Machine pour sceller sous vide un sac contenant un produit
La présente invention a pour objet une machine pour sceller sous vide un sac contenant un produit.
On utilise des machines pour sceller des enveloppes et gaines, notamment dans l'emballage des viandes et autres. I1 est connu en effet de conditionner ce genre de produits dans des sacs souples en matière membraneuse synthétique ou naturelle, d'appliquer un vide à l'extrémité ouverte du sac pour provoquer un contact étroit de l'enveloppe avec le produit qui y est contenu, et de sceller ensuite l'extrémité du sac en sertissant une agrafe métallique autour de son col et en assurant un contact étanche, ce qui empche l'air de pénétrer à nouveau dans le sac.
Pour les sacs ou autres récipients utilisés dans les techniques modernes, il existe des matières synthétiques en pellicules qui sont thermorétrécissables, ce qui fait que si un produit, par exemple une viande comestible, y est emprisonnée avec application de vide, et qu'ensuite le sac est immergé dans l'eau chaude ou exposé d'autre façon à la chaleur, à une température de l'ordre de 88 à 1900 C, la pellicule membraneuse est tirée encore plus étroitement comme une peau autour du produit par rétrécissement thermique, ce qui accroît ainsi la durée de stockage d'une denrée périssable. De la mme façon, d'autres produits tels que produits de beauté, médicaments et autres peuvent tre scellés sous vide et conservés ainsi en leur état.
Toutefois, ces méthodes dépendent du degré d'exclusion de l'air hors de la pellicule entourant le produit et de la qualité du soeau métallique serti à l'extrémité du sac.
La présente invention concerne ce type d'emballage d'articles sous vide et a pour but de fournir une technique nouvelle et unique de scellement sous vide associée au sertissage qui permettra de réaliser une exclusion maximale de l'air et un scellement positif étanche, en employant soit des pellicules thermorétrécissables, soit des matériaux de gainages ne possédant pas cette propriété.
Pour cela, la machine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un support s'étendant horizontalement et apte à soutenir ce sac lors de son glissement depuis un premier poste jusqu'à un second poste, un conduit à vide muni d'une portion terminale apte à passer à travers le col du sac, des moyens soutenant ce conduit et autorisant le déplacement de sa portion terminale dans le plan horizontal entre une première et une seconde position correspondant respectivement aux premier et second postes précités, des moyens pour appliquer le vide à ce conduit et ainsi faire le vide dans le sac, un dispositif d'agrafage au second poste pour sceller le col du sac,
des moyens actionnés par le déplacement du conduit entre lesdites première et seconde positions pour raccorder les moyens d'application de vide à ce conduit et des moyens actionnables quand le conduit est dans la seconde position, pour actionner le dispositif d'agrafage.
Des moyens spécifiques pour fixer une agrafe sertie autour de l'extrémité d'un sac ou autre récipient souple et déformable sont connus de la technique, et la machine selon la présente invention peut tre pourvue de tels moyens connus de sertissage. Par exemple, dans les brevets US 2879512 délivré le 31 mars 1959 et 2880415 délivré le 7 avril 1959, sont illustrés et décrits des moyens pour former une pince ou agrafe renforcée à deux pointes de forme générale en U, autour de l'extrémité ramassée d'une gaine renfermant de la viande ou article similaire, et ce de manière telle que les extrémités des branches de l'agrafe soient en about, une fois com piétement serties autour de la gaine.
L'utilisation des appareils des types exposés dans les brevets précités permet la mise sous vide du sac de la gaine, ainsi que l'utilisation, si l'on veut, de matières thermorétrécissables pour ces récipients.
En général, la machine comprend une source de vide qui est appliquée, quand cela est nécessaire, à une poignée de manoeuvre qui remplit le double rôle d'actionneur pour les diverses phases de sertissage et de buse autour de laquelle le sac employé est froncé, le contrôle du vide et de la force motrice pour le dispositif de sertissage se faisant par cet unique levier, entièrement à la volonté de l'opérateur et en n'exigeant qu'une main, en laissant donc l'autre main libre pour manipuler la gaine ou le sac autour du produit qui y est contenu, afin de faciliter l'évacuation de tout l'air, mme de poches d'air difficiles d'accès. La machine exécute automatiquement une succession d'opérations prédéterminées, mais toujours de façon déclenchée par l'opérateur, donnant à celui-ci le contrôle complet du fonctionnement par l'emploi d'un unique levier de commande.
