Dispositif de matérialisation stable au moyen d'un fil,
de la verticale au-dessus d'un point donné
Pour matérialiser la verticale en un point déterminé, le moyen habituel est le fil à plomb, c'est-à-dire un fil auquel est attachée une masse pesante qui, en position d'équilibre, tend le fil suivant la verticale descendante.
I1 suffit d'accrocher le fil à plomb en un point donné pour définir automatiquement la verticale descendant de ce point jusqu'à n'importe quel niveau inférieur.
Si on a besoin ultérieurement de la matérialisation de la verticale à un autre niveau plus bas que le précédent, il suffit d'allonger le fil à plomb. C'est le cas lorsque l'on creuse un puits. On peut relever ou écarter le fil à plomb pour travailler au fond, puis allonger le fil pour continuer le contrôle plus bas. Mais lorsqu'il s'agit de déterminer la verticale ascendante au-dessus d'un point donné, le fil à plomb est moins commode.
Pour obtenir cette verticale ascendante, l'opérateur doit amener, par un réglage précis, le point d'accrochage supérieur du fil exactement à l'aplomb du point donné. S'il a besoin de matérialiser la verticale à un niveau plus élevé, l'opérateur doit non seulement allonger le fil mais chercher un nouveau point d'accrochage juste à l'aplomb du précédent. Ce cas est fréquent dans la construction des édifices. Si la hauteur est importante, un tel réglage exige les interventions conjuguées de deux opérateurs. L'un en haut du fil, règle la position du point d'attache supérieur suivant les observations transmises par l'autre qui, en bas, contrôle l'aplomb par rapport au point donné.
Dans certains cas, le point d'attache supérieur ne peut pas être absolument fixe, par exemple, dans le cas d'une haute charpente métallique, et pour remédier aux déplacements, il faut de nouvelles interventions des deux opérateurs.
Dans d'autres cas, le point donné est difficile d'accès, ou le devient ultérieurement.
La présente invention a pour objet un dispositif permettant la matérialisation stable, au moyen d'un fil, de la verticale au-dessus d'un point donné, directement par une simple mise en place approximative effectuée au seul niveau supérieur.
Ce dispositif est caractérisé en ce que le fil fixé au point considéré par son extrémité inférieure est attaché à son extrémité supérieure à un flotteur plongeant dans le liquide d'un récipient et assurant la tension du fil.
Ce dispositif peut être désigné sous le nom de fil à flotteur par opposition au fil à plomb usuel.
La poussée du liquide sur le flotteur, dite poussée d'Archimêde, et ayant pour valeur le poids de liquide déplacé, est de direction rigoureusement verticale et dirigée vers le haut. Elle tend le fil associé au flotteur suivant la verticale ascendante exactement à l'opposé de la pesanteur, le flotteur produisant l'effet opposé de celui de la masse pesante. Le centre de carène du flotteur se place spontanément à l'aplomb du point donné, pourvu que le flotteur ne rencontre pas d'obstacle. La position verticale d'équilibre du fil à flotteur est stable comme celle du fil à plomb.
Pour certains travaux, c'est une verticale très rigoureusement exacte qui est recherchée. I1 faut donc empêcher toute force parasite non verticale d'agir sur le flotteur ou sur le fil comme il faudrait l'empêcher d'agir sur le fil à plomb.
En ce qui concerne les effets de capillarité et des tensions superficielles, ils peuvent être évités en plongeant complètement le flotteur dans le liquide.
Ceci est obtenu soit en raccourcissant le fil, soit en élevant le récipient, soit en augmentant la hauteur du liquide dans le récipient.
Ce dispositif peut être utilisé avantageusement dans tous les cas où, pour matérialiser une verticale ascendante, on utilise un fil à plomb, notamment dans la construction ou pour son contrôle, par exemple pour l'étude des déformations d'ouvrages, tels que barrages, ponts, charpentes, mécanismes divers. I1 a, sur le fil à plomb, l'avantage de fournir la verticale ascendante au-dessus du point d'attache du fil, spontanément, après simple mise en place approximative, et ceci de façon stable.
Ces avantages sont particulièrement précieux lorsque le point d'attache inférieur peut devenir inaccessible par exemple lorsqu'il s'agit de matérialiser la verticale au-dessus de points de référence situés au fond de puits ou en des endroits auxquels on n'aura plus accès pour une raison quelconque lorsque l'ouvrage sera édifié: passage trop étroit, envahissement par l'eau, échauffement, contamination biologique, chimique ou par radiations, etc.
