Procédé pour le percement de galeries et appareil pour sa mise en #uvre Pour percer des tunnels ou galeries dans des mas ses rocheuses, il est bien connu de creuser dans le front d'attaque une cavité dont l'axe est perpendi culaire audit front et des séries de trous de mine dont les axes sont parallèles à celui de cette cavité.
Alors que la cavité ne reçoit généralement pas d'explosif, les trous de mine sont chargés suivant la pratique courante.
La cavité non chargée est généralement cylindri que et à cet effet, on utilise un outil de forage de grand diamètre dont le principal inconvénient est son prix élevé.
La présente invention a pour objet un procédé pour le percement de galeries dans des masses ro cheuses, selon lequel on creuse dans le front de la galerie, d'une part, une cavité dont l'axe est perpen diculaire audit front et qui ne sera pas chargée d'ex plosif, d'autre part, des trous de mine dont les axes sont parallèles à celui de la cavité et qui seront char gés d'explosif.
Elle a également pour objet un appareil pour la mise en #uvre du procédé permettant notamment de creuser la cavité non chargée dans le front d'attaque d'un tunnel ou d'une galerie et .comportant une ma chine à forer accouplée à une barre de forage munie en bout d'un outil coopérant avec un organe de gui dage.
Le procédé selon l'invention est caractérisé par le fait qu'on creuse, pour constituer la cavité non char gée, plusieurs trous cylindriques débouchant les uns dans les autres, trous dont les axes sont parallèles entre eux et dont les fonds sont situés dans un même plan parallèle au front et par le fait qu'on creuse un premier trou, puis successivement chacun des autres trous, en utilisant le trou précédent comme trou pi- lote pour un organe de guidage, en centrant l'outil de forage par rapport à cet organe de guidage et en ac compagnant en déplacement lesdits outils de forage et organe de guidage, respectivement dans le trou pi lote déjà foré et dans le trou contigu en cours de forage,
subsidiairement en maintenant immobile au fond du trou pilote considéré l'organe de guidage et en poursuivant relativement à celui-ci le déplacement axial de l'outil de forage.
On a déjà été amené, pour d'autres applications, à creuser des trous parallèles débouchant les uns dans les autres. Pour les réaliser, on utilise un organe de guidage de l'outil de forage, cet organe de guidage étant mis et maintenu en place dans un trou déjà foré tant que dure l'opération de perforation d'un trou contigu.
De nombreux organes de guidage sont déjà con nus. Certains sont constitués par une barre rigide, s'étendant sur toute la longueur d'un trou pilote et maintenue en place dans ce dernier par différents moyens tels que des coins, des cames, des vis, etc.
D'autres organes de guidage connus sont expan sibles et comportent des moyens variés pour mainte nir en place dans le trou pilote et par expansion, une règle rigide.
Les organes de guidage rigides présentent l'incon vénient d'être difficiles à mettre en place et à démon ter. Par ailleurs, leur mise en #uvre n'est pas possi ble pour le forage des trous dont le diamètre dépasse 70 mm.
Les organes de guidage expansibles sont, par con tre, faciles à mettre en #uvre et applicables principa lement au forage des trous dont le diamètre est supé rieur à 70 mm. Mais ces organes de guidage expansi bles présentent l'inconvénient d'être relativement fra- giles, difficiles à entretenir et d'un prix de revient. trop élevé.
La présente invention vise à remédier aux -incon vénients précités.
Pour cela l'appareil selon l'invention est carac térisé en ce que cet organe de guidage comporte un corps rigide dont la section est inscriptible dans celle d'un trou pilote et dont la longueur est un multiple relativement faible du diamètre de ce trou, le corps présentant en saillie, à son extrémité située du côté de l'ouverture dudit trou, un bossage dans lequel est montée tournante et coulissante la barre d'entraîne ment de l'outil de forage dont le taillant est normale ment situé en regard- d'une face de dégagement du corps, prévue pour le passage dudit taillant et s'éten dant à cet effet entre le bossage précité et l'extrémité du corps correspondant au fond du trou pilote,
ce corps étant en outre assujetti aux actions combinées d'un organe de poussée et d'un organe de rappel lui permettant d'accompagner en synchronisme l'outil de forage lors de la percée d'un trou et lors de son retrait de celui-ci, organes qui comportent un moyen de neutralisation destiné à annihiler provisoirement leur influence lorsque le corps bute contre le fond du trou pilote.
