Dispositif pour ouvrir un emballage en forme de tétraèdre
L'emballage en forme de tétraèdre le plus répandu actuellement est le berlingot de lait, de crème, etc. Ces emballages sont pratiques pour les organisations de distribution telles que les laiteries, etc., car, étant des emballages perdus, de faible prix, le problème du lavage et de la stérilisation des récipients utilisés auparavant est éliminé.
Par contre, ces emballages sont quelque peu moins pratiques pour l'usager. En effet, tous ceux qui ont ouvert un berlingot en coupant une pointe suivant une droite à l'aide d'une paire de ciseaux, se rendent bien vite à l'évidence qu'un tel berlingot est absolument inapte à verser proprement son contenu. En effet, comme le montrent les fig. 1 à 3 du dessin annexé, l'ouverture ainsi pratiquée présente, vue de côté, la forme d'une ligne sinueuse, de type sinusoïdal par exemple, s'étendant de part et d'autre d'une droite reliant les points situés, d'une part, sur l'arte et, d'autre part, sur la ligne médiane de la face opposée. En outre, cette ligne sinueuse s'incurve vers le bas, précisément à l'ap, proche de la ligne médiane.
Vue de face, cette ouverture présente une pointe allant vers le bas axée sur la ligne médiane de la face avant du berlingot.
Une telle ouverture est déplorable pour plusieurs raisons, dont les principales sont les suivantes: a) On réalise de la sorte un affaiblissement de la face
frontale du berlingot suivant sa ligne médiane. Lors
qu'on désire verser le contenu de ce berlingot en
tenant celui-ci par son arte arrière, comme cela se
fait habituellement, le berlingot tend à se plier, sous
l'action de son propre poids, le long de la ligne
médiane de sa face frontale. Ceci a pour effet de
réduire la largeur et donc la surface de l'ouverture du
berlingot.
En outre, du fait Ide cet affaissement du
berlingot, son volume diminue, ce qui fait monter le
niveau du liquide contenu dans celui-ci, ce qui pro
voque une obturation totale de l'ouverture par le
liquide. I1 s'ensuit des appels d'air intempestifs vers
l'intérieur du berlingot, ce qui provoque par réaction
des modifications de forme de celui-ci dont le résul
tat final est un jaillissement intempestif d'une quan
tité de liquide hors du berlingot.
En définitive, ver
ser le liquide contenu dans un berlingot revient à une
succession de jets intempestifs plus ou moins bien
dirigés et canalisés vers le récipient que l'on désire
remplir suivant l'habileté de l'usager. b) L'angle du bec verseur de l'ouverture, angle formé
entre la face frontale du berlingot et les deux bords
de la découpe est obtus. Ceci est en contradiction
flagrante avec tout ce qui est connu sur les déver
soirs et conduit inévitablement à ce qu'une certaine
partie du liquide versé coule le long de la paroi du
berlingot, ce qui, évidemment, est indésirable et ne
permet pas de verser convenablement le liquide con
tenu dans ce berlingot.
La présente invention a pour objet un, dispositif pour ouvrir un emballage en forme de tétraèdre, qui permet de remédier aux inconvénients précités et qui, à cet effet, est caractérisé par le fait qu'il comporte un organe de découpage à arte de coupe non rectiligne permettant de pratiquer une ouverture dans l'emballage.
Le dessin annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, différents emballages ouverts et une forme d'exécution du dispositif selon l'invention.
La fig. 4 illustre, vue de côté et partiellement de profil, l'ouverture obtenue au moyen du dispositif décrit ci-après.
La fig. 5 illustre l'ouverture de la fig. 4 vue de face.
Les fig. 6 à 8 illustrent des variantes d'ouvertures réalisées au moyen du dispositif décrit ci-après.
La fig. 9 est une vue de profil du dispositif.
La fig. 10 est une vue en plan de dessous de ce dispositif.
La fig. 1 1 est une vue de côté illustrant le dispositif en position de service sur un emballage.
