Installation de télécommunication automatique La présente invention a pour objet une installa tion de télécommunication automatique comprenant deux systèmes de commutation, de constitution dif férente et pouvant fonctionner indépendamment l'un de l'autre, aboutissant à un centre d'interconnexion, et comportant des moyens pour que l'un quelconque d'une pluralité d'organes puisse être recherché et testé par l'un ou l'autre des deux systèmes, par une séquence d'opérations propres à chacun desdits sys tèmes, ladite séquence d'opérations comportant, pour chacun des deux systèmes, un instant C dit de confirmation ,
dans lequel les éléments dudit sys tème se trouvent dans un état tel que ladite séquence se poursuit nécessairement jusqu'à ce que ledit sys tème soit mis en connexion avec l'organe recherché, et un instant 1 dit<B> </B>d'inhibition<B> ,</B> dans lequel les éléments dudit système se trouvent dans un état tel que l'un des systèmes est en état d'agir sur l'autre système pour y interrompre la séquence d'opérations de recherche et de test.
Le but de l'invention est d'empêcher les doubles connexions (ou doubles rencontres) d'origine aléa toire qui risquent de se produire lorsqu'un même organe est recherché simultanément par deux systè mes de constitution différente agissant indépendam ment.
De telles doubles connexions sont, par exemple, possibles dans les installations de téléphonie ou de télégraphie automatiques, lorsque deux ensembles appartenant à des systèmes différents procèdent au test d'un même organe libre. Pour donner un exem ple, précis, il peut arriver qu'un central téléphonique ait été équipé, à l'origine, dans un certain système, mais, qu'étant devenu insuffisant, on lui adjoigne des équipements d'extension fonctionnant selon un sys tème différent offrant des avantages nouveaux.
L'installation selon l'invention est caractérisée par le fait qu'en vue d'empêcher qu'un même organe puisse être connecté simultanément aux deux systè mes, les éléments des deux systèmes sont agencés de façon que l'une ou l'autre des deux conditions sui vantes soit satisfaite a) dans chacun des deux systèmes, la séquence d'opérations de recherche et de test est telle que l'instant d'inhibition précède l'instant de confirma tion.
b) dans l'un des systèmes, l'instant d'inhibition étant postérieur à l'instant de confirmation, les élé ments de l'autre système sont déterminés de façon que, dans ledit autre système, l'instant d'inhibition précède l'instant de confirmation, et que le laps de temps qui s'écoule entre l'instant d'inhibition et l'ins tant de confirmation dans ledit autre système soit supérieur au laps de temps qui s'écoule entre l'instant de confirmation et l'instant d'inhibition dans le pre mier système.
Dans la description détaillée qui suit sont expo sées, à titre d'exemple, en relation avec les figures du dessin annexé, des formes de réalisation de l'installa tion selon l'invention.
- La fig. 1 est un diagramme simplifié permet tant d'exposer le problème à résoudre.
- Les fig. 2 et 3 représentent un diagramme des temps d'un circuit de test.
- La fig. 4 représente un exemple de circuit de test dans un système connu.
- La fig. 5 représente un diagramme d'inhibition réciproque de deux circuits de test. - Les fig. 6, 7, 8 et 9 représentent l'inhibition réciproque de deux circuits dans diverses positions relatives.
- La fig. 10 illustre un exemple de problème de double-test.
- La fig. 11 représente une solution, selon l'in vention, de l'exemple représenté par la fig. 10.
- La fig. 12 illustre un second exemple de pro blème de double test.
- La fig. 13 représente une solution selon l'in vention de l'exemple représenté par la fig. 12.
La fig. 1 représente deux ensembles de chaînes appartenant à deux systèmes téléphoniques différents. L'organe A termine la première chaîne, l'organe B termine la seconde, et chacun des organes A et B peut accéder, indépendamment de l'autre, à un même or gane C. Il s'agit d'interdire toute double (et, a for tiori, toute multiple) connexion des organes amont A et B sur le même organe C. On peut admettre que les organes A faisant partie d'un même système ont des moyens propres pour s'interdire mutuellement toute double connexion, il en va de même pour les organes B. Le problème consiste à déterminer quelles relations réciproques doivent exister dans l'organe C entre les organes A et B pour que toute double con nexion soit impossible.
