Lit d'hôpital
La présente invention a pour objet un lit d'hôpital.
L'expérience a montré qu'il est difficile et pénible de tourner des patients paralysés ou des opérés lorsque cela doit être fait relativement fréquemment, par exemple, toutes les quatre heures. I1 est particulièrement difficile de tourner des patients souffrant de lésions de la colonne vertébrale ou autres lésions similaires où le torse doit toujours être supporté pendant le déplacement et dont le corps doit rester dans les mêmes positions pour éviter d'autres lésions. On a trouvé qu'avec ce dernier type de patient, il est nécessaire d'utiliser 6 personnes pendant environ 20 minutes pour tourner le patient de sa position dorsale sur son côté gauche ou droit.
La présente invention vise à donner une solution à ce problème en fournissant un lit dont les parties peuvent être déplacées de manière à permettre de tourner le patient tout en maintenant le support de l'épine dorsale pendant toute l'opération.
Le lit d'hôpital selon l'invention comprend un châssis, un support porté par le châssis et agencé pour supporter un matelas ou article analogue, ce support étant divisé en une région médiane longitudinale suivant deux parties normalement coplanaires dont au moins une est montée de façon articulée pour être mobile par rapport à l'autre, l'articulation étant décalée de la ligne centrale du support, la disposition étant telle qu'une personne reposant au centre du lit peut être tournée sur son côté par déplacement d'une des parties tandis que sa colonne est supportée en tout instant.
De préférence, les deux parties du support sont mobiles, de sorte que ladite personne peut être tournée de chaque côté en déplaçant la partie appropriée. Les deux parties du support peuvent être construites de telle manière que lorsqu'elles sont coplanaires, chacune comporte des portions s'étendant les unes dans les autres transversalement par rapport à la longueur du lit. Des moyens d'actionnement à moteur peuvent être prévus pour déplacer les parties du support.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan d'un lit d'hôpital.
La fig. 2 est une vue en élévation latérale du lit de la fig. 1 montrant le mécanisme de basculement du lit.
La fig. 3 est une vue en bout du lit de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en bout semblable à la fig.
3, mais montrant une partie du support dans sa position soulevée.
La fig. 5 est une vue en perspective de l'unité de traction de la tête pour le lit.
La fig. 6 est t une vue en bout semblable à la fig.
3, mais montrant l'unité de traction de tête en position sur le lit, cette vue étant prise à partir de l'extrémité opposée du lit
Le lit orthopédique d'hôpital représenté comprend un châssis 1, de construction tubulaire, monté sur 4 roulettes 2. Le châssis 1 porte un support 3, monté sur un cadre auxiliaire 4 qui est pivoté sur le châssis en 5 dans le but qui sera décrit plus loin.
Le support 3 est divisé le long de la région médiane du lit en deux parties 6 et 7, la partie centrale du support étant formée par des portions saillantes alternées 8 et 9 faisant saillie respectivement de la partie 6 et de la partie 7. Les deux parties 6 et 7 sont reliées de façon articulée au châssis 4 par des organes 11 et 12 placés à chaque extrémité du support 3, et sont pivotées en 14 et 15 sur des parties verticales 16 et 16a, du cadre 4. De cette manière, l'articulation est décalée par rapport t à la ligne longitudinale centrale.
Chacune des parties 6 et 7 peut être déplacée pour prendre des positions comme représenté en regard de la partie 6 à la fig. 4. Dans ce but, deux moteurs électriques 17 et 18 sont agencés pour entraîneur des vérines à vis 19 et 20. Ces vérins agissent sur des organes 21, 21a, 22, 22a pour soulever la partie appropriée 6 ou 7. En vue d'absorber le mouvement de torsion des moteurs, ceux-ci sont montés pivotants dans un châssis 23. Le fonctionnement des moteurs est commandé au moyen de boîtes de commande 24 et 25 placées de chaque côté du châssis 1.
Le support 3 porte un matelas 26 comme représenté en traits mixtes aux fig. 2 à 4. Des rails 27 sont prévus sur le support pour le retenir lorsqu'une des parties 6 ou 7 est soulevée.
Le support 3 est, comme mentionné précédemment, - pivoté sur le châssis 1 en 5 pour permettre un basculement longitudinal.
Le basculement du lit est commandé manuellement au moyen d'une poignée amovible représentée en traits mixtes en 29 dans la fig. 2 sur chaque côté du lit.