Le principe pour ouvrir des emballages en forme de tétraèdre ou berlingot mis en oeuvre par le dispositif consiste à pincer un sommet de l'emballage de sorte que deux côtés adjacents à une arte soient appliqués l'un contre l'autre et que le troisième côté soit plié sur une certaine distance le long de sa ligne médiane passant par le sommet considéré et que les parties de ce troisième côté soient placées dans le prolongement des deux autres côtés. Puis, contrairement à ce qui se fait normalement, on opère au moins une découpe non rectiligne dont la tangente au point situé sur la ligne médiane du troisième côté est comprise entre la ligne médiane et une direction parallèle à la base de l'emballage passant par le point de la découpe.
Ceci revient à dire que l'on entaille le berlingot ou le pli de celui-ci formé par le pliage du troisième côté selon sa ligne médiane en direction de la base du berlingot sur une certaine distance, puis qu'on continue la découpe en remontant tout d'abord en direction du sommet du berlingot et qu'enfin on termine celle-ci d'une façon quelconque.
De cette façon, on obtient toujours un angle de déversement, au droit de la ligne médiane du troisième côté, qui est favorable, généralement aigu.
Les fig. 9 et 10 illustrent une forme d'exécution du dispositif pour ouvrir des emballages en forme de tétraèdre. Ce dispositif comporte, d'une part, des moyens de positionnement de celui-ci par rapport à un berlingot devant tre ouvert et, d'autre part, des moyens de coupe permettant de sectionner le berlingot afin d'y pratiquer au moins une ouverture.
Le dispositif illustré comporte deux parties 1, 2, coulissant l'une à l'intérieur de l'autre. La première partie 1 présente, vue de côté, la forme générale d'un secteur de cercle. Elle comporte en effet deux parois 3, 4, formant un angle droit entre elles et dont les deux bords libres sont reliés entre eux par une paroi courbe 5 dont la concavité est dirigée vers l'intersection des parois 3, 4. Cette paroi courbe 5 présente la forme d'un arc de cercle dont le centre serait confondu avec l'intersection des parois planes 3 et 4.
Chacune de ces parois planes constitue un organe de positionnement du dispositif sur un berlingot. En effet, en position de service, l'une de ces parois entre en contact avec une portion d'une arte a de l'emballage tandis que l'autre entre en contact avec le berlingot le long du pli b formé sur celui-ci le long d'au moins une partie de la ligne médiane du côté opposé à ladite arte.
En effet, lorsqu'on pince un sommet s d'un berlingot, l'angle compris entre une arte et la ligne médiane du côté opposé est égal à 900 et correspond donc à l'angle compris entre les deux parois 3, 4, ou organes de positionnement.
Une ouverture 6 est pratiquée dans la paroi courbe 5 pour donner passage au sommet d'un berlingot. Cette ouverture s'étend du bord libre de la paroi 3 jusqu'au bord libre de la paroi 4 sur une certaine longueur du dispositif. Cette ouverture est légèrement conique et axée sur une direction perpendiculaire à l'intersection des deux parois 3 et 4. L'un 7, des bords de cette ouverture 6 constitue une des artes de coupe des moyens de découpage.
Cette première pièce 1 comporte encore des organes de manceuvre constitués par des parties 8, 9 repliées à angle droit par rapport aux parois planes 3 et 4.
En outre, cette première pièce comporte une butée 10 constituée par une petite patte, aménagée sur la paroi 4 à son extrémité et à proximité immédiate de la paroi 3, légèrement repliée vers l'intérieur de la première pièce 1.
La seconde pièce 2 coulisse librement et sans jeu à l'intérieur de la première pièce 1 et présente donc la mme section transversale que celle-ci; les dimensions externes de cette seconde pièce 2 correspondent toutefois aux dimensions internes de la première pièce 1.
La longueur de cette seconde pièce 2 est plus faible que celle de la première pièce 1, mais est toutefois supérieure à la distance 1 séparant l'extrémité libre de la première pièce (opposée aux organes de manoeuvre de cette première pièce 1) et le point le plus éloigné de cette extrémité de l'arte de coupe 7.