I1 faut se rendre compte que, dans la tendance actuelle, de nombreux produits de genres et formes différents sont emballés dans des récipients sous vide et que certains ont des formes irrégulières, créant la possibilité qu'il reste dans l'emballage fini de l'air prisonnier dans des poches d'air, ce qui détruit le but mme d'un tel emballage. La présente invention est particulièrement utile en ce qu'elle fournit un moyen de libérer l'opérateur du contrôle de la plupart des phases successives d'une telle opération, si bien qu'il peut consacrer ses efforts à éliminer ces poches d'air sans retard excessif et sans déranger la succession générale des phases nécessaires pour produire l'emballage terminé.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine selon l'invention.
La fig. 1 est une vue de face de la machine avec des parties détachées pour la clarté de l'illustration.
La fig. 2 est une élévation latérale de la machine de la fig. 1 avec des parties détachées pour la clarté de l'illustration.
La fig. 3 est une coupe transversale détaillée suivant la ligne 3-3 de la fig. 1.
La fig. 4 est une vue de détail agrandie de l'appareil de sertissage et de tranchage employé en combinaison avec la machine de la présente invention.
La fig. 5 est une vue en plan, partiellement en coupe, de l'appareil de la fig. 4.
Les fig. 6, 7 et 8 sont des vues schématiques en plan de la table de la machine de la fig. 1, montrant le levier de manoeuvre dans ses trois positions de fonctionnement.
Les fig. 9, 10, 1 1 et 12 sont des vues en élévation de la machine de la fig. 1, montrant différentes phases d'emploi de la machine pour obtenir le scellement d'un produit dans une gaine.
En référence plus particulière aux fig. 1 et 2, la machine est désignée d'une manière générale par 20 et comporte une caisse principale ayant des parois avant et arrière 21 et des parois latérales 22 convenablement assemblées par tous moyens classiques, comme par exemple la soudure, et portées par une plaque de fond 23 ayant des pieds 24 avec patins 25, ce qui fait que la machine 20 peut se tenir debout sur le sol. Les diverses pièces 21 à 25 peuvent tre en métal, par exemple de l'acier inoxydable ou de l'aluminium. L'extrémité supérieure de la caisse 20 est formée par un couvercle 26 sur une partie de son dessus et par une table 27 sur le reste, ledit couvercle et ladite table étant réunis par une plaque verticale 28 de manière à enclore pratiquement totalement la caisse 20. On notera que la table 27 est plus haute que le couvercle 26.
Monté pour tre réglable en hauteur par rapport à cette table 27, il y a un plateau 29 revtant la forme d'une lourde surface réceptrice relativement massive et ayant une tige filetée descendante 30 qui traverse un collier 31 du couvercle 26, plateau qui peut tre monté ou descendu par un pignon commandé par une poignée 33. Le filet 32 de la tige 30 est à pas allongé é de sorte que, classiquement, on peut faire un réglage rapide de la hauteur du plateau 29, toutes les fois qu'il en est besoin, ceci pour s'adapter aux dimensions et type différents de produits à gainer et à sertir. Un réglage du plateau 29 par rapport à la table 27 où a lieu le sertissage est donc nécessaire.
Monté à l'arrière de la table 27, comme on le voit mieux dans la fig. 2, se trouve un dispositif de sertissage désigné d'une manière générale par 35. Comme exposé précédemment, ce dispositif 35 peut tre d'un genre connu.
Les parties essentielles du dispositif de sertissage 35 nécessaires pour son emploi avec la présente invention vont maintenant tre décrites en référence particulière à la fig. 4. L'appareil de sertissage 35 a une plaque de base 36 qui est convenablement fixée à la table 27 pour y soutenir ledit appareil dans une position prédéterminée comme montré. Un pied de support 37 est solidaire de la base 36 et un ensemble cylindre et piston à air comprimé 38 est monté par-dessus. Une voie cintrée 39 sert à amener des agrafes en U de forme connue, par gravité, à une position d'alimentation qui les place successivement dans un guide convoyeur profilé 40.
Au bas du guide 40 sont disposées côte à côte deux matrices réceptrices 41 à contour courbe, et quand une agrafe, par exemple 42, est poussée vers le bas par une barre de sertissage 43 entraînée par le piston du cylindre 38, cette agrafe 42 sera tordue et enroulée autour de l'extrémité froncée d'un récipient ou sac qui peut reposer sur les matrices 41 lors de l'application d'une pression de sertissage. Cela est expliqué ci-après comme une des fonctions consécutives de la machine selon l'invention. Afin de positionner et de maintenir en place le matériau froncé, il est prévu une porte basculante 44 convenablement articulée au pied 37, et une gorge 45 est prévue pour recevoir le matériau froncé mis en forme dans les plaques latérales 46 de soutien des matrices 41.
