Procédé et appareil de distribuffon de matières en particules
La présente invention concerne un procédé et un appareil de distribution de matières en particules.
Divers procédés connus permettent de distribuer plus facilement des matières en particules, telles que les poudres, ou matières en grains plus gros, telles que le sable, avec des éléments analogues à des trémies.
Un procédé antérieurement connu dans la technique consiste à agiter ou faire vibrer de toute autre manière périodiquement une trémie entière ou la partie inférieure d'une trémie. Ce procédé, quoique facilitant souvent l'écoulement, a tendance à aérer ou fluidiser la matière en diminuant la densité de la masse à distribuer. Cette diminution de densité n'est pas avantageuse, par exemple lorsque la matière à distribuer doit être emballée.
D'autres procédés connus dans la technique consistent à introduire de l'air dans la masse de la matière pour la faire couler plus facilement. Comme précédemment il en résulte que sa densité diminue, dans des conditions nuisibles dans certaines applications.
Dans certains cas, ni les vibrations ni l'aération n'empêchent la matière d'avoir tendance à se colmater ou à former des ponts et ne permettent pas d'obtenir un écoulement satisfaisant.
Compte tenu des défectuosités des procédés et dispositifs antérieurs de distribution des matières en particules, l'invention se propose de fournir un procédé et un appareil nouveaux: - permettant de distribuer des matières en particules
sans qu'elles risquent de se colmater ou de former des
ponts et sans que leur densité Diminue fâcheusement; - qui permettent de distribuer des matières en particules
sans les aérer ni les fluidiser pendant l'opération; - qui permettent de réaliser une forme de construction
simple, mais d'un fonctionnement sûr et donnant tou
jours les mêmes résultats; - qui s'adaptent remarquablement aux diverses caracté
ristiques des diverses matières en particules à dis
tribuer.
Le procédé de distribution de matières en particules selon l'invention est caractérisé en ce qu'on charge la matière en particules dans un récipient auquel on transmet une série de mouvements périodiques; pendant une première période de chaque phase, on transmet au récipient un mouvement de haut en bas, pendant une seconde période de chaque phase on transmet au récipient un mouvement de bas en haut, le mouvement de haut en bas du récipient pendant la première période étant suffisamment rapide pour que la masse de la matière en particules qu'il contient cesse d'être en contact avec lui, en restant à l'état sensiblement cohérent, ladite masse de matière venant brusquement en contact avec l'intérieur du récipient entre la première et la seconde période, en se tassant et progressant vers l'orifice de décharge du récipient.
L'appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, également objet de l'invention, est caractérisé en ce qu'il comprend un bâti, un récipient contenant la matière et un orifice de sortie vers lequel la matière se dirige par son propre poids, un dispositif de support du récipient sur le bâti, un dispositif provoquant son mouvement par rapport au bâti, un dispositif transmettant au récipient des efforts en provoquant des phases périodiques de mouvement et comportant des éléments qui transmettent au récipient un premier mouvement, et des éléments lui transmettant un second mouvement en sens inverse du premier, les premiers éléments faisant varier sélectivement et indépendamment la durée de chacun des premier et second mouvements et les seconds faisant varier sélectivement et indépendamment l'effort provoquant les mouvements du récipient.
Des formes préférées de réalisation du procédé et de l'appareil de l'invention sont décrites ci-après en détail avec le dessin ci-joint à l'appui sur lequel:
la fig. 1 est une élévation schématique d'un appareil de distribution d'une matière en particules, analogue à une trémie, qui reçoit alternativement un mouvement de rotation horizontal et un mouvement de translation vertical pendant une opération de distribution;
la fig. 2 est une coupe horizontale, schématique, à plus grande échelle de l'appareil de la fig. 1, suivant la ligne 2-2 de cette figure;
la fig. 3 est une coupe schématique à échelle encore plus grande d'une partie de la fig. 1 suivant la ligne 3-3 de la fig. 2, représentant des détails de construction d'un cylindre et piston à double action servant à transmettre des mouvements périodiques à la trémie contenant la matière;
la fig. 4 est une coupe transversale à plus grande échelle d'une partie de l'appareil de la fig. 1 suivant la ligne 4-4 de la fig. 3, représentant des détails de construction d'une des bielles d'accouplement de la trémie contenant la matière avec le bâti correspondant, et
les fig. 5a et 5b indiquent schématiqument de quelle manière la trémie de l'appareil de la fig. 1 s'éloigne sensiblement de la masse de matière en particules qu'elle contient pendant qu'elle reçoit un mouvement de bas en haut.
