Machine à palettiser
La présente invention concerne une machine à palettiser des objets divers. On sait qu'on appelle ainsi l'opération qui consiste à ranger les objets en couche sur un support, généralement une palette de manutention, et à empiler ainsi sur cette dernière les diverses couches formées.
La palettisation des objets de formes et de volumes variés est une opération intéressante pour permettre la manutention rationnelle et rapide de ces objets. On a donc créé des machines à palettiser dont le rôle consiste à répartir divers objets sur une même surface plane de manière à constituer une couche, de contour généralement carré ou rectangulaire, ces machines permettant ainsi la superposition des couches successives sur un support inférieur, tel qu'une palette.
La palettisation des objets est une opération délicate à réaliser par des moyens mécaniques, lorsque les objets en question présentent des formes très variées ou lorsque leur répartition au sein d'une même couche est susceptible de varier grandement d'une couche à l'autre.
La machine à palettiser, conforme à la présente invention, vise à permettre les opérations de palettisation les plus diverses. Cette machine a également pour but de permettre une palettisation automatique suivant un programme prédéterminé, pouvant être modifié à volonté dans de larges limites.
Suivant l'invention, la machine à palettiser est caractérisée en ce qu'elle comprend un bâti sur lequel sont montés deux tiroirs escamotables, déplaçables par translation dans des sens opposés et pouvant être amenés sensiblement au contact l'un de l'autre par leurs bords en regard de manière à constituer un plateau de réception pour une couche d'objets à palettiser, ces tiroirs étant disposés au-dessus du support prévu pour la charge à palettiser, cette machine comprenant encore des moyens pour assurer la translation des tiroirs dans des sens opposés.
L'ouverture simultanée des tiroirs permet à la couche d'objets d'être déposée, de manière groupée, sur la palette ou sur la couche précédente déjà mise en place sur cette dernière.
Selon une réalisation préférée, le bâti porte au moins un chargeur comprenant une table de chargement s'étendant le long des côtés de l'un au moins des tiroirs et sensiblement au niveau de celui-ci, un bras d'approvisionnement capable de balayer la surface de la table de chargement par un déplacement parallèle au bord du tiroir et un poussoir, également capable de balayer la surface de la table de chargement, mais suivant un déplacement orthogonal à celui du bras d'approvisionnement.
Le chargeur permet ainsi de constituer une file d'objets parallèle au bord du tiroir. Une fois cette file constituée, elle est poussée transversalement sur les tiroirs par le poussoir.
Pour permettre les formules de répartition les plus variées sur le plateau de réception, la machine comprend avantageusement deux chargeurs s'étendant le long de deux côtés consécutifs du plateau de réception et un distributeur qui reçoit successivement les objets à palettiser et qui est capable d'aiguiller ceux-ci vers l'un ou l'autre des chargeurs précités.
De préférence, la machine comprend aussi un dispositif de programmation à cartes perforées assurant la commande séquentielle des divers organes mobiles en fonction du programme prévu pour la répartition des objets dans une même couche.
Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs,
la fig. 1 est une vue en élévation latérale d'une réalisation particulière de la machine en position de repos;
la fig. 2 est la vue en plan correspondante;
la fig. 3 est une vue schématique, en élévation latérale, des organes de commande des tiroirs;
la fig. 4 montre schématiquement, en perspective, le dispositif de commande du bras d'approvisionnement;
la fig. 5 est un schéma perspectif de la butée réglable de l'un des chargeurs;
la fig. 6 est la vue en élévation du distributeur rotatif;
la fig. 7 est la vue en plan correspondante;
la fig. 8 est une vue en élévation latérale d'une règle pivotante adjointe à un chargeur;
la fig. 9 est un schéma perspectif des organes essentiels de la machine;
la fig. 10 est une vue en élévation latérale du distributeur de palettes;
la fig. 11 est la vue en coupe correspondante suivant
XI-XI de la fig. 10;
la fig. 12 est un schéma en plan de la machine illustrant une phase du fonctionnement;
la fig. 13 est un schéma perspectif illustrant le fonctionnement du bras d'approvisionnement;
les fig. 14 à 17 sont des schémas analogues à la fig. 12 montrant diverses phases de la constitution d'une couche;
les fig. 18 et 19 sont des schémas en élévation latérale montrant la palettisation de couches successives;
la fig. 20 est un schéma en élévation latérale d'une variante de réalisation des tiroirs;
la fig. 21 est la vue en plan correspondante;
la fig. 22 est la vue schématique en élévation d'une variante de réalisation de la machine pour objets pesants;
la fig. 23 est la vue en plan correspondante;
la fig. 24 est la vue schématique en élévation d'une machine à palettiser de hauteur réglable;
la fig. 25 est la vue en plan s'y rapportant.