Le long d'une des plaques de guidage 46 est disposé un couteau de tranchage 47 convenablement guidé pour traverser la gorge 45 quand il est nécessaire de détacher le matériau serti. L'appareil de sertissage et de tranchage 35 décrit ne fait pas partie de la présente invention et est donné pour la clarté de la compréhension des opérations successives à exécuter par la machine de la présente invention.
La table 27 est munie d'une longue et large fente 50 pratiquée dans le côté gauche du dessus de la table comme montré dans les fig. 1 et 2 et ayant un rebord vertical de guidage 51 l'entourant complètement. La fente 50 et le rebord 51 forment un guide pour le levier principal de manoeuvre 52 et la poignée 53 qui contrôlent les fonctions de vide et de manceuvre mécanique de la machine 20, les organes pour fournir le vide et la force motrice étant, ainsi que leurs commandes, logés à l'intérieur de la caisse formée par les parois latérales, frontales et de fond 21, 22 et 23. Comme il est classique avec des dispositifs de sertissage du type employé avec la présente invention, la force motrice pour l'appareil 35 est procurée par l'air comprimé, bien qu'il soit évident que le courant électrique ou un fluide hydraulique puisse également tre utilisé pour ces opérations.
Dans ce but, une source d'alimentation en air comprimé (non représentée) est raccordée à un tuyau souple d'entrée 54 qui est raccordé à son tour à un mamelon 55 porté par le panneau arrière 21 de la caisse 20. Un tube 56 relie le mamelon 55 à des soupapes de commande 57 et un manomètre 58 est monté pour fonctionner sur une soupape 57 ce qui permet de régler et de mesurer la pression d'air d'entrée. Le tube de sortie 59 partant des soupapes 57 est relié à une soupape principale de commande 60 par un tuyau souple 61. Cette soupape de commande 60 a un bouton 62 saillant vers l'extérieur et est normalement en position fermée. Elle a un orifice de sortie sous la forme d'un tube 63. Cette sortie 63 a un tuyau souple 65 qui sort de la caisse 20 par un orifice approprié 66 pratiqué dans le dessus 27 et va à l'orifice d'entrée 67 d'un cylindre 68 de manoeuvre de la porte 44.
Ce cylindre 68 est suspendu à pivot à une potence 69 fixée au pied 37 et son piston 70 est articulé en 71 à la porte 4-.
Ainsi, quand de l'air comprimé passe dans le cylindre 68 depuis la soupape principale de commande 60, par exemple quand on pousse le bouton 62, le piston 70 s'allonge et la porte 44 se ferme par basculement autour d'un pivot 72. La porte 44 restera fermée, recouvrant la gorge 45 tant que la pression d'air demeure dans le cylindre 68, et lors de la réduction de cette pression cette porte 44 s'ouvrira et reviendra à la position de la fig. 1.
Si nécessaire, un ressort de rappel de forme classique sera utilisé pour aider à ce retour. La soupape de commande 60 détermine donc l'ouverture et la fermeture de la porte 44.
Le tuyau d'amenée 61 se relie à la soupape 60 par un tube en T 64, dont une branche fournit l'air comprimé à la soupape 60 et dont l'autre branche va à travers un tuyau souple 73 relié au côté entrée d'une autre soupape de commande 75 ayant un bouton 76 qui, quand il est enfoncé, permet l'écoulement d'air comprimé depuis les soupapes 57 à travers la soupape de commande 75. La sortie de la soupape de commande 75 est en forme de raccord en T 77 dont une branche va à un tuyau souple 78 se reliant à l'orifice d'entrée 79 du maître-cylindre 38. Ainsi, quand on enfonce le bouton 76, l'air comprimé s'écoule dans le cylindre 38 et la barre de sertissage 43 est poussée vers le bas. Par conséquent, l'action de sertissage est commandée par la soupape de commande 75.
Il est désirable que le couteau 47 soit actionné en succession synchronisée avec l'action de sertissage du cylindre 38, avec un retard convenable de fonctionnement. Dans ce but, l'autre branche du tuyau en T 77 a une soupape à action différée 80 qui lui est reliée, cette soupape étant une soupape classique pour cet objet et ayant les moyens habituels pour régler le laps de temps s'écoulant entre les opérations. La soupape à action différée 80 est reliée par un tuyau souple 81 au cylindre d'actionnement du couteau 82 porté par le pied 37, qui fait fonctionner le couteau de tranchage 47 au moment préétabli après le sertissage.