On sait qu'avant de se con necter à l'organe C, chacun des organes A et B teste l'organe C pour connaître son état de disponibilité ou d'occupation<B>;</B> le processus de fonctionnement d'un circuit de test pour un système donné et pour un étage de sélection donné se déroule dans un laps de temps toujours très sensiblement le même et que l'on peut considérer comme constant.
La fig. 2 est un diagramme dont l'axe représente le temps ; les instants caractéristiques du fonctionne ment de l'installation seront donc représentés par des points correspondants sur cet axe. En considérant le système contenant l'organe A, par exemple, son ori gine Ao peut apparaître à un instant quelconque, et sa fin<B>Ai</B> apparaître un certain temps plus tard, mais le segment A. A± qui représente la durée de l'événe ment normal sans perturbation d'origine extérieure est constant.
Cependant, quel que soit le système télé phonique auquel appartiennent les organes A ou B, il existe un point CA situé entre Ao et Af dont l'abs cisse par rapport à Ao est parfaitement déterminée et telle que - tout phénomène inhibiteur du fonctionnement de A se manifestant entre Ao et CA annule le fonc tionnement de A.
- tout phénomène inhibiteur du fonctionnement de A se manifestant à un instant situé entre CA et At est sans effet sur le fonctionnement de A. Le point CA est donc un point critique qui cor respond à la confirmation du test ; la position de ce point CA dépend d'une part, du processus interne de test propre au système considéré, et d'autre part, du mode d'action du phénomène inhibiteur.
La connais- sance du point CA est nécessaire, et des mesures ex périmentales doivent être faites dans chaque système téléphonique auquel appartiennent les organes A ou B pour déterminer la durée du laps de temps Ao CA. En réalité, du fait de la dispersion de ses caractéris tiques fonctionnelles, l'état du circuit de test dont l'apparition a lieu, en principe, à l'instant CA, peut se produire pendant un certain laps de temps, dont les limites sont C'A et C"A (fig. 3),
de sorte que la durée Ao CA peut être comprise entre un minimum Ao C'A et un maximum Ao C"A. Pour concrétiser par un exemple les définitions qui précèdent;
la fig. 4 représente une disposition partielle du circuit de test et de connexion d'étage dans un sélecteur dans le système de téléphonie auto matique bien connu dit R6 . On sait que, dans un tel système, le sélecteur comporte un balais S T qui, lorsqu'il arrive sur une rangée de plots marquée par un orienteur non figuré, provoque l'enclenchement d'un relais 11 à deux enroulements.
(Dans le système R6, on appelle orienteur un organe commun à plu sieurs sélecteurs, qui dirige leur orientation sur les directions désirées.) Le circuit d'excitation du relais 11 est constitué par le pôle négatif d'une batterie (non représentée), une résistance R2, le plot 1 du banc de sélecteur, son balai S T, les deux enroulements en série du relais 11, un contact de travail 122 d'un re lais différentiel 12 qui a été préalablement enclenché par alimentation, par la batterie précitée, de son en roulement inférieur à travers une résistance RI, terre.
Ce relais 11 coupe alors en 111 le circuit de com mande de rotation du -sélecteur. L'instant,où Je balai S T du sélecteur atteint les plots marqués par l'orien teur est représenté par Ao sur le graphique de la fig. 3. Par ailleurs, la fermeture du contact 112 pro voque l'excitation de l'enroulement supérieur du re lais 12 : s'il n'y a pas double test, les ampères-tours fournis par cet enroulement supérieur compensent les ampères-tours que donne l'enroulement inférieur, et le relais 12 retombe. Le sélecteur comporte, en outre, un relais 13, dit de connexion d'étage, qui s'en clenche alors par le circuit suivant: terre, contact de repos 121, contact de travail 113, et enroulement su périeur du relais 13.
Dès la fermeture de son contact 131 le relais 13 se maintient par le circuit : batterie, enroulement supérieur du relais 13, contact<B>131</B> et terre, à travers d'autres contacts non indiqués. Cet instant est représenté par le point<B>AI</B> sur le graphique de la fig. 3. L'instant Ci de confirmation du test dé pend, comme on l'a vu, de la nature du phénomène perturbateur. On va supposer que l'on bloque méca niquement le sélecteur en position 1 et que l'on ouvre le circuit de la résistance R2 en un point H, par le contact de travail d'un relais non représenté : au moyen d'impulsions calibrées de durée variable, on enclenche ce relais, qui ferme alors son contact de travail pendant un temps connu.