En se reportant aux fig. 1 et 2 des dessins annexés, on voit que dans la réalisation particulière prévue, la machine à palettiser suivant l'invention, comprend essentiellement un bâti 1 formé d'un cadre inférieur 2, d'un cadre supérieur 3, ces deux cadres étant solidarisés par des montants verticaux 4. A hauteur du cadre 2 sont montés deux tiroirs constitués, dans l'exemple décrit, par des plaques rectangulaires A, montées à coulisse le long de glissières 5, et susceptibles de se déplacer en sens opposé grâce aux moyens d'entraînement prévus. Les tiroirs A, au repos, sont tels que leurs bords en regard 6 sont pratiquement jointifs. Ils constituent ainsi un plateau de réception de la couche d'objets à palettiser qui s'étend le long de deux côtés consécutifs du cadre 2. La surface totale des tiroirs A est inférieure à la surface du cadre 2.
Des moyens sont prévus pour assurer le déplacement des tiroirs dans des sens contraires: soit F tendant à les écarter l'un de l'autre, soit G tendant à les rapprocher.
De préférence ces moyens comprennent, pour chaque tiroir, un vérin 7 dont la tige mobile est reliée au tiroir A qui le surplombe par une bride 9 (fig. 3). Parallèlement à l'axe de déplacement des tiroirs A est disposée une tige 1 1 montée rotativement et divisée en deux parties portant des filetages de sens opposés. Sur chacun de ces filetages est monté un écrou rotatif 12 solidaire de l'un des tiroirs considérés. La position des vérins 7 est croisée par rapport au centre du plateau de réception, comme on le voit fig. 10, pour répartir les efforts.
Les côtés des tiroirs A adjacents aux cadres 2, 3 sont bordés par des organes de retenue 71, 72 tels que des plaques allongées, destinés à empêcher le recul des objets à palettiser lors de l'ouverture des tiroirs A. Les organes 71, 72 sont fixes ou réglables transversalement.
Les cadres 2 et 3 portent, d'autre part, deux chargeurs C1, C2, placés le long des deux côtés consécutifs des tiroirs A et occupant la surface comprise entre ces derniers et le cadre 2.
Les chargeurs Cl, C2 présentent des structures similaires et comportent chacun une table de chargement Tl, T, bordant les tiroirs A. Si on désigne par X-X l'axe du cadre 2 orthogonal aux bords en regard 6 des tiroirs A et Y-Y l'axe de ce cadre parallèle à ces bords, on voit que Ia table T1 s'étend parallèlement à l'axe
X-X et la table T2 parallèlement à l'axe Y-Y. De ce fait, la table T1 borde les deux tiroirs A alors que la table
T2 ne borde que le tiroir de gauche sur les fig. 1 et 2.
Les chargeurs q, C2 comprennent, en outre, un bras d'approvisionnement Bl, B2, déplaçable par translation en restant parallèle à lui-même sous l'action d'un vérin V1, V2, respectivement.
