Produit destiné à tre introduit dans les emballages de denrées alimentaires
La présente invention a pour objet un produit destiné à tre introduit dans les emballages pour la conservation de denrées alimentaires sous atmosphère d'hydrogène, en vue d'éliminer les restes d'oxygène présent dans les emballages. Les denrées alimentaires se détériorent en présence d'oxygène, comme c'est le cas par exemple du lait sec ou d'autres produits comestibles qui peuvent tre hermétiquement soellés dans des récipients non perméables en plastique ou en métal, des bouteilles de verre ou de récipients souples imperméables.
Les produits qui se détériorent en présence d'oxygène ne peuvent pas toujours tre emballés de la manière habituelle dans un récipient étanche à l'air parce que l'air résiduel dans l'espace supérieur du récipient agit sur le produit. Pour emballer de tels produits, on utilise volontiers la technique dite d'emballage au gaz, qui peut consister, par exemple, à placer une série de récipients remplis dans une cabine étanche aux gaz, à aspirer l'air au moyen d'une pompe et à introduire ensuite un gaz inerte, généralement de l'azote, jusqu'à ce que la pression atmospérique soit restaurée. Quand on utilise cette technique, il est nécessaire de percer un trou dans chaque récipient et ce trou doit tre scellé, normalement par soudure, à la fin de l'introduction du gaz.
On peut emballer par cette méthode des matières alimentaires belles que le lait sec, les aliments déshydratés et les noix.
L'emballage au gaz est un procédé laborieux et coûteux comparativement aux procédés effectués d'une façon continue en amenant les récipients successivement dans une machine à sceller. En outre, dans certains cas, notamment avec l'emballage de lait séché par vaporisation avec toute sa crème qui a une forte tendance à occlure de l'air, un seul cycle de gazéification n'est pas suffisant pour éliminer tout l'oxygène. La poudre doit subir un traitement propre à éliminer le gaz qu'elle contient avant l'emballage, ou les récipients remplis doivent subir deux cycles de gazéification séparés par un intervalle de plusieurs jours pour permettre à l'air occlus de diffuser dans l'espace supérieur de chaque récipient.
On a proposé de combattre la quantité résiduelle d'oxygène dans une récipient rempli et scellé hermétiquement par introduction d'hydrogène dans le récipient en présence d'un catalyseur tel que le carbone palladisé ou l'alumine palladisée, cet hydrogène se combinant avec l'oxygène résiduel dans le récipient. Le catalyseur peut tre introduit sous forme de grains ou appliqué à la surface interne du récipient dans un milieu de dispersion grâce auquel il peut tre fixé par adhérence à la surface interne du récipient. Toutefois, on a trouvé en pratique, lors de l'ouverture des récipients, que la surface recouverte par le catalyseur présente un aspect sombre qui, pour les non-initiés, donne l'impression que le récipient est défectueux et que son contenu est souillé.
Le produit faisant l'objet de la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte un revtement ou une impression qui contient un catalyseur de la réaction entre l'hydrogène et l'oxygène.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention:
la fig. 1 est une vue en perspective de cette forme d'exécution, et
la fig. 2 est une vue, partiellement en coupe et à plus plus petite échelle, d'un récipient contenant ladite forme d'exécution.
Dans une utilisation particulière qui va tre décrite, on utilise une suspension constituée par une solution colloïdale aqueuse d'une gomme adragante pharmaceutique de la composition suivante:
gomme adragante 10 g d'une solution aqueuse
à 2o
eau 25 cm3
palladium/noir de
charbon (5/95) 5 g
Les meilleurs résultats sont obtenus quand le rapport entre le catalyseur actif et la gomme adragante est compris entre 1:1 et 30:1.
Le catalyseur est finement divisé et bien mélangé dans un véhicule liquide, par exemple au moyen d'un
broyeur à billes, pour produire la suspension finale.
On peut aussi utiliser comme liant de la suspension
un acétate de polyvinyle:
émulsion d'acétate de polyvinyle
LA 14 contenant 41 0/o diacétate
de polyvinyle . 49 g
eau 39g
palladium/noir de charbon (5/95)... 12 g
Le catalysateur est finement divisé et bien mélangé dans un véhicule liquide, par exemple au moyen d'un broyeur à billes, pour produire la suspension finale.
Des expériences ont montré qu'une telle suspension du catalyseur peut tre obtenue aussi par l'emploi d'un liant consistant en un copolymère de chlorure de vinyle et de chlorure de vinylidène (connu sous la marque déposée GEON 222) ou en une résine telle que la cyclohexanone polymérisée. Ces suspensions ne donnent toutefois pas d'aussi bons résultats que la gomme adragante ou l'acétate de polyvinyle.
Dans une autre série d'expériences, une poudre de charbon activé finalement divisée est traitée avec une solution aqueuse de palladium sous forme de chlorure, de manière que le composé de palladium soit déposé sur la surface de la poudre. Après traitement par des méthodes connues pour réduire le composé en palladium métallique et après un lavage soigneux pour éliminer les sels, le catalyseur en poudre est séché à une température de 105suc. On disperse alors 1 g de ce catalyseur, dont la dimension des particules est comprise entre 0,5 et 2,0 microns, dans une solution aqueuse de gélatine contenant 0,5 g de gélatine dans 10 millilitres d'eau.
La suspension résultante présente les caractéristiques d'une encre d'impression et peut adhérer fortement à un support de papier ou d'une autre matière semblable à l'aide des procédés d'impression connus.
