Moule pour le moulage sous vide des matières plastiques
La présente invention a pour objet un moule pour le moulage sous vide des matières plastiques.
Lors de la construction, de tels moules, on s'est heurté jusqu'à présent à de nombreuses difficultés, en particulier, en ce qui concerne la réalisation des évents d'aspiration.
En effet, si ceux-ci sont constitués par un faible nombre de trous de diamètre relativement grand (supérieur à 1 mm), leur perçage au travers du fond du moule ne pose pas de problème particulier, mais on risque de voir apparaître leur empreinte sur la surface des objets moulés, ce qui nuit considérablement à leur esthétique.
Par ailleurs, si l'on diminue le diamètre des trous (0,5 mm) tout en augmentant leur nombre, on se heurte alors à un problème très délicat car il est difficile de forer des trous de si faible diamètre mme en prévoyant des avant-trous de plus grand diamètre.
Enfin, si on utilise comme évents des fentes correspondant aux joints d'assemblage Ides différentes parties du moule, le résultat atteint est meilleur mais le prix de revient des moules est nettement plus élevé car ils nécessitent un usinage et un ajustage très précis.
La titulaire a maintenant mis au point une nouvelle construction de moules qui ne présente pas les inconvénients susmentionnés et qui a, en outre, l'avantage d'tre très économique.
Le moule, objet de l'invention, est caractérisé en ce que des évents d'aspiration sont constitués par des perforations d'une plaque microperforée électrolytiquement, fixée entre une chambre d'aspiration et la surface de moulage du moule.
Les plaques micro perforées électrolytiquement utilisées sont actuellement bien connues et utilisées, en général, pour la fabrication de filtres. Leur fabrication ne pose pas de problème particulier et elles peuvent tre fournies pour des diamètres des perforations descendant jusqu'à 0,030 mm. La titulaire préfère toutefois utiliser des plaques dont le diamètre des perforations est compris entre 0,1 et 1 mm. En outre, comme elles ont une épaisseur très faible il est aisé de leur donner des formes variables par pliage. De telles plaques se trouvent actuellement dans le commerce, par exemple celles vendues sous la marque VECO .
Les fig. 1, 2, 3 et 6 du dessin se réfèrent à des moules connues réalisés à l'aide de techniques connues, alors que les fig. 4, 5 et 7 représentent, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du moule, objet de l'invention.
- La fig. 1 est une coupe en élévation d'un moule femelle connu réalisé par forage de perforations périphériques,
- la fig. 2 est une vue en plan du moule représenté à la fig. 1,
-la fig. 3 est une coupe en élévation, d'un moulefemelle connu réalisé au moyen d'une pièce rapportée,
- la fig. 4 représente une coupe d'une première forme d'exécution du moule selon l'invention, équivalente à celui de la fig. 3,
- la fig. 5 est une coupe en élévation d'une deuxième forme d'exécution,
- la fig. 6 est une coupe en élévation d'un moule connu utilisable pour la réalisation d'un plateau alvéolaire tel qu'un bac à glaçons.
Suivant cette figure le moule est réalisé au moyen de pièces rapportées,
- la fig. 7 est une coupe en élévation d'une troisième forme d'exécution équivalente au moule de la fig. 6.
Le moule représenté aux fig. 1 et 2 est constitué par une pièce de base e 1 et par une pièce compartimentée 2 délimitant entre elles une chambre d'aspiration 3.
L'aspIration dans la partie utile du moule s'opère au travers des évents d'aspiration périphériques 4. Pour éviter l'apparition de trace sur les objets moulés, on est obligé de donner un très faible diamètre à ces évents. Leur perçage est donc très Idélicat mme si l'on perce des avant-trous 5 pour faciliter leur forage. En outre, l'aspiration réalisée dans ce moule n'est pas régulière.
