochage de plafonds ou faux-plafonds.
Egalement, le bord libre longitudinal de l'aile inférieure 4 peut com porter des orifices, ajourements ou parties découpées telles que, par la juxtaposition de telles poutres voi sines, on réalise des passages, notamment pour l'amé nagement desdits moyens de climatisation ou autres.
En utilisant des poutres telles que décrites, des planchers, hourdis ou autres constructions semblables sont réalisées d'une manière extrêmement simple, comme représenté, à titre d'exemple, aux fig. 2 et 3, par le placement jointif de poutres 1, de manière que lesdites poutres soient juxtaposées deux par deux par leur face dorsale 8 et aussi que ces mêmes poutres se trouvent, deux par deux, juxtaposées par les bords libres des ailes inférieures 4 et de leur nervure médiane 5.
On crée ainsi automatiquement une construction cellulaire en formant des enclavements tubulaires 9 dont la largeur D est sensiblement supérieure à la hauteur H.
Cette disposition très caractéristique détermine, dans la construction ainsi réalisée, de véritables nappes d'air occlu particulièrement favorables à l'isolation.
D'autre part, les mêmes poutres 1 ainsi juxta posées déterminent, sur la face supérieure de la struc ture de résistance qu'elles forment, des têtes d'an crage 10 pour la masse de remplissage 11. Celle-ci peut être constituée en toute matière appropriée selon quelle doit contribuer soit à la résistance de la construction, soit à l'isolation thermique et/ou acoustique.
On pourra d'ailleurs envisager parfaitement une superposition de couches de natures différentes, le tout au prorata des constructions à réaliser.
Comme schématisé à la fig. 4, sur cette masse de remplissage 11, peut être directement ou indi rectement appliquée, respectivement fixée, la surface de marche 12, également en toute matière appropriée connue en soi. Ladite masse de remplissage 11 pour rait également recevoir des armatures longitudinales et transversales. On observera d'ailleurs qu'en ce qui concerne les armatures, les constructions ainsi réali sées sont particulièrement favorables à leur placement en raison même de la forme particulière desdites poutres en E.
En effet, on pourrait éventuellement soit entre les ailes et nervures de la poutre, soit encore dans des espacements ou encoches prévus à cet effet, placer des armatures ordinaires ou des armatures précon traintes. On observera également que de telles pou tres se prêtent particulièrement bien non seulement à être préfabriquées, mais aussi à être précontraintes soit par adhérence, soit par ancrage.
Comme schématisé aux fig. 5 et 6, on peut très aisément envisager la combinaison de tels planchers ou hourdis avc des plafonds ou faux-plafonds.
Comme schématisé à la fig. 5, il suffirait, par exemple, de laisser, entre les faces dorsales adja centes de deux éléments voisins, un certain espace 13 dans la partie inférieure duquel on peut insérer des lattes de clouage dépassantes 14, le reste dudit espace étant comblé par la matière de remplissage 11. Sur lesdites lattes 14 peuvent être fixés, par tout moyen connu, des éléments de plafonds ou de faux- plafonds 15 pleins ou ajourés en toute matière adéquate.
Des résultats équivalents pourrait être obtenus, comme schématisé à la fig. 6, en maintenant les poutres 1 parfaitement jointives par leur face dor sale 8. Dans ce cas, il suffit de prévoir, au droit de l'arête inférieure adjacente auxdites faces dorsales 8, une encoche 16 de forme appropriée telle que, lorsque lesdites poutres 1 sont disposées jointives par leur face dorsale, elles délimitent automatique ment une rainure continue de forme appropriée, par exemple en forme de queue d'aronde, dans laquelle est insérée une latte de clouage 17 de forme adéquate.