CH463798A - Procédé pour l'élaboration de manganèse à basse teneur en carbone par électrolyse ignée, et cellule pour la mise en oeuvre du procédé - Google Patents

Procédé pour l'élaboration de manganèse à basse teneur en carbone par électrolyse ignée, et cellule pour la mise en oeuvre du procédé

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CH463798A
CH463798A CH1023866A CH1023866A CH463798A CH 463798 A CH463798 A CH 463798A CH 1023866 A CH1023866 A CH 1023866A CH 1023866 A CH1023866 A CH 1023866A CH 463798 A CH463798 A CH 463798A
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Description


  Procédé pour l'élaboration de manganèse à basse teneur en carbone par     électrolyse        ignée,     et cellule pour la mise en     aeuvre    du procédé    Un procédé de ce genre est décrit dans le brevet belge  667030 du 16 juillet 1965.  



  Selon le brevet américain 3018233,     il    est connu de  préparer du manganèse par électrolyse ignée de mélanges  fondus contenant une     forte    quantité de fluorure de cal  cium (50 à 80     1 /o)    et du manganèse se présentant sous  forme de monoxyde.  



  Cependant, la présence de fluorures dans l'électro  lyte présente des inconvénients graves. En effet, il  n'existe pratiquement aucun matériau réfractaire éco  nomiquement     utilisable    qui puisse résister suffisamment  longtemps à l'électrolyte et faire     office    de creuset, le  carbone n'entrant pas en considération étant donné qu'il  carbure le manganèse produit. Une     certaine        volatilisa-          tion    de     fluorures    se produit toujours aux températures  élevées auxquelles l'électrolyse doit avoir lieu, ces tem  pératures étant supérieures à la température de fusion  du manganèse et généralement de l'ordre de 13500 C.

         Ceci    impose de prévoir une installation fort coûteuse  pour l'épuration des gaz pour éviter au maximum de  contaminer les campagnes avoisinantes. De plus, le ris  que de détérioration de toutes les parties du four qui  seraient     réalisées    en silice est     fort    grand. De même, si  le four en question est     alimenté    par un minerai ou une  scorie contenant par exemple de la silice, une réaction  peut se produire entre le fluorure de calcium et la silice  pour former du tétrafluorure de silicium     volatil,    ce der  nier pouvant se condenser dans les conduites d'épuration  des gaz, risquant, par conséquent, de les boucher.

   Si,  par ailleurs, le     point    de rosée était alors atteint dans ces  conduites, de l'acide     fluosilicique    pourrait se former ris  quant de conduire à une corrosion rapide des conduites  en     question.    De plus, pour peu que la charge ou l'atmo  sphère du four soit légèrement humide, la formation  d'acide fluorhydrique gazeux est à craindre, avec les  graves conséquences qui en résultent.

   Enfin, lorsque le  four n'est pas alimenté par du monoxyde de manganèse    pur, les constituants de la gangue diluent progressive  ment     l'électrolyte,    de sorte que, la concentration de ce  dernier en fluorure de calcium devenant insuffisante et le  volume de matière présent dans le four allant en crois  sant,     il    devient nécessaire de rejeter périodiquement une       partie    de l'électrolyte, ce qui constitue une perte en       fluorure    de calcium, produit relativement cher.  



  Le but de la présente invention consiste essentielle  ment à remédier aux inconvénients précités et à présenter  un procédé pour l'élaboration de manganèse métallique  par électrolyse ignée, à l'échelle industrielle, à partir  d'un électrolyte d'une composition bien déterminée de  manière à     obtenir    du manganèse industriellement pur à  un prix de revient très intéressant.  



  A cet effet, le procédé suivant l'invention consiste  à utiliser un bain électrolytique choisi dans le groupe  comprenant les systèmes ternaires     MnO-SiO2-CaO,          MnO-SiO2-MgO,        MnO-CaO-MgO,        MnO-CaO-AI20.,    et       Mn0-Mg0-A1203,    ainsi que les systèmes complexes  dérivant des combinaisons de ces systèmes ternaires.  



  En effet, il a été constaté que d'une façon assez in  attendue, il est possible d'obtenir aisément et économi  quement du manganèse à partir d'un bain électrolytique  ayant une composition répondant à la définition donnée  ci-dessus. Le diagramme ternaire du système     MnO-CaO-          SiO2,    par exemple, établi par     Glasser    (J. Am.     Cer.    Soc.  243 (1961) 45) fait clairement apparaître un large do  maine de compositions pour lesquelles la température  de fusion reste     inférieure    à 13500 C.

   De toute manière,  et bien que la température théorique d'inversion de la  réaction de réduction de     MnO    par le carbone de l'anode  avec formation de CO soit d'environ 13250 C, l'expé  rience montre, d'une façon assez inattendue, que même à       16001,    C, la cinétique de cette réduction thermique est de  loin inférieure à celle de la réduction électrochimique.       Il    en résulte que l'électrolyse du bain précité peut fort  bien avoir lieu par exemple à 1500 C sans qu'il y ait une      contamination exagérée du manganèse déposé à la ca  thode par le carbone. Le domaine de composition con  venable pour l'électrolyse en question est donc fort éten  du.  



  Cependant,     afin    de     limiter    la teneur en silicium dans  le manganèse déposé à la cathode tout en épuisant suf  fisamment le bain électrolytique en manganèse, sui  vant une forme de réalisation avantageuse de l'objet de  l'invention, le procédé consiste à ajuster, dans le bain  électrolytique, la quantité de chaux par rapport à la  quantité de silice, dans un rapport pondéral qui soit au  moins égal à 0,75.  



  Suivant une forme de réalisation particulièrement  avantageuse de l'objet de l'invention, le procédé consiste  à ajuster, dans le bain électrolytique, la somme de la  quantité de chaux et de magnésie par rapport à la som  me de la quantité de     silice    et d'alumine dans un rap  port pondéral qui soit au moins égal à 0,75.  



  Suivant une forme de réalisation préférée de l'objet  de l'invention, lorsqu'on utilise un minerai carbonaté, on  procède à une     décarbonatation    de ce     minerai    dans une  atmosphère non-oxydante avant son électrolyse.  