Les principaux éléments de l'appareil de la fig. 1 sont un bâti 1, une trémie 2, un dispositif 3, de support et de suspension de la trémie et un dispositif 4 provoquant le mouvement ou commandant la trémie.
Le bâti 1 représenté schématiquement sur les fig. 1 et 2 se compose d'une portion de bâti 101 de forme générale triangulaire, supportée par trois pieds verticaux 102, qui peuvent être entretoisés par des éléments tels que l'élément de bâti 103 (fig. 1).
Le bâti 1 comporte encore trois cornières horizontales 104 disposées d'une manière générale comme l'indique la fig. 2, et réunies au bâti triangulaire 101 par des dispositifs de fixation courants, par exemple par soudure, séparées par des intervalles égaux de l'axe central 105 du bâti et faisant entre elles des angles égaux.
La trémie 2 est montée en position coaxiale à l'axe 103 et comporte une portion de corps 201 de forme générale tronconique, convergeant de haut en bas vers un orifice de sortie 202 de la matière. Si on le désire l'orifice 202 peut comporter un couvercle de fermeture ordinaire 203 en forme de plaque. Le couvercle 203 peut être monté de façon à recevoir un mouvement oscillant horizontal autour d'un axe d'oscillation 204.
Le dispositif de support 3 de la trémie comporte plusieurs bielles mobiles 301. Une bielle 301 est combinée avec chacune des cornières de support 104 de la trémie et elles sont disposées chacune entre une cornière 104 et une console de montage 205 formée sur la paroi latérale 201 de la trémie 2 (fig. 3 et 4).
Les bielles 301 comportent chacune une portion de corps rigide 302. Un joint à rotule ordinaire 303 accouple l'extrémité supérieure de la portion de corps 302 de chacune des bielles à la cornière correspondante 104, comme rindique schématiquement la fig. 4. Un autre joint à rotule ordinaire 304 accouple l'extrémité inférieure de la portion de corps 302 de chacune des bielles à une console 205 de la trémie, comme l'indique aussi schématiquement la fig. 4.
La trémie 2 est stabilisée au moyen de trois ensembles de galets 305 portés par le bâti triangulaire 101.
Ces ensembles de galets (fig. 2) peuvent venir en contact avec une couronne annulaire de centrage 206 portée par la trémie 2 et dont l'axe coïncide avec l'axe 105. Les ensembles de galets 305 comportent chacun une console 306 qui porte un disque ou galet rotatif 307 supporté de la manière habituelle. Ainsi qu'on peut le voir, les galets 307 sont montés chacun sur sa console 306 de façon à tourner autour d'un axe incliné et à se trouver ainsi dans une position générale perpendiculaire au trajet du mouvement de la portion adjacente de la couronne 206 de la trémie.
Ainsi qu'on peut le voir, les galets 307 étant en contact avec la couronne 206 de la trémie, servent à stabiliser la trémie 2 pendant son mouvement de rotation autour de l'axe central 105 du bâti qui coïncide avec son axe central.
I1 est facile de voir que la trémie 2 étant supportée en combinaison par les bielles 302 et les joints à rotule 303, 304, peut recevoir des mouvements de rotation et des mouvements verticaux simultanés. En d'autres termes, lorsque la trémie 2 tourne autour de l'axe 105, le mouvement de déplacement des bielles 302 lui transmet obligatoirement un mouvement vertical simultané.
Le dispositif 4 qui provoque le mouvement de la trémie ou le commande, comporte un groupe à double action d'un cylindre 401 et d'un piston. Ce cylindre est articulé à une extrémité par un joint à rotule ordinaire 402 sur une console 106 dirigée de haut en bas à partir de la portion 101 du bâti triangulaire (fig. 1, 2 et 3). Un piston 403 reçoit un mouvement coulissant dans le cylindre 401 entre des tubulures d'admission d'un fluide sous pression, 404, 405. Une tige de piston 406 partant du piston 403 traverse la culasse 407 du cylindre et se termine par un joint à rotule ordinaire 408. Le joint à rotule 408 peut être fixé sur une des trois consoles 205 de la trémie (fig. 3), de façon à établir une liaison de fonctionnement entre le piston 403 et la trémie 2.
