Dispositif de guidage pour véhicule automoteur pour les terrains enneigés et verglacés La présente invention concerne un dispositif de g Cr uidage pour véhicule automoteur du type compre nant un châssis équipé de chenilles de traction com mandées par un moteur ainsi que d'une paire de patins de glissement montés déplaçables sous l'action de vérins hydrauliques, de manière à pouvoir pren dre appui au sol ou, au contraire, prendre une posi tion de dégagement par rapport aux chenilles de traction, dispositif de guidage caractérisé en ce que les patins de glissement sont pourvus de moyens directionnels constitués par des organes de freinage disposés à l'avant des patins de glissement et des organes de pivotement transversal pour modifier l'inclinaison des patins de glissement,
lesdits moyens étant commandés à volonté par l'utilisateur suivant l'utilisation désirée.
Dans une forme d'exécution du dispositif, les organes de freinage disposés à l'avant des patins de glissement sont constitués par des fourches dont les branches parallèles au chant des patins sont pivota- bles par rapport à l'axe longitudinal du chant des- dits patins de manière à pouvoir faire saillie par rap port à la surface de glissement des patins et ainsi prendre appui sur la neige ou la glace pour modifier la trajectoire du véhicule ou assurer son arrêt.
Les organes de pivotement transversal agissant sur l'inclinaison des patins de glissement peuvent être constitués par une chape orientable par pivotement transversal par rapport à l'axe longitudinal des skis.
Un dispositif de guidage pour véhicule automo teur est représenté, à titre d'exemple, sur les dessins ci-joints dans lesquels la fig. 1 est une perspective du véhicule ; la fig. 2 est une vue en perspective montrant un mode de réalisation de la commande de mouvements des fourches de direction et de freinage du véhicule ; la fig. 3 est une vue en élévation partielle à plus grande échelle montrant une fourche de direction ; la fig. 4 est une vue en perspective partielle illus trant le montage particulier des organes de glisse ment du véhicule ;
la fig. 5 est une vue en perspective montrant les pédales destinées à assurer le pivotement transversal des patins de glissement par moyens mécaniques ; la fig. 6 est une vue schématique de la commande hydraulique pour le pivotement transversal des pa tins de glissement de véhicules automoteurs ; la fig. 7 est une vue schématique de la com mande hydraulique des organes de contrôle de direction ; la fig. 8 est une vue en perspective du mode de commande hydraulique.
Selon la fig. 1, le véhicule automoteur comporte un châssis 1 constitué par deux cadres formés d'élé ments métalliques superposés et convenablement en- tretoisés de manière à former une ossature particu lièrement rigide.
Ce châssis est pourvu à ses extrémités de four ches 2 destinées à recevoir les axes 3 sur lesquels sont montées les roues 4 recevant deux chenilles motrices 5.
L'entraînement des bandes sans fin est assuré à partir des roues arrière dites barbotins du véhicule par l'intermédiaire d'un organe moteur M de tout type convenable.
Le poste de pilotage du véhicule comprend un guidon 24 situé en avant d'un siège 12 et des pédales 97 d'un palonnier. Le guidon 24 est solidaire d'une colonne sup port 25 qui s'étend verticalement en avant de ce siège 12.
Le guidon comporte une poignée sélective 26 associée à une commande d'embrayage 27 permet tant d'assurer le débrayage, l'embrayage et le chan gement de la gamme des vitesses du moteur.
La colonne de direction pivotable d'avant en arrière commande les vérins de levage 30 des patins de glissement.
Le guidon 24 est également muni d'une poignée tournante 28 relié à un câble destinée à contrôler le régime de rotation du moteur.
L'utilisation alternée des chenilles permet d'assu rer la progression du véhicule sur des pentes ou éga lement sur des terrains plats.
Pour la descente des pentes, le véhicule est muni latéralement à chaque chenille sans fin de deux patins de glissement escamotables s'étendant longitudinale ment à la manière de deux skis.