  Le     procédé    selon l'invention peut avantageusement  être appliqué également pour la préparation d'un alliage  à base de manganèse.  



  A cet effet, on introduit dans le bain électrolytique  au moins un métal, dont l'affinité pour l'oxygène est  inférieure, égale ou légèrement supérieure à celle du  manganèse, de manière à     codéposer    ce métal à la cathode  avec le manganèse et à former avec ce dernier un alliage.  Dans le cas où     l'affinité    de ce métal pour l'oxygène est  supérieure à celle du manganèse, il suffit de maintenir  une densité de courant cathodique     suffisamment    élevée  ou d'épuiser partiellement le bain en manganèse pour y  parvenir.

   Ou bien     encore,    si la température de fusion  du métal d'addition est inférieure à la température de  l'électrolyte et du métal cathodique en fusion, il est pos  sible de l'introduire directement sous forme métallique  dans la     cellule    d'électrolyse.  



  L'invention a également pour objet une cellule d'élec  trolyse qui peut être     utilisée    pour la mise en     oeuvre    du  procédé précité.  



  Cette cellule comprenant un récipient au-dessus du  quel est montée au moins une anode en carbone et dont  le fond présente une cavité dans laquelle aboutit une  amenée de courant cathodique, cette cavité étant des  tinée à contenir le métal à extraire formant la cathode,  le bain électrolytique se trouvant au-dessus de cette der  nière est caractérisée par le fait que l'amenée de courant  cathodique est réalisée par un conducteur refroidi de ma  nière telle qu'il se recouvre d'une couche protectrice du  métal précité solidifié.  



  D'autres détails et particularités de l'invention res  sortiront de la description des dessins donnés ci-après,  à titre d'exemple, de plusieurs formes de réalisation du  procédé suivant l'invention et de cellules qui peuvent, en       particulier,    être utilisées pour la mise en     oeuvre    de ce pro  cédé.  



  La     fig.    1 est une vue en élévation, avec brisures par  tielles, d'une première forme de réalisation de l'objet sui  vant l'invention.  



  La     fig.    2 est une vue en élévation, avec brisures par  tielles, d'une deuxième forme de réalisation de l'objet  de l'invention.  



  La     fig.    3 est une vue en élévation, avec brisures par  tielles, d'une troisième forme de réalisation de l'objet  de l'invention.    La     fig.    4 est une vue en élévation, avec brisures par  tielles, d'une quatrième forme de réalisation de l'objet  de l'invention.  



  La     fig.    5 est une vue en élévation, avec brisures par  tielles, d'une cinquième forme de réalisation de l'objet  de l'invention.  



  La     fig.    6 représente une coupe dans le     liquidus    du  système     MnO-Si0.-CaO-MgO    en fonction de la quan  tité de     MnO.     



  La     fig.    7 représente une coupe dans le     liquidus    du  système     MnO-CaO-Al.O.    en fonction de la teneur en       MnO.     



  La fi-. 8 est une vue schématique illustrant le pro  cédé suivant l'invention.  



  Dans les différentes figures, les mêmes chiffres de  référence désignent des éléments analogues.  



  Dans la     fig.    1, il a été représenté une cellule de labo  ratoire utilisée pour démontrer qu'il est possible d'ob  tenir par électrolyse de certaines compositions de l'élec  trolyte, du manganèse à très faible concentration de car  bone. Cette cellule comprend essentiellement un enrou  lement inducteur 1 de 18 spires refroidies par une cir  culation d'eau et alimenté en moyenne fréquence  (8000 Hz) par un alternateur non représenté à la figure,  un manchon intérieur en graphite 2, formant la paroi  latérale intérieure de la cellule, et destiné à contenir  l'électrolyte, un support de creuset 3, en tôle de cuivre  refroidie par une circulation d'eau, un creuset en gra  phite 4 protégeant contre l'attaque par l'électrolyte fondu  un creuset en alumine 5,

   dont le fond est percé et qui est  destiné à recevoir du manganèse 13 formant la cathode,  des feuilles d'amiante 6 isolant les différentes parties  de la cellule les unes des autres, une paroi et un fond en  matériau réfractaire 7, exempt de carbone, par exemple  en magnésie damée, un support de cellule 8 en briques  réfractaires, une anode 9 en graphite, une amenée de cou  rant cathodique 10 en tungstène, un thermocouple 11  en     PtRh    18 et deux autres     thermocouples    12 en     chromel-          alumel.    L'électrolyte 14 est donc placé dans le manchon  en graphite 2, sur la sole en magnésie 7, en contact d'une  part avec le manganèse cathodique 13, et d'autre part,  avec l'anode 9.  



  La figure 2 représente une autre cellule de labora  toire qui a été utilisée au cours des essais ayant pour  but de déterminer dans quelles conditions il est possible  d'obtenir du manganèse à basse teneur en     silicium    tout  en épuisant l'électrolyte au maximum.

   Cette cellule  comprend     comme    celle représentée à la     fig.    1 un enrou  lement inducteur 1, un manchon en graphite 2, un sup  port de creuset 3 en tôle de cuivre refroidie à l'eau cir  culant dans les conduites 15, des feuilles d'amiante 6,  une paroi et une sole en matériau réfractaire 7, tel que  de la magnésie damée, exempt de carbone, un support  8 en briques réfractaires, une anode 9 en graphite, une  amenée de courant cathodique en tungstène 10,

   un     ther-          mocouple    11 en     PtRh    18 et deux autres     thermocouples     12 en     chromel-alumel.    La différence essentielle entre les  cellules représentées à la     fig.    1 et à la     fig.    2 consiste dans  le fait que le creuset 5 de la cellule représentée à la     fig.     1 est remplacé par un creux cylindrique 5 ménagé dans  la sole de la cellule. L'électrolyte 14 est, comme dans la  cellule représentée à la     fig.    1, placé dans le manchon  en graphite 2, sur la sole en magnésie 7, en contact avec  le manganèse cathodique 13 et avec l'anode 9.  



