<U>Appareil photographique</U> <U>à</U> télémètre <U>incorporé</U> La présente invention a pour objet un appa reil photographique à télémètre incorporé.
Le but de l'invention est de simplifier et d'améliorer la sécurité de fonctionnement d'un tel appareil.
L'appareil photographique selon l'inven tion, est caractérisé en ce que le télémètre comporte une source de lumière émettant un faisceau lumineux intermittent, un détecteur détectant une partie du faisceau réfléchi à partir d'un objet disposé dans sa trajec toire et produisant un signal de sortie en réponse à cette détection, et un dispositif de filtration limitant la réponse du détec teur à la lumière pulsant dans un domaine de fréquences choisi, de manière que le signal de sortie soit fourni seulement en réponse aux pulsations de la lumière intermittente présentant pratiquement la fréquence du faisceau intermittent.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'appa reil objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique d'une première forme d'exécution.
La fig. 2 est un diagramme explicatif. La fig. 3 est une vue d'une deuxième forme d'exécution.
La fig. 4 est une vue en plan d'un détail de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue schématique d'une troisième forme d'exécution.
La fig. 6 est une vue schématique d'une quatrième forme d'exécution.
La fig. 7 est une vue en plan correspon dant à la fig. 6, et les fig. 8 à 11 montrent différentes posi tions d'organes représentés à la fig. 7.
La fig. 1 représente un appareil photo graphique à télémètre. Cet appareil comprend une lampe 1 qui projette un faisceau lumi neux 2 à travers une lentille 3. On entend par "lumière" toute radiation sélectionnée de l'infrarouge à l'ultraviolet, la lampe 1 étant simplement la source de la radiation. Un organe non représenté permet de déplacer une crémaillère 16 et une lentille 3 vers la droite en regardant la fig. 1, ce qui fait tourner le faisceau lumineux 2 d'un angle Y dans le sens de rotation indiqué par la flèche 4. Le faisceau 2 est pulsé au moyen d'un interrupteur mécanique 5 qui tourne sous l'action d'un moteur 6. On pour rait évidemment utiliser d'autres moyens pour obtenir cette pulsation.
Une cellule photoélectrique 7 est dispo sée sur l'appareil photographique, latérale ment par rapport à la lentille 3, de sorte que lorsque l'objectif de prise de vues de l'appareil est dirigé sur le sujet à pho tographier, la cellule photoélectrique est également pointée sur le sujet. Comme le montre la fig. 2, le télémètre comporte les marques de cadrage habituelles 8 qui sont utilisées pour montrer quelle partie de la scène photographiée sera enregistrée sur 1e film. En plus, un point 9 est disposé au centre du télémètre, indiquant le point à partir duquel la cellule 7 est visée. La cel lule 7 voit le sujet photographique à travers une lentille 10 sous un angle très étroit qui est indiqué par la ligne 11 de la fig. 1.
Ainsi, en centrant le point 9 sur l'objet à photographier, la cellule photoélectrique 7 commande la trajectoire de visée s'étendant de l'appareil jusqu'au sujet.
La cellule 7 est couplée par courant alter natif à un amplificateur 12 qui est à son tour connecté électriquement à un relais à lame vibrante 13. L'armature du relais 13 porte un cliquet 14 qui peut engager des en coches 15 de la crémaillère 16 quand le relais est excité par un signal produit par la cellule photoélectrique, comme on va le voir.
La lentille de projection 3 (fig. 1) est montée fixe sur la crémaillère 16 qui est déplacée dans le sens de la flèche 17 par des organes non représentés, par exemple une connexion à bielle avec le moteur 6. Quand la crémaillère 16 est déplacée, elle entraîne la lentille 3 avec elle. Une aiguille 18 est montée sur la crémaillère 16 et coopère avec une échelle 19 pour indiquer la distance du point de visée, dans ce cas l'appareil photo graphique, au point où le faisceau lumineux 2 croise la ligne de visée 11.