Les diverses soupapes sont convenablement attachées ou fixées à l'intérieur de la caisse 20 de n'importe quelle manière convenable; de mme les divers tuyaux de raccordement sont soutenus comme nécessaire à l'intérieur de la boîte 20, les tuyaux 65, 78 et 81 sortant tous trois du corps de la caisse 20 pour rejoindre leur point extérieur de raccordement en passant par l'ouverture 66 prévue pour cela, ce qui place ces tuyaux souples de raccordement à l'arrière de la machine, derrière l'appareil de sertissage 35 et hors du chemin de toutes opérations.
Des moyens sont prévus pour exécuter les opérations de fermeture de porte, sertissage et tranchage, sous le contrôle direct de l'opérateur de la machine et par l'intermédiaire d'un mécanisme de contrôle de l'application de vide à un sac renfermant un produit à sceller et à sertir.
Dans ce but, il est prévu une source de vide comprenant un appareil électrique à faire le vide 85 porté sur une console 86 montée à l'intérieur de la caisse 20 et ayant un commutateur électrique extérieur 87 relié par une prise 88 à une source de courant électrique appropriée.
Une cuvette d'égouttage 89 est prévue, qui est reliée par un conduit 90 à l'appareil à faire le vide 85 et sur le tube extérieur 91 se trouve un robinet-purgeur 92 pour contrôler le degré de vide désiré. Une chambre à vide 93 est reliée par un tuyau souple 94 au conduit 91 sur le côté entrée. Le côté sortie de la chambre 92 a un tuyau souple de raccordement 95, la forme de ce tuyau étant délibérément choisie dans cet exemple pour avoir un degré élevé de résistance à la rotation autour de son axe, par exemple en ayant un revtement extérieur élastique 96. Ce tuyau 95 sera solidement agrafé par des moyens classiques à ses raccords à chaque extrémité, afin de renforcer cette résistance à la torsion. Un indicateur de vide 97 est prévu pour la chambre 93. Cette chambre 93 est convenablement montée sur le bâti intérieur de la caisse 20 au moyen de supports 98.
Situé dans un plan horizontal et monté pour pouvoir pivoter est disposé un tuyau creux 100 ayant un raccord à T 101 à son extrémité la plus éloignée. Ce tuyau 100 a des rondelles limitatrices 102 et 103 à ses extrémités et est porté par des supports 104 let 105 qui sont convenablement alésés pour servir de paliers de pivotement, comme montré en 106 dans la fig. 2. Le tuyau 100 s'étend au-delà du support 105 et est coiffé par un chapeau 107 à son extrémité éloignée au-delà du raccord à
T 101. A son extrémité rapprochée le tuyau 100 se termine par un raccord à mamelon 108 qui est solidement ajusté dans le tuyau souple 95 comme montré. Le support 104 est rendu solidaire du corps intérieur de la caisse 20 par une potence 109, et le support 105 est rendu solidaire du corps intérieur de la caisse 20 par une potence 110.
Au milieu de la longueur du tuyau 100 est disposée une soupape de commande 111 pour permettre d'envoyer du vide à travers ce tuyau 100 quand besoin est. La soupape 111 est un papillon classique ayant son corps principal 112 solidaire du tuyau 100 pour se déplacer avec celui-ci et ayant son levier de manoeuvre 113 qui s'étend vers l'extérieur (fig. 3) et qui engage une extrémité du levier 114 au moyen d'un ergot 115.
L'autre extrémité du levier 114 est reliée à un ergot fixe 116 terminé par une tige 117 maintenue rigide en position par une potence 118 au moyen d'écrous 119, la potence 118 étant convenablement montée à l'intérieur de la caisse 20. D'après cette description, on conçoit que si le tuyau 100 est tourné sur son axe horizontal en opposition à la déviation élastique du tuyau souple 95 et du ressort 96, le papillon 111 tourne et en agissant contre la tige fixe 117 par l'intermédiaire du levier 114 il est ouvert et reste ouvert tant que le tuyau 100 est tourné dans un sens. Dans l'autre sens, le ressort 96 ramène le tuyau 100 à la position zéro ou de départ et ferme le papillon 111.