Dans ces cas, le dispositif selon l'invention continue à matérialiser la verticale au-dessus du point donné, alors que le fil à plomb usuel ne peut pratiquement plus la fournir à cause de la difficulté du contrôle au niveau inférieur.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemples non limitatifs, divers modes de réalisation du dispositif selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en coupe du dispositif avec flotteur annulaire.
La fig. 2 montre en coupe le dispositif à flotteur cylindrique.
La fig. 3 est une autre forme d'exécution du dispositif à flotteur cylindrique.
La fig. 4 montre en coupe une variante du dispositif à deux flotteurs.
La fig. 5 est une vue en perspective d'une forme d'exécution particulière.
Les fig. 6 et 7 représentent des modes de fixation du fil à sa partie inférieure.
La fig. 8 est une vue en coupe verticale détaillée d'une variante du dispositif de la fig. 5.
La fig. 9 montre un autre mode de fixation du fil à sa partie inférieure.
La fig. 10 montre en coupe une variante comportant un organe de réglage de la longueur du fil.
La fig. 11 montre un mode d'obtention d'une verticale de grande hauteur avec le dispositif selon l'invention.
La fig. 12 montre un autre mode d'utilisation du dispositif combiné avec un fil à plomb.
La fig. 13 représente en coupe un flotteur particulier et un récipient à suspension équilibrée.
La fig. 14 est relative à une forme de réalisation de bain horizontal avec anneaux flottants.
Suivant la fig. 1 le dispositif de matérialisation de la verticale comporte un récipient 20 cylindrique vertical dont le centre du fond est percé d'un orifice axial 21. Un tube vertical 22 situé au centre du récipient 20 est encastré hermétiquement dans cet orifice 21. Ce récipient 20 contient un bain liquide 23 de forme annulaire autour du tube central 22. Un flotteur 24 également en forme d'anneau, mais de volume nettement plus petit, est plongé dans le bain liquide 23.
Un grappin renversé 25 est fixé de façon permanente ou amovible sur le dessus du flotteur 24 par les extrémités de ses deux ou plusieurs branches 26-27. La tige centrale 28 de ce grappin 25 traverse librement le tube central 22. A sa partie inférieure, cette tige 28 est munie d'un crochet 29 auquel est attaché le fil 30 accroché d'autre part à sa partie inférieure au point donné 31.
Le récipient 20 peut être porté à la main par son anse 32 comportant une partie centrale horizontale 33 qui permet de poser cette anse, enfilée sur une pièce quelconque, peu large, ayant une surface supérieure sensiblement horizontale 34. Cette anse 32 donne des possibilités de déplacements en tous sens sans déséquilibrer le récipient 20.
L'anse 32 est munie en son milieu d'un oeilleton d'accrochage 35 permettant une suspension équilibrée sous n'importe quel support et en particulier sous un support mobile en tous sens tel que ceux employés pour les éclairages de bureau ou les postes téléphoniques à pantographe.
Le récipient 20 peut être tout simplement posé sur un support sensiblement horizontal 36 muni d'un orifice suffisant 37. Le récipient 20 peut être posé sur un trépied muni d'un plateau avec orifice central suffisant, tel que les trépieds de théodolites modernes.
Le récipient 20 peut même, si c'est nécessaire, être muni de vis calantes et de moyen de fixation au trépied.
Si le récipient 20 a été placé par un des moyens énumérés ci-dessus, au voisinage de la verticale du point donné 31, et si la longueur du fil 30 a été ajustée approximativement de façon que le flotteur 24 soit immergé sans toucher le récipient 20 et sans que le grappin 25 touche le tube central 22, le flotteur 24 se place spontanément de façon que le centre de carène de l'ensemble flotteur-grappin vienne exactement à l'aplomb du point donné 31.
Grâce à l'amortissement des oscillations par le bain liquide 23, la position d'équilibre est atteinte rapidement et le fil 30 matérialise exactement la verticale ascendante du point donné 31.
Dans certains cas, le bain liquide 23 est constitué de plusieurs liquides non miscibles superposés, par exemple de l'eau surmontée d'huile.
Dans d'autres cas où une grande force de poussée est demandée au flotteur tout en gardant un encombrement réduit, le liquide inférieur peut être du mercure ou un amalgame et le liquide supérieur peut être une couche mince de glycérine, silicone, huile, etc.
