Commutateur électrique La présente invention concerne un commutateur électrique dans lequel l'actionnement de la lame pivo tante portant les contacts se fait, à partir de la manette de commande, par l'intermédiaire d'une liaison élas tique.
Une réalisation d'un tel commutateur est décrite dans le brevet français No: 1515 025 où la liaison élastique entre la manette de commande et la lame de contact pivotante est réalisée par le prolongement de ladite lame, du côté opposé aux plots de contact, pro longement qui est recourbé en formant une boucle, vers l'extrémité de laquelle s'accroche une pièce soli daire de ladite manette.
Un tel commutateur présente notamment le défaut que la pression est fortement différente, suivant la position de la touche-manette dans l'un ou l'autre de ses états extrêmes. Aussi peut-il s'ensuivre des col lages, ou des crachements inégaux gênants suivant les utilisations.
On connaît aussi des commutateurs dans lesquels la liaison est matérialisée par un ressort à boudin.
Toutes ces constructions ont le défaut que la lame porte-contact a tendance à rebondir sur les plots fixes lors de la manoeuvre du commutateur, ce qui fait que le circuit est plusieurs fois établi et rompu. On peut y remédier par l'emploi d'amortisseurs convenables, mais ce moyen est cher et compliqué..
Le commutateur selon l'invention, comprend une liaison élastique entre la lame pivotante portant les contacts et la partie de la pièce de commande trans mettant l'effort de basculement de la lame et tend à obvier aux inconvénients précités en ce que ladite liaison est constituée par au moins une lame élastique, fixée à la lame pivotante à son extrémité opposée à celle recevant l'effort de basculement et formant un prolongement latéral de ladite lame pivotante dont la largeur est du même ordre de grandeur que la largeur de la lame pivotante porte-contacts, cette liaison pré sentant une plus grande rigidité suivant la direction longitudinale de la lame porte-contacts, que dans le sens transversal de cette lame.
Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple plusieurs formes d'exécution du com mutateur électrique.
La fig. 1, illustre en coupe longitudinale, un inter rupteur inverseur selon un premier mode de réalisation en position intermédiaire .
La fig. 2, est la coupe transversale correspondante. La fig. 3, est la même coupe que la fig. 1, l'inter rupteur étant dans une de ses positions extrêmes.
La fig. 4, est une coupe analogue à la fig. 1, d'un interrupteur ou commutateur bipolaire suivant une variante du premier mode de réalisation.
La fig. 5, est la coupe transversale correspondante. La fig. 6, est une coupe, analogue à la fig. 1, d'un commutateur suivant une autre variante du premier mode de réalisation.
La fig. 7, est une coupe, analogue à la fig.1, d'un commutateur suivant une autre variante encore du pre mier mode de réalisation.
Les fig. 8 et 9, sont en perspective, d'autres modes de réalisation.
La fig. 10, illustre des graphiques indiquant le cou rant. passant par un interrupteur selon l'invention (a) et d'un interrupteur analogue de modèle connu (b).
Sur les fig. 1, 2, 3, le commutateur est monté dans un boîtier et comprend entre les contacts fixes 2 et 3, une lame de contact pivotante 4 portant les plots mobiles 5, 6, cette lame étant actionnable par la manette ou touche pivotante 7 se logeant dans le boî tier 1, dans un évidement de forme appropriée.
Le pivot de la lame de contact est constitué ici par l'arête d'un bloc métallique 8 de section carrée servant en même temps de borne de connexion. La lame 4 pré sente à cet effet, à l'endroit de cette arête, une pliure correspondante et d'un côté la lame se prolonge trans versalement et se recourbe en S (repère 10) comme on le voit sur la fig. 2. Vers l'extrémité de cette boucle est accroché un goujon 9 solidaire de la touche-manette 7.
Le tout est monté de façon que la touche ne puisse sortir du boitier, vu la forme de l'évidement dans lequel elle est placée, et qu'alors elle exerce, en perma nence, une légère pression sur l'extrémité recourbée de la lame porte-contacts.
Quand on fait basculer la touche, depuis la posi tion de la fi-. 3, en passant par la position médiane de la fig.1 (qui est une position instable), le goujon 9 pousse la branche supérieure du S vers la gauche et oblige par suite la lame de contact 4 à basculer. Il faut pour cela vaincre une légère résistance et on obtient ainsi un mouvement brusque propre au décollement franc du plot mobile 6 d'avec le contact 3. La situa tion est similaire dans la deuxième position du commu tateur, lorsqu'il s'agit de revenir dans la première posi tion (celle de la fig. 3) .
On remarque que la pièce 8 elle-même fournit l'amenée de courant; à cet effet elle présente de préférence un perçage pour y passer un fil électrique, de même qu'il existe des perçages dans les contacts 2 et 3, tous munis de serre-fils. Ces perçages sont prati qués perpendiculairement au plan de déplacement du commutateur.
On remarquera encore que le courant passe par la lame de contact, mais non pas dans le ressort de liaison, ce qui fait qu'il ne s'y produit pas d'échauffe ment, ni de variation consécutive de son élasticité.
Dans ce premier mode de réalisation, l'élasticité transversale procurée par le ressort <B>10</B> en S permet une commande suffisamment souple, mais franche, de la lame 4 ainsi que des pressions sensiblement égales dans les deux positions extrêmes de la touche-manette.
En se référant aux fig. 4 et 5, on voit que cette réalisation diffère de la précédente par un certain nom bre de détails: - la lame pivotante 4 est symétrique par rapport à son pivot et munie de contacts à chaque extrémité;
- le ressort de liaison n'est pas formé par un pro longement direct de la lame pivotante porte-contacts; il est rendu solidaire de celle-.ci à son extrémité, en lui étant fixé par exemple par sertissage; - les connexions sont faites sur des bornes à vis, et non par enfilage dans des serre-fils.
On a figuré en pointillé en variante, les lames por tant les plots, supposées en position supérieure.
Dans la variante de la fig. 6, une saillie intérieure 7a de la touche de commande 7 creuse, engrène dans une rainure formée à l'extrémité du ressort; cette fabri--: cation est plus économique et plus ramassée.
Dans la variante de la fig. 7, la pièce de commande est une came 11 commandée par un bouton-poussoir 12 avec ressort de rappel. Cette came porte une saillie 11a jouant le rôle de la saillie 7a.
Sur la fig.8, on voit un mode de réalisation concernant la forme de la liaison élastique celle-ci comprend deux lames transversales 10a, 10b, coudées à la partie supérieure et munies de fentes telles que 10c à leur extrémité, pour pouvoir engrener avec une saillie de la touche-manette.
La fi-. 9 est une vue analogue dans laquelle les épanouissements latéraux sont courbés en U (une seule fois), ici vers l'intérieur.
La fig. 10 montre le résultat pratique des essais. On a porté en fonction du temps t en millisecondes, le courant à l'enclenchement, passant par le commuta teur.
La courbe (a) est relative à un interrupteur du pre mier mode de réalisation, dans lequel la lame de contact avait une épaisseur de 0,4 mm, une largeur de 8 mm et une longueur de 10 mm. On voit que le cou rant est établi, puis reste à la même valeur, au bout de 0,2 ms. Au contraire, pour un interrupteur de modèle classique, dont la lame pivotante avait sensiblement les mêmes caractéristiques, mais avec une liaison d'action- nement par ressort à boudin, il se produirait une série de rebondissements, comme indiqué, s'étalant facile ment sur 6 ms.
Bien entendu, il est possible de prévoir que la même manette actionne à la fois plusieurs lames de contact. De véritables pivots pourraient être aussi prévus pour la lame de contact et pour la manette.