Le temps où la soupape 111 est ouverte ou fermée peut tre réglé en faisant varier la longueur de la tige 117 au moyen des écrous 119 et en réglant l'angularité primitive du levier 114 par rapport au corps de soupape 112.
Fixé au bras libre du raccord à T 101 se trouve un tuyau creux vertical 120 qui s'étend à travers la fente 50 de la table supérieure 27 de la caisse 20 et est relié par un raccord 121 au levier de manoeuvre 52 déjà mentionné qui est également creux et qui s'étend à travers la poignée 53 et se termine par une buse 123 ayant un large collet rebord de positionnement 124. Ainsi, quand la poignée 53 est déplacée de l'avant à l'arrière de la table 27, dans la fente de guidage 50, le levier de manoeuvre 52 et le tuyau 120 se déplacent avec elle, faisant basculer le tuyau 120 suivant un trajet en arc et faisant basculer le tuyau 100 sur son axe horizontal, ce qui fait ouvrir et fermer le papillon 111.
La fig. 3 montre l'action du papillon dans ces mouvements et l'on remarque qu'après le déplacement initial du tuyau 120, jusqu'à sa première position, du vide sera fourni depuis le réservoir 93 par le tuyau 100, le tuyau 120, le levier 52, la poignée 53 et la buse 123, et ce vide sera maintenu dans toutes les positions avant de la poignée 53, de l'avant à l'arrière de la table 27 une fois que ce mouvement initial a eu lieu. Ainsi, sous le contrôle de l'opérateur, du vide peut tre fourni à la buse 123 toutes les fois que cela est désiré, et y tre maintenu durant les autres déplacements en avant au-dessus de la table 27.
Si la poignée 53 est relâchée, cette poignée 53, le levier 52, les tuyaux 120 et 100 seront ramenés à leur position de départ à l'avant de la machine sous l'action de la torsion donnée au tuyau souple 95 et à son ressort 96, coupant ainsi automatiquement la fourniture de vide à la buse 123.
En référence particulière maintenant à la fig. 2, il est prévu un bras de manoeuvre saillant 130 monté à l'intérieur de la caisse 20 au moyen d'un pivot 131 et équilibré pour pendre vers le bas et reposer contre et sur le bouton 62 qui actionne la soupape de commande 60 pour la fermeture de la porte 44. Le bras 130 fait saillie dans le trajet en arc du déplacement du tuyau 120 au repos à la position A, si bien que dans une position en traits pointillés B il est en contact avec celui-ci, cette, position B étant en un point où le vide est mis en service. Par conséquent, quand du vide est fourni à la buse 123, le levier de fermeture de porte 130 est en position de contact, prt à tre actionné.
Un nouveau déplacement de la position B à une position C provoquera l'actionnement complet de la soupape 60 pour fermer d'abord la porte 44, et ensuite par contact direct du tuyau 120 sur le bouton 76 de la soupape de commande 75 cela provoquera l'actionnement du cylindre 38 pour effectuer l'action de sertissage désirée à la gorge 45. Par réglage de la position du levier de manoeuvre 130 la porte 44 peut tre fermée en un point, avant l'action de sertissage, si bien que la fermeture de la porte par l'intermédiaire de la soupape 60 aurait lieu à une position entre B et C du tuyau 120. Cela est préférable et est utilisé pour donner une autre séquence dans le fonctionnement sous le contrôle de l'opérateur. Un arrt momentané à cette position intermédiaire avec la porte 44 fermée permet une mise en place définitive du produit avant sertissage.
Les fig. 6, 7 et 8 sont des vues schématiques en plan pour montrer les trois positions A, B et C et leur effet.
Dans la fig. 6, la poignée 53 est au repos à l'avant de la machine et, comme on le verra, les fournitures de vide et d'air comprimé sont toutes deux coupées. Dans la position B, fig. 7, le vide a maintenant été introduit, mais l'air comprimé est coupé. Dans cette fig. 7, une position
X a été montrée en traits pointillés. I1 est préférable de fermer la porte 44 et de la maintenir fermée avant sertissage, et les réglages nécessaires seront alors faits, comme étudié précédemment, pour appliquer l'air comprimé au cylindre d'actionnement 68 de la porte, par l'intermédiaire de la soupape 60, en cette position X, de sorte que la soupape 60 sera alors en fonctionnement.