Si la position du récipient 20 est ou devient trop éloignée de la verticale du point donné 31, la tige 28 du grappin 25 vient buter contre le tube central 22 avant que le flotteur touche la paroi, ce dont l'opérateur pourrait ne pas s'apercevoir. L'opérateur devra déplacer le récipient jusqu'à suppression du contact entre la tige 28 et le tube 22
Si le fil 30 est trop court ou le devient, le grappin 25 vient toucher le haut du tube central 22 avant que le flotteur touche le fond du récipient, ce dont l'opérateur pourrait ne pas s'apercevoir. L'opérateur devra allonger le fil ou descendre le récipient.
Si le fil 30 est trop long ou le devient, le flotteur émerge partiellement, la poussée diminue d'autant, mais elle reste verticale, à moins que le flotteur ait une position très excentrée et que les effets de capillarité ou de tensions superficielles soient ainsi à redouter.
L'opérateur devra tendre le fil ou centrer le récipient sur le flotteur.
Suivant la fig. 2, le dispositif de matérialisation de la verticale comporte un récipient cylindrique vertical 38 contenant un bain liquide 39. Un flotteur cylindrique vertical 40 de volume nettement plus petit est immergé dans le bain liquide 39. Une tige verticale 41 est fixée rigidement de façon amovible ou permanente au flotteur 40. Son axe passe par le centre du flotteur 40.
Le haut de cette tige 41 est assemblé rigidement, soudé ou démontable, avec le milieu du côté horizontal 43 d'un cadre vertical sensiblement rectangulaire 42 qui encadre largement le récipient, de côté et d'autre, pardessus et par-dessous. Un émerillon 44 est monté dans un trou vertical au milieu du côté horizontal inférieur 45 du cadre 42, dans le prolongement de l'axe vertical du flotteur 40. Le haut du fil 46 est attaché sous l'émerillon 44 tandis que le bas du fil 46 est attaché au point donné 47. Une anse 48 semblable à l'anse 32 de la fig. 1 permet de soutenir le récipient 38 en passant par dessus le côté horizontal 43 du cadre vertical 42.
Cette anse peut reposer sur un support relativement mince à surface supérieure horizontale ou être suspendue par son milieu où elle est munie d'un oeilleton 49 auquel peut être accrochée une poignée 50, à émerillon, ou tout autre moyen susceptible de déplacements.
Le récipient 38 peut, dans d'autres cas, être supporté par une console 51 relativement mince passant entre le fond du récipient et le côté inférieur du cadre.
Le récipient 38 peut, dans d'autres cas, être supporté par un montant vertical fixé le long d'une génératrice du cylindre du récipient située dans un plan vertical différent de celui du cadre.
Si le récipient 38 a été placé au voisinage de la verticale du point donné 47 et si la longueur du fil a été ajustée approximativement de façon que le flotteur 40 soit immergé sans que ni le flotteur 40 ne touche le récipient 38, ni le cadre 43 ne touche le récipient 38 ou son moyen de support, anse 48, console 51 ou montant (non figuré), le flotteur 40 se place spontanément de façon que le centre de carène de l'ensemble flotteur-cadre vienne exactement à l'aplomb du point donné 47.
La fig. 3 montre une variante de la disposition de la fig. 2. La tige verticale 52 qui est assemblée rigidement, soudée ou démontable, à la partie supérieure du flotteur 53 est prolongée, soudée ou démontable, par un bras 54 qui, coudé deux fois, contourne largement le récipient 55 comme la moitié du cadre rectangulaire 42 de la fig. 2. La partie horizontale inférieure 56 de ce demi-cadre 57 est munie d'un émerillon 58 situé dans le prolongement de l'axe vertical de la tige 52 et du flotteur 53. Un contrepoids réglable 59 permet d'équilibrer le demi-cadre 57.
Un montant vertical 60 fixé à la paroi du récipient 55 est continué, en haut, par un bras horizontal muni d'un émerillon 62 monté dans le prolongement supérieur de l'axe vertical du récipient. Un contrepoids réglable 63 permet d'assurer la verticalité spontanée du récipient 55 lorsqu'il est suspendu par l'émerillon 62.
L'avantage de cette disposition est que le demicadre 57 peut faire une rotation d'un tour presque complet autour de l'axe vertical du flotteur 53 sans buter dans le montant vertical 60, tandis que le cadre 42 de la disposition précédente butera avant d'avoir fait un demi-tour.
