Dispositif pour farter des skis On connaît un dispositif pour farter des skis com prenant une série de tambours parallèles et coplanai res, susceptibles d'être entraînés rotativement et sur lesquels le skieur monte avec ses skis en vue d'être véhiculé par ces tambours perpendiculairement à leur axe de rotation, d'une extrémité à l'autre de ladite sé rie de tambours, au moins un bac contenant du fart liquide et au moins un cylindre de distribution de ce fart sur la semelle des skis, disposé parallèlement aux dits tambours entre deux de ceux-ci et soumis à des moyens d'entraînement en rotation,
la commande de l'entraînement desdits tambours et du cylindre de dis tribution dépendant de l'actionnement d'un mécanisme à pré-paiement.
Le fart utilisé avec de tels dispositifs ne reste liqui de que s'il est maintenu à une température déterminée. Lorsque le dispositif est à l'arrêt, entre d'eux actionne- ments du mécanisme de pré-paiement par exemple, la partie du cylindre en contact avec l'atmosphère se re froidit très rapidement et la couche de fart qui la re couvre se durcit en se craquelant.
Si un usager actionne le dispositif par introduction d'une pièce dans le mécanisme de pré-paiement, cette couche de fart solidifiée n'a pas le temps de fondre to talement de sorte que des morceaux de croute peuvent fort bien se détacher du cylindre pour se coller sur la semelle des skis dont le fartage est alors sérieusement compromis.
Dans les dispositifs connus, le cylindre de distribu tion du fart est monté fixé sur son bâti et ne peut dans ces conditions assurer le fartage de la partie relevée de la pointe que si on fait saillir ce cylindre au-dessus du plan contenant les tambours d'entraînement de maniè re que le cylindre puisse effectuer le fartage de cette pointe par sa partie comprise entre son arrête supé rieure et celle contenue dans ledit plan,
et le fartage du reste de la semelle du ski uniquement par son arrête supérieure. Comme cependant la courbure des pointes du ski est assez différente de ski à ski, le fartage de tel- les pointes n'est pas uniforme. En outre, les skis de vant monter sur le cylindre pour en redescendre ensui te, le skieur est alors soumit à un basculement des plus désagréables. Enfin, le fartage obtenu est malgré tout défectueux.
Le maintien du fart à une même température est habituellement réalisé à l'aide d'un thermocouple dont dépend l'alimentation en courant des résistances de chauffe; le fart présente cependant, comme beaucoup d'autres matières grasses, la particularité de se solidi fier très rapidement en surface et au voisinage des pa rois du bac alors qu'il reste liquide dans la partie cen trale de sa masse.
Ainsi donc, si le thermocouple est placé dans le bac, dans la zone centrale où le fart est liquide, la température indiquée sera celle apparem ment suffisante pour maintenir le fart liquide alors que dans certaines parties du bac il sera solide, et notam ment dans sa partie supérieure dans laquelle plonge le cylindre de distribution.
Si par contre on place le thermocouple au voisina ge d'une paroi du bac, il aura tendance à indiquer une température d'environ 20 C inférieure à celle de la masse centrale du fart. Comme par ailleurs la tempéra ture de fusion du fart est d'environ 70 C et que celle d'ébullition est de 90 à 95 C on voit que lorsque le fart qui est au voisinage des parois du bac commence à fondre, celui qui est en son milieu bout en dégageant des fumées d'odeur particulièrement désagréable.
La présente invention a précisément pour but d'ob vier à ces divers inconvénients et le dispositif qui en fait l'objet, et qui est du genre précédemment décrit, se caractérise par un dispositif temporisé commandant la rotation du cylindre à des intervalles de temps et pen dant une durée prédéterminée tant que ledit mécanisme à pré-paiement n'est pas sollicité par un usager.
Cette rotation périodique du cylindre empêche un refroidissement trop accentué de la couche de fart res tant sur le cylindre après que le dernier usager ait quit té le dispositif. La description qui va suivre se réfère au dessin. an nexé représentant un exemple d'exécution de l'objet de l'invention: La fig.1 en montre une coupe longitudinale schématisée; la fig. 2 est une vue de détail à plus grande échelle de l'un de ses éléments.
Le dispositif représenté comprend un boîtier 1 qui est ouvert sur sa partie supérieure et entre les parois latérales duquel sont montés 5 tambours 2 à 6 disposés à même hauteur et entraînés à même vitesse par un moteur non représenté.
Entre les tambours 2 et 3 sont placées deux spatu les 7 et 8, destinées à racler la semelle des skis pour en éloigner la neige qui pourrait y adhérer, et qui sont disposées de part et d'autre d'une brosse rotative 9. Cette brosse est agencée de manière à pouvoir par sa rotation enlever de la semelle des skis le fart ancien.
Entre les rouleaux 3 et 4, le dispositif selon l'in vention présente un bac 10 monté sur une suspension élastique 11 et contenant une masse 12 de fart mainte nue liquide par un dispositif de chauffage électrique 13. C'est dans ce bac que plonge par sa partie inférieu re un cylindre 14 entraîné par un moteur non repré senté et destiné à actionner la distribution du fart prélevé dans le bac par badigeonnage sur la semelle des skis, au fur et à mesure de leur progression de droite à gauche sur les rouleaux d'entraînement 2 à 6.