Le premier bras Bt est déplaçable parallèlement à l'axe X-X et le second parallèlement à l'axe Y-Y. Les vérins V1, V2 sont avantageusement fixés le long du cadre 3 sous les longerons de celui-ci. La course des vérins V1, V2, est telle que les bras B1, B, , peuvent respectivement balayer l'espace situé en avant des tables
T1, T2, jusqu'à l'entrée de celles-ci.
Dans la réalisation particulière décrite, les bras
B1, B2, sont constitués par une tige coudée affectant un contour sensiblement triangulaire (fig. 4) de manière à constituer une sorte de paulette. Chaque bras, tel que B5 est solidaire angulairement d'un arbre 15 monté rotativement entre deux joues parallèles 16 constituant un équipage solidaire d'un coulisseau 17 qui coulisse le long d'une glissière 18 ménagée entre les cadres 2 et 3. Cet équipage est attaché à la tige 19 du vérin de commande
V1 ou V2 correspondant.
L'équipage considéré comporte aussi un dispositif de commande angulaire du bras B1 - ou B2 - constitué par un vérin W1 solidaire du coulisseau 17 et dont la tige 20 coulisse par rapport à celui-ci. La tige 20 commande par une bride 30 un écrou 40 capable de coulisser le long de l'arbre 15 en étant en prise avec un filetage 25 de ce dernier.
Les chargeurs C1, Q, comprennent d'autre part des butées réglables D1, D2, respectivement parallèles aux bras B1, Bs, et dont l'une au moins est capable de se déplacer par translation parallèlement à la direction
X-X pour la butée D1 et Y-Y pour la butée D2, ce qui permet de placer les butées D1, D2, à des emplacements désirés sur les tables T1, T2. La commande de position des butées D1, D2 peut être assurée simplement en prévoyant des coulisseaux 21 portant ces butées, ces coulis seaux qui traversent par des fentes 28 les tables
T1, T2, étant mobiles le long de glissières 22 s'étendant parallèlement aux lignes X-X, Y-Y respectivement.
Sous les tables Tl, T2, les coulisseaux 21 sont réunis par une traverse 23 portant un écrou 29 qui est traversé par une tige filetée 24 montée rotativement entre les paliers d'extrémité 25 et qui est entraînée par un moteur 26 (fig. 5).
Les chargeurs C1, Q comprennent encore des poussoirs E1, E2, à section droite en équerre, s'étendant parallèlement aux bords longitudinaux des tables T1, T2.
Ces poussoirs El, E8 de contour sensiblement rectangulaire et de longueur comparable à celle des tables T1,
T2, sont capables de recevoir un déplacement par trans lation suivant des directions respectivement parallèles à
Y-Y et X-X, en d'autres termes orthogonales au sens de translation des bras B1, B2 et des butées D1, D2. Les poussoirs Ej, E2, sont guidés dans leur translation par des glissières 31 portées par le cadre 3 et s'étendant sensiblement d'un longeron à l'autre de ce dernier. Dans les glissières 31 roulent des coulisseaux à billes 32 attachés au poussoir correspondant par des cornières 33. La commande en translation des poussoirs Et, E est assurée par des vérins Rr, R2, également fixés au cadre 3.
La partie du cadre 2 traversée par la diagonale Z-Z et laissée libre entre les tables T, T2, des chargeurs Ct, C2, est occupée par un distributeur F (fig. 6 et 7).
Le distributeur F comprend essentiellement, dans la réalisation particulière décrite, un disque 35 monté rotativement autour de son axe vertical. Le disque 35, de niveau avec les tables T1, T2, porte des rangées de galets 36 d'axes parallèles, en légère saillie relativement à sa face supérieure. Le disque 35 comporte deux positions de repos pour lesquelles les axes des galets 36 sont parallèles soit à l'axe X-X soit à l'axe Y-Y comme dans le cas de la fig. 2.