L'instant de ferme ture de ce contact de travail est représenté par le point Ao sur la fig. 3. L'instant d'ouverture du contact dûdit relais, à la fin d'une impulsion correspond à l'action d'un phé nomène inhibiteur ouvrant le circuit de test. Après une série d'essais, il est ainsi possible de déterminer un laps de temps t1 qui sera le plus grand parmi tous ceux ne permettant pas le maintien du relais 13 ; ce laps de temps t1 détermine le segment Ao CA minimal.
De la même façon, on détermine un laps de temps t2 qui sera le plus petit parmi ceux permettant le maintien du relais 13 ; ce laps de temps t2 correspond au segment Ao CA maximal (fig. 3). Le segment C'A C"A est le segment de confirmation de test . Il est bien évident que si, au lieu de couper le circuit de test par un contact de rupture, on plaçait au point H une terre qui court-circuiterait le relais de test 11, on obtiendrait un segment Ao CA minimal différent du précédent, et un segment Ao CA maximal différent également.
Le nouveau segment de confirma tion de test se situerait plus à gauche que le précé dent, ce qui s'explique par des effets supplémentaires d'inertie électromagnétique. Pratiquement, d'ailleurs, chaque segment de confirmation de test est très petit. La fig. 5 représente un diagramme d'inhibition réci proque de deux circuits de test :<B>C' A</B> C"A est le seg ment de confirmation de test du système auquel ap partient l'organe A, et C'R C"R est le segment de confirmation de test du système auquel appartient l'organe B ; dans l'organe B, il existe un dispositif inhibiteur empêchant le test de l'organe A ; ce dispo sitif entre en jeu à un instant IR.
De même, dans l'organe A, il existe un dispositif inhibiteur empê chant le test de l'organe B, et ce dispositif se mani feste en un point IA. Ainsi, dans l'organe A, le dis positif inhibiteur émanant de l'organe B entre en jeu à un instant IR qui peut être antérieur ou postérieur à l'intervalle de temps C'A C"A de confirmation de test. Si le point représentatif de II; est à gauche de CA, le fonctionnement du circuit de test de l'organe A est annulé. Si IR est à droite de C,,\, le fonctionne ment du circuit de test de l'organe A n'est pas per turbé.
De même, dans l'organe B, le dispositif inhi biteur émanant de l'organe A entre en jeu à un ins tant IA qui peut être antérieur ou postérieur au laps de temps C'R C"R de confirmation de test. Si le point représentatif de IA est à gauche de C'R, le fonction nement du circuit de test de l'organe B est annulé, si IA est à droite de C"P, le fonctionnement du cir cuit de test de l'organe B n'est pas perturbé. Ainsi.
seules, les positions relatives des points IR et C'_@ C"A suffisent à déterminer l'action de l'organe B sur l'or gane A ; de même, seules, les positions relatives des points I1 et C'r C"F suffisent à déterminer l'action de l'organe A sur l'organe B.
Mais la position du point I^ peut être connue par rapport à C@ et la po sition du point IR par rapport à CR. Pratiquement IA CA peut être positif ou négatif, et il en est de même pour IR CR. L'étude des systèmes auxquels appartiennent les organes A et B et de leurs liaisons inhibitrices se ramène donc à considérer les dimen sions et les positions relatives des segments IA CA et IB CR. Huit cas épuisent à eux seuls toutes les hypo thèses de fonctionnement, mais, par raison de symé trie,
le problème peut se limiter aux quatre cas qui suivent On suppose d'abord @ IA CA 1 > 1 IR CH Dans cette hypothèse on peut avoir 1/-IACA>O IrCR>O 2/- IA CA>O IRCR < O 3/- IA CA < O IBCr>O 4/- IA ,CA < O Ir CR < O Premier cas (fig. 6) IA CA > O IR CR > O Quelles que soient les positions relatives des seg ments IA CA et IR CR dans l'échelle des temps,
l'ins tant d'inhibition d'un des systèmes précède toujours l'instant de confirmation du second. Il n'y aura donc jamais double connexion.