Avec le demi-cadre 57, l'opérateur a bien moins d'occasions d'intervenir pour agir sur l'un ou l'autre des émerillons 58 ou 62 pour éviter la butée du demicadre 57 contre le montant 60, qu'il n'a à le faire avec 44 ou 50 en employant le dispositif à cadre. Or il arrive souvent qu'un fil ou câble produise une rotation du cadre lorsqu'il est mis sous tension, car les fils ou câbles souples vraiment antigyratoires sont rares.
Le dispositif à demi-cadre 57 permet avantageusement aussi le support du récipient 55 par une console relativement mince 61.
La fig. 4 montre une variante où le dispositif est constitué de deux flotteurs cylindriques verticaux 64 et 65 immergés chacun dans un récipient cylindrique distinct 66 et 67. Le grappin 68 qui appuie sur les deux flotteurs par ses branches 69 et 70 est fixée aux flotteurs 64-65 de façon facilement amovible.
Les flotteurs 64-65 comportent chacun en leur axe un tube 71-72 bouché à son extrémité inférieure. Les branches 69-70 du grappin 68 coulissent dans ces tubes 71-72 et appuient ainsi sur les deux flotteurs 64-65.
Le fil 73 attaché à l'émerillon 74 au bas du grappin 68 matérialise la verticale exacte du point donné 75.
La fig. 5 représente une variante du dispositif suivant la fig. 1, perfectionné pour être transporté plus facilement sans risque de répandre du liquide et pour contrôler plus facilement la liberté de mouvement du flotteur et du grappin.
Le récipient 76 est en matière transparente, par exemple les matières connues sous les noms commerciaux de Plexiglass , Altuglass , etc., ainsi que le flotteur 77. Le liquide est par exemple de la glycérine étendue d'eau. Un couvercle transparent 78 amovible ou non ferme le récipient 76. Le tube axial intérieur 79 est également transparent.
Les diamètres respectifs des cylindres du récipient 76, du flotteur 77 et de la tige 82 du grappin sont tels que jamais le flotteur ne peut toucher ni le tube axial 79, ni le récipient 76. La tige 82 vient buter auparavant contre l'intérieur du tube 79. Le bas du flotteur ne peut pas toucher le fond du récipient. Le bouchon 83 fixé en haut de la tige 82 vient en effet boucher le tube 79 avant que ce contact puisse se produire.
Si l'espace libre entre le sommet du tube axial 79 et le couvercle 78 est suffisant pour que lorsqu'on retourne le récipient, couvercle en bas, le niveau du liquide n'arrive pas à l'orifice devenu inférieur du tube axial, et si, lorsque l'on couche le récipient, le niveau du liquide n'arrive pas au tube axial devenu horizontal, on ne peut répandre du liquide que si on secoue le récipient. Le récipient peut donc être porté couvercle 78 dessus ou dessous. Les tourillons 80 de l'anse 81 sont à mi-hauteur du récipient. Cela permet de poser le récipient, couvercle en dessous, sans être gêné par la partie de la tige 82 extérieure au récipient.
Néanmoins l'obturation hermétique du haut du tube 79 peut être assurée par un bouchon 83 enfilé et fixé en haut de la tige du grappin, et l'obturation du bas du tube 79 peut être assurée par un bouchon 84 enfilé libre au bas de la tige. La mise en action des bouchons 83 et 84 est assurée simultanément par montée de la rondelle 85 poussée par l'écrou à oreilles 86.
Les obturations en haut et en bas du tube 79 peuvent être assurées par des joints fixés en haut et en bas de ce tube au lieu des bouchons 83 et 84.
La longueur du fil 87 est ajustée à l'aide du tendeur 88 ou par tout autre moyen. Le fil 87 est enfilé dans le trou vertical 89 qui matérialise le point donné. Le fil peut être arrêté par un noeud simple 90 ou attaché ailleurs.
Dans d'autres cas le point donné est seulement marqué, par exemple d'un coup de pointeau sur une pièce métallique. I1 peut être avantageux de fixer le fil (fig. 6) au point donné 91 en y faisant arriver le fil par un trou vertical auxiliaire 92 percé dans une pièce transparente 93, un disque en Plexiglass , par exemple. La face inférieure de cette pièce 93 porte des cercles concentriques gravés autour du trou 92 ainsi qu'une croix gravée 94.
Une branche de cette croix est formée d'une rainure 95 capable de servir de logement au fil entre la face inférieure de la pièce 93 et la pièce portant le point donné 91. Un trou vertical 96 permet le passage du fil de la rainure à la face supérieure de la pièce 93 où il est possible de faire un noeud 97.
