<U>Dispositif de</U> manoeuvre <U>d'un brûleur</U> <U>de four d'aciérie</U> La présente invention est relative<B>à</B> un dispositif de manoeuvre d'un brûleur de four d'aciérie, comportant un berceau presentant au moins deux portées de rotation coaxiales, dans lequel le brûleur repose et peut cou lisser grâce<B>à</B> un moyen de<U>commande</U> d'un mouvement de translation suivant cet axe, et un organe de<U>commande</U> d'un mouvement de rota tion dudit berceau.
On sait que, dans une opération d'affinage ou de fusion métallurgique, dans un four d'aciérie on est souvent amené<B>à</B> conférer au brûleur du four un mouvement de déplacement suivant son axe, par exemple pour entrer ou sortir hors du four l'extrémité du brûleur, ainsi qu'un mouvement alternatif de rotation sur son axe, par exemple pour modifier l'orientation de la flamme sortant oblique- ment dudit brûleur.
Il peut être utile que ces deux mouvements se produisent simultanément; aussi,<B>à</B> cet effet, le dispositif selon l'invention est caractérisé par un mécanisme de liaison entre les deux organes de commande de rotation et de translation permettant une mise en rota tion du berceau lorsque le brûleur est en traîné dans le berceau d'un mouvement de translation et vice versa.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple, un mode d'exécution du dispositif, objet de l'invention.
La fig. <B>1</B> une coupe longitudinale du dis positif; la fig. 2 représente une coupe en travers du système d'attache c8té four du disposi tif, et la fig. <B>3</B> représente une vue et trois cou pes partielles c6té opposé au four du dis positif.
Le brûleur destiné<B>à</B> être manoeuvré par le dispositif est schématisé sous le repère<B>1</B> par sa paroi cylindrique. Le dispositif com porte un berceau fixe composé de deux flas ques<B>11</B> boulonnées<B>à</B> un châssis (non figuré) au moyen des quatre pattes d'attache<B>30.</B> Ces deux flasques<B>11</B> comportent chacune une rai nure circulaire<B>31</B> dans lesquelles sont lo gés,<B>à</B> 1200 l'un de l'autre, trois roulements <B>à</B> bille<B>13</B> tournant autour d'axes<B>71</B> matéria lisés par les pivots 12. Les roulements<B>13</B> sont ainsi disposés qu'ils dépassent légère ment vers l'intérieur, en<B>32,</B> le bord infé rieur<B>33</B> de la flasque<B>Il.</B>
Un tambour rotatif creux<B>16,</B> muni de deux bagues d'extrémité<B>15,</B> repose entre les deux flasques<B>11</B> sur les bouts<B>32</B> des roulements <B>13</B> et peut tourner sur ces roulements.
<B>A</B> l'intérieur du tambour creux<B>16,</B> un cy lindre également creux 21, joue le r6le de tige de piston. Ce cylindre est maintenu en place au moyen de deux joints d'étanchéité annulaires 14 logés dans des encoches circu laires 34 pratiquées dans les bagues<B>15.</B> L'étanchéité entre bagues<B>15</B> et cylindre 21 est encore renforcée au moyen des joints ra- cleurs <B>9</B> maintenus en place par les serre- joints 10. Entre le tambour<B>16</B> et le cylindre 21 se trouve un espace annulaire<B>35</B> dans lequel cir cule l'ensemble 17-18-19-20 d'un piston pro prement dit, solidaire du cylindre 21.
Cet ensemble est constitué d'une portée<B>36</B> file tée sur le cylindre 21, du piston<B>19 à</B> trois anneaux<B>37</B> entre lesquels deux joints 20 assurent l'étanchéité piston7tambour. Le pis ton<B>19</B> est maintenu en place au moyen de deux écrous<B>18</B> gauche et droit, vissés éga lement sur la portée filetée du cylindre 21 et munis de joints extérieurs<B>17</B> dont le r8le sera explicité plus loin.
L'arrivée ou le départ du fluide moteur, en l'occurrence de l'air comprimé, se fait par les orifices<B>38</B> et<B>39</B> débouchant chacun dans une rainure 40 pratiquée dans les bagues<B>15.</B> Ce fluide moteur oblige le piston<B>à</B> se dépla cer<B>à</B> l'intérieur du tambour<B>16</B> jusqu'à ce qu'il rencontre l'une ou l'autre des deux butées 41 de fin de course formant la partie antérieure terminale des bagues<B>15.</B> Quelques instants avant la fin de course, les joints <B>17</B> viennent en contact avec une portée cylirir drique 42 obturant l'orifice annulaire par lequel peut s'échapper, par exemple vers le trou<B>38,</B> le fluide situé entre le cylindre 21 et le tambour<B>16.</B> De ce fait,
ce fluide se comprime et arrêterait intempestivement le mouvement du piston si l'on n'avait pratiqué un conduit de by-pass 43 reliant l'espace<B>35</B> et celui contenu dans la rainure 40. L19troi- tesse des conduits 43 ne permet qu'un lent passage du fluide, ce qui ralentit fortement le piston<B>à</B> la fin de sa course, en lui per mettant toutefois d'aller jusqu'au bout de celle-ci. On se rend donc compte facilement que le mouvement de translation du piston dans l'un ou l'autre sens suivant son axe, se fait en alimentant l'un ou l'autre des orifi ces<B>38</B> ou<B>39</B> en fluide moteur, le renverse ment du sens de déplacement du piston s'obte nant par exemple en permutant l'arrivée de fluide, de l'orifice<B>38 à</B> l'orifice<B>39</B> et en mettant le premier<B>à</B> l'air libre.