Les essais effectués sur des impressions faites à l'aide de cette suspension sur un cetrain nombre de supports de types différents ont montré que dans un courant d'hydrogène contenant 100 parties d'oxygène pour 1 million, la suspension catalytique est capable de réduire la teneur en oxygène du courant d'hydrogène à moins d'une partie pour un million.
On a trouvé que les suspensions préparées de la façon décrite ci-dessus peuvent tre utilisées dans les procédés d'impression et tre ainsi appliquées à un support d'une matière en feuille. La fig. 1 montre un support qui peut tre en papier ou en carton, et dans ce cas la suspension est de préférence appliquée sur une surface lustrée de ce support. L'impression effectuée sur le support est composée de lettres 2. Elle pourrait tre une image quelconque et un revtement appliqué sur la surface du support.
La fig. 2 montre un récipient 3 non perméable hermétiquement scellé, par exemple une boîte de conserve, dont le corps est fermé, de la manière habituelle, par des pièces d'extrémités 4 et 5 serties sur le corps.
Le récipient renferme un produit alimentaire 6, par exemple du lait sec, et un support 1 portant une impression faite avec une suspension telle que décrite ci-dessus.
Le produit alimentaire 6 et le support 1 sont disposés dans le récipient avant que la seconde pièce
d'extrémité soit sertie sur le corps pour fermer et
sceller le récipient, et le support 1 peut tre inséré dans le récipient avant ou après le produit. Alternativement, le support 1 peut tre fixé à la face interne de la seconde des pièces d'extrémité, ou il peut s'étendre en travers de l'extrémité ouverte du corps à la façon d'un diaphragme dont la partie marginale est pincée dans le sertissage reliant cette partie au corps.
Le support pourrait adhérer aussi à la face inférieure d'un anneau d'embouchure ajusté au corps qui doit tre fermé par un couvercle.
Avant que la seconde pièce d'extrémité soit sertie au corps, de l'hydrogène est introduit dans l'espace supérieur 7 du récipient.
Quand le support 1 portant la suspension décrite est introduit dans un récipient plein avec de l'hydrogène, le catalyseur assure la réaction entre cet hydrogène et l'oxygène présent dans le récipient, mais il est entendu qu'en préparant la suspension, la concentration du liant dans le véhicule doit non seulement rendre la suspension propre à l'usage dans un procédé d'impression mais doit tre choisie aussi de façon que l'action catalytique s'effectue avant que l'oxygène puisse amener des changements indésirables dans le contenu du récipient.
Le catalysateur est composé de préférence d'au moins un des métaux du groupe du platine comprenant le palladium, le platine, le rhodium, l'iridium, le ruthénium et l'osmium, supporté sur une substance inerte à l'état finement divisé. La substance inerte est de préférence du carbone, de l'alumine, de la silice ou du carbonate de calcium. Bien qu'on ait remarqué qu'une quantité aussi faible de 0,1 0/o en poids d'un métal du groupe du platine déposé sur cette substance est efficace pour assurer la réaction entre l'oxygène et l'hydrogène, on utilise de préférence de 1 à 10 0/o en poids de métal par rapport à la substance.
Une substance inerte contenant plus de 10 C/o en poids de métal catalyseur n'est pas plus efficace qu'une substance contenant juste 10 /0 et il est évidemment moins économique d'utiliser des quantités plus importantes du catalyseur.
Si on veut disposer d'une suspension colorée, c'està-dire d'une suspension qui ne soit pas noire, il est avantageux d'utiliser une substance inerte blanche, par exemple de l'alumine ou du carbonate de calcium, et d'incorporer un colorant de la couleur requise dans la suspension. Il n'est pas nécessaire que le catalyseur contienne seulement un métal du groupe du platine et des catalyseurs contenant deux de ces métaux se sont révélés particulièrement actifs. On peut utiliser par exemple un catalyseur contenant 3, 4 /0 en poids de palladium et 1,6'0/0 en poids de ruthénium sur une poudre de charbon activé, ce catalyseur étant très actif et mme supérieur à un catalyseur contenant 5 O/o en poids de palladium.
Le liant peut tre un colloïde lyophile, par exemple la gomme adragante, la gélatine, la dextrine, la gomme arabique, l'albumine ou la caséine, qui présente de préférence un nombre d'or non supérieur à 0,5, ou une substance telle que l'acétate de polyvinyle, un copoly mère de chlorure de vinyle et de chlorure de vinylidène ou une cyclohexanone polymérisée.
Le catalyseur peut tre appliqué à un support imprimable, par exemple en papier.
Le support décrit constitue un moyen économique d'introduire le catalyseur dans le récipient de manière qu'à l'ouverture du récipient l'usager ne remarque rien qui puisse l'entraîner à considérer le contenu comme suspect. Comme on l'a vu, le catalyseur est dispersé dans un véhicule liquide pour former une suspension coulante qui peut tre appliquée par un procédé d'impression quelconque au support introduit dans le ré récipient Par procédé d'impression , on comprend également les procédés de revtement.
L'expérience a montré que lorsque le catalyseur ne peut tre dispersé de manière satisfaisante dans toutes les formes d'encres d'impression conventionnelles, une suspension préparée comme indiqué précédemment peut tre utilisée dans les procédés d'impression, et que lorsque le récipient est ouvert, le support présente l'apparence d'un article imprimé normal tel que les clients sont accoutumés à rencontrer dans certains récipients. L'usager ne trouve donc dans le récipient rien dont il ne soit habitué, le catalyseur a rempli le rôle qui lui est dévolu et l'usager reçoit un produit qui a été préservé de façon satisfaisante.