Procédé pour séparer deux feuilles et dispositif pour sa mise en oeuvre
Cette invention a pour objet un procédé et un dispositif pour séparer deux feuilles. I1 est fréquemment nécessaire, dans l'industrie, de séparer des feuilles de maté riau l'une de l'autre par exemple dans les mécanismes d'alimentation pour délivrer une seule feuille de papier à une presse à partir d'un paquet de feuilles et de nombreux mécanismes ont été réalisés à cet effet. Il existe toutefois des cas où deux feuilles doivent tre superposées l'une sur l'autre pendant une opération d'un procédé puis séparées avant que l'une des feuilles ne soit soumise à une opération subséquente du procédé, et les dispositifs d'alimentation en feuilles connus n'ont pas permis de résoudre ce problème de façon entièrement satisfaisante.
Un exemple d'un tel cas est réalisé dans les machines à photocopier par contact dans lesquelles l'original et le matériau sensible doivent tre maintenus ensemble pendant l'exposition mais doivent tre séparés pour éviter que l'original ne passe au travers du bain de développement.
Le procédé selon l'invention pour séparer deux feuilles de matériau, pour empcher l'une de ces feuilles d'tre soumise à une opération subséquente d'un procédé auquel l'autre feuille doit tre soumise, se caractérise par le fait qu'on fait progresser les feuilles superposées en regard d'une surface de friction mobile, qu'on met en contact l'une de ces feuilles superposées avec la surface de friction mobile et que l'on déplace la feuille ainsi en contact par rapport à l'autre feuille en déplaçant la surface de friction.
La présente invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit caractérisé par le fait qu'il comprend une surface de friction mobile, un convoyeur pour déplacer les feuilles superposées sur un chemin passant en regard de la surface de friction, des moyens pour mettre en contact l'une des feuilles superposées et la surface de friction pour provoquer un mouvement relatif entre les feuilles superposées.
Le dessin annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
La fig. 1 est une représentation schématique du dispositif utilisé dans une machine à photocopier pour séparer l'original du matériau sensible.
La fig. 2 est une vue semblable d'une variante de construction.
La fig. 3 est un schéma électrique du dispositif illustré à la fig. 2.
La fig. 4 est une vue fragmentaire illustrant une variante du dispositif représenté à la fig. 1.
Se référant à la fig. 1, on voit que la machine à copier comporte un tambour rotatif 2 en verre ou en un autre matériau transparent muni d'une lampe à vapeur de mercure 4. Le tambour 2 est entraîné en rotation par un cer tain : nombre de convoyeurs à courroies sans fin 6 dispo- sées parallèlement les unes aux autres et passant autour des poulies 8, 10, 12 et 14 dont l'une est motrice. Le matériau en feuilles superposées devant tre séparées consiste en un dessin original 16 et une feuille de papier diazo sensible 18 illustrés comme étant superposés et introduits sur les bandes 6 du convoyeur à proximité de la poulie 14. Après avoir passé autour du tambour 2 les courroies 6 passent autour d'une poulie 8 partiellement entourée par un déflecteur ou écran 20.
Après avoir quitté l'écran 20, les courroies 6 passent sous un certain nombre de doigts pivotés 22 qui sont normalement maintenus dans une position pour lesquelles ils se trouvent en dessus de la surface supérieure des bandes .6 mais peuvent tre déviés vers le bas de manière à tre insérés entre les courroies 6 mais pointant toutefois encore dans la direction dans laquelle les courroies se déplacent. En dessus des courroies 6 et entre les doigts 22 et la poulie 10 se trouve un rouleau recouvert de caoutchouc 24 qui est accouplé Åa un moteur électrique e 25. Juste après le rouleau 24 est disposé un guide 26 à proximité duquel se trouve un palpeur 28 d'un microswitch 30 situé entre les courroies 6. Juste au-delà du guide 26 se trouve une butée amovible 2.