  La     fig.    3 représente une troisième forme de réalisa  tion d'une cellule de laboratoire, qui a également été utili-           sée    au cours des essais d'orientation et qui diffère essen  tiellement des     cellules    représentées aux     fig.    1 et 2 par le  fait qu'elle ne comporte pas un manchon en graphite  permettant de réaliser un chauffage d'appoint dû à l'in  duction à moyenne fréquence dans ledit manchon.

   Cette  cellule comprend essentiellement un serpentin 1, dans  lequel circule de l'eau de refroidissement et qui entoure  une paroi en tôle de cuivre 6,     uné    paroi intérieure 7 en  béton     réfractaire    à base de magnésie et exempt de car  bone, un support de creuset en tôle de cuivre 3, un sup  port de cellule 8 réalisé en briques réfractaires, une  amenée de courant cathodique constituée d'un tube en  cuivre 10 et refroidie intérieurement par un courant  d'eau qui entre par une conduite 16 et sort par une con  duite 17 dudit tube 10, une     pièce    en acier doux ou  inoxydable 18 étant vissée sur l'extrémité supérieure du  tube 10.

   Cette cellule comprend encore du manganèse li  quide 13 formant la cathode, une anode 9, de l'élec  trolyte 14 en contact avec cette anode et cette cathode  ainsi qu'un couvercle 19 percé de trous 20 et protégé  à sa partie inférieure par un écran en amiante 21. Ce  couvercle 19 est destiné à maintenir, à l'intérieur de la  cellule, une atmosphère réductrice     afin    d'éviter une     ré-          oxydation    du monoxyde de manganèse de la charge,  tandis que les trous 20 sont destinés à permettre le char  gement progressif de cette cellule.  



  La     fig.    4 représente une cellule d'électrolyse qui a  été utilisée pour procéder à des essais à grande échelle  de laboratoire. En son principe, elle correspond assez  bien à la cellule représentée à la     fig.    3. Elle comprend  une enveloppe extérieure 6 en tôle d'acier ordinaire re  posant sur un trépied 8, une paroi et un fond réalisés en  briques réfractaires 7, un revêtement réfractaire 7' en  béton de magnésie exempt de carbone prévu à l'intérieur  de l'a paroi et du fond 7, une amenée de courant catho  dique constituée d'un tube en cuivre 10 refroidi inté  rieurement par une circulation d'eau amenée par une  conduite 16 et évacuée par une conduite 17, une pièce  en acier doux ou inoxydable 18 étant vissée dans l'ex  trémité supérieure du tube en cuivre 10,

   un bain de man  ganèse liquide 13 formant la cathode, une anode 9 en  graphite, un écran thermique 22 en acier inoxydable  percé de trous 20 destinés à permettre le chargement  progressif de la cellule, trois cornières 23 disposées     ra-          dialement    et supportant, d'une part, l'écran 22 et, d'autre  part, un manchon tubulaire 24 guidant l'anode 9, des  couvercles amovibles 19 en acier protégés sur leurs sur  faces intérieures par une couche d'amiante. Ces cou  vercles reposent partiellement sur les cornières 23 et  sont destinés à maintenir dans la cellule une atmosphère  réductrice afin d'éviter la     réoxydation    du monoxyde de  manganèse.  



  Cette cellule comprend également un électrolyte 14  qui est en contact avec du manganèse cathodique 13       placé    au fond de la cellule. Lorsque la cellule est en  régime, il est possible de maintenir une couche d'élec  trolyte solide 14' au contact du revêtement 7'. Il     suffit     cependant d'augmenter légèrement la puissance pour  fondre complètement la charge d'électrolyte. Enfin, un  trou de coulée 25 a été prévu pour le métal 13 et un  autre trou 26, disposé au-dessus du premier trou 25,a été  prévu pour éliminer l'électrolyte épuisé.  



  La     fig.    5 représente une cellule d'électrolyse qui pour  rait être utilisée à l'échelle industrielle. Elle comprend  une     enveloppe    extérieure 6 en tôle d'acier ordinaire re  posant sur un support 8 réalisé, par exemple, par des    piliers en béton, des parois et un fond en briques réfrac  taires 7, un revêtement intérieur 7' en béton de magné  sie exempt de carbone, des amenées de courant catho  dique constituées par des tubes en cuivre 10 surmontés  chacun d'une pièce d'acier doux ou inoxydable 18 vissée  sur les extrémités supérieures de ces tubes 10, ces der  niers étant refroidis intérieurement par une circulation  d'eau, un bain de manganèse liquide 13 formant la ca  thode, plusieurs anodes 9 en carbone,

   par exemple     Sô-          derberg,    une voûte 19 en     silice    percée de trous 20 rac  cordés à des tuyauteries, non représentées à la figure,  et destinés à l'évacuation des gaz dégagés à l'anode, des  trous 20' raccordés à des trémies d'alimentation, égale  ment non représentées à la figure, et enfin des trous 20"  obturés par une porte et destinés à permettre la surveil  lance de la marche de la     cellule    et de la descente des  charges. L'électrolyte 14 est contenu dans la cellule  et est en contact avec le manganèse cathodique 13 et les  anodes 9.

   Lorsque la cellule est en régime, il peut être  avantageux de maintenir une couche d'électrolyte solide  14' à la surface du revêtement 7'.     Enfin,    un trou de cou  lée 25 permet l'évacuation du     métal    formé à la cathode  alors qu'un autre trou 26 est destiné à l'élimination de  l'électrolyte épuisé. Au passage des anodes 9 à travers la  voûte 19, l'étanchéité est amenée à l'aide d'un disposi  tif approprié 29. La voûte 19 est destinée à maintenir  une atmosphère réductrice à l'intérieur du four, afin  d'éviter la     réoxydation    du monoxyde de manganèse. Ce  pendant, dans certains cas où une légère     réoxydation     du monoxyde de manganèse peut être tolérée, cette voûte  peut être supprimée.