Deuxième cas (fig. 7) IA CA > O IR CR < O Comme dans le cas précédent, l'instant d'inhibi tion d'un des systèmes précède toujours l'instant de confirmation du second. Il n'y aura donc jamais double connexion.
Troisième cas (fig. 8) IA CA < O IR CR > O On voit qu'aucun instant d'inhibition ne précède un instant de confirmation dans deux éventualités représentées. Il peut donc y avoir double connexion.
Quatrième cas (fig. 9) IA 'CA < O IR CR < O On voit qu'aucun instant d'inhibition ne précède un instant de confirmation dans les deux éventualités représentées. Il peut donc y avoir double connexion.
De l'examen de ces quatre cas, il ressort que toute double connexion est impossible, si l'on respecte l'une des deux conditions suivantes Première condition : dans les deux systèmes l'ins tant d'inhibition est antérieur à l'instant de confirma tion.
Deuxième condition : si, dans l'un des systèmes, l'instant d'inhibition est postérieur à l'instant de con firmation a) dans l'autre système, l'instant d'inhibition doit précéder l'instant de confirmation.
b) le laps de temps qui s'écoule entre l'instant de confirmation et l'instant d'inhibition dans le premier système doit être inférieur au laps de temps qui s'écoule entre l'instant d'inhibition et l'instant de con firmation dans l'autre système. On peut écrire symboliquement ces conditions - pour la première condition (IC)1 > O (IC)2 > O - pour la deuxième condition (CI), < (IC)2 ou (CI)2 < <B>(In,</B> On va maintenant donnes deux exemples d'appli cation des conditions précédentes, l'un ayant rapport avec la première condition, l'autre avec la seconde condition.
La fig. 10 illustre schématiquement un problème particulier d'extension d'un central télé phonique du type système R6. Ce central comporte des étages de sélection représentés très schématique ment sur la figure par un commutateur rotatif 14, et il lui est adjoint une extension comportant des étages de sélection, représentés schématiquement en 15, du type connu sous le nom de système CP 400. Les éta ges de sélection de ces deux types doivent pouvoir saisir indifféremment un organe appelé joncteur de départ 16, qui est du type R6.
En aval du jonc- teur 16 est disposé un répartiteur de liaison repré senté schématiquement en 17. Une des difficultés à surmonter dans une telle installation concerne le double test; la fig. 11 représente un dispositif qui satisfait aux conditi-ns précédentes.
La fig. 11 montre ce dispositif associé à une ins tallation selon la fig. <B>10;</B> un trait mixte y délimite trois régions: une région (I) qui comprend l'étage de sélection 14 (système R6), une région (11) qui comprend l'étage de sélection 15 (système CP 400), et une région (III) qui comprend le joncteur commun 16, (réalisé ici en système R6), mais seuls les cir cuits de test ont été représentés. Le joncteur commun 16 a deux fils de test séparés, reliés respectivement aux étages de sélection 14 et 15.
Le circuit de test de l'étage de sélection 14 comporte des relais 11, 12 et K, et le circuit de test de l'étage de sélection 15 com porte des relais To et K2. Les relais KI et K2 sont les relais d'inhibition ;
le relais K2, en s'enclenchant, coupe par son contact k2 le circuit de test du relais Ki, et inversement le relais Kl, en s'enclenchant, coupe par son contact k1 le circuit de test du relais K2. Le test est possible aussi bien en fonctionnement dit homogène , c'est-à-dire ne faisant intervenir que les organes des régions I et III, ou II et III, qu'en fonctionnement dit mixte c'est-à-dire faisant inter venir à la fois les organes des régions I, II et III, puisque les éléments des circuits de test des organes des régions I et II sont inchangés ;
cependant, dans le cas de double test, afin d'éviter toute double con nexion, le relais d'inhibition correspondant à l'un des systèmes téléphoniques doit s'enclencher avant l'ap parition de l'instant de confirmation de test. A cet effet, la partie du joncteur 16 associée à l'étage de sélection 14 comporte .des résistances 18 et 20a l'en semble de ces résistances et du relais KI devant être tel qu'il n'empêche pas le fonctionnement, en test homogène, d'un ou plusieurs organes du système de la région I.
De même, la partie du joncteur 16 associée à l'étage de sélection 15 comporte des résis tances 19 et 206, l'ensemble de ces résistances et du relais K., devant être tel qu'il n'empêche pas le fonc tionnement, en test homogène, d'un ou plusieurs or ganes du système de la région II.