La commande angulaire du distributeur F est assurée par un vérin 37 articulé sur le cadre 2 au moyen d'un axe 38. La tige mobile 39 du vérin 37 est reliée par une articulation 41 à une manivelle 42 solidaire de l'axe 43 portant le disque 35. La machine à palettiser ainsi agencée, est complétée par un mécanisme transporteur schématisé en T fig. 2 et qui amène séquentiellement sur le distributeur F, sensiblement suivant la direction Z. les objets à palettiser.
La machine comporte encore, à hauteur du cadre 2, et entre les tables Tl, T2, des chargeurs C1, C2, et les tiroirs A, des règles longitudinales 61 bordant respectivement ces tables (fig. 8) et du côté des tiroirs considérés.
Les règles 61, qui servent, comme on le verra, au centrage d'une file d'objets, sont articulées autour d'axes 62 parallèles aux bords des tables T1, T2, et leur position angulaire est commandée par une manivelle 63 reliée à une bielle 64 qui aboutit à une plaque articulée 65 pourvue d'un galet 66 et qui pivote autour d'un axe 67 sous la poussée d'une patte 68 solidaire du poussoir E ; ou E,.
Il est prévu, d'autre part, un support S de hauteur réglable agencé sous les plateaux A et à l'aplomb de ceux-ci. Le support S est avantageusement constitué par une table élévatrice 45 portée par un système élévateur 46 (par exemple du genre parallélogramme articulé) permettant de modifier sa hauteur libre sous les tiroirs A.
La table 45 reçoit, en général au départ, une palette de chargement 47. La partie supérieure de la table 45 est encore équipée de dispositifs de translation, non figurés, d'un type en lui-même connu et permettant l'immobilisation de la palette 47 pendant la période de chargement, son introduction ou son évacuation lorsque la table 45 est en position basse.
A la machine à palettiser ainsi agencée peut encore être adjoint un dispositif assurant l'approvisionnement autc. matique des palettes sur le support S lorsque celuici est en position basse. Ce dispositif, schématisé aux fig. 10 et 11, comprend essentiellement une colonne 51 dans laquelle sont empilées les palettes 47. A la base de la colonne 51 de chaque côté desdites palettes sont ménagées des roues dentées 52 dont les dents font saillie à l'intérieur de la colonne 51. Les roues 52 supportent ainsi l'ensemble des palettes empilées 47.
Au bas de la colonne 51 est monté un transporteur 53 agencé pour amener la palette libérée sur la table 45 lorsque celle-ci est à sa position la plus basse comme montré vig. 10. Du côté opposé au transporteur 53 est prévu n ji second transporteur 54 destiné à l'évacuation des palettes chargées. Les dents des roues 52 sont engagées dans les palettes 47 aux emplacements normalement prévus pour le passage des fourches des chariots de manutention.
La machine comprend encore, de préférence, un dispositif de commande automatique des divers récepteurs montrés sur la fig. 9, ce dispositif agissant suivant un programme préétabli. Tous moyens connus peuvent être utilisés à cet effet. En particulier ce dispositif peut être adapté à une commande par cartes perforées, ces dernières co. ltenant en mémoire les données pour la formation d'une couche et pour l'établissement d'un ensemble de couches sur une même palette. Ce dispositif comporte à la fois un système de lecture des cartes et des relais de fin de t, ourse pour les organes mobiles permettant l'accomplissement des séquences désirées.
Le fcnctionnement de la machine ainsi agencée est le suivant:
Initialement, les bras B1, B2, sont dans la position de la fig 2 à l'entrée des tables T1, T2 dont ils barrent l'accès. I es poussoirs E1, E2 sont en position de fin de course, à l'aplomb du cadre 3. Les tiroirs A sont fermés, les bords 6 étant pratiquement jointifs. Les butées D1 et D2 sont amenées aux positions voulues par le programme de chargement, leur déplacement étant assuré par la rotation des moteurs 26 qui fait tourner la tige 24 et déplace l'écrou 29 avec ses annexes dont la butée D ou D2.