Un tuyau 409 d'arrivée d'un fluide sous pression partant de la tubulure 404 d'accouplement du cylindre aboutit à une soupape régulatrice de débit 410 fonctionnant périodiquement et d'une forme de construction courante dans le commerce. La soupape 410 peut être du type d'une soupape commandée électriquement par un solénoïde. Un autre tuyau de fluide sous pression 411 part de la tubulure d'accouplement 405 du cylindre et aboutit à une autre soupape régulatrice du débit 412 fonctionnant périodiquement et d'une forme de constmction courante dans le commerce. La soupape 412 peut aussi être du type à solénoïde. Les soupapes 410 et 412 sont combinées, ainsi que l'indique schématiquement la fig. 1, avec un dispositif de commande courant 413 qui détermine le fonctionnement périodique des soupapes 410 et 412 et peut être actionné électriquement.
Des éléments faisant partie du dispositif de commande 413 consistent en une minuterie courante 414, qui règle et commande le cycle d'ouverture et de fermeture de la soupape 410 et en une autre minuterie courante 415, qui règle et commande le cycle d'ouverture et de fermeture de la soupape 412.
On peut faire arriver un fluide sous pression tel que l'air dans la soupape 410 pour le faire arriver dans le tuyau 409 par l'intermédiaire d'un tuyau d'alimentation 416. De même, on peut faire arriver l'air comprimé dans la soupape 412 pour le faire arriver dans le tuyau 411 par l'intermédiaire d'un tuyau d'alimentation ordinaire 417. Les tuyaux 416 et 417 peuvent aboutir à une pompe ordinaire, non représentée, qui refoule de l'air comprimé.
La pression de l'air passant dans le tuyau 416 peut être réglée sélectivement et indépendamment par un régulateur de pression 418, d'une forme de construction courante, représenté schématiquement et pouvant être réglé à la main. De même, la pression de l'air passant dans le tuyau 417 peut être réglée indépendamment et sélectivement par un régulateur de pression 419 d'une forme de construction courante, réglable à la main.
Les éléments décrits ci-dessus permettent de régler la succession des mouvements alternatifs du piston 403 de façon à transmettre à la trémie 2 les séries de mouvements successifs qu'on désire.
Suivant le mode de fonctionnement envisagé de l'appareil, les séries successives des mouvements de la trémie sont déclenchées lorsque les bielles 301 occupent la position inclinée représentée en pointillé de la fig. 3.
Les bielles 301 étant dans cette position, la tige de piston 406 occupe sa position d'extension par rapport au cylindre 401.
Pendant la première partie du mouvement de la trémie, la tige de piston 406 rentre dans le cylindre 401, c'est-à-dire se rapproche de l'axe d'oscillation 402, de façon à faire tourner la trémie 2 dans le sens des aiguilles d'une montre (fig. 3), et à la faire descendre en même temps. Pendant la seconde partie suivante de chacune des séries de mouvements, la tige de piston 406 sort de nouveau du cylindre de façon à provoquer le mouvement de la trémie en sens inverse du premier, c'est-à-dire en sens inverse des aiguilles d'une montre et vers le haut.
Ainsi qu'on peut le voir, on peut choisir la longueur des bielles 301 la longueur de la course du piston 403 et la position de montage du cylindre 401 par rapport au bâti 1 de façon à obtenir l'amplitude X qu'on désire du mouvement vertical et l'amplitude Y qu'on désire du mouvement de rotation horizontal de la trémie. On peut choisir pour une longueur donnée quelconque des bielles et de la course du piston la position de l'axe d'oscillation 402 pour obtenir les amplitudes qu'on désire des mouvements de la trémie et le rapport entre ces amplitudes.
En réglant le mécanisme régulateur de la pression 418, on peut régler la pression du fluide arrivant dans la tubulure 404 à la valeur qu'on désire. De même, on peut régler sélectivement la pression du fluide arrivant dans la tubulure 405 en réglant le mécanisme régulateur de la pression 417. On peut ainsi régler la force transmise par le piston 403 en mouvement dans un sens à la trémie à une valeur différente de celle de la force transmise par ce piston à la trémie pendant son mouvement dans l'au- tre sens.