Le dessin annexé illustre différents modes de mise en aeuvre du procédé, donnés à titre d'exem ples.
Sur ce dessin 1a fig. 1 est une vue schématique en plan, mon trant des trous déjà forés et les moyens mis en oeu- vre pour forer un autre trou ; les fig. 2 à 5 sont des élévations latérales illus trant plusieurs formes de réalisation de l'appareil de forage et plus particulièrement de l'organe de gui dage; la fig. 6 est une coupe prise suivant la ligne VI-VI de la fig. 5 ; .
la fig. 7 est une élévation en partie arrachée mon trant une autre forme de réalisation de l'appareil la fig. 8 est une vue en bout prise suivant la flè che F.8 de la fig. 7, concernant l'organe de guidage seulement ; les fig. 9 et 10 sont des sections de cet organe, prises suivant les lignes IX-IX et X-X respective ment de la fig. 7 ; la fig. 11 est une vue en bout prise suivant la flè che F.11 de la fig. 7.
1, 2 et 3 désignent des trous débouchant les uns dans les autres et dont les axes sont parallèles, ces trous ayant été forés au moyen d'un outil de forage 4. Sur la fig. 1, cet outil de forage est représenté en traits mixtes, dans une position telle que, lors de son entramement, il permet de creuser un trou 5 paral lèle aux précédents et débouchant dans ceux-ci. Le trou 5 est contigu au trou 3 déjà foré qui constitue un trou pilote dans lequel est montée coulissante une partie d'un organe de guidage 6.
Ce dernier doit gui der l'outil de forage de façon à obtenir un trou 5 parallèle et séçant, dont le fond est situé dans le mê- me plan que les fonds des trous précédemment creu sés.
Ces trous 1 à 3, 5 et d'autres trous analogues sont destinés à constituer la cavité non chargée d'ex plosif. Ainsi donc, on creuse plusieurs trous cylindri ques débouchant les uns dans les autres, trous dont les axes sont parallèles entre eux et dont les fonds sont situés rigoureusement dans un même plan pa rallèle au front d'attaque.
Pour creuser ces trous successivement l'un après l'autre, on utilise le dernier trou foré 3 comme trou pilote pour l'organe de guidage 6, on centre l'outil de forage 4 par rapport à cet organe de guidage et on accompagne en déplacement lesdits organes de guidage et outil de forage. Ainsi, on obtient un gui dage de l'outil, rigoureux et précis, sans risque de coincement. Il est bien évident que les trous qui sont inclinés par rapport à la verticale peuvent être aussi bien ,creusés du niveau le plus haut vers le niveau le plus bas, que du niveau le plus bas vers le niveau le- plus haut.
Subsidiairement, on maintient immobile au fond du trou pilote 3 l'organe de guidage 6 et on poursuit relativement à celui-ci le déplacement axial de l'outil de forage 4.
Pour mettre en aeuvre le procédé considéré, l'or gane de guidage 6 comporte un corps rigide 7 dont la section est inscriptible dans celle du trou pilote 3, à seule fin que ledit corps puisse coulisser librement dans ce dernier lors de l'avancement et du retrait de l'outil de forage 4. La section du corps rigide 7 est choisie, non seulement pour que le guidage de ce corps dans le trou pilote 3 soit convenablement réa lisé, mais également pour que celui-ci puisse pren dre appui contre les parois de ce trou pilote afin d'absorber les réactions dudit outil de forage de la manière décrite dans ce qui suit. Dans l'exemple re présenté, la section initiale du corps 7 est circulaire et son diamètre est légèrement inférieur à celui du trou. pilote.
Le corps peut être entièrement cylindrique ou bien présenter, à ses extrémités, deux parties cylin driques séparées par un décrochement. Il est bien évident, par ailleurs, que ce corps pourrait être pris matique sur toute son étendue ou sur une partie seu lement (à ses extrémités par exemple ou en d'autres points). D'autres formes peuvent également être en visagées du moment que les fonctions précitées de guidage et d'appui dans le trou pilote 3 sont réali sées.
Quelle que soit sa conformation, le corps 7 pré sente en saillie à son extrémité opposée à celle située en regard des fonds des trous 1 à 3, un bossage 8 dont l'épaisseur dans la zone de raccordement est au plus égale à la largeur de l'espace libre existant en tre deux trous contigus.