Des doigts de déflection 34 pivotés juste en dessus de la poulie 10 reposent sur l'extrémité du brin horizontal actif des courroies 6 et sont adaptés à tre abaissés entre les courroies 6. Plus loin que la poulie 10 le bac de développement 36 est indiqué, le bac est muni d'un guide supérieur 38 et d'un guide inférieur 40 ainsi que de paires de rouleaux d'entraînement 42 dont seule une paire est illustrée. Un deuxième microswitch 43 est positionné à proximité des doigts 22. Comme illustré à la fig. 4, un autre rouleau 24a est placé en arrière du rouleau 24 et est accouplé à ce rouleau 24 pour tre entraîné en rotation avec celui-ci. Une faible différence de vitesse périphérique peut tre introduite avec avantage de sorte que le matériau entre les rouleaux 24 et 24a soit maintenu légèrement sous tension.
Le fonctionnement du dispositif illustré aux fig. 1, 3 et 4, est le suivant. Après avoir allumé la lampe et alimenté les moyens d'entraînement des courroies 6, l'ori- ginal et le matériau sensible sont introduits ensemble sur les courroies 6 en dessus de la poulie 14 qui les entraîne l'un sur l'autre autour du tambour 2 jusque dans le déflecteur 20 sous les doigts pivotants 22 qui sont dans leur position élevée et jusqu'à proximité du rouleau 24, l'original étant appliqué en contact avec ce dernier à l'aide des courroies 6.
Aussi longtemps que le moteur 25 n'est pas alimenté, le rouleau 24 étant libre de pivoter sur lui-mme est maintenu en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre, comme illustré au dessin, à l'aide des courroies 6 et n'offre de cette façon aucune résistance au passage des feuilles qui entrent à proximité du guide 26. Lorsque la tranche avant de l'une ou des deux feuilles actionne le palpeur 28 du microswitch 30 différents contacts sont fermés, provoquant l'abaissement des doigts 22, l'élévation de la butée 32 jusque dans sa position haute d'arrt et l'alimentation du moteur 25.
Etant donné que le coefficient de frottement entre les feuilles superposées est plus faible que celui existant entre l'original et le rouleau 24 d'une part et entre le matériau sensible et les courroies 6 d'autre part, l'original est accéléré vers l'arrière, passe rapidement sur les doigts 22 et provoque la fermeture du second microswitch 43. Pendant ce temps, la feuille sensible est maintenue par la butée 32.
La fermeture du microswitch 43 provoque l'abaissement de la butée 32 permettant ainsi à la feuille sensible d'tre entraînée par les courroies 6 jusque dans la cuve de développement 36 puis de sortir hors de celle-ci en passant entre les rouleaux d'essorage et d'avancement 42 pour tre enfin délivrée à la sortie de la machine.
Si l'original n'est pas retourné jusque en-deçà du second microswitch 43, un bouton de rejet 46 doit tre actionné. Ceci provoque l'abaissement de la butée 32 par une liaison mécanique et abaisse les doigts de rejet 34 de sorte que l'original ainsi que la copie sensible sont rejetés et peuvent tre séparés manuellement, le matériau sensible étant ensuite introduit dans le bac de développement manuellement si désiré. Le bouton de rejet 46 est également relié à un interrupteur placé dans le circuit du moteur 25 de manière à interrompre l'alimentation de celui-ci. Cette disposition permet d'assurer que l'original ne puisse en aucun cas passer au travers du bac de développement, mme accidentellement.
En référence maintenant aux fig. 2 et 3, on voit que les mmes pièces ont reçu les mmes numéros de référence lorsque ceci était possible. A proximité de la poulie 8 on voit une paire de rouleaux de levage 50 pour sortir l'original retourné hors de la machine. A la place des doigts 22, des déflecteurs légers à ressort 22a sont prévus, qui normalement s'introduisent entre les courroies 6 mais qui sont facilement relevés par l'original et le matériau sensible. Le moteur 25 pour l'entraînement du rouleau 24 est remplacé par un accouplement magnétique 52 comportant sur son arbre une roue à chaîne 54 reliée à l'aide d'une chaîne 56 à la poulie 8 qui dans ce cas serait la poulie d'entraînement des courroies 6.
L'autre modification intéressante consiste dans le fait que le microswitch 30 est supprimé et qu'un microswitch MSl est placé juste avant le rouleau 24. Le fonctionnement de ce microswitch sera décrit plus en détails en référence au schéma électrique de la fig. 3. Un second mciroswitch MS2 est placé dans la fente de sortie frontale de sorte que l'original après avoir passé entre les rouleaux élévateurs 50 actionne le microswitch MS2.