           Ci-après    sont donnés quelques exemples d'essais il  lustrant le procédé suivant l'invention.    <I>Premier essai</I>    La cellule utilisée pour cet essai est représentée à la       fig.    1. 100 g de manganèse électrolytique ont été dispo  sés avant l'électrolyse, dans le creuset en alumine 5, ceci  afin de constituer une surface cathodique suffisante  après fusion.

   2 kg d'un mélange     contenant    en poids 45 0/0       de        MnO,        37,5        %        de        SiO2        et        17,5        %        de        CaO        ont        ensuite     été introduits dans la cellule.

   La fusion de la charge a  été réalisée par le chauffage à moyenne fréquence. 30  minutes après que la température indiquée par le     ther-          mocouple    11 ait été stabilisée à 14000 C environ, l'anode  a été introduite dans l'électrolyte 14 formé par le mé  lange précité et le courant d'électrolyse a été enclenché.  Cet essai a été effectué avec des intensités de courant  comprises entre 80 et 150 A, et des quantités d'électricité  allant de 50 à 200 AH.

   Les rendements de courant ca  thodique observés, basés sur le manganèse bivalent, ont       été        de        35    à     65%.        L'essai        en        question    a     été        effectué    à  trois régimes de fonctionnement anodiques     différents.    En  régime d'arc, la tension aux bornes de la cellule était  comprise entre 35 et 60 V pour 100 A.

   La teneur en car  bone obtenue dans ce cas était de loin inférieure à       0,01%.        En        régime        d'effet        d'anode,        c'est-à-dire        lorsque     cette dernière est immergée, mais non mouillée par l'élec  trolyte, la tension aux bornes de la cellule était d'en  viron 20 V pour<B>100</B> A, la teneur en carbone était en  moyenne de     0,071%.    Enfin, pour l'essai     effectué    avec  l'anode immergée et mouillée par l'électrolyte, la ten  sion aux bornes devenait voisine de 10 V pour 100 A  et la teneur en carbone était comprise entre 0,04 et       0,

  09%.         <I>Deuxième essai</I>  La     cellule    utilisée pour     effectuer        cet    essai est repré  sentée à la     fig.    2.  



  Avant l'électrolyse, 100 g de manganèse électrolytique  ont été disposés dans le creux 5 de la sole de la cellule,       afin    de constituer une surface cathodique     suffisante     après fusion. Ensuite, une charge d'un minerai     décar-          bonaté    a été introduite dans la cellule.

   L'analyse de ce  minerai était la suivante  
EMI0004.0009     
  
    MnO: <SEP> 56,5'% <SEP> <B>MgO</B> <SEP> : <SEP> 3,63 <SEP> 0/0
<tb>  Mn304 <SEP> : <SEP> traces <SEP> A1203: <SEP> 2,76 <SEP> %
<tb>  <B>C02:</B> <SEP> 0,4 <SEP> % <SEP> SiO2 <SEP> : <SEP> 19,77 <SEP> %
<tb>  CaO <SEP> : <SEP> 7,85 <SEP> % <SEP> Fe<B>:

  </B> <SEP> 3,30 <SEP> 0/0       Par une ajoute de chaux et de     silice,    la teneur en       MnO    a     été        ramenée    à     46%        et        le        rapport        pondéral        de        la     somme de la quantité de chaux et de magnésie par rap  port à la quantité de la somme de silice et d'alumine a  été réglé à une valeur de 0,85. La quantité totale de la  charge utilisée était de 2 kg.  



  La fusion a eu lieu en utilisant le chauffage à  moyenne fréquence, l'électrolyse commençant 15 mi  nutes après que le thermocouple 12 qui pénètre dans le  métal cathodique 13 ait dépassé 12500 C.  



  Pour une température lue au     thermocouple    11 de  1450 , une intensité de courant de 150 A et une quan  tité d'électricité de 900 AH, la tension moyenne aux  bornes de la cellule était de 8,3 V environ. Le rende  ment de courant cathodique, basé sur la valence 2 pour  le manganèse, était d'environ 70 0/0, ce qui donne un  taux d'épuisement de l'électrolyte de 92 0/0.

   La teneur  en silicium du métal obtenu était de 2     ro/o.    La teneur en       carbone        était        cependant        fort        élevée        (2,8'%)        étant        donné     que le métal     cathodique    était venu en contact avec le  manchon en graphite 2.    <I>Troisième essai</I>  La cellule utilisée pour cet essai est représentée à la       fig.    3.  



  Avant l'électrolyse, 500 g de     manganèse    électroly  tique ont été disposés dans le fond du creuset en béton  réfractaire. Un arc a été établi entre l'anode en graphite  9 et le manganèse 13. Ensuite, une charge constituée de       3,4        kg        d'un        mélange        comprenant,        en        poids        35%        de          MnO,

          34'0/0        de        CaO        et        31%        d'Al203,    a     été        introduite     immédiatement, mais progressivement dans la cellule.  A partir du moment où la charge a été complètement  fondue, une température d'environ 1650 à     1700,1    C me  surée au pyromètre optique, a été maintenue dans la  cellule. L'électrolyse a été     effectuée    en régime d'effet  d'anode, à 20 V et 500 A environ. Après un passage de  900 AH dans la cellule, l'anode a été relevée et on a  laissé refroidir l'ensemble.  



  Il a été impossible d'évaluer un rendement de cou  rant correct par suite de la volatilisation excessive du  manganèse de départ au cours de l'amorçage de l'arc.  



  L'analyse du métal obtenu était la suivante  C : 2,46 0/0  <B>Al:</B> 2,44 0/0       Ca    :     0,04        %.     



  La     teneuren    carbone élevée provient des courts-circuits  fréquents qui ont lieu entre l'anode en carbone et le  manganèse cathodique pendant la période de fusion de    l'électrolyte. Quant à la teneur en aluminium et en cal  cium, elle doit être attribuée à la densité de courant ca  thodique trop élevée.  



  Une variante de cet essai consistait à abaisser l'anode  9 dans l'électrolyte 14 de manière à sortir de     l'effet     d'anode. Une tension de 19 V pour 700 A a été observée  pour une distance de 3,5 cm entre l'anode et la cathode.  <I>Quatrième essai</I>  La cellule     utilisée    pour la réalisation de     cet    essai  est représentée à la     fig.    4.  