Par exemple, il peut être avantageux de transmettre à la trémie 2 en mouvement ascendant une force plus grande que celle qui provoque son mouvement de descente pour compenser la résistance d'inertie de la trémie et de sa charge au mouvement de bas en haut. Mais il y a lieu de remarquer à ce propos qu'avec la disposition de la fig. 3, lorsque l'air comprimé arrive à la même pression dans les tubulures 404 et 405, la force transmise à la tige de piston 403 pour la faire sortir du cylindre 401 et faire monter la trémie 2 est supérieure à celle qui est transmise à la trémie lorsque le fluide arrive par la tubulure 405 pour la faire descendre. Cette différence entre les forces résulte évidemment de la présence de la tige de piston 406 qui fait diminuer la surface efficace du piston 403 du côté opposé à l'axe d'oscillation 402.
Il peut donc être inutile dans ces conditions d'augmenter la pression de l'air arrivant dans la tubulure 404 pour obtenir l'effort de levée de la trémie qui convient.
On peut régler les mécanismes de commande des cycles 414 et 415 de la manière habituelle suivant le type du dispositif du commerce dont on dispose, de façon à provoquer périodiquement l'ouverture de la soupape 410 et la fermeture simultanée de la soupape 412 et la fermeture périodique de la soupape 410 et l'ouverture simultanée de la soupape 412. La soupape 410 étant fermée et la soupape 412 ouverte, le piston 403 est poussé dans la direction de l'axe d'oscillation 402 pour provoquer la première phase du mouvement de la trémie, et lorsque la soupape 410 est ouverte et la soupape 412 fermée, le piston poussé dans la direction l'éloignant de l'axe d'oscillation provoque la seconde phase de ce mouvement de la trémie.
Ainsi qu'on peut le voir, lorsque les deux soupapes 410 et 412 sont en position de fermeture, Fécoulement du fluide sous pression provenant de la source et passant par ces soupapes est interrompu. Mais, comme d'habitude, lorsque la soupape 410 est fermée, le tuyau 409 peut être mis en communication avec l'atmosphère, par la chapelle de la soupape et le tuyau 411 par la chapelle de la soupape 412 lorsqu'elle est fermée. On a ainsi la certitude que lorsque l'air comprimé arrive sur une extrémité du piston 403, son autre extrémité est en communication avec l'atmosphère, de sorte qu'il peut fonctionner sans obstacle.
Ainsi qu'on le comprendra, les mécanismes de minuterie 414 et 415 peuvent être correctement réglés de façon à pouvoir régler individuellement la durée de chacune des séries de mouvements de la trémie et celle des intervalles ou périodes de repos entre ces mouvements. Pendant ces périodes de repos, le moyen de commande 413 maintient le piston 403 inopérant, c'est-à-dire au repos.
Les éléments de l'appareil ayant été décrits, on va décrire maintenant leur mode de fonctionnement pour distribuer la matière en particules.
Il est évident que les minuteries 414 et 415 et les régulateurs de pression ont été réglés de la façon qui convient, de façon habituelle. Ces réglages fourniront la suite nécessaire des mouvements du piston 403 de commande de la trémie et l'application à cette dernière des forces voulues pour lui inspirer ses mouvements.
Il est évident également qu'on peut régler à la demande la suite des mouvements du piston et les forces appliquées pour convenir aux caractéristiques de la matière à distribuer, ces facteurs étant déterminés par l'expérience et par observation.
Chaque suite de mouvements est amorcée par la première partie de mouvement au cours de laquelle la trémie 2 est abaissée et mise en rotation horizontalement.
Les éléments de l'appareil étant comme représenté aux dessins, on fera tourner la trémie 2 dans le sens des aiguilles d'une montre pendant son mouvement descendant. Ce mouvement résulte de ce que le piston 403 se déplace vers l'axe d'oscillation 402 de façon à amener les bielles 301 de support de la trémie de la position représentée en pointillés à celle représentée en traits pleins sur la fig. 3.
Pendant que la trémie descend, elle tourne et descend plus vite que la masse de matière en particules qu'elle contient et dont le mouvement est provoqué par celui de la trémie. Pendant ce mouvement rapide, la masse en particules M reste sensiblement sous forme de masse conique, cohérente ou monobloc, et le récipient reçoit un mouvement de rotation par rapport à cette masse. Ce mouvement différentiel 1, qui empêche les particules de s'accumuler sur les parois de la trémie, résulte de l'inertie de la masse de matière et de la rapidité du mouvement de la trémie 2.