Suivant l'axe -du trou 5 à forer, un alésage 9 est percé dans le bossage 8, alésage dans lequel est mon tée, tournante et coulissante, une barre d'entraine- ment 10. Cette dernière est mue par une machine à forer dont seulement le nez 11 est visible sur le des sin et cette barre d'entraînement est accouplée à son extrémité libre, c'est-à-dire de l'autre côté du bos sage 8, à l'outil de forage 4.
Le corps 7 présente, en regard de cet outil 4, une face de dégagement 12 pour le passage du taillant de ce dernier. La face de dégagement 12 peut être plane ou incurvée, mais dans tous les cas, elle s'étend entre l'extrémité libre du corps située du côté du fond des trous et le bossage 8.
La distance d existant entre cette extrémité libre du corps et l'extrémité correspondante de l'outil de forage 4, lorsque celui-ci bute contre le bossage 8, est au moins égale à la longueur minimale admissible pour le guidage de ce corps dans le trou pilote 3. En effet, au début du forage du trou 5, le corps 7 n'est guidé dans le trou pilote 3 que par sa partie faisant saillie de l'outil de perforation 4. Pendant le forage du trou 5 considéré, on constate, notamment sur les figures 2 et 3, que le corps 7 est guidé sur toute sa longueur dans le trou pilote 3.
Outre le corps 7, son bossage 8 et sa face de dé gagement 12, l'organe 6 comprend un organe de poussée et un organe de rappel lui permettant d'ac compagner en synchronisme l'outil de forage 4, lors de la percée d'un trou 5 et lors de son retrait de ce lui-ci. L'organe de poussée, référencé différemment dans ce qui suit du fait que plusieurs formes de réa lisation en sont prévues, comporte un moyen de neu tralisation destiné à annihiler son influence provisoi rement, lorsque le corps bute contre le fond du trou pilote 3. En effet, dans ce cas, il faut, ainsi que cela ressort du procédé, non plus que l'organe de guidage 6 accompagne l'outil de forage 4, mais qu'il soit im mobile de façon que ledit outil se déplace relative ment à lui jusqu'à ce qu'il atteigne le plan commun aux fonds des trous 1 à 3.
L'organe de rappel peut être constitué tout sim plement par l'épaulement 4a de l'outil de forage 4, épaulement qui fait saillie de la barre d'entraîne ment 10 et qui coopère par butée avec le bossage 8 du corps 7.
L'organe de poussée peut être constitué par un moyen d'immobilisation temporaire en translation prévu entre le corps 7 et l'équipage mobile, constitué notamment par la barre d'entraînement 10 et l'outil de forage 4. Le moyen d'immobilisation temporaire en translation est mis en oeuvre tant que ce corps coulisse dans le trou pilote 3 en accompagnant l'outil de forage 4 dont l'épaulement 4a bute alors contre le bossage 8.
Ce moyen d'immobilisation temporaire en translation est neutralisé lorsque l'extrémité libre du corps 7 est en contact avec le fond du trou pilote 3 ; ainsi, la barre d'entraînement 10 peut, à la fois tour ner et coulisser dans l'alésage 9 du bossage 8, de sorte que l'outil de forage 4, guidé le long de la face 12 du corps 7 immobile, avance et continue à forer le trou 5, jusqu'à ce que le fond de celui-ci atteigne le plan du fond du trou pilote 3. Plusieurs formes de réalisation du moyen d'im mobilisation temporaire en translation considéré sont illustrées par les fig. 2 à 4. Ce moyen peut être direc tement intercalé entre le bossage 8 du corps 7 et un élément saillant de l'équipage mobile 4, 10.
Il peut aussi être situé dans l'axe du trou pilote, ce qui sem ble plus avantageux et, dans ce cas, il est intercalé entre une platine 13 de la machine à forer 11 et un montant 14, solidaire du corps 7. Le montant 14 présente une section bien plus faible que celle du trou pilote 3 et s'étend dans celui-ci.
Suivant une première forme de réalisation repré sentée sur la fig. 2, le moyen d'immobilisation tem poraire en translation est constitué par un tube 17 dont la longueur est déterminée de façon qu'il fasse saillie du trou 5 lorsque le corps 7 bute contre le fond du trou pilote 3. La vis de blocage 16 assujet tissant le tube 17 est située à l'extérieur du trou 5 et peut être ainsi directement accessible. Le tube 17 repose, par l'intermédiaire éventuellement d'une bu tée tournante intercalée entre le bossage 8 et l'extré mité correspondante de ce tube, sur ce bossage.
