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Métronome L'objet de la présente invention est un métronome produisant des signaux optiques et acoustiques par commande électrique.
Les métronomes connus de ce genre sont volumineux et relativement coûteux ; ils comprennent deux circuits de sortie synchronisés, auxquels sont connectés respectivement une lampe destinée à produire les signaux optiques et un transducteur électroacoustique destiné à produire les signaux acoustiques. Le couplage mutuel de cette lampe et de ce transducteur est lâche, de sorte que le timbre des signaux acoustiques fourni par le transducteur est indépendant de la présence de la lampe qui peut présenter une impédance non linéaire ou variable.
Une des difficultés rencontrée par la réalisation de tels métronomes a cependant trait à l'obtention d'un timbre très net, lequel joue un grand rôle en ce qui concerne la précision de définition des temps rythmiques. Un métronome produisant un son mou ne saurait, même si sa fréquence de battement est très précise, définir les temps rythmiques avec précision. Une solution simple à la question de la netteté du timbre peut être apportée dans les métronomes comprenant deux circuits de sortie par une adaptation particulière de celui de ces circuits qui est spécifiquement destiné aux signaux acoustiques. Cette solution a cependant l'inconvénient d'exiger la présence de deux circuits de sortie distincts, l'un pour les signaux acoustiques et- l'autre pour les signaux optiques et donc d'être assez coûteuse.
Le but de la présente invention est de créer un métronome de dimension réduite, et meilleur marché que les métronomes connus tout en assurant la netteté du timbre des signaux acoustiques produits.
Le métronome selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un seul circuit de sortie dans lequel une lampe à décharge, destinée à produire les signaux optiques, et un haut-parleur à haute impédance, destiné à produire les signaux acoustiques, sont connectés en montage dynamiquement parallèle.
Une forme d'exécution du métronome selon l'invention est représentée à titre d'exemple au dessin annexé dans lequel la fig. 1 en est une vue en perspective, et la fig. 2 le schéma.
Le métronome représenté comprend un boîtier 1 de forme parallélépipédique, dans lequel sont logés un haut- parleur à cristal 2 à haute impédance et une lampe à décharge 3. La face antérieure du boîtier 1 porte une grille 4, pour laisser passer les sons du haut-parleur 2, ainsi qu'un verre diffusé à facettes 5, placé devant la lampe 3. L'énergie nécessaire à l'excitation du haut-parleur 2 et de la lampe 3 est fournie par une pile 6 de modèle courant, qu'un couvercle amovible du boîtier 1 permet de remplacer facilement. Le haut-parleur 2 et la lampe 3 sont commandés de façon à produire des signaux brefs.
La cadence de ces derniers peut être réglée à l'aide d'un bouton moleté 8 portant une graduation 9 sur sa face visible, qui se déplace en regard d'un index 10. Un bouton 11, mobile dans une fente 12 du couvercle 7, permet d'actionner un interrupteur 13 (fig. 2) et de mettre ainsi le haut-parleur 2 en circuit ou hors-circuit, au gré de l'usager.
Le schéma de la fig. 2 montre que le haut-parleur 2 et la lampe 3 sont connectés dans un même circuit de sortie, alimenté par un enroulement 14 et comprenant en outre un condensateur 15. Ce circuit de sortie est commandé par un oscillateur à transistor comprenant un enroulement 16 d'excitation dans le circuit émetteur- collecteur du transistor 17 et un enroulement 18 de commande dans le circuit de base du transistor 17, les enroulements 14, 16 et 18 ayant le même noyau 19.
Cette connexion du haut-parleur 2 et de la lampe 3 dans le même circuit réalise un couplage serré entre ces deux éléments. L'impédance élevée du haut-parleur à
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cristal permet leur mise en parallèle et ainsi la tension aux bornes du haut-parleur 2 se trouve être exactement la même que la tension aux bornes de la lampe à décharge 3. Comme cette dernière présente une impédance dynamique variable avec la tension et devenant dans certains domaines, nulle ou négative, la tension appliquée au haut-parleur 2 subit un écrémage et constitue un signal très riche en harmoniques, et à flancs raides qui se traduit par un signal acoustique percutant.
C'est justement là ce que l'on cherche et il apparaît donc dans le cas présent, que le couplage serré du haut-parleur à haute impédance 2 avec la lampe à décharge 3, loin de nuire aux qualités acoustiques des signaux fournis par le haut- parleur 3, contribue à donner à ces signaux acoustiques un timbre adéquatement net et percutant.
La mise en parallèle dont résulte l'effet recherché ne doit cependant pas nécessairement être statique (ou galvanique). elle pourrait aussi être réalisée par un montage dynamiquement parallèle; un tel montage dynamique- ment parallèle se trouverait, par exemple, réalisé si l'on intercalait en série avec le haut-parleur un condensateur qui interromprait la liaison en courant continu tout en la laissant subsister en courant alternatif, la mise en parallèle subsistant donc ainsi pour le signal de fréquence acoustique.