La trémie 2 occupant la position qui correspond au commencement de chacune des phases (fig. Sa), son mouvement de descente est assez rapide pour que sa paroi 201 s'éloigne d'une portion notable ou de la totalité de la masse conique M contenue dans la trémie 2, ainsi que l'indique schématiquement la fig. 5b. Au moment où la course de haut en bas de la trémie 2 est terminée, après ce moment ou éventuellement en un point quelconque de cette course, la masse M descend et vient en contact avec la paroi 201 de la trémie. Cette masse venant brusquement en contact avec la paroi de la trémie, la matière en particules a tendance à se tasser, sa densité à rester faible ou même à augmenter.
A la fin de la première phase du mouvement, les bielles 301 étant dans le prolongement vertical (fig. 3) la pression exercée sur le piston 403 est renversée à peu près instantanément, de sorte que le mouvement du piston change de sens rapidement et la seconde phase du mouvement de la trémie se déclenche. Ce renversement rapide a lieu de préférence pendant que la masse M est encore en mouvement de rotation sous l'effet de son inertie et de la poussée de rotation exercée au commencement sur la masse pendant la première partie de la première phase du mouvement de la trémie, lorsque la masse est complètement en contact avec la paroi 201. Il en résulte que l'effort tranchant entre la paroi 201 de la trémie et la masse M augmente et par suite la matière risque moins d'adhérer à la paroi de la trémie.
Le piston 403 s'éloignant de l'axe d'oscillation 402 pendant la seconde phase du mouvement du récipient, la trémie 2 reçoit un mouvement vertical de bas en haut et un mouvement de rotation. Les éléments occupant les positions relatives représentées, la trémie tourne en sens inverse des aiguilles d'un montre pendant qu'elle monte.
Ainsi qu'il a déjà été dit, lorsque le fluide arrive dans la tubulure 404 à la même pression que dans la tubulure 405, I'effort exercé sur le piston 403 I'éloignant de l'axe d'oscillation 402 est supérieur à celui qui s'exerce sur lui pendant la première phase du mouvement.
L'effort qui s'exerce sur la trémie 2 pendant sa course ascendante est donc supérieur à celui qui provoque son mouvement de haut en bas. Mais, malgré cette différence entre les efforts de commande, le mouvement de la trémie 2 pendant la seconde phase (ou mouvement de bas en haut) est moins rapide que pendant la première phase (ou mouvement de haut en bas) à cause de la résistance d'inertie de la masse M à un mouvement de levée.
Pendant la seconde phase du mouvement de la trémie, c'est-à-dire pendant qu'elle monte à une vitesse relativement faible, la durée de la seconde phase est relativement longue par rapport à celle de la première phase.
La durée de la période pendant laquelle la paroi 201 de la trémie et la masse M sont en contact de frottement a ainsi tendance à être plus longue que pendant la première phase du mouvement. Il en résulte que l'effort de rotation transmis à la masse M pendant la seconde phase a tendance à être supérieur à celui qui s'exerce pendant la première phase si la seconde phase se prolonge suffisamment.
A la fin de la seconde phase du mouvement de la trémie, lorsque les bielles 301 sont revenues dans leur position en ligne représentée en pointillé (fig. 3), le piston 403 reste immobile pendant une période de repos, de façon à immobiliser sensiblement la trémie 2. Cette durée de la période de repos doit être suffisante pour permettre au mouvement de rotation de la masse M provoqué par le mouvement de rotation de la trémie 2 de cesser. Dans la pratique, la durée de la période de repos est aussi longue ou plus longue que la durée combinée des deux phases de mouvements de chacune des séries de la trémie 2.
La succession des mouvements décrits ci-dessus a pour effet global de provoquer un écoulement régulier et ininterrompu de la matière en particules par l'orifice de sortie 202 de la trémie. On a constaté dans la pratique que les mouvements de la trémie se succédant de la manière décrite ci-dessus, la matière n'adhère sensiblement pas aux parois de la trémie et il ne se forme non plus de pont appréciable dans la trémie 2. Un point particulièrement important est que la densité de la matière a tendance à augmenter pendant l'opération de distribution, du fait que l'air s'en échappe, au lieu de diminuer ainsi qu'il arrive dans les distributeurs vibratoires qui provoquent l'aération ou fluidisation de la matière en particules.
Les mouvements de la trémie par rapport au bâti sont effectivement stabilisés par les dispositifs de support par les bielles articulées et de centrage par les galets.