La vis 16 est bloquée, pour immobiliser l'équipage mo bile en translation, lorsque l'outil de forage 4 est situé à proximité dudit bossage 8 (position représen tée sur la fig. 2).
Suivant une deuxième forme de réalisation illus trée par la fig. 3, le moyen d'immobilisation tempo raire en translation est constitué par un ressort 18 enfilé sur un arbre 19, solidaire de l'outil de forage 4 et traversant l'alésage 9 du bossage 8, le ressort étant interposé entre ce dernier et un manchon d'accou plement 20, reliant ledit arbre 19 à la barre de fo rage 10. Dans ce cas, il peut être avantageux d'inter caler une butée tournante entre l'une des extrémités du ressort 18 et soit le bossage 8, soit le manchon 20. Suivant une variante de cette deuxième forme de réalisation permettant l'emploi d'une barre de forage monolithe, le ressort 18 s'étend sur toute la longueur de cette barre de forage 10.
Il est alors interposé entre le bossage 8 et le nez 11 de la machine à forer, de sorte qu'il ne risque pas d'être entraîné en rota tion par ladite barre.
Quel que soit son montage, le ressort 18 permet tant de transmettre élastiquement la poussée de la machine à forer 11 au corps 7 de l'organe de guidage 6, est taré à une force suffisante pour transmettre ladite poussée et vaincre les frottements dudit corps dans le trou pilote 3. Toutefois, la force de tarage considérée ne doit pas être trop importante, à seule fin que la machine 11 puisse comprimer sans con sommation excessive d'énergie, le ressort 18 lorsque le corps 7 bute contre le fond du trou pilote 3 et que l'outil de forage 4 continue à avancer. Par ailleurs, l'élongation maximale d'écrasement dudit ressort doit être au moins égale à la distance d précitée, de façon que l'outil de perforation 4 puisse atteindre le plan du fond du trou 3.
Suivant une troisième forme de réalisation repré sentée sur la fig. 4, le moyen d'immobilisation tem- poraire en translation est constitué par une vis 21 portée par .la platine 13 de la machine à forer, cette vis agissant sur le montant 14 qui, dans ce cas, peut être constitué par une colonne cylindrique traversant ladite platine. Suivant une variante, la vis 21 est rem placée par un ressort 22, analogue au ressort 18, in terposé entre la platine 13 précitée et une saillie de la colonne 14.
Cette saillie qui est normalement si tuée au-dessous de la platine, peut être constituée par une bague 23, enfilée sur la colonne et fixée à de meure, après réglage de la tension du ressort 22, au moyen d'une vis 24.
Suivant une quatrième forme de réalisation illus trée par les fïg. 5 et 6, considérée comme particuliè- rement avantageuse, du fait que le même outil 4 peut être utilisé pour forer le premier trou 1 et succes- sivement les autres trous, un montant 14 est emboîté coaxialement à l'une de ses extrémités, dans le corps 7 de l'organe de guidage 6. A son autre extrémité, le montant 14 est supporté, ainsi que la barre d'entraî nement 10, par une lunette à suivre 25.
Celle-ci est constituée par deux mâchoires 26 et 27 articulées sur des axes 28 et 29 d'un coulisseau 30 guidé le long d'une glissière 31, telle qu'un profilé en U, prévue normalement pour la machine à forer 11. Les mâ choires 26 et 27 sont munies de deux jeux de demi- coussinets, entourant le montant 14 et .la barre 10 lorsque lesdites mâchoires sont maintenues rappro chées par un verrou de maintient 32. Celui-ci peut être constitué par un boulon pivotant ou tout autre moyen de bridage escamotable.
Le moyen d'immobilisation temporaire en trans lation est alors un ressort 33 analogue aux ressorts 18 et 22, ce ressort étant interposé entre une bague 34 du montant 14 et la lunette à suivre 25. Le res sort 33, outre qu'il transmet élastiquement la pous sée de la machine 11 au corps 7, permet de mainte nir le montant 14 engagé dans ce corps et d'appli quer la lunette à suivre contre le nez de ladite ma chine. Pour régler la tension initiale du ressort 33, la bague 34 est mobile et assujettie à une vis de blo cage 35.
Enfin, une butée réglable 36 est prévue sur la glis sière 31 pour limiter, en coopérant avec le coulisseau 30 de la lunette à suivre 25, la course de la machine à forer 11 et par suite pour déterminer la profondeur des trous qui sera ainsi la même pour tous.
