Procédé et machine pour l'emballage d'objets
La présente invention a pour objet un procédé et une machine permettant d'effectuer l'emballage d'objets qui se présentent à l'emballage liés les uns aux autres par suite de leur processus de fabrication, l'opération de conditionnement étant alors précédée de la séparation de ces objets entre eux.
L'invention s'applique particulièrement à l'emballage des limes pour ampoules pharmaceutiques et c'est dans cette application qu'elle sera décrite.
En pratique, les limes de ce genre sont fabriquées à partir d'une bande d'un métal convenable, tel que l'acier, dont un bord latéral est façonné en forme de lime, notamment par affûtage, chaque lime individuelle étant séparée de celle qui la précède, comme de celle qui la suit, soit par une encoche, soit par un groupe de deux encoches latérales se faisant vis-à-vis et ménageant ainsi une amorce de rupture, soit par une ouverture centrale, de préférence oblongue et jouant le même rôle, soit non séparée.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on déroule la bande de façon à amener de manière intermittente sous un organe de casse une longueur de cette bande correspondant à un objet, à introduire chaque objet après sa séparation de la bande, entre deux feuilles de matière thermoplastique, ces deux feuilles étant ensuite réunies par soudure.
L'application du procédé qui vient d'être décrit fournit donc une bande continue de matière plastique constituée par une série d'alvéoles dans chacun desquels est disposé l'un des objets à emballer, limes par exemple; le processus en question peut donc s'arrêter là et les bandes être livrées à l'utilisateur.
Bien entendu, ce processus peut également être complété par une phase de division de cette bande plastique, phase à la suite de l'application de laquelle on obtient une série d'objets individuels contenus chacun dans un emballage.
La machine destinée à la mise en oeuvre de ce procédé comporte un canal recevant la bande d'objets provenant d'un rouleau d'alimentation, un chariot à mouvement alternatif, logé au-dessus de ce canal et coopérant avec cette bande d'objets, un dispositif de rupture fonctionnant en synchronisme avec le mouvement de ce chariot, un dispositif distributeur recevant les objets séparés de la bande d'objets par le dispositif de rupture, des moyens pour dérouler un premier ruban de matière thermoplastique sous ce distributeur, pour recevoir les objets amenés par ce distributeur, une seconde série de moyens disposés après ce distributeur pour dérouler un second ruban de matière thermoplastique et l'appuyer sur la première, et un dispositif de soudure apte à solidariser les deux rubans.
Cette machine peut être complétée par un dispositif destiné à séparer les alvéoles les uns des autres.
D'autres avantages de l'invention ressortiront de la description ci-après, faite en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif et dans lequel:
la fig. 1 est une vue partielle de la bande devant donner les limes individuelles par rupture;
la fig. 2 est une élévation latérale schématique partielle d'une forme d'exécution de la machine;
la fig. 3 est une vue perpendiculaire à celle de la fig. 2 correspondant à la partie de la machine réalisant l'emballage proprement dit;
la fig. 4 représente un fragment de la bande plastique obtenue après passage dans la machine;
la fig. 5 est une vue de détail d'une variante.
Comme le montre la fig. 1, les limes à emballer se présentent sous la forme d'une bande d'acier 1, dont le bord latéral 2 a été façonné de manière connue, par exemple par affûtage et dont le bord latéral opposé 3 comporte de place en place des encoches telles que 4, 5, créant une amorce de rupture selon la ligne 6 transversale. Bien entendu, cette amorce de rupture pourrait aussi bien être créée, soit par deux encoches moins profondes réalisées aux deux extrémités d'une même perpendiculaire au bord longitudinal de la bande 4, 4', ou bien par une ouverture unique oblongue pratiquée dans la largeur même de la lime, comme montré en 7 en traits mixtes. Si le ruban 1 a une largeur suffisamment importante, on peut, bien entendu, combiner à la fois des encoches symétriques telles que 4, 4' avec une ouverture telle que 7, alignées sur la même transversale.
Ceci pourrait être le cas par exemple si la bande 1 est façonnée sous forme de lames pour rasoir de sûreté.
C'est cette bande que l'on retrouve sous forme schématique dans la fig. 2, bande qui vient s'appuyer sur la face supérieure d'un chemin créé à cet effet sur le bâti 8 de la machine. La bande est maintenue sur cette face supérieure du bâti par un dispositif de pression schématisé ici sous la forme d'une roulette 9, montée à l'extrémité 10 d'un levier en forme d'un U articulé sur ce bâti 8 par son extrémité opposée 1 1 et qui est sollicitée vers le bâti par un organe élastique tel qu'un ressort 12 accroché à l'âme 13 de ce levier en U d'une part, et d'autre part au bâti 8.
L'avancement intermittent de la bande 1 est assuré par un chariot mobile 14 qui vient appuyer sur la face supérieure de la bande 1 et qui comporte un système de doigt articulé, schématisé ici par le doigt 15, doigt qui est conformé de manière à coopérer, soit avec les encoches telles que 4, 5, soit avec une ouverture telle que 7, soit enfin avec des encoches doubles telles que 4 et 4', ce doigt 15 étant alors constitué par deux doigts symétriquement disposés.
Dans un cas comme dans l'autre, le doigt tel que 15 est monté à l'une des extrémités d'un levier 16, articulé en 17 sur le chariot 14 et à l'extrémité opposée duquel est articulée en 18 une bielle 19, dont la longueur peut être réglée par un dispositif connu, manchon à vis par exemple, tel que 20.