Le cylindre 21 est chaussé<B>à</B> son extrémité c6té four,<B>8</B> ar une bague 22 percée de trois trous<B>à</B> 120<B>.</B> Deux de ces trous présentent une portée taraudée 44 passant d'outre en outre de la bague 22 et du cylindre 21. Ces portées 44 servent<B>à</B> visser deux vis<B>26</B> dont l'extrémité c6té filet 45 pénètre<B>à</B> l'inté rieur dudit cylindre 21, de telle façon qu'ils supportent le brÛleur <B>1</B> et le maintiennent<B>à</B> une certaine distance de la paroi intérieure du cylindre 21.
Le troisième trou sert au pas sage d'un ergot de fixation<B>23</B> serré et main tenu en place contre le brilleur <B>1</B> par la vis <B>25</B> et le ressort 24 logés dans un orfice borgne 46 pratiqué dans une buselure de pro tection 47, chaussant le troisième trou, l'orifice 46 étant muni d'une portée taraudée 48 dans laquelle se visse la vis<B>25.</B>
Du c6té opposé au four, le cylindre 21 est chaussé par une bague<B>8</B> maintenue en place par trois vis 49 solidarisant la bague<B>8</B> et le cylindre 21. En se déplaçant axialement vers le c6tg opposé au four, on rencontre successivement dans la bague<B>8,</B> la portée de serrage<B>50,</B> une butée<B>51,</B> une portée cylinr dre <B>52,</B> une portée filetée<B>53</B> de plus petit diamètre.
Sur la portée<B>52</B> est placée, avec faible jeu, une bague annulaire 2, maintenue en place par la rondelle<B>3</B> et l'écrou de serrage 4 vissé sur la portée<B>53.</B> La bague 2 peut tourner dans son logement (constitué par les repères<B>51-52-3),</B> grâce<B>à</B> deux petits bras<B>7</B> vissés radialement sur sa partie exté rieure.
La paroi intérieure 54 de cette ba gue présente,<B>à</B> 120<B>0</B> l'une de l'autre, trois plages en creux radialement inclinées<B>55,</B> ménageant ainsi chacune un espace libre<B>56</B> que peut venir occuper une vis<B>5</B> coulissant dans un logement<B>57</B> pratiqué de part en part dans l'épaisseur de la portée<B>52'.</B> La tête de la vis<B>5</B> est maintenue contre la plage<B>55</B> grâce<B>à</B> la présence d'un ressort de rappel<B>6</B> prenant appui contre un redan<B>58</B> pratiqué dans le logement<B>57.</B>
L'extrémité<B>59</B> de la vis<B>5</B> dépasse hors de la paroi intérieure de la bague<B>8</B> grâce au trou<B>60</B> prolongeant le logement<B>57.</B>
Si l'on manoeuvre les leviers<B>7</B> dans le sens des aiguilles d'une montre, les plages inclinées<B>55</B> obligeront les vis<B>5 à</B> s'effa cer et, partant, les extrémités<B>59 à</B> se rapprocher du brÛleur <B>1.</B> Le mouvement sera arrêté lorsque le contact sera établi entre le brÛleur et les trois extrémités<B>59. A</B> ce moment, le serrage sera établi et le brÛleur sera rendu solidaire du cylindre 21 et, comme tel, participera<B>à</B> ses mouvements de translation et de rotation.
Le mouvement de rotation du tambour et du brûleur est obtenu de la façon suivante. L'énergie est fournie par un groupe moto- réducteur dont l'axe de commande entraîne la rotation du pignon denté<B>29.</B> Celui-ci commande<B>à</B> son tour la rotation du secteur denté<B>28</B> autour de l'axe longitudinal<B>61,</B> le quel secteur entraÎne avec lui le tambour<B>16</B> grâce aux cordons de soudure<B>62</B> solidarisant secteur et tambour.
Le secteur<B>28</B> présente un trou<B>63</B> de forme cylindrique dont l'axe 64 est parallèle<B>à</B> celui<B>61</B> du brnleur. Par ce trou<B>63</B> passe une tringle<B>27</B> de diamètre légèrement infé rieur<B>à</B> celui du trou et terminée<B>à</B> chacune de ses extrémités par une portée taraudée<B>65</B> dans chacune desquelles se visse une vis<B>66,</B> serrant contre ladite extrémité une patte d'attache<B>67</B> solidaire respectivement en<B>68</B> et<B>69</B> des bagues<B>8</B> et 22. On comprend alors immédiatement que le secteur<B>28</B> entraÎne également la tringle<B>27</B> dans sa rotation (au jeu du trou<B>63</B> près) et, par l'intermédiaire de cette tringle, le cylindre 21.
On peut remarquer que tout mouvement de translation dudit cylindre 21 est resté pos sible puisque, au cours d'un tel mouvement, la tringle<B>27</B> glisse librement dans le trou <B>63.</B>
On a pratiqué dans les supports des deux flasques<B>11</B> un évidement<B>70</B> permettant<B>à</B> la tringle<B>27</B> de se conformer sans difficulté aux mouvements de rotation qui lui sont imr primés par le secteur<B>28.</B> Sur le schéma pré- 0 senté, cette rotation, limitée<B>à 60</B> dans chaque sens, n'est donnée qu'à titre d'exemr ple non limitatif.
D'après la description qui précède, on peut facilement se rendre compte que les deux mouvements de commande du brûleur peu vent s'exécuter isolément ou simultanément sans qu'il en résulte de difficulté d'ordre opérationnel ou autre.