Dispositif électronique multicouche à balayage pour restituer une image lumineuse à partir de signaux électriques ou vice-versa La présente invention concerne un dispositif élec tronique à balayage pour restituer une image lumineuse à partir de signaux électriques ou vice-versa.
Le dispositif de représentation utilisé couramment dans la télévision et le radar est basé sur le tube catho dique classique dans lequel un faisceau d'électrons émis par une cathode chaude balaie un écran fluores cent pour reproduire l'information émise par une source éloignée. Ces tubes sont encombrants du fait de la grande épaisseur nécessaire pour obtenir un faisceau de longueur suffisante pouvant subir les déviations nécessaires au balayage. De plus, ces tubes où règne le vide sont réalisés de façon à résister à la pression atmosphérique, en particulier sur leur face comportant l'écran, ce qui nécessite une forme incurvée et en général circulaire.
L'opération de balayage étant réa lisée sur une surface de forme rectangulaire, cette forme circulaire ne peut facilement recevoir la totalité de l'information émise par la source, sauf si le dia mètre de l'écran est augmenté de façon à circonscrire ladite surface rectangulaire. Ces tubes exigent une ten sion élevée entre la cathode et l'écran, et des circuits de balayage agissant par l'intermédiaire d'enroulement ou de plaques de déviation, afin de réaliser le balayage.
La présente invention a pour objet un dispositif électronique multicouche à balayage pour restituer une image lumineuse à partir de signaux électrique ou vice- versa, caractérisé en ce qu'il comprend une première couche contenant plusieurs premiers conducteurs parallèles espacés les uns des autres, une seconde couche de substance électroluminescente, une troisième couche comportant plusieurs seconds conducteurs transparents parallèles et espacés les uns des autres, placés transversalement par rapport auxdits premiers conducteurs, une quatrième couche de matière isolante transparente, une cinquième couche formée d'une pre mière pellicule conductrice transparente,
une sixième couche formée d'une substance photoconductrice, une septième couche opaque comportant une matière iso lante contenant un grand nombre d'éléments conduc teurs de très faibles dimensions qui sont isolés les uns des autres, une huitième couche comprenant une subs tance électroluminescente ou photoconductrice, et une neuvième couche constituée par une seconde pellicule conductrice transparente, lesdits premiers conducteurs chevauchant lesdits seconds conducteurs de façon à réaliser une aire de balayage ou d'exploration, un dis positif pour mettre sous tension successivement à des vitesses prédéterminées les conducteurs desdites pre mière et troisième couches, de façon à créer une tache d'exploration luminescente dans ladite couche de matière électroluminescente,
créant ainsi une tache correspondante dans ladite substance photoconduc trice, afin de réaliser un trajet conducteur entre lesdites pellicules conductrices.
Le dessin annexé, sur lequel les mêmes références désignent des éléments semblables, illustre schémati quement et à titre d'exemple une forme d'exécution et quelques variantes du dispositif électronique à balayage selon l'invention.
La fig. 1 en est une coupe schématique partielle.
La fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig. 1, représentant la partie de balayage du dispositif. La fig.3 est une vue schématique partielle en élévation latérale d'une variante de réalisation des cou ches extérieurs du dispositif.
La fig. 4 est une coupe partielle analogue à celle de la fig. 2, représentant une variante du dispositif d'ex ploration pour obtenir des images à lignes entrelacées.
Le dispositif électronique multicouche à balayage pour restituer une image lumineuse à partir de signaux électriques ou vice-versa peut avoir une forme rectan gulaire, plane ou incurvée à volonté, d'épaisseur uni forme et très faible. Dans ce dispositif la cathode chaude et le faisceau de l'enveloppe où règne le vide, ainsi que les disposi tifs provoquant la déviation du faisceau, sont complè tement supprimés.
Se référant au dessin, une enveloppe rectangulaire est constituée par des plaques de verre 20 et 22 espa cées et pouvant être scellées sur leur pourtour par leurs bords de toute manière appropriée, par exemple par fusion des plaques de verre, ou par l'emploi d'une résine époxyde comme montré en 19. A l'intérieur de l'enveloppe sont placées une section de balayage cons tituée par deux couches 24 et 26 de lignes conductrices 'ou de conducteurs 25 et 27, respectivement parallèles, les éléments d'un groupe étant perpendiculaires à ceux 'de l'autre groupe, ainsi qu'une couche intermédiaire de produits électroluminescents 28.