Cette poignée aotionne une tige (non représentée) filetée en sens opposé à chaque extrémité. Cette tige est en prise avec des écrous portés par des bras 30 - et 31 pivotés à leurs autres extrémités sur le châssis 1. La disposition est telle qu'en faisant tourner la tige -filetée- les écrous soient rapprochés ou éloignés provoquant ainsi le déplacement des bras 30 et 31 autour de leurs pivots fixes et le soulèvement ou l'abaissement de l'ex trémité appropriée du support 3 par rapport au châssis 1. Une position basculée de ce support 3 est indiquée en traits mixtes à la fig. 2. On remarquera que de cette manière le mécanisme basculant est tout à fait indépendant de l'opération de soulèvement des parties 6 et 7 du support 3.
On a représenté en 33 une des extrémités détachables du lit.
Pour s'assurer que le soulèvement ou l'abaissement des parties 6 et 7 du support peut être exécuté même en cas de panne de moteur, des boutons 34 et 35 actionnables à la main sont prévus sur les arbres des moteurs 7 et 18.
Les fig. 5 et 6 montrent un dispositif de traction spécialement adapté pour être utilisé avec le lit. Dans ces figures, on a représenté une unité de traction de tête, qui comprend un bâti 41 et une base 42 ayant la forme d'un plateau présentant des organes latéraux 43. Ce plateau est ouvert à son extrémité éloignée du bâti 41 et comporte une partie étroite 44 dans laquelle est monté le bâti 41. Ce bâti comporte un montant réglabre 45 en hauteur au moyen d'un bouton moleté 46 et muni d'une poulie 47 à son extrémité supérieure pour le passage d'une cordè ou câble 48. Ce câble est fixé à la tête du patient au moyen d'une attelle - étrier de tête du type habituel (non représenté).
Deux supports 49 sont montés dans des douilles 50 sur chaque côté de la base 42 et ces supports 49 portent des bras 51 qui à leur bout portent des tampons d'appui dLe, tête 52. Ces tampons 52 sont ré glables au moyen d'un mécanisme 53 et 54 sur les bras 51 et chaque bras est lui-même réglable sur les supports 49 au moyen de mécanismes 55.
A la partie intérieure dubâti 41, et à l'arrière de celui-ci est monté un organe de retenue 56 du câble ayant la forme d'un fil enroulé. Le support de poids 57 est fixé à l'extrémité du câble 48 de manière à fournir une traction
Le dispositif de traction est fixé sur un lit au moyen du matelas 26 divisé en trois sections longitudinales 59, 60 et 61, comme représenté à la fig. 5. La construction est telle que les trois sections du matelas sont
reliées à leur partie supérieure seulement et que la par
tie centrale 60 repose sur l'élément de base 42.
Un montant 62 est représenté à la fig. 6 supporté
par des rails 63 au moyen de trois crochets 64. Ce
montant est muni d'une fourche 65 à son extrémité
supérieure dans le but qui sera décrit plus loin.
Le fonctionnement de l'unité de traction de tête va
maintenant être décrit:
La personne étendue sur le lit est attachée par
l'attelle étrier de traction au câble 48 et avec sa
tête serrée dans les tampons d'appui 52. Le soulève
ment d'une partie 6 ou 7 du lit fait tourner le patient
sur son côté. Comme la base 42 du dispositif est fixée
seulement au moyen du matelas, le dispositif tourne
avec le côté soulevé et coulisse par rapport au côté
non soulevé dans le sens voulu.
Pour empêcher l'appartition de difficultés dues à
l'engagement des douilles de support 50 avec le châssis
du lit, ces douilles sont chanfreinées à 450 comme
représenté. Sans ce chanfrein, le déplacement correct
-par jcoulissement du dispositif sur le côté non soulevé - du litest empêché. Lorsque le patient a eté tourné sur
son côté, il peut être désirable d'abaisser le côté sou
levé du lit tout en retenant le patient sur le côté.
Si le câble 48 pouvait rester sur le dispositif, il
retournerait avec celui-ci dans sa position d'origine.
Pour éviter cela, le câble peut être transféré sur le
montant 62 en détachant le câble de l'organe de reté
nue 56 et en le soulevant hors de la poulie pour le
placer dans la fourche 65. Bien entendu, il est égale
ment nécessaire d'enlever les tampons 52 et leurs sup
ports 49 et 51.
Lorsque l'on désire ramener le patient dans sa pre
mière position, la partie 6 ou 7 du lit est soulevée et
le câble 48 est ramené de la fourche 65 sur la poulie
47.
Diverses modifications peuvent être apportées au lit
décrit, notamment les moteurs électriques peuvent être
remplacés par les moyens d'actionnement hydrauliques.
Le matelas peut être construit en plusieurs parties amo
vibles séparées pour permettre au patient d'avoir accès
à des rayons X ou pour des buts chirurgicaux et
autres. Lorsqu'on ne -désire pas enlever des sections du
matelas ou lorsqu'on désire prendre des radiographies
à travers le support, les parties appropriées de ce sup
port peuvent être en matière plastique ou autre matière
perméable aux rayons X.