Parfois le point donné 98 est contre un objet vertical. Dans ce cas on ne fait pas passer le fil dans le trou central 92 mais dans un trou vertical 99 contre une section verticale de la pièce perpendiculaire à la rainure 95.
Parfois le disque transparent 93 est remplacé par une loupe de STANHOPE 100 percée en son centre d'un trou 101 légèrement conique (fig. 7).
Cette pièce 93 ou cette loupe 100 sont maintenues centrées sur le point donné au moyen d'objets pesants, aimants ou par tout autre moyen.
Un anneau 102, situé sous le couvercle 78 du récipient, en matérialise le centre et empêche le frottement éventuel du sommet du grappin contre la face intérieure du couvercle 78 lorsqu'on dévisse l'écrou 86.
Deux orifices 103-104 sont percés dans le couvercle
sur un diamètre perpendiculaire à l'anse et taraudés
pour recevoir des vis de fermeture avec joint étanche
103-104.
Parfois, pour éviter d'avoir à visser l'écrou à
oreilles 86 de toute la course verticale du flotteur, on
utilise une pièce entretoise 105 qui peut être placée
rapidement entre l'écrou 86 et la rondelle 85 ou entre
l'écrou 86 et l'orifice inférieur du tube axial 79 lorsque
l'on veut fermer le tube 79 avec le bouchon 83, avec
ou sans le bouchon 84.
Cette pièce 105 est constituée par un tube muni
d'une saignée verticale aménagée pour permettre son
application contre la tige 82.
Le maintien de la pièce 105 contre la tige 82 peut
être assuré par deux logements circulaires, l'un sous
la rondelle 85, l'autre sur l'écrou 86, ce dernier loge
ment ou l'autre comportant une saignée ne permettant
le passage d'une extrémité de la pièce 105 que lorsque
cette saignée est orientée pour cela.
La fig. 8 représente une autre variante.
Le récipient 106 n'est ni transparent, ni réversible.
I1 est muni d'un couvercle amovible 107 qui peut être
transparent. Ce couvercle peut être muni d'une nivelle
sphérique 108 permettant le contrôle de la verticalité du récipient 106. Le récipient peut être porté par son
anse ou posé sur trois pattes 109-110 dont les pieds
111-112 percés de trous taraudés peuvent être munis de
vis calantes. Le tube axial 113 dépasse sous le récipient
où peut être fait le contrôle de la liberté de mouvement
de l'ensemble flotteur-grappin. En effet le flotteur et
le grappin 114 sont dimensionnés pour qu'en aucun
cas le flotteur ne bute. Seul le haut du grappin 114 peut
buter contre le couvercle 107 ou contre le haut du tube
axial.
Deux repères circulaires 115 et 116 sur le bas de
la tige 117 du grappin permettent à l'opérateur d'être
renseigné sur ces dangers de butée. I1 sait que le bas du
tube 113 doit apparaître entre les repères 115 et 116
et que la tige 117 ne doit pas toucher latéralement le
bas du tube 113. L'intervalle de la tige 117 compris
entre les repères 115 et 116 peut être peint de couleur
voyante. Le bas du tube 113 peut recevoir un tube
rallonge transparent permettant de protéger le fil
du vent.
Le fil attaché au flotteur peut être fixé comme
indiqué fig. 8 ou maintenu en position par une pièce
pesante. Un autre mode de fixation est représenté
fig. 9 adaptée à la matérialisation de l'aplomb d'un mur.
La fig. 10 montre une variante du dispositif de la
fig. 3, perfectionné pour permettre un transport plus
facile sans vider le bain, un réglage plus facile de la
longueur du fil et la pose plus facile du récipient. Le
récipient 118 contient un bain liquide constitué par
exemple de mercure 119 surmonté d'une pellicule de
glycérine 120. Le flotteur comporte une partie supé
rieure tronconique 121 destinée à venir fermer l'orifice
supérieur du récipient en comprimant le joint 122
serré entre une virole 123 et le couvercle amovible 124
maintenu par des vis.
Pour aider à cette compression pendant les transports sans précaution, la vis 125 peut prendre dans un trou taraudé 126 au sommet de la tige 127 du flotteur.
Cette vis 125 peut être tournée avec des oreilles 128.
En même temps une pointe de centrage 129 assure la bonne position du bras contournant 130 en pénétrant dans un logement 131 centré sous le récipient.
Une pièce 132 amovible à section en forme d'U couché peut être placée ou fixée sous le récipient. Elle porte des orifices convenables pour son allégement et pour le passage du fil.