Ces conditions sont satisfaites, dans cet exemple d'application, en utili sant des relais KI et K2 du type dit sensible . Le mode d'action d'inhibition étant alors défini, il est possible de déterminer dans chaque système les ins tants de confirmation, ceux-ci étant parfaitement <B>dé-</B> finis<B>:</B> pour le système de la région I (R6), l'instant de confirmation est le non-enclenchement du relais 13 du sélecteur; pour le système de la région II (CP 400), c'est le non-enclenchement du relais TD2.
En se reportant au graphique de la fig. 2, on trouve pour le système R6 Ao CA = 37 millisecondes pour le système CP 400 Bo CB = 33 millisecondes Les laps de temps qui s'écoulent entre les instants origines Ao, Bo, d'une part, et les instants d'inhibi tion correspondants IA, IB, d'autre part,
sont égaux respectivement au retard à l'enclenchement des relais KI et K2. On trouve pour le système R6 Ao IA = 20 millisecondes pour le système CP 400 Bo IB = 19 millisecondes En se reportant à la fig. 6,
on a pour le système R 6 IA CA = AO CA-AO IA = 37-20 = 17 millisecondes pour le système CP 400 IB CB = BO CB - BO IB = 33 -19 = 14 millisecondes On voit que pour le système R6 aussi bien que pour le système CP 400, on a IACA>O et IBCB>O Les deux systèmes sont donc conformes aux con ditions données plus haut, la première condition étant remplie,
il ne peut y avoir double connexion. Cependant, dans le cas particulier où les relais Kl et K2 sont de même fabrication, et ouvrent leurs con tacts de repos simultanément (points I simultanés), un complexe de vibrations peut se former. Les cir cuits n'étant jamais matériellement identiques, ce phénomène va rapidement cesser, mais cela se tra duit par un retard dans l'apparition du point I ayant survécu au phénomène (point I dit prioritaire ). Le point C du système inhibé peut ainsi apparaître avant le point I.
Une double connexion est possible: pour l'éviter, il faut que les segments IA CA et Ir CB soient suffisamment longs pour que, dans ce cas particulier, les. points C ne puissent pas se trouver avant les points I.
On va maintenant décrire un autre cas d'applica tion, qui satisfait à la seconde condition formulée plus haut par la notation symbolique (CI), G (IC)2. Dans ce cas, l'un des systèmes est de la forme CI, et l'autre est de la forme IC.
Il peut arriver, par exemple, que dans un même central de type R6, des sélecteurs de type R6 et des joncteurs de type CP 400 aient accès à une chaïne d'organes commune. La fig. 12 représente schémati quement une telle installation. Les organes du central de type R6 sont représentés dans un cadre en trait mixte 21, et les organes du central de type CP 400 sont représentés dans un cadre en trait pointillé 22. Le central R6 comporte des sélecteurs 23, 26, 27 et le central CP 400 comporte des joncteurs 24. Les deux centraux doivent avoir accès à des sorties com munes 25.
Les sélecteurs 23 ont accès à certains sé lecteurs 26 et les joncteurs 24 ont accès à d'autres sélecteurs 27, mais les sélecteurs 26 et les sélecteurs 27 sont desservis par des orienteurs communs 28 de manière à éviter une spécialisation de ces derniers. Pour satisfaire une telle organisation, il faut évidem ment interdire les doubles connexions sur le même orienteur.
La fig. 13 représente un dispositif satisfaisant au problème posé par la fig. 12. Le joncteur de départ 24 n'est désigné par l'étage sortant du central de type CP 400 que si l'orienteur et le sélecteur associés au central de type R6 sont libres (grâce à un ensemble de circuits non représentés).
Le test est scindé en deux phases distinctes : d'abord un test d'exclusion CP 400 - CP 400 permet de ne prendre qu'un seul joncteur parmi ceux dépendant du même orienteur, puis et c'est là l'objet de la description, le joncteur désigné effectue un second test. Sur la fig. 13 sont représentés schématiquement deux circuits de test relatifs au même orienteur, l'un passant par le sélec teur 26 et relatif au sélecteur R6 en recherche 23, l'autre passant par le sélecteur 27 et relatif au jonc- teur 24. Un relais 29 joue dans le joncteur 24 le rôle de relais de test.