Un montage dynamiquement parallèle se trouverait également réalisé si le haut-parleur était connecté sur le transformateur à une prise d'adaptation correspondant à un nombre de spires de transformateur inférieur ou supérieur à celui des spires alimentant la lampe à décharge ; on pourra parler de montage dyna- miquement parallèle tant que les effets délinéarisa- teurs de la lampe à décharge affectant la tension et la forme du signal (introduction d'harmoniques) seront transmis sans altérations notables aux bornes du haut- parleur. Il est bien clair cependant que le plus simple des montages dynamiquement parallèles consiste en une mise en parallèle galvanique conventionnelle.
Le circuit émetteur-collecteur du transistor 17 est stabilisé par des résistances 20, 21 et les condensateurs électrolytiques 22, 23 ; il est alimenté par la pile 6. Le circuit de base du transistor comprend des résistances 24, 25. l'enroulement 18, une diode redresseuse 26, un condensateur 27, ainsi que trois résistances variables 28, 29 et 39, branchées en parallèle avec le condensateur 27.
L'oscillateur décrit comprend encore un interrupteur principal 31, commandé, tout comme la résistance 30, _par le bouton 8.
Les différents éléments de ces circuits sont choisis et réglés de façon qu'au moment où l'on ferme l'interrupteur 31. l'oscillateur décrit entre aussitôt en action et produise une première paire de signaux, un signal optique et un signal acoustique, si l'interrupteur 13 est fermé, et uniquement un signal optique, si cet interrupteur est ouvert. L'oscillateur ne reste toutefois qu'un très bref instant en service. En effet, dès que l'oscillateur entre en service et pendant tout le temps qu'il fonctionne, l'enroulement 18 charge le condensateur 27 à travers la diode 26. Or. la charge croissante du condensateur 27 a pour effet de modifier progressivement le potentiel de la base du transistor 17 jusqu'au point de bloquer ce dernier et d'arrêter par conséquent l'oscillateur.
Le transistor 17 reste ainsi bloqué jusqu'à ce que le condensateur 27 se soit suffisamment déchargé à travers les résistances 28, 29 et 30 et ait ramené la base du transistor 17 à un potentiel qui rende le transistor conducteur et permette à l'oscillateur de se remettre en marche comme lors de la fermeture de l'interrupteur 31. Le fonctionnement décrit reprend et se répète ainsi périodiquement, aussi longtemps que l'interrupteur 31 reste fermé.
Il ressort de ce qui précède que le métronome décrit produit des signaux optiques et acoustiques ou seulement optiques, selon la position de l'interrupteur 13,à des instants réguliers, séparés par des pauses dont la durée dépend exclusivement du temps que le condensateur 27 met à se décharger à travers les résistances 28, 29 et 30.
En réglant ces dernières, il est ainsi possible de régler le temps de blocage du transistor 17 et par conséquent des pauses entre deux signaux consécutifs. En d'autres termes, les résistances 28, 29 et 30 permettent de régler la fréquence des signaux produits par le métronome.
Comme il a été indiqué ci-dessus, le réglage de cette fréquence est assuré par le bouton 8, qui ne commande que la résistance 30. Les résistances variables 28 et 29 sont des résistances d'étalonnage. Dans ce but, la résistance 28 est petite par rapport à la résistance 29. Lorsque la résistance 30 est minimum, c'est-à-dire lorsque l'une des extrémités de la graduation 9 est en regard de l'index 10, le condensateur 27 se décharge pratiquement à travers les résistances 28 et 30, de sorte que le réglage de la résistance 28 permet de déterminer exactement la valeur de la fréquence la plus rapide des signaux produits par la métronome.
Lorsque la résistance 30 est en revanche maximum, c'est-à-dire lorsque l'autre extrémité de la graduation 9 est en regard de l'index 10, l'influence de la résistance 28 sur le temps de décharge du condensateur 27 est négligeable, de sorte que la fréquence la plus lente des signaux produits par la métronome peut être réglée à la valeur désirée par la résistance 29, indépendamment de la valeur de la résistance 28. Entre les deux fréquences extrêmes ainsi déterminées par le réglage décrit des résistances 28 et 29, la fréquence des signaux produits par le métronome peut être réglée avec précision à n'importe quelle valeur par la résistance 30.
Le fait d'enclencher ou de déclencher le haut-parleur 2 à l'aide de l'interrupteur 13 n'a aucune influence notable sur la fréquence des signaux produits par le métronome.
Il ressort de la description précédente que les éléments du métronome sont peu encombrants et peuvent être logés facilement dans un boîtier 1 ayant sensiblement les dimensions d'un paquet de cigarettes. Tous ces éléments sont de type courant et par conséquent de prix modique. Chacun d'eux a notoirement une longue durée de vie, de sorte que le métronome décrit ne risque pas de se déranger. En outre, sa consommation est minime. Des essais ont montré qu'une petite pile de type courant suffisait à l'alimenter pendant plusieurs centaines d'heures.