Le fonctionnement du télémètre est le sui vant: L'opérateur pointe l'appareil photogra phique sur le sujet en centrant le point 9 sur ce dernier. Ensuite, en actionnant une pièce de commande non représentée, le fonc tionnement du télémètre automatique est dé clenché. Le faisceau provenant de la lampe 1 est successivement interrompu et rétabli par l'interrupteur 5 à une fréquence donnée et projeté à travers la lentille 3. La position de la lentille 3, au début de l'opération, est telle que le faisceau lumineux est dirigé vers un certain point à une distance corres pondant au réglage de l'appareil dans le do maine hyperfocal, c'est-à-dire le domaine dans lequel tous les sujets peuvent être considérés à une distance infinie de l'appa reil pour les besoins de la mise au point.
Quand le mécanisme du télémètre est ac tionné, la crémaillère 16 porte la lentille 3 vers la droite (fig. 1) et produit le dépla cement du faisceau lumineux 2 d'un angle Y, de sorte que 1e faisceau 2 balaie la ligne de visée 11 de l'appareil en direction de ce dernier. En même temps, l'aiguille 18 se déplace aussi vers la droite, indiquant sur l'échelle 19 la distance du point où 1e fais ceau 2 croise la ligne de visée 11.
Le sujet photographique est désigné par X à la fig. 1. Quand le faisceau 2 balaie le sujet X, une partie du faisceau est réfléchie le long de la ligne de visée 11 et détectée par la cellule photoélectrique 7. Les si gnaux de sortie de la cellule sont transmis à l'amplificateur 12. La cellule est évidem ment sensible à la lumière ambiante aussi bien qu'à la lumière réfléchie, mais en vertu du couplage par courant alternatif entre la cellule 7 et l'amplificateur 12, le disposi tif est sensible seulement à la lumière in termittente. Toutefois, en plus de la lumière intermittente réfléchie par le sujet X, la cellule 7 peut aussi détecter une lumière intermittente émise par des lampes à incan descence ou à fluorescence fonctionnant en courant alternatif.
Par conséquent, un fil trage du signal de sortie de la cellule 7 est nécessaire afin de distinguer le signal dé siré. Ce filtrage est accompli par des moyens mécaniques, en conditionnant l'interrupteur 5 de façon à avoir une fréquence de faisceau qui est en résonance avec le relais 13 et non un harmonique de la fréquence du courant alternatif utilisé pour exciter les lampes. Si le ocurant alternatif du réseau est de 50 cycles par seconde, l'appareil photogra phique sera conçu pour émettre un faisceau intermittent dont la fréquence n'est pas un harmonique de cette fréquence de 50 cycles/ sec.
Si l'appareil est destiné à être utilisé dans une autre localité où la fréquence du courant alternatif du réseau est différente, le dispositif d'interruption doit être adapté pour produire un faisceau à fréquence non harmonique relativement à la fréquence locale. On peut évidemment incorporer à l'appareil lui-même des organes de réglage pour permettre à l'opérateur de régler la fréquence du faisceau lumineux du télémètre afin d'éviter toute interférence avec les sources de lumière à d'autres fréquences.
Quand la cellule 7 détecte le faisceau lumineux 2 réfléchi par le sujet X, le signal résultant produit par l'amplificateur 12 est suffisant pour que le relais à lame vibrante 13 résonne à la fréquence d'interruption; le cliquet 14 engage alors une encoche 15 de la crémaillère 16, arrêtant ainsi le mouve ment de la crémaillère 16 et de la lentille 3 et maintenant 1e faisceau lumineux 2 sur le sujet X. La distance du sujet est indiquée maintenant sur l'échelle 19 par l'aiguille 18.
I1 faut veiller que le temps de balayage du faisceau lumineux 2 soit relativement court afin de supprimer l'effet du mouve ment de l'appareil photographique dans les mains de l'opérateur pendant que le dispo sitif télémétrique est en fonction. De même, quand on utilise le dispositif pour régler automatiquement le foyer d'un appareil comme on le verra en détail plus bas, des moyens doivent être prévus pour remettre le dispo sitif en place après chaque exposition du film.