Dans une variante, les parties saillantes 8 et 9
peuvent être supprimées, le jeu entre les parties 6- et
7 étant recouvert par un élément flexible. Dans ce cas,
un matelas construit spécialement peut être utilisé con
sistant, par exemple, en plusieurs sections longitudinales
pour fournir un support de colonne adéquat, étant for
mé dans- -la région centrale, par exemple, d'une série
de coussins longitudinaux articulés ensemble par un
couvre-lit commun.
Des modifications peuvent également être apportées
à l'unité de traction de tête. Par exemple, le support
de poids 57 peut être remplacé par un ressort de ba
lance fournissant ainsi une tension remplaçant les poids.
La poulie 47 peut être remplacée par une fourche
et l'organe de retenue 56 pourrait être reniplacé par
tout autre dispositif approprié tel qu'un crochet fermé
par un ressort. Une poulie pourrait remplacer la fourche
55 sur le¯montant 62.
Le dispositif pourrait être prévu pour transporter mécaniquement le câble 48 de la poulie 47 sur la fourche 65.
Bien que l'unité décrite soit un dispositif de traction de tête, il peut également être utilisé pour exercer une traction sur d'autres parties du corps, notamment sur une jambe ou un bras. Dans ce cas, bien entendu, les tampons 52 seraient supprimés.
Hospital bed
The present invention relates to a hospital bed.
Experience has shown that it is difficult and painful to turn paralyzed or operated patients when it must be done relatively frequently, for example, every four hours. It is particularly difficult to turn patients with spinal injuries or other similar injuries where the torso must always be supported while moving and whose body must remain in the same positions to avoid further injury. It has been found that with this latter type of patient it is necessary to use 6 people for about 20 minutes to turn the patient from his dorsal position to his left or right side.
The present invention aims to provide a solution to this problem by providing a bed the parts of which can be moved so as to allow the patient to be rotated while maintaining the support of the backbone throughout the operation.
The hospital bed according to the invention comprises a frame, a support carried by the frame and arranged to support a mattress or the like, this support being divided into a longitudinal median region along two normally coplanar parts, at least one of which is mounted on the side. articulated manner to be movable with respect to the other, the articulation being offset from the center line of the support, the arrangement being such that a person lying in the center of the bed can be turned on his side by displacement of one of the parts while his column is supported at all times.
Preferably, the two parts of the support are movable, so that said person can be turned on either side by moving the appropriate part. The two parts of the support can be constructed in such a way that when they are coplanar each has portions extending into each other transversely to the length of the bed. Motor-driven actuation means may be provided to move the parts of the support.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of the object of the invention.
Fig. 1 is a plan view of a hospital bed.
Fig. 2 is a side elevational view of the bed of FIG. 1 showing the bed tilting mechanism.
Fig. 3 is an end view of the bed of FIG. 1.
Fig. 4 is an end view similar to FIG.
3, but showing part of the support in its raised position.
Fig. 5 is a perspective view of the head traction unit for the bed.
Fig. 6 is an end view similar to FIG.
3, but showing the head traction unit in position on the bed, this view taken from the opposite end of the bed
The orthopedic hospital bed shown comprises a frame 1, of tubular construction, mounted on 4 casters 2. The frame 1 carries a support 3, mounted on an auxiliary frame 4 which is pivoted on the frame at 5 for the purpose which will be described. further.
The support 3 is divided along the middle region of the bed into two parts 6 and 7, the central part of the support being formed by alternating protruding portions 8 and 9 protruding from part 6 and part 7 respectively. Both parts 6 and 7 are hingedly connected to the frame 4 by members 11 and 12 placed at each end of the support 3, and are pivoted at 14 and 15 on vertical parts 16 and 16a, of the frame 4. In this way, the hinge is offset from t to the central longitudinal line.
Each of the parts 6 and 7 can be moved to take positions as shown opposite part 6 in FIG. 4. For this purpose, two electric motors 17 and 18 are arranged to drive the screw jacks 19 and 20. These jacks act on members 21, 21a, 22, 22a to lift the appropriate part 6 or 7. With a view to to absorb the torsional movement of the motors, they are pivotally mounted in a frame 23. The operation of the motors is controlled by means of control boxes 24 and 25 placed on each side of the frame 1.
The support 3 carries a mattress 26 as shown in phantom in FIGS. 2 to 4. Rails 27 are provided on the support to retain it when one of the parts 6 or 7 is lifted.
The support 3 is, as mentioned above, - pivoted on the chassis 1 by 5 to allow longitudinal tilting.
The tilting of the bed is controlled manually by means of a removable handle shown in phantom lines at 29 in FIG. 2 on each side of the bed.