Cette seconde pièce comporte donc également deux parois planes 11, 12 se coupant à angle droit, dont les bords libres sont reliés par une paroi courbe 13, chacune de ces parois 11, 12 et 13 pouvant glisser sans jeu le long des parois correspondantes 3, 4 et 5.
Cette seconde pièce 2 comporte une seconde arte de coupe 14 constituée par le bord avant de la paroi 15 et coopérant avec la première arte de coupe 7 en vue du découpage d'une ouverture dans un berlingot. Cette seconde arte de coupe est légèrement inclinée par rapport à une direction perpendiculaire à l'intersection des parois 3 et 4 ou 11 et 12, de sorte qu'elle s'étend parallèlement au bord de l'ouverture 6 pratiquée dans la paroi 5 de la première pièce faisant face à la première arte de coupe 7.
Cette seconde pièce 2 est également munie d'organes de manoeuvre 15, 16 disposés à angle droit par rapport aux parois 11, 12 et solidaires de l'extrémité de celles-ci émergeant de la première pièce 1.
En outre. cette seconde pièce présente une rainure 17 à l'intérieur de laquelle s'étend la butée 10 de la première pièce et s'étendant sur une partie de la longueur de cette seconde pièce. La longueur de cette rainure 17 est suffisante pour que cette seconde pièce 2 puisse tre extraite hors de la première pièce 1 sur une distance suffisante pour que l'ouverture 6 soit libérée.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant:
L'usager écarte les organes de manoeuvre 8, 9 et 15, 16 les uns des autres, ce qui fait coulisser la seconde pièce 2 hors de la première pièce 1 jusqu'au moment où leur position relative est fixée par la butée 10 entrant en contact avec la partie frontale de la portion non découpée de la paroi 12, c'est-à-dire l'extrémité interne de la rainure 17.
L'usager pince ensuite le sommet S d'un berlingot, de telle sorte que les deux côtés adjacents à l'arte a de celui-ci soient appliqués l'un contre l'autre et que le troisième côté se plie le long de sa ligne médiane correspondant au sommet envisagé, sur au moins une certaine distance. De cette façon, le sommet S du berlingot est plat et présente un angle au sommet de 900.
L'usager place alors le dispositif décrit plus haut sur ce sommet du berlingot en introduisant celui-ci dans l'ouverture 6 de la paroi courbe 5. Puis il positionne correctement le dispositif sur le sommet du berlingot en plaçant l'arte a et la ligne médiane b de celui-ci contre les parois 3, 4 respectivement (fig. 11).
Enfin, l'usager rapproche les organes de manoeuvre 8, 9 et 15, 16 les uns des autres, ce qui provoque l'introduction de la seconde pièce 2 plus en avant dans la première pièce 1. Le sommet S du berlingot est, pendant ce mouvement t relatif des première et seconde pièces, cisaillé entre les artes de coupe 7 et 14.
Par le poids du liquide contenu dans le berlingot, celui-ci reprend sa forme et le côté opposé à l'arte se déplie. L'ouverture ainsi pratiquée présente, vue de côté, une forme générale concave, les points de cette ouverture situés sur l'arte a et sur la ligne médiane b du côté opposé étant les plus hauts.
La caractéristique principale de cette ouverture réside dans le fait que l'angle formé par celle-ci avec la ligne médiane b est un angle droit, ce qui permet de verser aisément et sans bavure ou coulure le liquide contenu dans le berlingot. Il faut également remarquer que, lorsque le berlingot est maintenu en position oblique pour verser son liquide, la force due au poids de son liquide passe approximativement par la direction f qui est tangente aux bords de la partie de l'ouverture située à proximité de l'arte a du berlingot. Ceci a pour effet que les bords de cette ouverture tendent moins à se rapprocher et ne referment plus celle-ci. L'ouverture est grande ouverte et le liquide peut tre versé à volonté sans aucun jaillissement intempestif ni coulé le long du berlingot.