Comme cela est illustré aux fig. 1, 4 et 8, cha que patin 29 est relié aux tiges de piston 30 de vérins permettant le retrait ou l'appui des skis au sol.
Pour que l'utilisateur puisse commander toutes les évolutions normales nécessaires à une grande liberté de manoeuvre, chaque patin est muni de deux organes de contrôle 74 illustrés .sur les fig. 2 et 3.
Suivant ces figures, chaque organe 73 est formé par une fourche constituée par deux branches 74 reliées par une barrette 75.
Cette fourche est montée de manière que les branches 74 soient parallèles aux chants du patin tandis que la barrette 75 s'étend transversalement au-dessus de la face supérieure et pivotable, par l'in termédiaire d'un axe 76 porté par une chape 77 soli daire du patin ; 78 désigne des dents ménagées sur environ la moitié des chants des branches s'étendant en regard du sol.
Un câble 79 ou 79a est enfilé et bloqué dans un guide 80 que présente la barrette 75 de manière que sa partie terminale soit enroulée par une poulie 81 montée sur le patin. Au-delà de cette poulie, la partie terminale du câble est reliée à l'extrémité d'un res sort de rappel 82 accroché à un anneau 83, prévu sur la face supérieure du patin, de façon que ce res sort s'étende longitudinalement vers la partie anté rieure du patin.
Les câbles 79a, qui sont accrochés aux fourches avant des patins, sont enfilés dans des gaines et des guides 84 (fig. 13) fixés sur une collerette solidaire de la colonne 25 du guidon. Au-delà des guides 84 les câbles sont fixés à un doigt formé en saillie par la potence du guidon dont la course angulaire hori zontale est ainsi limitée par ce doigt amené à buter alternativement sur les guides.
De la sorte, en agis sant sur le guidon dans un sens ou dans l'autre, l'utilisateur soumet le câble 79a, d'un des patins, à une traction qui a pour effet de relever, contre l'action du ressort de rappel 92, la fourche corres pondante dont les branches prennent appui sur le sol par les dents 78 pour engendrer une action de freinage partiel appliquée à l'avant du patin. Cette action permet de diminuer le coefficient de glissement d'un patin par rapport à l'autre, de manière à obte nir, dans certains cas d'utilisation, un changement de direction du véhicule. Une plaquette 781 disposée à droite à l'arrière des branches parallèles des fourches assure le freinage en neige molle.
Les câbles 79 des fourches arrière sont reliés à une crémaillère (non représentée) actionnée par un levier de commande 98 (fig. 1).
Pour améliorer encore les possibilités de change ment de trajectoire, notamment sur pentes descen dantes, les patins sont montés de façon à permettre des variations de prise de carres bien connues des pratiquants du sld. A cet effet (fig. 4) la chape 77 supportant chaque fourche 74 forme en outre deux joues 88 s'étendant parallèlement entre elles et trans versalement au patin. Ces joues 88 sont prévues pour recevoir un axe 88a sur lequel est enfilée la partie terminale inférieure de la tige de piston 30 de chaque vérin. De la sorte, chaque patin peut pivoter trans versalement à l'axe longitudinal du véhicule pour accroître alternativement la prise de la carre interne ou externe dont il est muni.
Le contrôle de la prise de carres est assuré par deux câbles latéraux 89 et 89a accrochés à deux axes 90 s'étendant entre les joues 88 (fig. 4). Ces câbles, qui longent en partie les tiges de piston 30 et les cylindres 31, sont ensuite dirigés, par des gai nes 99, pour être reliés aux petites branches 91a et 91b respectivement d'un levier cruciforme 91 for mant palonnier (fig. 5). Ce levier est monté pivotant sur un axe 92 porté par une semelle 93 fixée sur le châssis 1 entre les fourches 2. Outre les branches 91a et 91b, le levier 91 présente aussi deux autres bran ches<B>100</B> qui s'étendent à l'opposé l'une de l'autre et parallèlement au bord transversal du châssis.