En usant des moyens semblables aux moyens de remise en place connus dans le do maine de la commande d'exposition automati- que, quand la fonction du télémètre est ache vée, le moteur 6 est déconnecté de la cré maillère 16 et un ressort 20 ramène 1a cré maillère 16 dans sa position de départ, remet tant le mécanisme en place pour la prochaine exposition.
Les fig. 3 et 4 montrent une deuxième forme d'exécution. La construction et le fonction nement de cet appareil sont pratiquement les mêmes que ceux de l'appareil décrit précé demment. Le faisceau lumineux 2 est inter rompu, en utilisant par exemple une lumière clignotante, et balaie un angle Y lors du déplacement d'une crémaillère 27 vers la droite du dessin. Quand le faisceau 2 tombe sur le sujet X disposé sur une ligne de visée 11, une<I>partie</I> du faisceau est réfléchie sur la cellule 7 et un signal est envoyé à un amplificateur 21.
Le filtrage d'une lumière intermittente provenant éventuellement d'une autre source est assuré en choisissant une fréquence d'interruption supérieure à la fré quence de la source d'interférence possible et en incorporant un filtre passe-haut dans l'amplificateur 21. Ainsi, seul le signal à fréquence élevée produit par le faisceau lu mineux interrompu sera amplifié. Le signal amplifié excite un interrupteur commandé au silicium 22 qui actionne à son tour un solé- noide 23 afin qu'un cliquet 25 engage une encoche 26 de la crémaillère 27.
Le mouve ment de cette dernière est alors arrêté, ce qui arrête le balayage du faisceau lumineux 2 et maintient le faisceau sur le sujet X.
La fig. 4 montre un mécanisme de réglage d'objectif, non représenté à la fig. 3 pour plus de clarté, qui est automatiquement mis en place pour maintenir le domaine approprié de longueurs focales au point où le faisceau lumineux 2 croise la ligne de visée 11 de 1a cellule 7. Le cliquet 25 coopère avec les encoches 26 qui, dans la fig. 4 schématique, sont représentées en haut de 1a crémaillère 27. Celle-ci présente à sa partie inférieure des encoches semblables 28 qui coopèrent avec des dents 29 disposées autour d'un objectif 30 de prise de vues.
Quand la crémaillère 27 se déplace vers la droite et fait tourner 1e faisceau 2 de l'angle Y, l'engrenage entre les encoches 28 et les dents 29 fait tourner l'ob jectif 30 dans le sens dextrogyre (fig. 4) pour régler sa longueur focale.
Les éléments du mécanisme représenté à la fig. 4 sont choisis et agencés de façon que le réglage de l'objectif 30 corresponde à la rotation du faisceau 2 de manière que 1a lon gueur focale soit réglée à tout instant pour la distance entre l'objectif 30 et le point où le faisceau 2 croise la ligne de visée 11. Quand le faisceau lumineux balaie cette ligne en direction de l'appareil, la distance fo cale de l'objectif 30 est réglée de façon correspondante à partir de sa position hyper focale vers sa position "proche".
Après l'exposition du film, le cliquet est libéré par des moyens non représentés, et la cré maillère est ramenée à sa position de départ par le ressort 20, l'engrenage entre les en coches 28 et les dents 29 ramenant l'objectif dans sa position initiale qui correspond au réglage hyperfocal. Comme noté plus haut, le mouvement du faisceau lumineux d'un angle Y doit être très rapide pour éviter toute. erreur due au mouvement de l'appareil porté par l'opérateur.
Les appareils décrits ci-dessus constituent des dispositifs "continus", le car mouve ment du faisceau lumineux est continu sur un angle qui détermine le paramètre du télé mètre. On peut envisager aussi des disposi tifs "par zones", c'est-à-dire utilisant plus d'une source lumineuse ou plus d'une cellule photoélectrique, chacune étant limitée à sa propre zone. Toutefois, que l'appareil soit conçu pour la commande "continue" ou pour la commande "par zone", le concept de base du télémètre est le même:
les réflexions sur le sujet de la lumière de la source sont déce lées par des organes récepteurs disposés dans une position donnée latéralement décalée relativement à la source de lumière pour dé terminer les dimensions relatives du triangle formé par la source, l'objet et les organes récepteurs.