Ce réglage peut être conservé tout au long de la constitution d'une couche, ou modifié à chaque file d'objets ou même pour chaque objet O entrant.
Sur la tige 12, on a supposé que la butée D1 était avancée au 1/3 de sa course et la butée D2 reculée presque à fond.
Les objets O à palettiser, qui ont de préférence un contour rectangulaire et la même hauteur, bien que ces conditions ne soient pas impératives, sont amenés un par un suivant Z-Z par le transporteur T. Ils parviennent ainsi sur le distributeur F dont les galets 36 ont été orientés parallèlement à X-X (dans le cas de la fig. 12) ou à Y-Y.
Ce réglage peut être conservé pour une même file d'objets, ou changé à chaque objet.
Dans tous les cas, lorsque l'objet est parvenu en Oî sur le transporteur F (fig. 12), les galets 36 I'ont fait pivoter de sorte qu'il est orienté parallèlement à X-X ou Y-Y.
Le bras d'approvisionnement B1 (si les galets 36 ont été dirigés vers le chargeur C1 - ou le bras B2 dans l'hypothèse inverse) est alors actionné. Le mouvement composite du bras Bî - ou B2 - comprend d'abord (fig. 13) une rotation vers le haut suivant f à partir de la position de repos B1.,. Cette rotation est obtenue par extension du vérin W1 (fig. 4) dont la tige 20 déplace l'écrou 40 le long de la tige filetée 15 entre les joues 16.
Cette translation de l'écrou 40 provoque la rotation désirée du bras B1. Puis le vérin Vl est mis en extension et pousse suivant g le bras B1 qui reste en position haute.
Au cours de ce déplacement, le coulisseau 17 se déplace le long de la glissière 18. Comme le bras B1 est relevé, il échappe à l'objet Oî. Arrivé en fin de course en B1,, (fig. 13), le vérin W1 est à nouveau rétracté et le bras B1 est abaissé en B1e (position schématisée fig. 12). Le vérin V1 est alors contracté à son tour. Le bras B1 revient alors vers sa position initiale Bîa et pousse l'objet Oî vers la position O2 à la manière d'un râteau.
Quand l'objet est ainsi parvenu en O2 sur le chargeur
C1, le cycle peut recommencer soit pour le bras B1, soit pour le bras B2 suivant le programme fixé, le déplacement du bras d'approvisionnement intervenant dès qu'un nouvel objet parvient sur le distributeur F. Si l'objet suivant est amené vers la table T1 qui porte déjà l'objet 02, le bras B1 va pousser les deux objets par appui mutuel.
La file ainsi constituée avance donc suivant X-X vers la butée D1.
On comprend que l'aiguillage assuré par le distributeur F permet d'envoyer vers l'un ou l'autre des chargeurs C1, Q, les objets suivant leurs formes et leurs dimensions, en vue de constituer des files aussi homogènes que possible par exemple, ou selon tout autre critère désiré, deux files pouvant d'ailleurs se trouver en cours de formation simultanément sur les chargeurs C1, Q.
Dans tous les cas, lorsqu'une file complète a été constituée, par exemple sur le chargeur C2 (objets OS, 04, fig. 14), le vérin Ra est actionné et le poussoir E2 agissant à la manière d'un râteau, va pousser cette file sur le plateau A. Au cours du déplacement du poussoir 2, la patte 68 pousse la plaque 65 qui pivote en déplaçant la bielle 64. Celle-ci fait tourner la règle 61 vers le bas jusqu'à ce que la patte 68 ait échappé à la plaque 65. A ce moment, la règle 61 qui avait précédemment servi au guidage et à l'alignement des objets 0,, O4 sert de pontlevis pour permettre le passage de ces objets sur le plateau A.