La couche de fils conducteurs 25 est supportée par la face inférieure de la plaque de verre 20, et la couche de fils conducteurs 27 est supportée par la face inférieure d'une plaque de verre 30. Le produit conducteur constituant les conduc teurs 27 est un produit transparent, tel que le bioxyde d'étain Sn0, Au-dessus de la section de balayage est placée une section de commande d'intensité de lumière, consti tuant un écran amplificateur ou modulateur.
Dans ce but, la face supérieure de la plaque de verre 30 com porte un revêtement 32 de matière conductrice trans parente, qui peut de même être de l'oxyde d'étain, et la face intérieure de la plaque-enveloppe 22 comporte une couche 34 d'un produit conducteur transparent, qui peut être également de l'oxyde d'étain.
Entre les couches conductrices 32 et 34 est placée une couche d'une substance 36 photoconductrice, par exemple du sulfure de cadmium CdS, etc. et une couche d'un pro duit électroluminescent 38, par exemple du sulfure de zinc, ZnS, les couches 36 et 38 étant séparées par une couche 40 constituée par un grand nombre d'éléments conducteurs très petits, chacun de ceux-ci étant entouré d'un produit isolant approprié, la dite couche étant opaque.
Dans le dispositif d'exploration, toutes les couches de conducteurs parallèles sont semblables, sauf que les conducteurs 25 de la couche inférieure 24 n'ont pas à être en un produit transparent.
Sur la fig. 2 sur laquelle on a représenté les cou ches superposées 24 et 26, séparées par un produit électroluminescent 28, on a également représenté les conducteurs 25 de la couche inférieure. A une extré mité, et au-dessous de l'écran, chaque conducteur 25 comporte un éclateur 54, et les extrémités 56 de tous ces conducteurs sont réunies entre elles, comme montré en 60, et à un conducteur commun 62 traver sant toute l'enveloppe.
De même, tous les conducteurs transparents 27 des couches supérieures comportent un éclateur 70. Les extrémités 72 de tous les conducteurs 27 sont reliées à un conducteur de retour commun 76, comportant lui- même un fil de connexion 78 traversant l'enveloppe. Au voisinage d'un des éclateurs 54 d'extrémité est placé un éclateur à électrode d'amorçage 58, relié au conducteur 60 et au conducteur 64 passant à travers l'enveloppe. De la même manière, un éclateur à élec trode d'amorçage 74 est placé au voisinage d'un des éclateurs d'extrémité 70, et est relié au conducteur de retour commun 76 et à un conducteur 80 traversant l'enveloppe.
,Des champs magnétiques sont convenablement créés le long de la ligne des éclateurs 70. Chaque champ magnétique perpendiculaifë au plan des conducteurs 25 et 27 peut avoir une intensité uniforme sur la totalité de chaque fil d'éclateur, et peut être créé par deux pièces polaires. Le champ magnétique pro duit le long des éclateurs 54 peut être réalisé par des pièces polaires 82 et 84 qui sont disposées le long de la face inférieure de la plaque 20 et de la face supé rieure de la plaque 22, et.alignées avec les éclateurs 54 (fig. 1).
Les pièces polaires peuvent être réunies par une culasse 86, entourant le bord du contour voisin des éclateurs 54. Un second champ magnétique est créé de manière semblable à l'aide des pièces polaires 88 et 90 le long de la file d'éclateurs 70.
Les pièces polaires peuvent être constituées par des aimants per manents en forme de barres, ou bien en fer aimanté par la culasse, qui peut être un aimant permanent, ou encore aimanté par un enroulement magnétisant. Ces champs peuvent également être créés par d'autres moyens, par exemple des enroulements allongés excités par un courant continu, et placés au-dessous (et au- dessus éventuellement), et à l'alignement avec les séries d'éclateurs 70.
Ces enroulements peuvent être placés à l'intérieur de l'enveloppe, au voisinage des dits éclateurs, et peuvent comporter des noyaux concentrant le champ. Le champ magnétique du dispo sitif de balayage vertical, entre les pièces polaires 82 et 84, peut être un champ pulsatoire destiné à régler, d'une manière précise, le déplacement de la décharge d'un éclateur au suivant. Par conséquent, si l'on utilise un enroulement magnétisant pour créer le champ, la tension continue qui est appliquée à cet enroulement est momentanément accrue, ou pulsée, pour déplacer la décharge en direction de l'éclateur suivant.