This handle aotionne a rod (not shown) threaded in the opposite direction at each end. This rod is engaged with nuts carried by arms 30 - and 31 pivoted at their other ends on the frame 1. The arrangement is such that by rotating the -threaded rod the nuts are brought together or away thus causing the displacement. arms 30 and 31 around their fixed pivots and the raising or lowering of the appropriate end of the support 3 with respect to the frame 1. A tilted position of this support 3 is indicated in phantom in FIG. 2. It will be noted that in this way the tilting mechanism is completely independent of the lifting operation of the parts 6 and 7 of the support 3.
One of the detachable ends of the bed is shown at 33.
To ensure that the raising or lowering of the support parts 6 and 7 can be performed even in the event of an engine failure, hand operable buttons 34 and 35 are provided on the shafts of the engines 7 and 18.
Figs. 5 and 6 show a traction device specially adapted for use with the bed. In these figures, there is shown a head traction unit, which comprises a frame 41 and a base 42 having the form of a plate having lateral members 43. This plate is open at its end remote from the frame 41 and comprises a narrow part 44 in which the frame 41 is mounted. This frame comprises an adjustable upright 45 in height by means of a knurled knob 46 and provided with a pulley 47 at its upper end for the passage of a rope or cable 48. This cable is fixed to the patient's head by means of a splint - head stirrup of the usual type (not shown).
Two supports 49 are mounted in sockets 50 on each side of the base 42 and these supports 49 carry arms 51 which at their end carry support pads dLe, head 52. These pads 52 are adjustable by means of a mechanism 53 and 54 on the arms 51 and each arm is itself adjustable on the supports 49 by means of mechanisms 55.
At the inner part of the frame 41, and at the rear of the latter, there is mounted a member 56 for retaining the cable in the form of a wound wire. Weight support 57 is attached to the end of cable 48 so as to provide traction
The traction device is fixed on a bed by means of the mattress 26 divided into three longitudinal sections 59, 60 and 61, as shown in fig. 5. The construction is such that the three sections of the mattress are
connected to their upper part only and that the par
central tie 60 rests on the base element 42.
An upright 62 is shown in FIG. 6 supported
by rails 63 by means of three hooks 64. This
upright is provided with a fork 65 at its end
higher for the purpose which will be described later.
The operation of the head traction unit will
now be described:
The person lying on the bed is tied up by
the cable pulling bracket 48 and with its
head clamped in the support pads 52. Lift it
ment of part 6 or 7 of the bed rotates the patient
on his side. As the base 42 of the device is fixed
only by means of the mattress, the device turns
with the side raised and slide in relation to the side
not raised in the desired direction.
To prevent the occurrence of difficulties due to
the engagement of the support sleeves 50 with the frame
of the bed, these sockets are chamfered at 450 as
represented. Without this chamfer, the correct displacement
- by sliding the device on the non-lifted side - of the bed is prevented. When the patient was turned on
its side, it may be desirable to lower the penny side
getting out of bed while resting the patient on their side.
If cable 48 could remain on the device, it
would return with it to its original position.
To avoid this, the cable can be transferred to the
upright 62 by detaching the cable from the retaining device
naked 56 and lifting it off the pulley to
place in the fork 65. Of course, it is equal
necessary to remove the buffers 52 and their sup
ports 49 and 51.
When we want to bring the patient back to his father
first position, part 6 or 7 of the bed is raised and
the cable 48 is brought from the fork 65 onto the pulley
47.
Various modifications can be made to the bed
described, in particular electric motors can be
replaced by hydraulic actuation means.
The mattress can be constructed in several parts amo
separate windows to allow patient access
X-rays or for surgical purposes and
other. When you do not want to remove sections of the
mattress or when you want to take x-rays
through the support, the appropriate parts of this sup
port can be plastic or other material
permeable to X-rays.
In a variant, the protrusions 8 and 9
can be removed, the play between parts 6- and
7 being covered by a flexible element. In that case,
a specially constructed mattress can be used with
resisting, for example, in several longitudinal sections
to provide adequate column support, being for
me in- -the central region, for example, of a series
of longitudinal cushions articulated together by a
common bedspread.
Changes can also be made
to the head traction unit. For example, the support
of weight 57 can be replaced by a spring of ba
lance thus providing a tension replacing the weights.
Pulley 47 can be replaced by a fork
and the retainer 56 could be replaced by
any other suitable device such as a closed hook
by a spring. A pulley could replace the fork
55 on upright 62.
The device could be provided for mechanically transporting the cable 48 from the pulley 47 on the fork 65.
Although the unit described is a head traction device, it can also be used to exert traction on other parts of the body, such as a leg or an arm. In this case, of course, the buffers 52 would be deleted.