  Avant l'électrolyse, 5,3 kg de     ferromanganèse    ont  été disposés sur la sole de la cellule, ce     ferromanganèse          comprenant        94        %        de        manganèse,        0,09        %        de        carbone        et          1,58'%        de        silicium,

          le        restant        étant        principalement        du     fer. Un arc entre l'anode en graphite 9 et le     ferroman-          ganèse    13 a alors été établi. Ensuite, une charge consti  tuée de 20 kg d'un mélange de minerais à base de     pyro-          lusite    et de carbonate de manganèse a immédiatement,  mais progressivement été introduite dans la cellule.

   Ce  mélange était préalablement réduit et ajusté de façon  à     obtenir        une        teneur        de        44%        en        poids        de        MnO        et        un          -I-        MgO     rapport pondéral     CaO    d'une valeur unitaire.

         SiO2        -I-        A1203     La     composition    moyenne de la charge était la suivante       MnO    :     44        %          SiO,    :     24'%          A1203:    2     %          MgO    : 7'0/0       CaO    :     19        1%          FeO    :

   4     %     Dès que la charge a été fondue, une température  comprise entre 1420 et 15000 C mesurée au pyromètre  optique à filament disparaissant, a été maintenue dans  l'électrolyte 14. L'intensité de courant moyenne était de  1200 A sous une tension aux bornes de 15 V, tandis que  la distance entre l'anode 9 et la cathode 13 était supé  rieure à 5 cm, ces conditions étant maintenues pendant  5 heures. Après 5 heures, l'anode 9 a été retirée de l'élec  trolyte 14 et on a laissé refroidir la cellule lentement.

    Après environ 24 heures d'arrêt de la cellule, l'électrolyte  épuisé et le métal produit ont été extraits, cet électrolyte       contenant        encore        2,1        %        de        MnO        et        pratiquement        plus     de fer, la quantité de métal étant de 9,5 kg et corres  pondant à l'analyse moyenne suivante  Mn:     881%          Si:        1,60        %          C    :

       0,06%          Fe:        10,25        %.     



  Le rendement de courant cathodique était environ  de 70 0/0.  



  Une perte de manganèse par rapport à la quantité  totale introduite dans la cellule était due, d'une part, à la  volatilisation dans l'arc d'une partie du métal disposé  initialement sur l'a sole de la cellule, et, d'autre part, au  fait qu'une partie de l'électrolyte restait     solidifiée    au  contact des parois latérales de la cellule et ne     participait     donc pas à l'électrolyse. Le rendement de courant ob  servé était donc sous-évalué pour les mêmes raisons.  



  L'intensité de courant utilisée pour cet essai corres  pondait à une densité de courant moyenne d'environ  350     A/dm2.    La teneur moyenne en carbone dans le  métal final obtenu était inférieure à 0,06 0/0.      La cellule utilisée pour la     réalisation    de cet essai est  représentée à la     fig.    4.  



  Un mélange de 35 kg de minerais     préréduit    jusqu'à       MnO    et ajusté a été préparé de façon à obtenir une     te-          neur        de        50'%        en        poids        de        MnO        et        un        rapport        pondéral     moyenne de la charge était la suivante  
EMI0005.0017  
   d'une valeur de 0,82.

   La composition       MnO    : 50 0/0       FeO    : 2,5 0/0       A1203:        4,9        %          SiO2    :     21,1%          MgO    : 8,5 0/0       CaO    :<B>12,8</B>     Q0/0.       Ce minerai a été préalablement soumis à un     défer-          rage    électrolytique. A cette fin, 5,7 kg de     ferromanga-          nèse    dont l'analyse est donnée au quatrième exemple,  ont été disposés sur la sole de la cellule.

   Un arc a en  suite été établi entre l'anode en graphite 9 et le     ferro-          manganèse,    la charge de minerais précitée étant alors  immédiatement, mais progressivement, introduite dans  la cellule.  



  Dès que la charge a été complètement fondue, l'élec  trolyte a été maintenu à une température comprise entre  1380 et 15000 C, un contrôle régulier de la teneur en  fer de l'électrolyte étant     effectué    par analyse par fluo  rescence des rayons X. L'intensité de courant a été main  tenue à 1100 A sous 10 V avec une distance entre l'anode  et la cathode     comprise    entre 6 et 8 cm.

   Ces conditions  ont été maintenues pendant 4 heures, jusqu'à ce que la  teneur en fer de l'électrolyte soit tombée en dessous de       0,2        %.    A     ce        moment,        l'anode    a     été        retirée        du        bain        et        on     a laissé refroidir la cellule.

   Environ 24 heures après  l'arrêt de la cellule, l'électrolyte déferré contenant     en-          core        40        %        de        MnO        ainsi        que        8,9        kg        de        métal        ont        été     extraits.

   L'analyse de ce métal a donné environ la com  position suivante  Mn<B>:</B> 49,6 0/0  Fe<B>:</B> 49,8 0/0       Si    :     0,4%     C : 0,04 0/0  Le rendement de courant cathodique, sous-évalué  pour les mêmes raisons que pour le quatrième essai, était  de 73 0/0.  



  Dans le stade suivant, 27 kg d'électrolyte déferré à       40        %        de        MnO        provenant        de        l'opération        précédente        ont     été repris et soumis à une électrolyse d'épuisement en  vue de produire du manganèse à basse teneur en fer.  



  A     cette        fin,    5     kg        de        manganèse        électrolytique    à     99,9%     de manganèse ont été disposés sur la sole de la cellule  et un arc a été établi entre l'anode en graphite 9 et ledit  manganèse. Tout de suite après, de l'électrolyte déferré  broyé grossièrement de façon à passer au tamis d'un  pouce (25,4 mm)     a,    été introduit progressivement dans  la     cellule.     