L'enveloppe doit être remplie d'un gaz inerte sous une pression appropriée choisie de façon à rendre pos- sibel une décharge luminescente par ionisation, entre les éclateurs 54 et 70 et les éclateurs à électrode d'amorçage 58 et 74, à l'aide de tensions prédétermi nées appliquées entre leurs bornes.
Si l'on admet que le conducteur 62 est relié à la borne positive d'une source de tension continue, et que le conducteur 78 est relié à la borne négative corres pondante, et que cette tension est juste inférieure à la valeur nécessaire pour faire jaillir une décharge dans l'un des éclateurs 54 et l'un des éclateurs 70, aucun courant ne circule entre l'un ou l'autre des conducteurs 25 et l'un des conducteurs 27 à travers la couche conductrice électroluminescente 28.
S'il existait en même temps une décharge à travers l'éclateur 70A et l'éclateur 54A, par exemple, un circuit se fermerait en L (voir fig. 2), entre le conducteur 25A et le conduc teur 27A, à travers le produit électroluminescent 28, et une luminescence apparaîtrait en L.
Lorsqu'on applique des tensions de ce genre aux bornes 62 et 78, on applique en même temps des ten sions d'amorçage aux conducteurs 64 et 80. Une ten sion d'amorçage négative est momentanément appli quée au conducteur 64, et elle est suffisante pour pro voquer une décharge dans l'éclateur 58, ionisant ainsi le gaz au voisinage immédiat de celui-ci. En même temps, une tension positive d'amorçage suffisante pour provoquer une décharge et ioniser le gaz dans la région de l'éclateur 74, est appliquée au conducteur 80.
Sous l'action des champs magnétiques associés aux éclateurs respectifs 58 et 54 et aux éclateurs 74 et 70, la décharge entre les éclateurs à électrodes d'amorçage 58 et 74, s'incurve ou se déforme en direction des écla- teurs immédiatement voisins 54 et 70, respectivement, ionisant le gaz dans leur région, de façon à provoquer une décharge entre ces éclateurs, faisant tout d'abord apparaître une luminescence en I, du fait du circuit qui se ferme à travers le produit électroluminescent, au voisinage du point d'intersection des conducteurs 25 et 27 en I.
Le champ magnétique tend à incurver la décharge dans les éclateurs 54 et 70 de façon à l'écarter des éclateurs à électrodes d'amorçage 58 et 74, et à l'amener dans la région de l'éclateur immédia tement voisin, ou second éclateur 70. Par 1a création d'un champ magnétique relativement intense entre les pôles 90 et 88, la décharge d'amorçage peut être trans férée aux éclateurs 70, et ainsi la décharge avance d'un éclateur à l'autre de gauche à droite, tandis que la décharge se poursuit dans le premier éclateur 54, déplaçant ainsi la tache luminescente I le long du conducteur 25, de gauche à droite.
L'intensité du champ magnétique entre les pièces polaires 84 et $2 est telle qu'elle amène la décharge amorcée dans le pre mier éclateur 54 à se déplacer également d'un éclateur à l'autre et de haut en bas, mais à une vitesse telle que le déplacement de la décharge d'un éclateur 54 à l'éclateur suivant se produit pendant l'intervalle de temps nécessaire pour que la décharge à travers l'écla- teur 70 se déplace le long de toute la série.
De cette manière, la. tache luminescente I se déplace de gauche à droite le long du conducteur inital 25, avant que la décharge à travers l'éclateur initial 54 n'ionise suffi samment le gaz au voisinage de l'éclateur 54 contigu pour provoquer une décharge. Si la décharge à travers la série d'éclateurs 70 atteint l'éclateur de l'extrémité droite, l'incurvation due au champ magnétique termine la décharge.
Une seconde impulsion d'amorçage est alors appliquée au conducteur 80, et déclenche une seconde décharge mobile entre les éclateurs 70, et du fait que la décharge à travers le premier éclateur 54 s'est déplacée jusqu'à l'éclateur 54 suivant, la tache luminescente se déplace de gauche à droite le long du second conducteur 25.