Dans une variante, ce doigt 15 et le levier 16 peuvent être remplacés par le dispositif ci-dessous.
L'accrochage de la lime est réalisé par une pièce 1 6a terminée en tétons qui est normalement appliquée par un ressort 16b sur la lime qui passe au fond du chariot.
Lors de la course négative, le bras 1 6c articulé en 16d bascule en arrière et la fourchette 16e en se soulevant relève la pièce 1 6a libérant ainsi la lime.
Lors de la course positive, le bras 16c bascule en avant, la pièce 1 6a descend, et le téton 16f accroche au passage la première encoche qui se présente à lui.
Un dispositif simple permet le blocage de la pièce 16 en position relevée, réalisant ainsi un débrayage de l'entraînement de la lime.
Le mouvement alternatif de la bielle 19 fait avancer d'une longueur réglable la bande 1, comme le montrent les diverses positions prises par le levier 16 que l'on va supposer partir de la position 16'. Cette position s'obtient par un déplacement de la bielle 19 dans le sens de la flèche F; le doigt 15 qui a alors glissé sur la face de la bande 1 rencontre une ouverture, par exemple l'ouverture 7, dans laquelle il pénètre légèrement. La bielle 19 se déplaçant alors en sens inverse de la flèche F, le doigt 15 entraîne la bande 1, malgré la pression du galet 9, jusqu'à ce que, étant arrivé dans la position 16", le doigt 15 quitte l'ouverture 7 dans laquelle il était engagé.
La bande 1 a donc avancé d'une longueur qui correspond à l'amplitude angulaire du déplacement du doigt 15 et l'on peut régler cette amplitude de telle manière que cette avance soit égale à la longueur d'une lime.
Ce réglage s'obtient de la manière suivante: on règle tout d'abord la longueur de la bielle 19, de telle manière que dans la position extrême 16', le doigt 15 se trouve sensiblement en face d'une ouverture telle que 7, puis on règle l'amplitude du mouvement alternatif de cette bielle, par exemple en articulant la bielle 19 en 21 sur une plaque 22, laquelle est solidaire d'un plateau 23 animé d'un mouvement circulaire. La plaque 22 est montée sur le plateau 23 en introduisant deux tiges filetées dans les ouvertures allongées 24, 25 respectivement et en fixant la plaque 22 par des écrous tels que 26, 27. L'on peut ainsi donner au mouvement de la bielle 19 et, par conséquent au déplacement du doigt 15, une amplitude telle qu'à chaque rotation du plateau 23, la bande avance de la longueur d'une lime.
A ce moment, l'extrémité libre 28 de la bande 1 vient buter en 29 contre l'une des branches d'une butée 30, articulée en 31. Pendant le mouvement en sens inverse du doigt 15, la bande 1 est maintenue immobile sur le bâti de la machine, d'une part, parce qu'il faudrait un effort d'une certaine valeur pour faire reculer cette bande et, d'autre part, par la pression du rouleau 9. Pendant ce mouvement de retour, une masse 31 a par exemple commandée par un électro-aimant, peut venir frapper l'extrémité 32 de la butée articulée 30, ce choc ayant pour effet de casser la lime qui vient tomber et se loger dans l'un des alvéoles 33 de la roue à alvéoles 34.
C'est ce que montre la fig. 3, dans laquelle les alvéoles qui contiennent une lime sont représentés en traits épais. On vient alors appliquer contre la surface de la roue 34 une feuille de plastique 35 qui se déroule du rouleau 36, qui passe sur le rouleau de guidage 37. Au fur et à mesure que la roue à alvéoles se déplace dans le sens de la flèche f, la feuille 35 vient recouvrir chaque alvéole successif de cette roue, ce qui évite à l'objet tel qu'une lime de s'échapper de son logement.
Le trajet de la bande 35 est tel qu'elle abandonne la roue à alvéoles 34 en 38, lorsque cette bande 35 est sensiblement horizontale, les limes telles que 39 étant alors disposées à intervalles réguliers sur cette bande. On amène alors sur la surface supérieure de cet ensemble une seconde bande de plastique 40, qui se déroule du rouleau 41 et qui passe sur les rouleaux de guidage 42 et 43.
Comme montré en 44, les limes sont alors emprisonnées entre deux bandes de plastique, lesquelles sont ensuite soudées entre elles par passage entre les rouleaux 45, 46 dont les surfaces extérieures sont convenablement conformées pour assurer, comme montré fig. 4, deux soudures longitudinales 47 et 48 et des soudures transversales telles que 49, 50 etc. entre les limes successives 51, 52, 53 etc.
L'on pourrait, bien entendu, découper la bande de limes emballées à une longueur quelconque, pour la livrer ensuite aux utilisateurs.
On peut également sectionner cette bande suivant l'axe de chacune des soudures telles que 49, 50, etc., à l'aide d'une lame représentée schématiquement en 54, ce qui donne, comme montré schématiquement en 55, une lime emprisonnée dans un alvéole dont les quatre bords sont soudés entre eux.
REVENDICATIONS
I. Procédé d'emballage d'objets réunis entre eux pour former une bande, avec des amorces de ruptures prévues entre chaque objet, par exemple des limes pour ampoules pharmaceutiques, caractérisé en ce qu'on déroule la bande de façon à amener de manière intermittente sous un organe de casse une longueur de cette bande correspondant à un objet, à introduire chaque objet, après sa séparation de la bande, entre deux feuilles de matière thermoplastique, ces deux feuilles étant ensuite réunies par soudure.