  Aussitôt que la charge     d'électrolyte    a été complète  ment fondue, une température comprise entre 1300 et  14500 C a été maintenue dans celle-ci, l'intensité de cou  rant étant d'environ 1050 A avec une tension aux bornes  de 10 V, la distance entre l'anode et la cathode étant  de 5 cm. Ces conditions d'électrolyse ont été maintenues    pendant 8 heures, jusqu'à ce que la teneur en     MnO    de       l'électrolyte,    déterminée par fluorescence des rayons X  soit tombée à 13 0/0. A ce moment, l'anode a été retirée  du bain et on a laissé refroidir le tout.

   Environ 24 heures  après l'arrêt de la cellule, l'électrolyte épuisé à 13 0/0  de     MnO    et 10,8 kg de métal ont été extraits de la     cellule.     L'analyse de ce métal, rapportée au métal     effectivement     produit par l'électrolyse, a donné une composition  moyenne qui est la suivante  Mn<B>:</B> 96,0 0/0  Fe: 2,35%  Si<B>:</B> 1,56'0/0  C : 0,04 0/0  Le rendement de courant cathodique, sous-évalué       comme        indiqué        au        quatrième        essai,        était        de        69        %.     



  Il est à remarquer, comme il résulte d'ailleurs de ce  qui précède, que le manganèse liquide cathodique re  pose sur une couche solide formée d'un ou de plusieurs  oxydes réfractaires qui ne     réagissent    pas avec le man  ganèse. Le contact électrique cathodique entre le man  ganèse liquide et l'amenée de courant cathodique est  réalisé au moyen d'un conducteur refroidi de manière à  le recouvrir d'une couche de manganèse solidifié. Ceci  a pour but d'éviter toute contamination du manganèse  produit à la cathode par le ou les métaux constituant  l'amenée de courant cathodique.

   Bien que     cela    ne soit  pas absolument indispensable, il peut être intéressant  en pratique de construire la cellule d'électrolyse avec des  dimensions telles que l'électrolyte liquide ne soit jamais  en contact direct avec les parois et le fond réfractaires,  mais bien plutôt avec une croûte d'électrolyte solidifiée.

    Cette précaution peut en     effet    conduire à une économie  relativement importante de matériaux     réfractaires.       Comme il résulte des essais précités, l'électrolyte peut  être constitué de trois ou plusieurs des composés sui  vants:

       MnO,        CaO,        SiO2,        Al203    et     Mg0.    C'est ainsi, en  particulier, qu'un mélange d'oxydes comprenant en       poids        30        %        de        CaO,        20%        de        MgO        et        50%        de        SiO,

            peut        dissoudre        jusqu'à        60        %        en        poids        de        MnO        en        con-          servant    toujours une température de fusion inférieure à  14500 C, ainsi que le montre la     fig.    6.

   En ajoutant à ce       mélange    4     %        en        poids        d'alumine        une        diminution        sen-          sible    de la température de fusion est observée.

   De tels       mélanges,    soumis à l'électrolyse, se sont avérés encore  plus intéressants que les mélanges     MnO-CaO-Si02.    En       effet,    pour les densités de courant anodique et catho  dique voisines de 250     A/dm-'    et pour des distances entre  l'anode et la cathode d'au moins 5 cm, il est possible  de maintenir des tensions aux bornes de la cellule com  prise entre 5 et<B>7V,</B> la température de l'électrolyte ne  dépassant pas     1450()    C.

   De plus,     ces    mélanges permettent  aisément d'obtenir un indice de basicité
EMI0005.0145  
    égal ou supérieur à l'unité, ce qui assure une teneur en  silicium inférieure à 1 ou 20/0 des teneurs résiduelles       en        MnO        dans        l'électrolyte        fort        basses        (inférieures    à     3%).     



  Bien entendu; d'autres oxydes peuvent encore être  présents dans l'électrolyte, comme c'est le cas, par exem  ple, lorsqu'il est fait usage de minerais     préréduits    ou     dé-          carbonatés    comme électrolyte.

   Il     suffit    alors d'ajuster  la composition de la gangue de telle façon qu'elle corres  ponde approximativement à un mélange d'oxydes con  sidéré comme particulièrement intéressant en tant que  solvant du     MnO.         En ce qui concerne     l'électrolyte    formé des trois oxy  des     MnO,        CaO    et     A'203,    ce système ternaire a été étu  dié pour un rapport pondéral de 1,1.

   La     fig.    7       représente    les températures de
EMI0006.0007  
   fusion de ce mélange en  fonction de la teneur en     MnO.    Il y a lieu de constater  que la température de fusion n'excède pas 14500 C pour       autant        que        la        quantité        de        MnO        reste        en        dessous        de        40        1%.     Il est     possible    de soumettre ce mélange à l'électrolyse  vers 1550 

  à     1600,)    C, avec une tension aux bornes de la  cellule inférieure à     10V    pour une densité de courant  moyenne de 250     A/dm2    et une distance entre l'anode  et la cathode de 5 cm. Dans ce cas on obtient un métal  extrêmement pur en ce qui     concerne    la teneur en sili  cium.  



  D'une façon générale, les domaines de composition  d'électrolyte qui paraissent les plus     intéressants    pour la       réalisation    pratique du procédé suivant l'invention sont  les suivants  - Pour les électrolytes dérivant principalement du  système ternaire     MnO-CaO-SiOo          MnO    inférieur à 60 0l0         CaO    : 25 à 55 0/0       SiO2    : 15 à 75 0/0.

           Le    domaine de concentration     optimum    de l'électro  lyte de départ pour obtenir une teneur en silicium     infé-          rieure    à 2     %        dans        le        manganèse        produit        avec        un        taux     d'épuisement de l'électrolyte suffisamment élevé est     plus     étroit et     correspond    pratiquement aux limites suivantes       MnO    :

   2 à 45     10/0     Rapport pondéral supérieur ou égal à 0,75.  - Pour les électrolytes
EMI0006.0048  
   dérivant     principalement    du  système ternaire     MnO-CaO-AI203          MnO:        inférieur    à     401%     Rapport pondéral
EMI0006.0054  
   de 0,72 à 1,24.  