Une bobine 133 munie d'oreilles 134 de manoeuvre et associée à un système d'encliquetage 135 permet de régler la longueur déroulée du fil qui passe sur une petite poulie 136 qui assure son centrage.
La fig. 1 1 montre une verticale ascendante réalisée sur une grande hauteur, par exemple pour des mesures de déformation de barrage. Le repère de référence 137 est scellé dans le fond d'un puits 138 creusé dans le rocher plus bas que la fondation. Ce puits est rempli d'eau au moment des mesures.
Le repère 137 constitué par exemple par un fer plat en acier inoxydable recourbé en patte à scellement est percé d'un petit trou vertical où est accroché un câble souple fin en métal inoxydable 139 tendu par le flotteur 140. Ce câble fin est observé à divers niveaux 141-142-143-144 par rapport à des repères appropriés pour déterminer les composantes horizontales des déplacements de ces repères par rapport au repère profond 137. Le sommet de ce repère 137 est légèrement surélevé par rapport au fond du puits, au-dessus des sédiments éventuels 145. Le récipient 146 est suspendu spontanément vertical par son oeilleton 147 à un câble 148 passant sur une poulie 149 et tendu par un jeu de contrepoids réglables 150. La poulie 149 est portée par des coussinets dont la position sur la console 151 peut être réglée.
L'avantage de cette suspension avec contrepoids réglables est que, si la longueur du câble 139 varie par dilatation thermique par exemple, le câble 148 rattrape spontanément cette variation à condition que le roulement de la poulie 149 soit en bon état. La protection du câble 139 est assurée par des tubes verticaux 152 maintenus par des brides scellées.
La fig. 12 montre la réalisation simultanée de la verticale ascendante du repère 153, scellé dans une galerie à mi-hauteur d'un barrage, par un câble à flotteur 154, et de la verticale descendante par un fil à plomb 155. Le câble 154-155 peut être légèrement serré en 153 pour n'avoir pas besoin d'équilibrer exactement le poids inférieur 156 avec la poussée du flotteur 157.
La fig. 13 montre une variante du dispositif spécialement étudié pour l'emploi d'un volume minimum du mercure comme liquide porteur dans un récipient suspendu à un ou plusieurs câbles tendus par un ou plusieurs contre-poids bien réglés.
Le récipient 158, spontanément vertical par suspension, a un profil cylindrique dans le bas, puis torique plus haut, puis tronconique 159 au niveau de la surface du mercure, avec une inclinaison choisie pour produire une surface horizontale du bain.
Le tube central cylindrique 160, cylindrique en bas, comporte une gorge torique, puis tronconique 161 au niveau du mercure et inclinée sensiblement à l'opposé de 159. Le flotteur annulaire 162 est surmonté par les branches verticales 163-164 d'un grappin renversé.
Les branches 163-164 fixées au flotteur 162 sont entourées chacune d'une rondelle en forme de poulie 165-166 fixée aussi au flotteur. Ces rondelles sont à gorge torique, puis tronconique au niveau de la surface du mercure comme 161. Au lieu de fixer ces deux petites rondelles 165-166 au flotteur, on peut employer un flotteur constitué d'un volume de révolution comportant une gorge dont le profil correspond sensiblement à celui de la figure.
Ce dispositif n'a besoin que d'une petite course verticale du flotteur dans le récipient car la poussée d'Archimède diminue sensiblement, par exemple quand les rondelles 165-166 émergent, et le contrepoids 167 de la suspension, agit aussitôt spontanément pour remonter le récipient 158. Le contrepoids 167 représenté est en forme d'anneau. I1 pourrait être au-dessus ou même autour du récipient.
Le bâti 168 peut être suspendu au câble 169 accroché par exemple au crochet d'un pont roulant amené au voisinage approximatif de la verticale ascendante à réaliser.
La fig. 14 montre un dispositif fonctionnant aussi avec du mercure, mais sans suspension équilibrée du récipient. Pour permettre la course verticale nécessaire du flotteur dans le récipient tout en assurant un bain à surface horizontale sans ménisque convexe, le dispositif comporte deux anneaux tronconiques concentriques, l'un 170 autour de la tige cylindrique verticale surmontant le flotteur, l'autre 171 contre les parois du récipient cylindrique. Ces deux anneaux flottent librement. Les inclinaisons bien déterminées des cônes sont sensiblement symétriques comme celles du dispositif suspendu.