L'appareil photographique de la fig. 5, fonctionnant "par zone", comprend deux lames 30 et 31 qui s'illuminent par intermittence et successivement. Une source de courant 32 est connectée à chacune des lampes par des circuits en parallèle comprenant respective ment des condensateurs 33 et 34. Les circuits sont normalement ouverts et peuvent être fermés par la rotation d'un interrupteur 35 comportant un contact mobile 36.
Quand le contact mobile 36 touche un con tact 37, la lampe 30 s'allume et le conden sateur 33 se décharge à travers elle. De même, quand le contact mobile 36 touche un contact 38, la lampe 31 s'allume et le con densateur 34 se décharge. Des moyens non re présentés sont utilisés pour entraîner l'in terrupteur 35 dans le sens lévogyre quand l'opérateur actionne le télémètre, fermant ainsi successivement les contacts 37 et 38. L'interrupteur 35 présente deux encoches 42, 43 qui peuvent être engagées pour arrêter la rotation lévogyre au contact 37 ou 38, comme on va le voir. Toutefois, si aucune des en coches 42, 43 n'est engagée, l'interrupteur 35 continue à tourner jusqu'à ce que le con tact mobile 36 atteigne une butée 39.
La lampe 30 est montée sur l'appareil de façon que son faisceau 40 illumine une zone donnée A de la ligne de visée 45 d'une cel lule photoélectrique 44. De même, la lampe 31 est supportée par l'appareil et son fais ceau 41 couvre une seconde zone B adjacente à 1a zone A. Les longueurs de 1,2 m et de 3 m entre la cellule 44 et le centre des zones A et B respectivement sont données à titre d'exemple et ne sont pas critiques quant au fonctionnement du télémètre. La cel lule 44 est montée sur l'appareil en rela tion donnée avec une lentille 46 qui déli mite et dirige sa ligne de visée à volonté.
La cellule 44 est couplée par courant alter natif à un amplificateur 47 qui est couplé à son tour à un redresseur commandé au sili cium 48. Le redresseur est connecté électri quement à un solénoide 49 comportant un cliquet qui, lorsque le solénoide est excité, peut engager l'encoche 42 ou 43 de l'inter rupteur 35.
L'appareil photographique est dirigé sur le sujet à photographier X disposé dans la ligne de visée 45 de la cellule 44. Quand le télémètre est actionné, l'interrupteur 35 commence à tourner dans le sens lévogyre, fermant le contact 37 et allumant ainsi la lampe 30. Celle-ci projette un faisceau qui couvre la zone A.
Supposons d'abord que le sujet X soit dans 1a zone A; une partie du faisceau lumineux est réfléchie sur la cellule 44 et un signal est transmis à l'amplificateur 48. Comme ce dernier est couplé à la cellule par un cou rant alternatif, les effets de la lumière ambiante sont éliminés et l'amplificateur reçoit seulement le signal produit par la lumière intermittente. Ce signal amplifié est envoyé au redresseur 48, ce qui excite 1e solénoide 49, et le cliquet 50 engage l'en coche 42, arrêtant la rotation de l'inter rupteur.
Comme dans l'appareil décrit précé demment, l'interrupteur peut être connecté à l'objectif de l'appareil (non représenté à la fig. 5) de manière que, lorsque l'inter rupteur tourne, la longueur focale soit ré glée dans un domaine correspondant à chaque zone successive. Ainsi, si le sujet est dans la zone A, le mouvement de l'interrup teur 35 fermant le contact 37 règle l'objec tif pour la distance correspondant au milieu de la zone A.