I1 y a également un autre microswitch MS3 disposé entre la butée 32 et le rouleau 10 dont la fonction sera décrite plus en détail en référence à la fig. 3. A part les changements décrits ci-dessus le reste du dispositif est identique à celui illustré à la fig. 1.
En référence maintenant à la fig. 3, on voit que le cirouit comporte trois microswitch numérotés MSl, MS2 et MS3 et six relais numérotés 58-68 respectivement.
Les microswitch MSl, MS2 et MS3 sont du type de ceux ayant deux positions de contact pour des raisons qui deviendront apparentes par la description qui va suivre.
Lorsque l'original et le papier sensible quittent le tambour 2 et passent autour du rouleau frontal 8, qu'ils passent ensemble sous les doigts de déflection 22a qui sont facilement déplacés par ces feuilles superposées, I'arte avant des deux papiers actionne le levier de MSl ce qui ne provoque aucun effet externe, mais déplace le levier de MS1 de sa position illustrée en ligne pleine jusqu'à sa position illustrée en ligne pointillée ce qui provoque l'excitation d'un relais auxiliaire 60 au travers d'un contact fermé décrit plus loin en référence au relais 62. Ceci ferme le contact auxiliaire 70 de maintien du relais auxiliaire 60. Au mme instant un second contact auxiliaire 72 se ferme, ce qui prépare le circuit au travers du relais 58 pour le retour du microswitch à sa position d'origine.
Lorsque l'arte arrière du papier passe sur MS1 et le relâche, le contact de MS1 retourne dans sa position illustrée en trait plein. Ceci excite le relais 58 ce qui provoque la fermeture du contact 76 de maintien du relais 58. On verra que e tout mouvement subséquent de MSl entre sa position illustrée en ligne pleine et sa position illustrée en ligne pointillée ne produit aucun effet subséquent sur le circuit. L'excitation du relais 58 ferme le contact 78 qui est branché en série avec la bobine d'excitation 79 de l'accouplement magnétique 52 du rouleau de renversement 24 destiné à retourner l'original comme décrit ci-dessus. Sur son chemin de retour l'original actionne de nouveau le levier MS1 mais son action a été rendue inefficace.
L'arte avant de l'original passe au travers des rouleaux 50 et actionne le microswitch MS2.
Lorsque le levier de- MS2 est actionné, comme illustré à la fig. 3, le contact mobile se déplace -de la position illustrée en trait plein jusqu'à la position illustrée en trait pointillé. Ceci a pour effet d'exciter le relais auxiliaire G4 qui à son tour ferme les contacts auxiliaires 80. Au mme instant il ferme le contact auxiliaire- 82 qui prépare le circuit au travers du relais 62 pour le retour en position d'origine du microswitch MS2. Lorsque l'arte arrière de l'original a passé au-delà du microswitch MS2 et le relâche de sorte qu'il revient dans sa position illustrée en trait plein sur le diagramme le relais 62 reste excité. Ceci ferme les contacts 84 de maintien du relais 62 et le contact 86 qui excite l'enroulement d'excitation 88 de la butée 32 et provoque l'abaissement de cette butée.
Un autre contact 90 est également ouvert, branché en série avec l'enroulement auxiliaire 60 qui est relâché lorsque le contact auxiliaire 70 s'ouvre. Ceci provoque à son tour l'ouverture du contact auxiliaire 72 et relâche le relais 58. Les contacts 76 et 78 sont à leur tour ouverts, ce qui provoque la mise en position de repos du rouleau 24.
La copie passe maintenant au-dessus de la butée et actionne le levier du microswitch MS3 ce qui provoque le déplacement du contact électrique de sa position illustrée en trait plein jusque dans sa position illustrée en ligne pointillée mais ne produit aucun effet externe. Le mouvement du microswitch provoque toutefois l'excitation du relais auxiliaire 68 qui ferme à son tour son contact auxiliaire de maintien 92. Ceci ferme également le contact auxiliaire 94 branché en série avec le relais 66 ce qui prépare le circuit pour le retour du microswitch
MS3 à sa position illustrée en ligne pleine. Lorsque l'arte arrière du papier passe le microswitch MS3 et que le levier retourne dans sa position illustrée en ligne pleine, le relais 66 est excité.