Lorsque la trémie 2 reçoit, pendant la première phase du mouvement, un mouvment de rotation plus rapide que pendant la seconde phase, il peut arriver que la masse M de matière ait tendance à tourner en partie dans la trémie 2 dans la direction de son mouvement de rotation pendant la seconde phase. Ce résultat est dû, ainsi qu'il a déjà été dit, à l'effort de rotation plus considérable qui s'exerce sur la masse M pendant la seconde phase. Ce mouvement progressif de la masse de la matière peut encore avoir tendance à empêcher la matière d'adhérer éventuellement à la paroi de la trémie pendant l'opération de distribution.
L'invention a été appliquée efficacement à la distribution de matières difficiles à manipuler, telles que le noir de carbone en particules d'une grosseur de l'ordre de 3 à 5 microns.
On s'est servi pour distribuer cette matière d'une trémie telle que celle qui est représentée d'une manière générale sur la fig. 1 et dans laquelle le diamètre intérieur de l'extrémité supérieure ouverte de la trémie est de l'ordre d'environ 0,60 m et la longueur axiale de l'ordre de 1,80 m. Le diamètre intérieur de l'orifice de sortie de l'extrémité inférieure de cette trémie est de l'ordre d'environ 50 à 75 mm.
Le piston de commande 403 est actionné de façon à faire durer pendant la première phase du mouvement, le mouvement de haut en bas et de rotation de la trémie pendant 3/4 de seconde. Pendant la seconde phase du mouvement de la trémie, et pendant qu'elle tourne en sens inverse de son mouvement pendant la première phase et reçoit simultanément un mouvement de bas en haut, la durée de cette phase du mouvement est d'environ une seconde et quart. Entre le moment où la seconde phase est terminée et celui où la première phase suivante commence, le piston de commande reste en position de repos pendant environ 3 secondes de même que la trémie, compte tenu évidemment des faibles vibrations qui résultent ordinairement de l'interruption du mouvement de la trémie.
La longueur de la portion de corps 302 de chacune des bielles, la position initiale de la bielle 302 représentée en pointillé sur la fig. 3 et de la course du piston 403, sont choisies de façon que l'amplitude du mouvement de rotation horizontal X de chacun des axes d'oscillation 304 soit d'environ 70mm et l'amplitude Y du mouvement vertical d'environ 25 mm. Pendant chacun des mouvements de la trémie, la longueur de la course de chacun des axes d'oscillation 304 est d'environ 75 mm.
Le distributeur décrit ci-dessus a permis de distribuer d'une manière efficace du noir de carbone à l'état de fine division, avec un débit précis et toujours le même, en empêchant effectivement cette matière de se colmater et de former des ponts dans la trémie. Le noir de carbone ne subit ni aération ni fluidisation au cours de l'opération de distribution et conserve ainsi la forte densité qu'on désire. On a constaté que la matière n'a pas tendance à adhérer ni à s'accumuler sur les parois de la trémie et par suite à ne pas s'écouler.
Bien que l'invention ait été décrite en tant que s'appliquant à une forme de réalisation d'un procédé et d'un appareil préférés, il est facile de voir que ses applications possibles sont très nombreuses. Par exemple, on peut transmettre à la totalité de la trémie ou à une partie inférieure de cette trémie une certaine partie ou la totalité des mouvements successifs décrits ci-dessus, pour mettre à profit les avantages de l'invention en partie ou en totalité. Il doit être bien entendu que lorsqu'on ne fait tourner qu'une partie de la trémie, la partie mobile doit être accouplée de la manière habituelle avec la partie immobile par des éléments de parois flexibles, pour éviter de transmettre les efforts à cette partie immobile.
REVENDICATIONS
I. Procédé de distribution de matières en particules, caractérisé en ce qu'on charge la matière en particules dans un récipient auquel on transmet une série de mouvements périodiques; pendant une première période de chaque phase, on transmet au récipient un mouvement de haut en bas, pendant une seconde période de chaque phase on transmet au récipient un mouvement de bas en haut, le mouvement de haut en bas du récipient pendant la première période étant suffisamment rapide pour que la masse de la matière en particules qu'il contient cesse d'être en contact avc lui en restant à l'état sensiblement cohérent, ladite masse de matière venant brusquement en contact avec l'intérieur du récipient entre la première et la seconde période, en se tassant et progressant vers l'orifice de décharge du récipient.