Cha cune de ces branches, dont la longueur est nettement supérieure à celle des petites branches 91a et 91b, est accouplée par une biellette 94 à la patte 95 d'un étrier 96, destiné à assurer le maintien d'une pédale 97 tout en permettant son pivotement dans le plan vertical. On conçoit que de cette façon les com mandes de carres sont conjuguées, de manière que, lorsque le patin droit porte sur sa carre interne, le patin gauche se trouve en prise sur sa carre externe et inversement.
Suivant un autre mode de réalisation de l'inven tion, le mode de pivotement transversal des patins de glissement 29 est réalisé à partir d'une commande hydraulique, la commande hydraulique comporte deux maîtres cylindres 101, 102, alimentés par un réservoir de fluide hydraulique 103.
Chacun des pistons des maîtres cylindres 101, 102 est relié à une pédale 97. Le maître cylindre 102 délivre la pression hydraulique à deux vérins 104, 105 disposés respectivement du même côté de l'axe de pivotement transversal de la paire de patins 29. Le maître cylindre<B>101</B> délivre la pression hydraulique aux vérins 106, 107 disposés respective ment à l'opposé des vérins 104 et 105.
Lorsqu'on agit sur la pédale 97, les patins de glissement 29 amorcent un mouvement de pivotement transversal inverse au sens des aiguilles d'une montre.
Une pression appliquée à la pédale 971 ramène les carres dans leur position horizontale, la poursuite de l'effort appliqué à la pédale 971 engendre un mou vement de pivotement dans le sens des aiguilles d'une montre.
Ce mode de commande, outre sa très grande pré cision, permet de faire pivoter les patins de glisse ment avec un minimum d'effort, quelle que soit la dureté du revêtement sur lequel se déplace le véhi cule automoteur.
Les moyens de contrôle directionnel constitués par les fourches 74 montés pivotant par rapport à la direction générale aux patins de glissement 29 sont commandés dans leur mouvement par l'intermédiaire de vérins hydrauliques 108 alimentés en fluide de pression, par l'intermédiaire de maîtres cylindres 116 disposés dans la colonne de direction 25. Les tiges de manoeuvre 117 des maîtres cylindres sont reliées à un palonnier 118 actionné par une chaîne 119 ou autre moyen solidaire par l'intermédiaire d'un pignon denté 120 avec le guidon de direction 24.
Les maîtres cylindres sont alimentés par un réservoir 121. Les maîtres cylindres 116 alimentent simultanément les vérins <B>109</B> des fourches de frei nage 74 et des vérins 122 ou 123 reliés mécanique ment aux fourchettes de débrayage 124 en relation avec le mécanisme d'entraînement des chenilles de traction, de manière à utiliser une seule chenille motrice pour modifier la trajectoire du véhicule dans le cas où l'on est en traction sur chenille ou d'agir sur l'une des fourches de freinage 74 dans le cas où le véhicule est en position de glissement sur patins. Ces manoeuvres sont obtenues à partir d'un même mouvement pivotant du guidon abaissé à droite ou à gauche.
Dans l'exemple de réalisation fig. 3, sont repré sentés les moyens permettant d'agir sur le pivotement transversal des patins de glissement.
A cet effet, le mouvement de pivotement trans versal des patins 29 est assuré par l'action des vérins 104, 106, montés sur le support de patin 30.
Les corps des vérins sont fixés au support 30 par un collier 107. Le support 30 est articulé dans deux plans orthogonaux par rapport aux patins de glissement 29 par l'intermédiaire des axes 112 et 113 montés respectivement sur l'étrier 88 et sur l'extré mité de la pièce support 30.
Chaque tige de vérin 114 est reliée aux axes 90 de l'étrier par l'intermédiaire de rotules 115.
Dans la fig. 7, la fourche 74 est entraînée en pivo tement autour de son axe d'articulation 76 par l'intermédiaire d'un vérin 109 monté incliné sur un support pivotant. Le vérin<B>109</B> attaque la boucle de la fourche 74 par l'intermédiaire d'un axe 741 sur lequel vient prendre appui la chape du vérin.