A la position C le vide est mis, la porte 44 est fermée, l'air comprimé est mis, et le sertissage, suivi du tranchage, aura lieu. Ensuite, sur le relâchement de la poignée 53, celle-ci retournera sous l'action du ressort à la position A, au repos, avec le vide et l'air comprimé en position 4 coupé , prte pour l'opération suivante. I1 faut comprendre que la source de vide et d'air comprimé restera aux niveaux désirés de fonctionnement en tous temps. Les appareils encerclés pour vide et air des fig. 6, 7 et 8 n'équivalent pas aux manomètres 97 et 58 mais aux soupapes de commande 60, 76 pour l'air comprimé et 111 pour le vide.
L'arrt momentané provoqué à la position X est désirable dans maints cas, mais il est évident qu'on peut passer de B à C en une seule opération régulière avec la porte 44 se fermant d'abord, puis le sertissage ayant lieu.
Afin de comprendre pleinement la manière d'employer la machine décrite ci-dessus, un exemple illustré de fonctionnement est donné. Les fig. 9, 10, 1 1 et 12 illustrent les quatre positions opérationnelles fondamentales et phases successives suivies dans l'emploi de cette machine. En référence à ces figures, la fig. 9 montre la position de chargement (position A) sans vide, d'une saucisse ou produit similaire 135 dans un sac à col ouvert 136; la fig. 10 montre la position d'aspiration de vide (position B); la fig. 1 1 montre la porte fermée, l'agrafe appliquée, puis le tranchage de l'extrémité (position C), et la fig. 12 montre le produit fini avec une agrafe étanche au vide sur l'enveloppe et la poignée retirée vers la position A. En examinant les opérations successives, les avantages de la présente machine ressortiront très bien.
Dans la fig. 9, qui est la position A au repos, le sac 136 emboîte une saucisse pratiquement en forme de C 135 à contour irrégulier laissant des zones à problèmes pour le scellement sous vide. L'extrémité du sac 136 est froncée autour du rebord 124 et y est maintenue de la main gauche avec la buse 123 à l'intérieur du sac. La main droite tient la saucisse emballée, prte à la modeler. La table 29 a été élevée pour convenir à la taille du produit et permettre le passage facile de la portion froncée 137 du sac 136 dans la gorge 45 au bon moment. Dans la fig. 10 le passage à la position B a appliqué le vide pour former la fron autre y 137 et permettre à la manipulation d'éliminer les bulles d'air de la gaine ou sac mis sous vide 136.
Quand l'opérateur estime que tout l'air est sorti du sac il déplace alors la poignée 53 vers l'avant jusqu'à la position C, comme dans la fig. 11. Cela va successivement fermer la porte 44, sertir une agrafe autour de la partie froncée 137, détacher du corps du sac la portion non sertie 139 et enfin ramener les pièces au repos. Le produit emballé peut alors tre retiré comme montré dans la fig. 12, puisque la poignée 53 a été rétractée, l'air et le vide sont coupés et le produit est scellé sous vide étanche par l'agrafe 140, fig. 12.
De nombreuses modifications évidentes peuvent tre faites en restant dans l'esprit et le champ d'action de la présente invention. I1 peut tre employé une énergie autre que le vide ou l'air comprimé donnés en exemple.
La séquence synchronisée de mise sous vide, fermeture de la porte, sertissage et séparation et autres peut tre variée pour s'adapter aux circonstances et aux exigences d'emballages spéciaux. Des sacs thermorétrécissables peuvent facilement tre employés dans la méthode montrée en phases successives dans les fig. 9 à 12, par exemple. Tout type convenable de dispositif d'agrafage peut tre employé avec le système de commande de vide décrit ci-dessus et l'agrafe 35 définie n'est qu'un exemple d'un dispositif servant à collaborer avec les opérations de vide définies pour donner un emballage scellé de façon étanche.
La machine décrite constitue un appareil de scellement sous vide ayant des moyens de commande pour la manoeuvre du mécanisme de scellement par agrafes qui laissent les mains de l'opérateur libres pour la manipulation essentielle de l'emballage en formation, tout en donnant à cet opérateur un contrôle complet de synchronisation de toutes les opérations en jeu. Essentiellement, la présente invention fournit une commande à levier unique à positions préchoisies pour fournir du vide, pour faire le vide dans la gaine disposée autour du produit à sceller et pour la commande de l'application d'énergie, par exemple de l'air comprimé, aux moyens de sertissage d'une agrafe métallique autour de l'extrémité de la gaine, le vide étant encore appliqué pour donner une fermeture étanche et emballer sous vide le produit dans la gaine.