De même, si la tache lumines- cente s'est déplacée sur toute la longueur du second conducteur 25, la décharge dans l'éclateur 70 de l'ex trémité droite s'arrête, et une troisième tension d'amor çage est appliquée à l'éclateur 74 pour déclencher une troisième série de décharges à travers les éclateurs 70, après que la décharge dans le second éclateur 54 est arrivée au troisième éclateur 54. Ainsi, la tache lumi nescente est amenée à se déplacer de haut en bas le long des lignes successives 25 à raison d'une à la fois.
Lorsque la décharge dans les éclateurs 54 atteint l'éclateur 54 de l'extrémité inférieure, elle s'arrête et une impulsion d'amorçage est alors appliquée à l'écla- teur 58 et des impulsions d'amorçage successives sont appliquées en même temps à l'éclateur 74 pour réaliser un second balayage complet. Bien que seul un petit nombre de conducteurs hori zontaux et verticaux 25 et 27 aient été représentés sur la fig. 2 à titre explicatif, dans un système de balayage pour télévision sans entrelacement, on pourrait utiliser 263 lignes horizontales, alors qu'il faudrait environ 350 lignes verticales.
Par conséquent, pour 30 images par seconde, l'éclateur 58 serait amorcé 60 fois par seconde, tandis que l'éclateur 64 serait amorcé environ 15 750 fois par seconde (normes de TV américaines). Les plaques conductrices 32 et 34 sont reliées à une source de tension haute fréquence, égale ou supé rieure à 18 mégahertz environ, dont l'amplitude peut varier en fonction de la modulation du signal support d'information, le dit sginal pouvant également contenir les impulsions d'amorçage appliquées périodiquement aux conducteurs 64 et 80.
La luminescence de l'écran 28 au point de balayage rend conductrice la plaque photoconductrice (36) au voisinage immédiat du point de balayage, et un trajet conducteur est ainsi établi entre les plaques 32 et 34 à travers la plaque conduc trice (32), l'un des minuscules éléments conducteurs isolés 39 dans l'écran opaque 40, et la couche électro luminescente 38. La tension haute fréquence appliquée aux plaques 32 et 34 étant modulée par l'amplitude du signal, l'intensité de la luminescence obtenue dans la couche 38 varie en fonction de la tension modulée appliquée aux plaques 32 et 34.
Il est bien entendu que la luminosité de la trace de balayage dans la couche 28 doit être constante, et que son influence sur la conductance de la plaque photoconductrice doit être uniforme, et par conséquent l'intensité de la lumines cence de la plaque 38 varie avec la modulation par le signal de la tension haute fréquence appliquée aux pla ques 32 et 34.
Puisque la plaque conductrice 34 est de matière transparente, telle que l'oxyde d'étain, la lumi nescence modulée reproduit visuellement l'image ou tout autre information véhiculée par la tension haute fréquence modulée appliquée aux plaques 32 et 34, la luminescence de la trace sur la plaque 28 étant mas quée par la plaque opaque 40. Les très petits éléments conducteurs 39 de la plaque 40 servent à concentrer la zone conductrice parcourue par le courant entre les plaques 32 et 34, étant entendu que ce parcours se déplace continuellement en même temps que la trace exploratrice ou de balayage.
On peut obtenir une image pleinement colorée avec l'application d'une tension haute fréquence modulée par l'information, entre chaque groupe de conducteurs et la plaque conductrice 32, par remplacement de la plaque conductrice 34 par une plaque comportant une série de conducteurs parallèles séparés, à savoir deux pour chaque conducteur 35 d'exploration, de façon à réaliser deux groupes de conducteurs entrecroisés, et par subdivision de la couche électroluminescente voi sine 38 en un certain nombre de bandes correspondant au nombre de conducteurs parallèles de la plaque 34,
chaque plaque étant alignée avec un conducteur paral lèle correspondant de la plaque 34 et avec des bandes qui ont des luminescences de couleurs alternantes, de façon que les bandes alternantes aient une lumines- cence d'une seule 'couleur et que les autres bandes aient une luminescence d'une seconde couleur choisie parmi deux couleurs susceptibles de fournir des images pleinement colorées.