  - Pour les électrolytes dérivant du système com  plexe     MnO-CaO-MgO-Si02-AI203          MnO:        inférieur    à     60%            AI203    : 0 à 60 0/0       MgO:    0 à     28%          CaO    :     25    à     55        %          SiO2    :

       15    à     75        %     Les domaines de     compositions    optima à utiliser en       pratique    sont, en dehors des conditions des deux sys  tèmes ternaires     MnO-CaO-Si02    et     MnO-CaO-AI203        pré-          cités,    conditionnés d'une part par la nécessité d'obtenir  un     rapport    pondéral .

   d'une valeur supé  rieure à 0,75 pour autant
EMI0006.0077  
   que la silice soit présente dans  l'électrolyte et que l'on désire obtenir un manganèse à  basse teneur en silicium, et d'autre     part    par la néces  sité de rechercher une composition d'électrolyte épuisé  dont la température de fusion soit encore inférieure à       15000C.    Ceci a d'ailleurs été illustré par les essais 4  et 5.  



  L'anode utilisé dans la cellule de l'électrolyse, pour  la mise en     oeuvre    du procédé suivant l'invention, peut  être en carbone amorphe, en graphite ou plus couram  ment du type     Sdderberg.       La coulée du métal déposé à la cathode d'une part,  et de l'électrolyte épuisé d'autre part, ne pose pas de  problèmes particuliers et relève de la pratique courante  en métallurgie.  



  Le métal produit par électrolyse est     caractérisé    es  sentiellement par une très basse teneur en carbone (in  férieure à 0,10/0) et une basse teneur en silicium (infé  rieure à 2%). La teneur en autres impuretés dépend de  la pureté de l'électrolyte. C'est ainsi que le fer contenu  dans l'électrolyte passe intégralement dans le  manganèse déposé à la cathode. Il en serait de même  pour tout autre élément dont l'affinité pour l'oxygène se  rait plus faible, égale ou légèrement supérieure à celle  du manganèse, c'est-à-dire, par exemple, le chrome, le  cobalt, le cuivre, le nickel, le silicium et l'aluminium.  La teneur en silicium du métal produit à la cathode  dépend essentiellement de l'indice de basicité de l'élec  trolyte et du degré d'épuisement final de     ce    dernier.

   Si  ledit indice est maintenu à une valeur égale ou supérieure  à l'unité et que l'électrolyse est arrêtée au moment où       il        reste        environ        15        %        de        MnO        dans        l'électrolyte,        il        est     possible d'obtenir des teneurs en silicium inférieures à       1'%.        Dans        ces        conditions,

          et        pour        autant        que        l'électro-          lyte    ne contienne pas d'impuretés plus réductibles que       MnO,    il est possible de produire un manganèse à     envi-          ron        99'%,        ou        davantage.     



  Par ailleurs, si un manganèse plus riche en silicium  est désiré, il suffit de maintenir l'indice de basicité de  l'électrolyte suffisamment bas, par exemple inférieur à  0,75 et de poursuivre l'électrolyse jusqu'à un taux d'épui  sement élevé de l'électrolyte.  



  Dans le cas où un minerai ou un mélange de mi  nerais de manganèse est utilisé pour constituer l'élec  trolyte, ces minerais peuvent être soumis préalablement  à un traitement de réduction partielle ou de     décarbo-          natation,    de manière que ce manganèse soit présent dans  l'électrolyte à l'état de monoxyde. II y a également éven  tuellement lieu d'ajouter audit minerai ou au mélange  de minerais, les oxydes nécessaires pour amener la com  position globale de l'électrolyte approximativement à  la composition idéale dont question ci-dessus.  



  Dans le but de mieux faire apparaître le bilan ma  tières d'une cellule d'électrolyse travaillant à l'échelle  industrielle d'après le procédé suivant l'invention,     ci-          après    est donné un exemple non limitatif  On part d'un minerai, qui, après     préréduction    corres  pond à l'analyse moyenne suivante       MnO:    63 0/0       SiO2:    16,5     b/o          A1203:        2,7'%          CaO    : 8,4 0/0       MgO    :     2,8'%          FeO    :

   1,4 0/0  le reste étant des oxydes alcalins et alcalino-terreux et de  l'oxyde de titane.  



  Pour ajuster le rapport .
EMI0006.0125  
   de ce minerai  à la valeur de 0,85, il y a lieu d'ajouter 32,4 kg de chaux  pour 1000 kg de minerai     préréduit.    Dans le cas où     l'élec-          trolyte        peut        contenir        au        maximum        45        %        de        MnO        et        au          minimum        15        %        de        MnO,

          il        faut,        en        régime,        pour        pro-          duire        1000        kg        de        ferromanganèse    à     94        %        de        manga-          nèse,    à     moins        de        0,

  1%        de        carbone        et    à     moins        de    2     0/0     de silicium, introduire dans la cellule environ<B>2190</B> kg       de        minerai        préréduit    à     63        %        de        MnO        et        71        kg        de        chaux          et        recycler     <RTI  

   ID="0006.0183">   environ        1142        kg        d'électrolyte        épuisé    à     15        %         de     MnO.    Ce dernier électrolyte est simplement conservé  dans la cellule d'électrolyse à la fin d'un cycle. Il y a  donc lieu de rejeter, pour<B>1000</B> kg de     ferromanganèse          produit,        938        kg        d'électrolyte        épuisé    à     15%        de        MnO.     



  La     fig.    8 est une représentation schématique de ces  différentes opérations.  



  La flèche 31 indique l'ajoute de 2190 kg de minerai       décarbonaté    à     63        %        de        MnO.        La        flèche        32        indique     l'ajoute de 71 kg de chaux,

   la flèche 33 indique     l'éva-          cuation        de        1000        kg        de        ferromanganèse    à     941%        de        man-          ganèse,    à     moins        de        0,1        %        de        carbone        et    à     moins        de        2%     de silicium.

   La flèche 34 indique l'évacuation de 323 kg  d'oxygène combiné au carbone de l'anode. La flèche 35  indique l'évacuation de 938 kg d'électrolyte épuisé à       15'%        de        MnO.        La        flèche        36        indique        une        recirculation        de     1142 kg d'électrolyte épuisé à<B>15010</B> de     MnO.     