Si le sujet X n'est pas dans la zone A, le solénoide n'est pas excité et l'interrupteur continue à tourner jusqu'à ce qu'il ferme le contact 38, allumant la lampe 31. Le fais ceau de cette dernière est dirigé sur la zone B adjacente à la zone A, mais plus éloi gnée de l'appareil photographique. Si le sujet X est dans la zone B, une lumière ré fléchie est envoyée sur la cellule 44 et 1e solénoide 49 fonctionne pour engager l'enco che 43, arrêtant la rotation de l'inter rupteur. Ainsi, si le sujet est dans la zone B, le mouevment de l'interrupteur 35 ferme le contact 38 et règle la lentille sur la distance médiane de la zone B. Si le sujet X n'est pas dans la zone B, l'interrupteur continue à tourner jusqu'à ce qu'il atteigne la butée 39.
Cette rotation supplémentaire règle l'objectif dans son domaine hyperfocal et la butée maintient l'objectif dans cette position de réglage.
Dans l'appareil décrit, l'objectif com porte trois positions focales possibles: une pour chacune des zones A, B et C. I1 est évi dent que le nombre de positions de réglage peut être augmenté en augmentant le nombre de zones et en disposant d'éléments séparés (lampes, contacts, encoches, etc.) pour cha que zone.
Un ressort hélicoidal peut être fixé à l'interrupteur 35 pour le faire tourner dans le sens dextrogyre après qu'une exposition a été faite, ramenant ainsi l'interrupteur et l'objectif dans leur position de départ. Des moyens peuvent être prévus pour empêcher l'allumage des lampes lors du mouvement de retour de l'interrupteur, par exemple en ouvrant le circuit de la batterie ou en uti lisant des contacts 37 et 38 flexibles et comportant un revêtement de matière isolante pour éviter un contact électrique avec le contact mobile 36 quand ce dernier tourne dans le sens dextrogyre.
La fig. 6 montre un autre appareil photo graphique fonctionnant par "zones". Cet appa reil ne comprend qu'une lampe 51, mais le champ est commandé par deux cellules photo sensibles 54 et 55. La lampe 51 est supportée par l'appareil de façon que son faisceau 52 soit dirigé sur le sujet X. Cette lampe fonctionne par intermittence, qu'il s'agisse d'une lampe clignotante ou que le faisceau soit interrompu par un interrupteur 5' en traîné par un moteur 6'. Le faisceau 52 est collimaté par une lentille 53 de façon à for mer un petit angle et il coincide avec le point 9 du télémètre de la fig. 2.
Les deux cellules photoélectriques 54 et 55 sont montées en arrière d'une lentille 56. Bien que les cellules soient disposées bout à bout, elles sont conformées de façon qu'une partie de chacune d'elles soit disposée côte à cete avec la partie correspondante de l'au tre. Cela se voit bien à la fig. 7, qui est une vue en plan correspondant à la fig. 6. Une partie 57 de la cellule 55 est disposée à une extrémité de l'ensemble des deux cellules et aucune partie de la cellule 54 n'est adja cente à cette partie 57.
Des parties 58 et 59 des cellules 55 et 54 respectivement sont cete à cete, tandis que la partie extrême 60 de la cellule 54 n'est adjacente à aucune partie de la cellule 55.
La cellule 55 est connectée électriquement à un amlpificateur-filtre 61 (fig. 6). Ce dernier est couplé par courant alternatif, ce qui élimine l'effet de la lumière ambiante pour assurer une réponse sélective aux si gnaux produits par la lumière intermittente provenant seulement de la lampe 51. L'ampli ficateur 61 est connecté à un interrupteur commandé au silicium 62 qui, à son tour, actionne un solénoide 65. Un arrangement semblable existe pour la cellule 54 et com prend un amplificateur 63, un interrupteur commandé au silicium 64 et un solénoide 66.
Les solénoides 65 et 66 sont connectées à une pièce 67 sur laquelle sont disposées trois butées 68, 69, 70. En plus, une butée sup plémentaire 71 est disposée à proximité de 1a pièce 67. Un ressort 72 maintient la pièce 67 dans la position représentée à la fig. 7.