Lorsqu'on fore le premier trou 1, les mâchoires 26 et 27 de la lunette à suivre 25 sont ouvertes et appliquées contre le coulisseau 30, le montant 14 et son ressort 33 sont démontés et le corps 7 de l'or gane 6 est rabattu contre la glissière 31. Par contre, lors du forage des trous suivants, les différents élé ments précités occupent la position représentée sur le dessin, à laquelle correspond la description qui pré cède.
Suivant une cinquième forme de réalisation illus trée par les fig. 7 à 11, l'organe de guidage 6 com porte, comme dans la quatrième forme, un corps ri- gide 7 présentant, outre son extrémité libre 37 et son bossage saillant 8, une face plane ou incurvée 12 de dégagement prévue pour le passage avec jeu, du tail lant d'un outil de forage 4. Le corps 7 est destiné à être engagé dans le trou pilote 3 qui a été foré avant le trou 5 en cours de forage.
Le taillant 4 est monté en bout d'une barre de forage 10 montée coulissante et tournante dans le bossage 8, cette barre étant accouplée à la machine à forer 11 qui est munie de patins 38 guidés le long de la glissière 31, laquelle peut être constituée par deux profilés en U entretoisés de place en place.
Or, dans les travaux souterrains (creusement de galeries, tunnels), la perforation mécanique est tou jours accompagnée d'une injection d'eau, d'une part, pour l'évacuation des débris,.. d'autre part, pour l'éli mination des poussières préjudiciables à la santé des mineurs.
Les barres de forage sont creuses et l'eau sous pression est injectée.à travers un conduit interne 39 desdites barres jusqu'au taillant 4 monté en bout. Ce conduit interne 39 est nécessairement de dimension réduite et il en est de même de la quantité d'eau pouvant être injectée. Pourtant, il y a intérêt à diri ger vers le fond du trou en cours de forage le plus d'eau possible, à seule fin d'assurer une meilleure évacuation des débris et un parfait nettoyage de ce trou.
Dans ce but, le corps 7 de l'organe de guidage présente un conduit interne coaxial 40 branché sur la même source d'eau sous pression que le conduit in terne 39 de la barre 10. Le conduit 40 communique avec une chambre 41 débouchant, d'une part, direc tement sur l'extrémité libre 37 du corps 7 et, d'autre part, par l'intermédiaire d'au moins une rainure 42, sur la face d'appui 12 (fig. 7 et 8).
Dans cette cinquième forme de réalisation repré sentée sur le dessin, le cops 7 de l'organe de gui dage 6 est rendu solidaire, par tout moyen approprié, d'un montant tubulaire coaxial 14 traversant libre ment une lunette à suivre 25 prévue pour accompa gner la machine à forer 11, lors de ses déplacements le long de la glissière 31. Un ressort taré 33 enfilé sur le montant 14 est interposé entre la lunette 25 et une bague réglable 34 rapportée sur ce montant. Le ressort 33 constitue le moyen d'immobilisation temporaire en translation de l'organe 6. Donc, dans cette cinquième forme de réalisation, le montant tu bulaire 14 délimite un conduit interne 43 reliant celui du corps 7 à la source d'eau sous pression.
A cet effet, l'extrémité libre du montant 14 est raccordée à un tuyau flexible 44 muni d'un robinet et branché sur la source d'eau sous pression, le robinet permet tant de régler le débit d'eau.
Dans ces conditions, l'eau traverse le conduit in terne 40 et la chambre 41 du corps 7 de l'organe de guidage, puis remplit le trou pilote 3. Elle s'écoule ensuite entre la face 12 du corps 7 et la paroi du trou pilote jusqu'au trou 5 en cours de forage, où elle se mélange à l'eau injectée à travers la barre 10 et le taillant 4. On réalise ainsi une augmentation impor tante du débit d'eau, ce qui permet d'assurer une meilleure évacuation des débris et un parfait net toyage des trous. Le même résultat est obtenu lors que l'extrémité 37 du corps 7 de l'organe de guidage bute contre le fond du trou pilote 3.
En effet, l'eau injectée à travers le montant tubulaire 14 s'écoule de la chambre 41 vers l'espace compris entre la face 12 du corps 7 et la paroi du trou pilote 3, par la rai nure 42.
