<Desc/Clms Page number 1>
Générateur électromécanique de vibrations Le brevet principal a pour objet un générateur électromécanique de vibrations, notamment pour engendrer dans le sol des ondes sismiques, et comportant un organe mobile constitué par une bobine se déplaçant verticalement dans un entrefer, une masse de matériau magnétique dans ,laquelle est ménagé ledit entrefer, un socle destiné à la transmission des vibrations et au moins un transformateur d'amplitude constitué d'un ensemble de leviers dont les extrémités sont articulées respectivement sur la bobine mobile et ledit socle et dont un point intermédiaire est fixé à la masse de matériau magnétique, laquelle joue le rôle de référence fixe tandis que le socle vibre.
Le présent brevet a pour objet un tel générateur, dans lequel des lames élastiques d'articulation relient les leviers à la bobine mobile, au socle du générateur et à la masse jouant le rôle de référence fixe. Ce générateur est caractérisé par le fait que ces lames sont disposées dans des plans verticaux parallèles et par le fait que leurs centres sont rigoureusement alignés.
Dans une forme d'exécution particulière du générateur faisant l'objet du brevet principal, les articulations des leviers (trois par levier) sont constituées par des lames flexibles, encastrées, les déplacements étant rendus possible par l'élasticité de la partie non encastrée de ces lames.
Deux de ces lames élastiques, à savoir celles situées aux extrémités des leviers sont placées dans un même plan horizontal, tandis que la troisième lame, celle reliant un point intermédiaire du levier à la masse constituant point fixe, est placée verticalement.
Des recherches ont permis d'établir que pour obtenir un fonctionnement satisfaisant du vibrateur, il était nécessaire d'une part que les trois lames élastiques constituant les articulations soient toutes trois disposées dans des plans verticaux parallèles et, d'autre part, que les centres de ces lames soient rigoureusement alignés. Les expériences réalisées ont entièrement confirmé ces recherches.
En effet, dans les réalisations conformes au brevet principal et suivant lesquelles les lames extrêmes servant d'articulations étaient disposées dans un plan horizontal, il y avait nécessairement création de contraintes mécaniques importantes dans les pièces d'articulation, en particulier en raison du fait que la distance entre les points d'attache d'une part sur la pièce liée au socle et d'autre part sur la pièce liée au système mobile variait au cours des vibrations en raison de la position oblique prise à certains moments par le levier 11.
En fait, dans un des modèles construits, cette variation de distance atteignait un demi-millimètre environ.
En outre, quand la lame d'articulation externe 13 (référence du brevet principal) est placée horizontalement, l'ensemble de la masse 3 constituant point fixe et du système mobile y compris le levier 11 peut osciller en bloc par rapport au socle, cette oscillation étant rendue possible par simple flexion de la lame 13 et l'expérience a montré que dans les réalisations pratiques, la fréquence de cette oscillation se situait dans le domaine des fréquences à transmettre.
Il en résultait évidemment des effets parasites de résonance provoquant des conséquences indésirables. Par contre, lorsque les trois lames d'articulation sont disposées verticalement et à condition qu'elles soient suffisamment courtes pour éviter tout flambage (condition facile à réaliser), elles constituent une suspension très rigide qui interdit absolument tout
<Desc/Clms Page number 2>
déplacement d'ensemble par rapport au socle de l'ensemble masse 3 et système mobile. En d'autres termes, de telles oscillations d'ensemble ont alors une fréquence propre très supérieure à celle des fréquences à transmettre.
La condition d'alignement des centres des lames permet de faire en sorte qu'à une approximation du premier ordre près, il n'y a pas de variation dans les distances horizontales entre une lame mobile extrême et la lame mobile intermédiaire liée à la masse constituant point fixe.
D'autre part, les variations de deuxième ordre de cette distance n'entraînent aucune conséquence importante en raison d'abord de leur faible valeur et d'autre part en raison du fait qu'elles sont facilement absorbées par flexion en S des lames verticales extrêmes, cette flexion éliminant toute contrainte fâcheuse dans les articulations.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la présente invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation en coupe partielle.
La fig. 2 est une vue en plan du générateur représenté en fig. 1.
La fig. 3 montre schématiquement en coupe un détail de la fig. 1.
On voit en 10 le disque fixé à la bobine mobile, en 9 l'axe central faisant partie du système mobile comprenant cette bobine et se déplaçant avec elle, le socle du vibrateur est montré en 4, la masse constituant point fixe en 3, cette masse repose sur une plaque 20, plaque suspendue au moyen de ressorts 7 travaillant à la traction, l'extrémité supérieure de ces ressorts est fixée à des colonnettes 5 reliées au socle 4, ces colonnettes traversant des orifices pratiqués dans la plaque 20.
On retrouve en 11 les leviers reliant le système mobile, la masse 3 et le socle.
La liaison entre le levier 11 et la masse 3 est obtenue au moyen d'une lame élastique 14 disposée verticalement, cette lame étant encastrée d'une part à son extrémité supérieure dans 11, d'autre part à son extrémité inférieure dans une potence 21 fixée rigidement à la masse 2.
Par contre, comme expliqué plus haut, les lames élastiques placées aux extrémités du levier 11 et reliant ces extrémités d'une part au système mobile, d'autre part au socle, sont également disposées verticalement.
On voit en 22 la lame élastique verticale dont l'extrémité supérieure est encastrée, à l'extrémité interne du levier 11 tandis que son extrémité inférieure est encastrée sur une pièce 23 fixée sur l'axe 9 portant le système mobile.
Enfin, côté externe, une lame élastique 24 est disposée verticalement et encastrée à son extrémité supérieure dans le levier 11 et à son extrémité inférieure dans une plaque 12 rigidement boulonnée sur les colonnettes 5, cette plaque 12 faisant donc mécaniquement partie du socle 4 de l'appareil.
Sur la fig. 2, les leviers 11 sont représentés en pointillés et le vibrateur en comporte de préférence, mais non nécessairement, trois.
On entend ici par centre des lames élastiques, le milieu de la partie non encastrée de ces lames, plus exactement ces centres sont constitués par des lignes droites parallèles entre elles.
Les centres, c'est-à-dire ces trois lignes droites, sont rigoureusement alignés dans le même plan, ceci est montré plus clairement fig. 3, où le plan horizontal contenant ces lames est montré par la ligne pointillée 25 sur laquelle se placent les projections sur le plan de la figure, des lignes droites constituant ces centres, à savoir : 26 pour la lame 14, 27 pour la lame 22 et 28 pour la lame 24.
Comme indiqué fig. 2, les lames sont relativement larges côté de leur extrémité externe et plus étroites côté interne, ceci leur permet de mieux résister aux efforts latéraux qui pourraient s'exercer sur le système mobile.
En fait la longueur de la partie non encastrée des lames est de l'ordre de quatre millimètres alors que les lames elles-mêmes ont une épaisseur de quelques dixièmes de millimètre.
On notera, en outre, que la disposition verticale des lames leur permet d'absorber, sans difficulté, les variations de distance qui se produisent lors des vibrations entre le système mobile (pièce 23) et la potence 21, ainsi que la pièce 12.