Comme on le voit sur la fig. 3, la plaque conduc trice 34 est subdivisée par une série de lignes conduc trices transparentes 100 reliées entre elles par exemple en 101 ,et une seconde série de lignes conductrices 102 reliées entre elles par exemple en 103. La couche élec troluminescente 380 est subdivisée en sections 104 qui sont alignées sur les lignes conductrices 100, et des sections alternantes 106 sont alignées sur des lignes conductrices 102. Les sections 104 ont une lumines cence d'une couleur, tandis que les parties 106 ont une luminescence d'une autre couleur, les deux couleurs étant choisies de façon à tirer profit du système Lard de production d'images pleinement colorées à partir de deux couleurs.
Chaque couple de lignes conductrices 100 et 102 voisines est aligné sur une ligne 25 conductrice de balayage. La tension haute fréquence modulée en fonction d'une couleur est appli quée au conducteur 101 et à la plaque 32, tandis que la seconde tension haute fréquence, qui est modulée en fonction de la seconde couleur, est appliquée au conducteur 103 et à la plaque 32.
Pour pouvoir employer pour les lignes 100 une matière conductrice semi-transparente et transmettant une bande colorée, et pour les lignes 102 une matière conductrice semi- transparente et transmettant une autre bande de cou leurs pour un système bichrome, l'écran luminescent 38 ne doit pas forcément être divisé en sections, mais il peut être continu et engendrer une lumière blanche. Ainsi, l'excitation des lignes 100 et 102 par des signaux de commande de chrominance permet d'ob tenir une image en couleur.
Le dispositif électronique multicouche à balayage décrit peut être prévu pour être utilisé sur une caméra de télévision. Dans ce cas une couche photoconduc trice remplace la couche électroluminescente 38 -de la fig.1. De cette manière, si une image ou autre infor mation est projetée à travers la couche 34 conductrice transparente sur la couche photoconductrice ainsi subs tituée à la couche électroluminescente 38;
la conduc tance entre les couches 34 et 32 varie en fonction de l'intensité de la lumière en tout point de la couche photoconductrice remplaçant la couche électrolumines cente avec une durée identique à la photoconductivité de la plaque 36 créée par le point (spot) luminescent de balayage dans la couche électroluminescente 28.
Par une autre modification, le dispositif peut servir de caméra de télévision réagissant à la couleur. Dans ce but, la plaque conductrice 34 est subdivisée de la manière représentée sur la fig. 3, avec des matières fil trant la lumière, conductrices et semi-transparentes, les conducteurs 100 étant par exemple capables de trans mettre une couleur, tandis que les conducteurs 102 transmettent une seconde couleur du système bichrome Land .
Avec une couche 38 photoconductrice et seg mentée avec un segment séparé au-dessous de chaque conducteur, ces segments sont isolés les uns des autres, et chaque couple 100 et 102 de conducteurs étant aligné avec un conducteur d'une trace en lignes 25, on voit que pendant la durée du traçage, la conductance de la couche photoconductrice varie en fonction de l'intensité de la couleur qui l'atteint à travers les conducteurs 100 et 102 servant de filtres pour la lumière.
Par conséquent, la conductance entre la plaque 32 et les lignes conductrices 100 et le conduc teur 101, et la conductance entre la plaque 32 et les lignes conductrices 102 et le conducteur 103 varient en fonction de l'intensité des deux couleurs en tout point correspondant à la trace d'exploration, le trajet conducteur entre les conducteurs 100 et la plaque 32, et les conducteurs 102 et la plaque 32, étant concentré par les très petits éléments conducteurs 39 de la plaque opaque 40.
Par conséquent, les variations de conduc tance entre la plaque 32 et les conducteurs 101 d'une part, et le conducteur 103 d'autre part, peuvent être utilisées pour moduler les fréquences porteuses pour la transmission de l'information de chrominance reçue par la caméra pendant l'exploration. Il doit être entendu que l'intervalle entre les conducteurs voisins <B>100</B> et 102 doit être opaque afin d'empêcher la lumière de pénétrer dans la couche photoconductrice - sauf à travers les filtres.
En pratique, chacun des segments de la couche photoconductrice segmentée de la manière indiquée ci-dessus peut être subdivisé de façon à obtenir un effet de damier, chacune des diverses subdi visions étant isolée de l'autre. Dans ce cas, on peut supprimer les couches opaques 40.
Bien qu'on se soit référé à un système bichrome pour cet exposé, il est évident que. par l'utilisation de la pellicule conductrice 34 en groupe de trois éléments, et par subdivision analogue de la couche 38, on peut réaliser un système trichrome pour obtenir des images, ou réaliser une caméra réagissant à trois couleurs.