En ce qui concerne la lunette à suivre 25, il peut être avantageux de mettre en oeuvre la forme de réa lisation illustrée par les fig. 7 et 11. Cette lunette est constituée par deux mâchoires 46 et 47 articulées l'une sur l'autre par l'intermédiaire d'un axe 48 et assujetties à un organe de verrouillage escamotable 49 permettant de les maintenir appliquées l'une con tre l'autre ou de les libérer.
Cet organe de verrouil lage peut avantageusement être constitué par une tige 50 dont l'une des extrémités est solidaire d'un axe 51 monté pivotant dans des oreilles 52 de la mâ choire inférieure 47 et dont l'autre extrémité est mu nie d'un écrou 53, un ressort 54 étant interposé entre ce dernier et une rondelle 55 pour tendre à appliquer celle-ci sur la mâchoire supérieure 46, lorsque la tige 50 est engagée dans une fente des deux mâchoires. En tout cas, en position de fermeture (fig. 7 et 11). Les mâchoires 46 et 47 délimitent entre elles un trou circulaire 56 pour le passage du montant 14.
Par ail leurs, la mâchoire inférieure 47 est solidaire d'un demi-collier 57 susceptible de coopérer avec un autre demi-collier 58 pour fixer la lunette 25 ainsi consti tuée, sur le nez de la machine à perforer 11.
Pour l'utilisation de l'organe de guidage 6, on constate que, dans la pratique, le premier trou est foré en ne mettant en oeuvre que la barre 10 et son taillant 4, tandis que lors du forage des trous sui vants, il faut se servir de l'organe de guidage. Pour le mettre en place, on peut évidemment dévisser le tail lant 4, introduire la barre de forage 10 dans l'alésage 59 du bossage 8 et revisser le taillant.
Or, cette opération présente des difficultés en rai son du fait, qu'après le forage du premier trou, le taillant est si fortement bloqué qu'il est pratiquement impossible, dans les conditions de travail en galerie, de le débloquer.
Par suite, on se propose de supprimer ladite opé ration et, pour permettre la mise en place de l'organe de guidage 6, rapidement et sans l'aide d'aucun outil, également sans démonter le taillant 4, de mettre en oeuvre les moyens suivants. Le bossage 8 est séparé en deux parties 60 et 61 par une échancrure 62 s'étendant transversalement à l'alésage 59 (fig. 7, 9 et 10). La largeur de l'échancrure 62 est au moins égale au diamètre de la barre de forage 10 et sa pro fondeur est déterminée pour que la section utile de l'alésage 59 soit libérée en totalité et accessible par les côtés de l'organe 6.
Par ailleurs, les parties 60 et 61 du bossage 8 présentent des passages longitudi naux 63 et 64 reliant à l'extérieur l'alésage 59 sur toute sa hauteur, mais alors que le passage 63 de la partie 60 débouche d'un côté de l'organe 6, le pas sage 64 de l'autre partie 61 débouche du côté op posé.
Grâce à cette disposition, le taillant 4 étant monté sur la barre 10, il est possible de mettre en place ra pidement le bossage 8 de l'organe de guidage 6 sur ladite barre. En effet, il suffit de présenter ce bos sage transversalement à la barre (perpendiculaire ment si .l'échancrure 62 est elle-même perpendicu laire à l'alésage 59), puis d'enfiler l'échancrure 62 sur cette barre, enfin de faire pivoter l'organe 6 de 90 pour que ladite barre s'engage dans les passages 63 et 64 des parties 60 et 61. En fin de pivotement, le montant 14 est engagé dans la mâchoire inférieure 47 de la lunette 25. Il faut alors bander le ressort 33, refermer la mâchoire supérieure 46 de la lunette et mettre en place le verrou 49.
Finalement, en ce qui concerne l'opération de fo rage, proprement dite, on constate, étant donné la puissance de frappe de la machine à forer 11, qu'il se produit une forte réaction de l'épaulement 4a du taillant 4 sur le bossage 8 de l'organe de guidage 6. Ii en résulte un matage important de ce bossage qui est préjudiciable à une longue durée d'utilisation dudit organe 6. Pour remédier à cet inconvénient, on prévoit d'intercaler entre l'épaulement 4a du taillant et la face située en regard du bossage 8, un organe d'amortissement 65. Cet organe qui est destiné à ab sorber les réactions du taillant peut être soit un res sort, soit une bague en caoutchouc armé, enfilé sur la barre de forage 10.