  Le rendement métallurgique de cette opération serait,  dans ce cas de     90'0/0.     



  Si le mélange de minerai de manganèse contient du  fer, il est possible d'obtenir par électrolyse un manga  nèse pauvre en fer en procédant préalablement à un  traitement de déferrage.  



  Suivant l'invention, le minerai est soumis à une élec  trolyse analogue à celle permettant d'obtenir du man  ganèse pauvre en impuretés, sans toutefois aller jusqu'à  l'épuisement de l'électrolyte en manganèse. On peut ainsi  élaborer, d'une part, un électrolyte contenant, par     exem-          ple,        35        %        de        MnO        ou        davantage,        mais        déferré,        que        l'on     soumet ensuite à une électrolyse d'épuisement dans une  autre cellule d'électrolyse du type tel que décrit ci-avant,

    et d'autre part, un     ferromanganèse    pauvre en carbone et  en silicium dont la valeur commerciale est élevée par  rapport à la fonte     manganésée    fortement carburée éla  borée par un procédé classique de déferrage, tel qu'une  fusion réductrice au four électrique.  



  Dans le cas où un déferrage du minerai envisagé  pour l'alimentation de la cellule d'électrolyse n'est pas  exigé, le traitement de     préréduction    ou de     décarbonata-          tion    peut être     réalisé    de la façon suivante  - s'il s'agit d'un minerai à base de     pyrolusite,

      la ré  duction jusqu'à     MnO    est déjà complète en maintenant  le minerai broyé à 28     mesh    pendant     1/2    heure à 950  C       dans        une        atmosphère        réductrice        contenant        10        %        de        CO     ou d'un autre gaz réducteur ;  - s'il s'agit d'un minerai décarbonaté, il n'est pas -né  cessaire de le broyer étant donné qu'il éclate automati  quement par la chaleur.

   La réduction jusqu'à     MnO    est  déjà complète en maintenant     ce    minerai pendant     1/.1    d'heu  re à 8000 C en présence d'une atmosphère non oxydante.  



  Les cellules décrites pourraient éventuellement être  utilisées pour     l'élaboration    d'autres métaux que le man  ganèse, ou ses alliages, et l'électrolyte pourrait contenir  des additions minimes d'autres oxydes ou sels que ceux  prévus dans les systèmes ternaires cités plus hauts tels  que     BaO,        B203,        NaF,        CaF2,    et ayant pour but d'en dimi  nuer la température de fusion ou d'en augmenter la  conductibilité électrique.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé pour l'élaboration de manganèse à basse teneur en carbone par électrolyse ignée, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser un bain électrolytique choisi dans le groupe comprenant les systèmes ternaires Mri0-Si0..,- CaO, Mn0-Ca0-Mg0, Mn0-Ca0- A1.03 et MnO-MgO-Al203, ainsi que les systèmes com plexes dérivant des combinaisons de ces systèmes ter naires. II.
    Cellule d'électrolyse pour la mise en oeuvre du procédé selon I, comprenant un récipient au-dessus du quel est monté au moins une anode en carbone et dont 1e fond présente une cavité dans laquelle aboutit au moins une amenée de courant cathodique, cette cavité étant destinée à contenir le métal à extraire formant la cathode, le bain électrolytique se trouvant au-dessus de cette dernière, caractérisée en ce que l'amenée de cou rant cathodique est réalisée par un conducteur refroidi de manière telle qu'il se recouvre d'une couche protec trice du métal précité solidifié. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on ajuste dans le bain électrolytique, la quantité de chaux par rapport à la quantité de silice dans un rap port pondéral qui soit au moins égal à 0,75. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on ajuste, dans le bain électrolytique, la somme de la quantité de chaux et de magnésie par rapport à la somme de la quantité de silice et de l'alumine dans un rapport pondéral qui soit au moins égal à 0,75. 3. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que, lorsqu'on utilise un minerai carbonaté, on procède avant l'électrolyse à une décarbonatation de ce minerai dans une atmosphère non oxydante de telle façon que le manganèse soit obtenu sous forme de monoxyde. 4.
    Procédé selon la sous-revendication 3, caracté risé en ce qu'on réalise la décarbonatation à la pres sion atmosphérique à une température d'au moins 800 C. 5. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que, lorsqu'on utilise un minerai à base de pyrolusite, on procède à une réduction partielle de ce minerai jus qu'au monoxyde de manganèse avant son électrolyse. 6.
    Procédé selon la sous-revendication 5, caractérisé en ce qu'on réalise la réduction partielle du minerai à base de pyrolusite à la pression atmosphérique, en pré sence d'une atmosphère contenant au moins 5,010 d'oxyde de carbone, et à une température supérieure à 9000 C. 7. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il consiste à plonger l'anode dans le bain d'élec trolyse et à régler les paramètres de l'électrolyse de ma nière à réaliser, dans le bain, un régime sans effet d'anode. 8.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on soumet l'électrolyte à une pré-électrolyse des tinée à éliminer du bain les métaux plus facilement ré ductibles que le manganèse, par exemple le fer, à éli miner l'alliage, tel que du ferromanganèse, déposé à la cathode, et à soumettre l'électrolyte ainsi purifié à une deuxième électrolyse, de manière à obtenir du manga nèse. 9. Cellule selon la revendication II, caractérisée en ce que l'amenée de courant cathodique est constituée par un conducteur qui comprend un tube métallique re froidi intérieurement et aboutissant par son extrémité libre au fond de la cavité précitée, une pièce métallique amovible formant ledit fond de la cavité étant montée sur cette extrémité de la tige. 10.
    Cellule selon la revendication II, caractérisée en ce que le fond et les parois intérieures du récipient sont en un matériau réfractaire exempt de carbone, tel que de la dolomie calcinée ou de la magnésie.
CH1023866A 1965-07-16 1966-07-14 Procédé pour l'élaboration de manganèse à basse teneur en carbone par électrolyse ignée, et cellule pour la mise en oeuvre du procédé CH463798A (fr)

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