Sur ce plateau peut également se trouver une autre file 5, 06, O7 confectionnée semblablement, et qui se trouve à l'entrée du tiroir A si précédemment le poussoir E n'a pas été déplacé à fin de course. Dans cette dernière hypothèse, le poussoir Ea amène les deux files en butée sur la plaque de retenue 71, les objets prenant un appui latéral sur la plaque de retenue 72.
La commande des poussoirs Et E2 peut être assurée automatiquement grâce à un palpeur porté par les butées Dl, D2.
La force des vérins Rl, R2 est calculée pour pouvoir pousser plusieurs files simultanément. Lors du retour des poussoirs Et E2, les plaques pivotantes 65 des règles 61 sont automatiquement ramenées en position initiale de la fig. 8 de sorte que les règles 61 sont relevées.
Bien entendu, on peut aussi dans certains cas cons tituber une file directement sur le tiroir A par actions successives, objet après objet, du bras Bt et du poussoir El (par exemple), la butée D1 étant avancée de telle sorte que les objets 05, r, soient transférés sur le tiroir
A par le poussoir E1 à mesure de leur arrivée sur la table Tte. Un tel cas est montré sur la fig. 15 où on a, en outre, supposé que la file 01, O4 avait déjà été amenée par le poussoir E-. à fin de course sur le tiroir A opposé à la table T2.
On voit ainsi que la flexibilité de la machine est considérable et permet de réaliser avec la plus grande facilité tous les cas de figures (fig. 16 et 17) où deux dispositions particulières de couches terminées ont été schématisées. En particulier les dispositions des couches successives peuvent être croisées ce qui est favorable à la stabilité.
Quand la couche est composée avec l'ordonnancement désiré sur le plateau de réception constitué par les tiroirs A, les vérins 7 sont actionnés. Chaque vérin pousse l'un des tiroirs dont l'écrou 12 (fig. 3) fait tour ner la tige 1 1 ce qui, par action de l'autre écrou 12, assure le déplacement synchronisé en sens inverse de l'autre tiroir.
Toute la couche est maintenue centrée par les organes de retenue 71, 72 et par les poussoirs E1, E2 ame- nés en bordure des tiroirs A. Les tiroirs A sont ainsi conjugués de façon que le mouvement de l'un dans un sens entraîne le mouvement de l'autre en sens opposé. Ce système a le double avantage de déposer la charge en partant du milieu d'une couche et de diminuer le temps d'ouverture.
La couche ainsi constituée tombe, s'il s'agit de la première, directement sur la palette 47 portée par la table élévatrice 45, laquelle est amenée en position haute par le système élévateur 46 (fig. 18).
A mesure que les couches sont déposées, la table 45 descend de la hauteur d'une couche. Quand elle est parvenue (fig. 19) en position basse, la palette chargée 47 est évacuée par le transporteur 54 alors qu'une autre palette vide est acheminée sur la table 45 du support S par le transporteur 53 (fig. 10).
On remarque que la machine peut être aisément réglée, par un positionnement correct des poussoirs Et,
E2, lors de l'ouverture des tiroirs A, pour accepter des palettes de dimensions différentes et constituer des charges variées.
Dans le cas où l'objet à palettiser a les dimensions de la palette, les chargeurs Ct, C2, sont inutiles et les objets peuvent être directement introduits sur les tiroirs A.
Selon une variante de réalisation (fig. 20, 21) les bords 6 des tiroirs A portent des galets en légère saillie 73 qui trempent chacun dans un bac 74 contenant un produit adhésif ou antidérapant.
Lors de l'ouverture des tiroirs A, les galets 73 déposent le produit adhésif ou antidérapant sur le fond des objets qui, en glissant sur les tiroirs, les font tourner et provoquent l'enduction. Cette dernière permet d'obtenir des ensembles palettisés stables où les risques d'écroulement en cours de transport sont exclus.
La réalisation de la machine à palettiser représentée schématiquement aux fig. 22 et 23 est principalement destinée à la palettisation d'objets pesants et volumineux, tels que des sacs de ciment.