L'objectif 73 de l'appareil photographique occupe une position donnée par rapport à la pièce 67. Cet objectif 73 comporte une patte 74 qui est sollicitée dans le sens lévogyre par un ressort non représenté. Une aiguille 75 est également connectée à l'objectif 73 et tourne avec ce dernier pour indiquer le do maine de réglage de l'objectif sur une échelle 76. Une pièce 77 de commande du télé mètre est montée sur un pivot 78 et mainte nue dans la position représentée par un res sort 79. Un crochet 83 de 1a pièce de com mande 77 vient en contact avec le bord de la patte 74 et empêche cette dernière, et par conséquent l'objectif 73, de tourner dans le sens lévogyre dans lequel ces éléments sont sollicités par le ressort non représenté.
Une saillie 80 formant came est également disposée sur la périphérie de l'objectif 73. Quand ce dernier tourne dans le sens lévo gyre, la saillie 80 ferme des contacts 81 et 82, ce qui excite la lampe 51 et les amplifi cateurs 61 et 63 par un circuit non repré senté.
Le fonctionnement de cet appareil est le suivant: L'appareil vise le sujet à photographier, le point 9 du télémètre étant placé au centre du sujet. La pièce de commande 77 est alors basculée contre l'action du ressort 79 de sorte que le rochet 83 dégage la patte 74, ce qui libère l'objectif 73 et lui permet de tourner dans le sens lévogyre dans lequel il est sollicité. Quand l'objectif tourne, la saillie 80 se déplace également dans 1e sens lévogyre et ferme les contacts 81, 82 exci tant la lampe et les amplificateurs. On pro jette ainsi un faisceau intermittent 52 vers le sujet X.
Supposons que le sujet soit dans la zone A. Une partie du faisceau 52 est réfléchie du sujet X sur la lentille 56 qui, étant donné sa position relativement aux cellules 54, 55, fait tomber le faisceau réfléchi sur la par tie 57 de la cellule 55. Il se produit alors un signal qui est amplifié et transmis à l'in terrupteur 62, actionnant ce dernier et exci tant le solénoide 65, qui, à son tour, dé place la pièce 67 de manière que l'objectif 73 tourne dans le sens lévogyre jusqu'à ce que le bord de la patte 74 heurte la butée 68 (fig. 8). Ce mouvement est suffisant pour focaliser correctement l'objectif pour la distance cor respondant au milieu de la zone A.
Cette posi- tion est indiquée par l'aiguille 75 sur le "A" de l'échelle 76.
Supposons maintenant que le sujet X ne soit pas dans la zone A mais dans la zone B. La réflexion du faisceau lumineux est dirigée sur les parties côte à cête 58, 59 des cellu les 55, 54 respectivement. I1 en résulte que les deux cellules émettent des signaux, ac tionnant ainsi les deux solénoides 65 et 66. La pièce 67 est alors déplacée dans 1a posi tion représentée à la fig. 9, permettant au bord de la patte 74 de quitter 1a butée 68, de sorte que l'objectif 73 continue à tourner jusqu'à ce que ce bord atteigne la butée 69. Cette rotation supplémentaire de 1a butée 68 à la butée 69 règle le foyer de l'objectif pour le milieu de la zone B.
De même, si le sujet X est dans la zone C, la lumière réfléchie tombe seulement sur la partie 60 de la cellule 54, actionnant seu lement le solénoide 66. La pièce 67 est dé placée dans 1a position représentée à la fig. 10 qui permet à la patte 74 de tourner jus qu'à ce que son bord vienne en contact avec la butée 70, réglant l'objectif pour la zone C.
Si le sujet n'est pas dans les zones A, B et C mais dans la zone hyperfocale, aucune lumière réfléchie n'est reçue par les cellu les 54 et 55. Par conséquent, aucun des solé- noides 65, 66 n'est excité de la pièce 67 reste dans la position représentée à la fig. 11, permettant au bord de la patte 74 d'évi ter les butées 68, 69 et 70 et de venir au repos contre la butée 71. L'angle de rotation règle l'objectif pour le domaine hyperfocal.