De nombreuses variantes du dispositif pourraient tre envisagées. En effet, pour obtenir une ouverture satisfaisante à tout point de vue d'un berlingot, il suffit que ce dispositif comporte un organe de positionnement destiné à entrer en contact avec la ligne médiane b du côté du berlingot opposé à l'arte a du sommet S considéré et que l'arte de coupe de ce dispositif forme avec cet organe de positionnement un angle supérieur à 450. En effet, ceci permet l'obtention d'une ouverture du berlingot dont le bec ou point situé sur la ligne médiane b est situé plus haut, ou plus loin de la base du berlingot, que les points adjacents de cette ouverture. Cette condition est suffisante pour obtenir une ouverture permettant de verser le contenu du berlingot de façon parfaite.
I1 est dès lors évident que le reste de l'arte de coupe du dispositif peut présenter une forme quelconque, celle d'une ligne brisée, d'une courbe à rayon de courbure constant ou de signe constant ou au contraire une ligne sinueuse, pour autant que l'ouverture ne s'étende pas trop profondément, ou trop bas dans le berlingot, pour ne pas atteindre la surface du liquide contenu dans celui-ci.
Les fig. 6 et 7 illustrent des formes d'arte de coupe possibles permettant l'obtention d'ouverture en tout point satisfaisante. La forme de cette arte de coupe peut tre variée à l'infini.
La fig. 8 illustre une autre variante dans laquelle l'ouverture est composée de deux parties, l'une 18 pour verser le liquide, et l'autre 19 pour l'introduction d'air dans le berlingot. Toutefois, ici aussi, le bec ou point de l'ouverture situé sur la ligne médiane b est situé audessus des points adjacents de l'ouverture. Cette ouverture est donc bien obtenue à partir d'un dispositif répondant à la caractéristique générale énoncée plus haut.
La forme de la partie 19 de cette ouverture peut varier à l'infini. Cette partie peut, par exemple, tre constituée par une perforation du berlingot n'affectant pas son arte a, ce qui est un avantage pour l'usager.
En outre, le dispositif pourrait, dans une variante, ne pas comporter deux pièces coulissant l'une à l'intérieur de l'autre mais deux pièces articulées l'une par rapport à l'autre à la manière d'une pince, par exemple.
Dans une autre variante encore, le dispositif pourrait tre constitué par deux portions de tube coulissant l'une à l'intérieur de l'autre. La section de ce tube pourrait tre circulaire ou carrée par exemple. Dans ce cas, le positionnement de l'outil sur le berlingot s'obtient simplement par l'introduction du sommet S de celui-ci dans l'ouverture 6 dont les extrémités viendraient buter respectivement contre l'arte a et la ligne médiane b. Le sommet S viendrait buter contre la partie supérieure du tube extérieur.
Dans le cas de tubes de section circulaire, on obtiendrait une découpe du type de celle illustrée à la fig. 4, tandis que dans le cas de tubes de section carrée ou polygonale, on obtiendrait une découpe du type de celle illustrée à la fig. 6. Dans de telles variantes, les organes d'appui des moyens de positionnement seraient cons titués par les extrémités de l'ouverture 6 et le point d'appui de la surface supérieure du tube entrant en contact avec le sommet S.
Dans d'autres variantes, l'angle formé entre les organes d'appui des moyens de positionnement pourrait tre inférieur à 900, par exemple compris entre 600 et 900.
Le positionnement de l'outil sur le berlingot s'effectuerait avec un pincement partiel seulement ou mme sans pincement du tout du sommet de celui-ci.
Dans d'autres variantes encore, l'outil ne présenterait pas de moyens de positionnement à proprement parler, seule par exemple une butée limitant la profondeur d'enfoncement de l'outil sur le berlingot pourrait tre prévue, l'orientation de l'outil, soit de l'arte de coupe par rapport au berlingot, étant laissée à l'usager. I1 est, en effet, très facile de positionner l'arte de coupe de l'outil d'une façon adéquate pour que la découpe formée présente une tangente au point de celle-ci située sur la ligne médiane b qui soit comprise entre cette ligne médiane b et une direction approximativement parallèle à la base de l'emballage passant par ledit point.