La fig. 3 représente un moule femelle réalisé suivant une autre technique également connue. Ce moule est constitué d'un socle 9 supportant un manchon cylindrique 10. L'aspiration s'opère au travers de la fente péri phérique 12 délimitée par le manchon 10 et une pièce rapportée 11. I1 est évident que l'alésage de la pièce 10 et l'usinage de la pièce 1 1 doivent tre très précis de mme que leur centrage. Si ces conditions ne sont pas respectés, l'épaisseur de la fente 12 n'est pas constante et l'aspiration est irrégulière. n apparaît donc que la réalisation de tels moules est très délicate et que ceux-ci sont dès lors très coûteux. En outre, l'aspiration n'est réalisée que sur les bords du moule et on risque également d'obtenir des objets dont les artes sont déforcées.
La forme d'éxécution du moule selon l'invention représentée à la fig. 4, est équivalente au moule de la fig. 3. Ce moule est constitué uniquement d'un socle 13, d'un manchon cylindrique 14 et d'une e plaque microper- forée électrolytiquement 16 délimitant la surface de moulage et la chambre d'aspiration du moule. La réalisation de ce moule est très simple puisqu'il ne nécessite pas un usinage très précis. En outre, l'aspiration est réalisée sur toute la surface du fond du moule et est donc très régulière. I1 ne fait, dès lors, pas de doute que ce moule est d'un prix de revient sensiblement moins élevé que les moules représentés aux figures précédentes.
La fig. 5 représente un moule mâle qui est constitué uniquement d'un socle 6, d'une plaque microperforée 7 et d'une empreinte 8 qui sera reproduite en creux sur les feuilles qui seront thermoformées à l'aide de ce moule.
Dans le cas où la surface du fond des moules est très grande on peut remédier à la trop grande flexibilité des plaques microperforées en les supportant au moyen d'une grille rigide ou en prévoyant des artes-supports dans le socle 6.
Les avantages inhérents au moule représenté dans la fig. 5 sont d'autant plus marqués que les moules à réaliser sont plus complexes. A titre d'exemple, on a représenté à la fig. 6 un moule connu utilisable pour le formage de plateaux alvéolaires, tels que par exemple des bacs pour glaçons, réalisé au moyen de pièces rapportées, et à la fig. 7 une forme d'exécution du moule selon l'invention équivalente au moule de la fig. 6.
A la fig. 6, le plateau alvélaire comportant trois rangées de cinq alvéoles cubiques est obtenu au moyen du moule comprenant une pièce de base 17, un bloc extérieur 18, un bloc alvéolel9 et quinze pièces rapportées 20. Les différentes parties constitutives du moule sont fixées entre elles par des séries de boulons 21, 25 et 26.
L'aspiration est réalisée au travers des fentes 23 situées entre les parois du bloc alvéolé 19 et les pièces rapportées 20. Ces fentes sont mises en communication avec la chambre d'aspiration 22 par l'intermédiaire des canaux 24. La feuille à mettre en forme est enserrée dans un cadre de pinçage 27.
L'usinage des pièces 19 et 20 ainsi que le centrage des quinze pièces 20 par les boulons 21 sont très délicats. En outre, le perçage des canaux 24 pose également des problèmes non négligeables.
A la fig. 7, le plateau alvéolaire est obtenu au moyen d'un moule comprenant un socle 28, un bloc alvéolé 29, une plaque microperforée électrolytiquement 30 et éventuellement une grille-support 32 délimitant une chambre d'aspiration 31. Ces différentes parties sont fixées entre elles sans ajustage spécial au moyen de deux séries de boulons 33 et 34. La feuille à mettre en forme est également enserrée dans un cadre de pinçage 35.
On constate immédiatement les simplifications importantes apportées par le moule de la fig. 7. Le moule n'exige plus un n ajustage précis et ne nécessite plus la réalisation de quinze pièces rapportées. Enfin, l'aspiration est plus régulière que dans le moule de la fig. 6 puisqu'elle est répartie sur toute la surface du fond des alvéoles.
Les exemples donnés ci-dessus mettent en évidence les avantages apportés par l'invention, régularité de l'aspiration, absence de bords déformés, facilité de montage... et prix de revient sensiblement diminué.