La fig.4 représente une vue schématique de la partie supérieure de la section d'exploration adaptée pour l'entrelacement, partie dans laquelle des conduc teurs verticaux avec leurs éclateurs respectifs 70 et leurs éclateurs à électrode d'amorçage 74, ainsi que le champ magnétique, sont les mêmes que sur les fig.1 et 2. Les conducteurs horizontaux 125 avec leurs écla- teurs 154, conçus pour être amorcés périodiquement par l'éclateur 158; alternent avec des conducteurs 124 ayant des éclateurs 153 amorcés par un éclateur 157.
On voit que la direction du flux magnétique à travers les entrefers 158 et 154 est opposée à celle du flux dans les éclateurs 157 et 153, puisque les décharges successives dans les éclateurs 154 amorçées par les éclateurs 158 et les décharges successives à travers les éclateurs -153 amorcées par l'éclateur 157 et déplacent toutes de haut en bas, et puisque le sens du courant à travers l'éclateur 154 est de droite à gauche tandis que le sens du courant dans l'éclateur 153 est de gauche à droite, les éclateurs 153 ayant été placés le long du bord opposé, de façon à faciliter la réalisation.
En cours d'utilisation, le fonctionnement diffère de celui indiqué ci-dessus, du fait qu'on réalise un balayage complet de la totalité de l'écran comportant des conducteurs 27 et 125, suivi d'un balayage complet des conducteurs 27 en combinaison avec les conduc teurs 124. De cette manière, si un balayage complet d'une section est effectué en 1/8o de seconde et est suivi d'un balayage complet de l'autre section en 1/88 de seconde, on obtient deux images entrelacées, à raison de 30 images par seconde.
Pour la télévision courante, on peut utiliser un nombre quelconque de lignes conductrices 27, par exemple 700, le nombre total de lignes conductrices 125 et 124 pouvant être de 525.
Bien qu'on ait décrit une exploration ou un balayage effectué toujours dans le même sens, plus précisément dans un seul sens horizontalement et dans un seul sens, verticalement, il est bien entendu qu'on peut employer une exploration dans les deux sens, soit horizontalement soit verticalement, ou les deux, avec la disposition nouvelle décrite ici, ce qui peut être réa lisé par inversion périodique du champ.
Si la durée de l'inversion est inférieure à la durée du trajet de la décharge à travers la file d'éclateurs, cette décharge peut être entretenue sans amorçage, et l'amorçage peut être réalisé en tout point de la ligne d'éclateurs, pour le démarrage. Par conséquent, si le champ varie de façon sinusoïdale, on peut aussi faire varier de façon sinusoïdale la vitesse de déplacement de la décharge.
Il est évident qu'on peut utiliser une disposition des conducteurs suivant un système de coordonnées polaires, ou avec plusieurs -conducteurs concentriques circulaires de rayon augmentant graduellement, ces conducteurs étant associés _ à plusieurs conducteurs radiaux espacés d'un angle constant, le conducteur cir culaire et le conducteur radial étant séparés par une couche d'un produit transducteur électricité-lumière , c'est-à-dire d'un produit photoconducteur ou électrolu minescent, comme on l'a indiqué plus haut.
Les conducteurs radiaux comportent de préférence un écla- teur à leurs extrémités, de façon à réaliser une série d'éclateurs disposés suivant une circonférence, afin que la décharge se déplace d'un éclateur à l'autre sur celle- ci. On peut utiliser un éclateur à électrode d'amorçage pour déclencher une décharge circonférentielle, et on peut s'en servir pour régler la durée de chaque par cours de 360 .
On peut réaliser un réglage par varia tion d'impulsions du champ magnétique qui doit être associé aux éclateurs, afin de réaliser un déplacement suivant une circonférence.
Chacun des transducteurs circulaires peut com porter un fil s'écartant du plan desdits conducteurs, chaque fil comportant un éclateur, et les éclateurs étant disposés suivant une file avec un espacement uni forme et dans un champ magnétique approprié. Comme on l'a indiqué ci-dessus, on place un éclateur à électrode d'amorçage au voisinage d'un éclateur d'ex trémité de façon à déclencher chaque déplacement de la décharge le long de la file d'éclateurs.