Les doubles tests homogènes, soit en système R6, soit en système CP 400, ne présentent pas de difficultés spéciales et sont traités suivant les principes habituels en système R6 et à l'aide d'un dispositif annexe en système CP 400 interdisant que soit pris plus d'un joncteur par orienteur.
Le cas de la double rencontre entre sélecteur R6 et joncteur CP 400 est traité ci-après Le relais 29 du joncteur s'enclenche si le fil T1; a le potentiel convenable caractérisant la disponibilité du sélecteur 27 et de l'orienteur 28 par le contact <I>m </I> mis au travail (relais (@ <I>m </I> de début de test non représenté sur la figure). Le contact de repos 291 est coupé et le contact de travail<B>291</B> s'établit un instant après.
Le relais 29 a ainsi un circuit de ver rouillage dès l'ouverture du contact de repos<B>291</B> à travers la résistance 30, reliée au pôle négatif de la batterie et un potentiel d'occupation est placé en suite sur le fil TI; par la terre du contact 291. On voit que la terre ainsi mise sur le fil Tl; a pour effet de court-circuiter le relais de test<B>Il</B> du sélecteur 23. Connaissant ainsi d'une part le processus interne de test propre au système R6, d'autre :part le mode d'action du phénomène inhibiteur (court-circuit de la bobine du relais de test) il est possible de déter miner expérimentalement l'instant de confirmation de test CA de l'organe de type R6.
Réciproquement, l'action du système R6 sur le système CP 400 est celle-ci Si un ou plusieurs relais de test 11 et 12 de type R6 sont déjà reliés au point Q, le relais 29 ne peut s'enclencher, le potentiel du fil TL ne convenant pas. Le point de confirmation CP de l'organe de type CP 400 sera donc déterminé par le retard à l'ouver ture du contact de repos 291 du relais 29.
On trouve pour le système R6 Ao CA = 33 millisecondes pour le système CP 400 Bo Cr = 67 millisecondes D'autre part, puisque le relais. 29 ne peut pas s'enclencher si un relais de type R6 est en dérivation avec lui sur la résistance de l'orienteur, cela signifie que le point d'inhibition du système R6 se manifeste en même temps que le début du test, donc que Ao IA = O. Quant au système CP 400, il empêche le test du système R6 en mettant une terre franche sur le point commun Q ;son point d'inhibition caractéri sera le retard à la fermeture du contact de travail 291 du relais 29.
On trouve Bo IB = 73 millisecondes On détermine ainsi les segments IACA=AoCA-AoIA=33-O=33 IB CB = Bo CB - Bo IB = 67 - 73 = - 6 On constate que le système R6 est de la forme IC > O tandis que le système CP 400 est de la forme IC < O, soit CI > O.
donc CB IB < IA CA Le résultat étant conforme à la formule de la se conde condition, le dispositif doit fonctionner correc tement.
On voit que, dans le dispositif décrit le point de confirmation de test dépend du dispositif propre de test du système considéré et du mode d'inhibition choisi ; le dispositif selon l'invention doit être adapté au problème à résoudre.
Les deux exemples d'application donnés ne sont aucunement limitatifs, bien qu'ils aient été choisis de manière à satisfaire aux deux types de conditions relatifs aux segments IC.
Le dispositif selon l'invention est bien entendu applicable si les deux systèmes indépendants sont éloignés l'un de l'autre - par exemple, s'il s'agit d'installations de téléphone automatique ; s'ils ne se trouvent pas dans le même bureau - de sorte qu'une certaine résistance est insérée entre le dispositif inhi biteur du système indépendant éloigné et l'organe commun situé dans le même bureau que l'autre sys tème indépendant.
On ne sort pas non plus du domaine de l'inven tion si, dans l'un des systèmes téléphoniques, un même relais remplit les fonctions de test et d'inhibi tion, tandis que, dans l'autre système téléphonique, les relais de test et d'inhibition sont distincts.
De même, bien que les exemples d'application donnés précisent différents modes d'action du relais d'inhibition sur le relais de test de l'autre système (ouverture du circuit de test, fonctionnement margi nal d'un relais de test, court-circuit de la bobine d'un relais de test) on ne sort pas du domaine de l'inven tion par l'utilisation d'autres formes d'inhibition, magnétiques, électriques ou mécaniques.