On verra que le relais 66 ne comporte pas de contact de maintien mais actionne deux contacts normalement fermés 96 et 98 qui sont arrangés de telle manière que 96 s'ouvre avant 98. L'effet de ceci est de relâcher le relais 64 et de ce fait de désexciter le relais 62 permettant au contact 86 de se rouvrir et de désexciter l'enroulement d'actionnement 88 de la butée 32 qui se relève en position d'arrt. Une friction de seconde plus tard le contact 98 s'ouvre ce qui relâche le relais 68 provoquant l'ouverture du contact 94 et la désexcitation du relais 66 ce qui remet tout le système au repos.
I1 est évident de ce qui précède que c'est l'arte arrière du matériau qui commande le fonctionnement de la machine.
Si, dans la séquence décrite ci-dessus, il devait y avoir une faute dans le fonctionnement et que les deux papiers ne se séparaient pas, la butée 32 resterait en position haute puisque le microswitch 2 n'aurait pas été actionné par l'original retroussé. Pour libérer la machine, il faut actionner le bouton de rejet 46 ce qui cause trois choses: les doigts de rejet manuel 34 sont abaissés de sorte que ni la copie ni l'original ne peut entrer dans l'unité de développement mais sont déflectés à l'extérieur de la machine. La butée 32 est abaissée mécaniquement et les contacts 101 (fig. 3) sont ouverts pendant le temps que le bouton de rejet est appuyé ce qui désexcite toutes les parties du circuit qui pourraient tre maintenues.
L'action d'appuyer sur le bouton de rejet libère la machine et replace tous ces circuits dans leur condition d'origine permettant ainsi de préparer la machine pour une prochaine copie. Si la séparation n'a pas eu lieu comme décrit, la copie peut tre passée ultérieurement au travers du révélateur après avoir été séparée de l'original.
En référence à la fig. 4 un deuxième rouleau 24a illustré comme étant positionné entre le microswitch 30 et le rouleau 24 est accouplé à l'aide d'une chaîne 54 et de roues à chaîne 56 et 100 de manière à tre entraîné à la mme vitesse de rotation que le rouleau 24. Le rouleau 24a présente un diamètre légèrement plus grand que celui du rouleau 24 et présente en conséquence une vitesse periphérique légèrement plus grande que celle de ce rouleau 24 de sorte que le matériau en contact avec les deux rouleaux est légèrement mis sous tension. I1 est évident qu'une variante de ce type pourrait tre appliquée au dispositif illustré à la fig. 2.
Le fait d'ajouter le rouleau 24a permet au dispositif de travailler avec et d'assurer la séparation de feuilles moins longues que celles qui pourraient tre traitées par les dispositifs illustrés aux fig.
1 et 2.
L'avantage de oet arrangement et de la construction illustrée à la fig. 2 réside dans le fait que la dimension maximum étant déterminée par la distance séparant le levier d'actionnement de MSl et la butée 32, la machine peut tre utilisée pour n'importe quelle dimension de papier et matériau jusqu cette dimension maximum tandis que dans la disposition décrite précédemment la position du palpeur du microswitch 30 était liée à la longueur des feuilles devant tre utilisées ce qui veut dire qu'une telle machine doit tre utilisée pour traiter une longueur de matériau fixe ou que le microswitch 30 doit tre monté de façon mobile pour permettre l'ajustement de la machine pour différentes longueurs de feuilles.
REVENDICATIONS
I. Procédé pour séparer deux feuilles de matériau, pour r empcher l'une de ces feuilles d'tre soumise à une opération subséquente d'un procédé auquel l'autre feuille doit tre soumise, caractérisé par le fait qu'on fait progresser les feuilles superposées en regard d'une surface de friction mobile, qu'on met en contact l'une de ces feuilles superposées avec la surface de friction mobile et que l'on déplace la feuille ainsi en contact par rapport à l'autre feuille en déplaçant la surface de friction.