L'épaisseur maximum de la couche de fart qui se fixe sur le cylindre 14 et corollairement sur les skis, peut être réglée grâce à une lame de raclage 15.
Pour garantir un échauffement uniforme de la mas se du fart contenue dans le bac 10, ce bac est en maté riau bon conducteur de la chaleur, par exemple en métal, et est chauffé de façon uniforme par le dispositif illustré schématiquement en 13 sur la fig. 1. L'alimen- tation en courant de ce dispositif est commandée à partir d'un thermocouple 16 (g.2) appliqué sur la face externe du bac 10.
Ce thermocouple enregistre donc les variations de température dont fait l'objet le bac et donc également celles de pratiquement toute la masse de fart qu'il contient.
Il est donc facile d'obtenir, à partir de cette détec tion globale de température, un chauffage uniforme de cette masse permettant de maintenir cette dernière à une température juste suffisante pour qu'elle reste li quide.
Comme représenté, le bac 10 est monté sur une suspension élastique 11 telle que, en position de repos, le cylindre 14 s'étende au-dessus du plan contenant les arrêtes supérieures de tous les tambours 2 à 6 de sorte que, lorsque les skis d'un usager entrent en contact avec ce cylindre par leur pointe, ces pointes sont re couvertes de fart par la portion du cylindre s'étendant sensiblement entre son arrête supérieure et celle conte nue dans le plan passant par le bord supérieur des tambours 3 tout en s'enfonçant à l'intérieur du bac 10 à l'encontre des ressorts 11.
Ce montage élastique du bac 10 et du cylindre 14 permet une apposition de fart particulièrement douce et régulière.
Dans une variante non représentée, le bac 10 pour rait être fixe et le cylindre 14 monté élastiquement dans le bac. On obtiendrait dans ce cas un effet similai- re à celui résultant du montage élastique du bac tout entier décrit précédemment. Pour améliorer l'adhérence du fart sur la semelle des skis, ceux-ci sont préalablement chauffés par de l'air chaud produit en avant du cylindre 14 grâce à une soufflante 17 munie d'un corps de chauffe non représenté.
Le fart recouvrant la semelle des skis est solidifié grâce à un courant d'air froid provenant d'une seconde soufflante 18 disposée après le cylindre 14.
Le dispositif qui vient d'être décrit peut être monté au voisinage de la station supérieure d'un téleski par exemple.
Il est complété par un mécanisme à pré-paiement disposé dans une armoire 19 sur la face antérieure de laquelle apparait une fente 20 pour l'introduction de la monnaie, une poche 21 pour la récupération des mon naies refusées par les dispositifs de contrôle du méca nisme, une lampe témoin. 22 indiquant que toute l'ins tallation est sous tension et une seconde lampe 23 qui s'allume lorsque la température du fart est suffisante pour procéder au fartage.
Dans le dispositif décrit, les corps de chauffe 13 du bac 10 sont toujours alimentés en courant à partir du moment où l'installation est branchée sur une source électrique adéquate. Par contre, l'entraînement des tambours 2 à 6 du cylindre 14, de la brosse 9 et des soufflantes 17 et 18 n'ont lieu que lorsque l'usager a versé une monnaie dans la fente 20.
Comme le temps s'écoulant entre deux versements dans le mécanisme 19 peut parfois être relativement long, il est possible que le fart restant sur la portion du cylindre 14 faisant saillie hors du bain se solidifie, ce que peut influer négativement sur la qualité du fartage réalisé par la suite: pour empêcher la formation de cet te croûte solide sur le cylindre 14, le dispositif selon l'invention présente un organe temporisé 24 comman dant l'entraînement du seul cylindre 14 à des interval les de temps et pendant une durée prédéterminée tant que le mécanisme de pré-paiement 19 n'est pas action né.
De cette manière, le cylindre 14 est périodiquement plongé dans la masse chaude 12 de fart contenu dans le bac 10 ce qui permet d'éloigner régulièrement, par fusion, la couche de fart solidifiée sur le cylindre.
Dans une variante d'exécution non représentée, le dispositif décrit pourrait comporter deux cylindres pour la distribution du fart, disposés l'un dans le pro longement de l'autre et plongeant dans un même bac de fart ou dans des bacs distincts. Les deux skis de l'usager seraient ainsi susceptibles d'être fartés chacun par un cylindre indépendant: cette manière de procéder permet d'obtenir un fartage parfait de toute la surface des skis, y compris la pointe, même si ces skis ne sont pas à même hauteur lors de leur progression sur le dis positif.
En effet, avec un dispositif ne comprenant qu'un seul cylindre de distribution du fart, il est indis pensable que les skis de l'usager se présentent à même hauteur parce que, en arrivant sur ledit cylindre, ce cylindre s'enfonce élastiquement ce qui empêcherait le fartage de la pointe des deux skis, s'ils n'arrivaient pas au même moment sur le cylindre.
Dans une autre variante d'exécution, la lon gueur minimum séparant le rouleau de fartage et l'ex trémité du boîtier sera égale à un mètre de manière à assurer un bon maintien et guidage de l'usager sur le dispositif.