Dans cette réalisation, le distributeur F est adjacent à un bord 101 en pan coupé du bâti 1, ce bord étant muni d'un rouleau d'amenage 102. Le disque rotatif 35 qui est guidé par des galets périphériques 103 porte deux bandes transporteuses motrices 104 orientées suivant l'axe Z-Z du bâti 1 lorsque le distributeur F est en position d'attente.
Les bras d'approvisionnement B1, B2 sont ici supprimés, mais par contre les tables de chargement sont constituées par des convoyeurs K,, K2 dont les rouleaux 105, 106 sont alternativement moteurs et fous. Les rouleaux moteurs 105 sont entraînés à partir de rouleaux coaxiaux 107 mus par une bande sans fin 108 qui passe sur des rouleaux de renvoi 109.
L'ensemble des mouvements d'entraînement est assuré à partir d'un moteur unique 111 relié à un réducteur à vis tangente 112 situé dans l'axe W-W du plateau 35. Des poulies 113 portées par un arbre 114 orienté suivant l'axe de rotation W-W du plateau 35 assurent par des transmissions à courroie 115, 116 et des organes de renvoi d'angle, l'entraînement des divers organes rotatifs de la machine et notamment le rouleau 102, les rou
leaux des transporteurs Kt, K2 et les bandes transporteuses 104.
Cette machine à palettiser convient aussi pour la manutention de charges très variées, même des charges de consistance assez molle.
La machine représentée aux fig. 24 et 25 est destinée à assurer la palettisation d'objets quelconques sur des supports de hauteur constante tels que des wagonnets à plate-forme Sa. A cet effet, le bâti de la machine se réduit à un cadre la monté à coulisse verticalement audessus de la voie de circulation des wagonnets Sa.
Pour permettre ce mouvement, le cadre la comporte des anneaux d'angle 121 qui sont montés à coulisse sur des poteaux verticaux 122. La commande en hauteur du cadre la est assurée par tout dispositif de monte-et-baisse connu, par exemple au moyen de vérins 123 placés le long des poteaux 122.
L'alimentation du distributeur F est réalisée au moyen d'un convoyeur inclinable et extensible 124 relié par des articulations 125 au cadre la. Le convoyeur 124 reçoit les objets O à palettiser.
La palettisation des wagonnets Sa est ainsi assurée par couches successives, le cadre la passant progressivement du niveau bas NL au niveau haut N2 en se soulevant à chaque fois d'une hauteur égale à celle du lit déposé. Lorsqu'une pile PX a été formée, le train de wagonnets avance en conséquence pour permettre la formation d'une seconde pile P2
Il est évident que les divers organes de manutention pourraient être actionnés par des moyens moteurs autres que des vérins pneumatiques.
De même, si on désire ne pas utiliser des vérins comportant une course de trop grande longueur, il est possible de prévoir des vérins télescopiques ou des vérins à montage coulissant se commandant les uns les autres.
Ainsi, l'expérience a montré qu'il était avantageux, si les plaques de retenue 71, 72 bordant deux des côtés des tiroirs A étaient réglables transversalement, de commander ces plaques en position par des vérins pneumatiques.
Dans ce cas, les organes de retenue 71, 72 sont retirés assez largement pendant la durée du chargement des deux tiroirs A puis ils sont rapprochés aux dimensions de la palette à constituer, les poussoirs Et, h fermant les deux autres côtés. Dans ces conditions, les objets O sont convenablement répartis sur les tiroirs A tandis que les intervalles entre les objets sont disposés au hasard. On obtient ainsi une couche dont les bords présentent l'alignement voulu.
On pourrait également conjuguer l'ouverture et la fermeture des tiroirs A par des moyens classiques dans le domaine des portes coulissantes pour véhicules de chemins de fer, notamment des systèmes à chaînes ou à vis.