Dispositif pour le contrôle de l'alignement vertical de deux points situés à des niveaux différents
La présente invention concerne un dispositif pour le contrôle de l'alignement vertical de deux points situés à des niveaux différents.
Pour vérifier l'alignement vertical de deux points et mesurer éventuellement l'écart d'alignement de ces pbints, on connaît déjà les fils à plomb et les lunettes de visée verticale.
Les premiers sont d'un emploi simple puisque l'alignement est contrôlé en faisant partir le fil du point situé au niveau le plus haut, la pointe du plomb amenée dans le plan du second point, indiquant par sa position l'alignement desdits points ou leur éloignement.
Toutefois, le fil à plomb ne peut donner que les indications peu précises. I1 est d'autre part long à se stabiliser, surtout lorsque son fil doit avoir une longueur de plusieurs mètres. Enfin, il n'existe aucun dispositif permettant une lecture précise et commode de la pointe du plomb.
Les seconds des dispositifs connus, présentent eux, comme inconvénient majeur, le fait que leur précision décroit proportionnellement avec la distance, ce qui est particulièrement gênant lorsque la distance entre les niveaux des points est de plusieurs mètres.
La présente invention a notamment pour but de remédier aux inconvénients des dispositifs connus.
Elle concerne à cet effet un dispositif pour le contrôle de l'alignement vertical de deux points situés à des niveaux différents, caractérisé en ce qu'il comprend:
un corps pesant constitué par un cylindre creux contenant un réticule pourvu d'au moins un repère central et par un étrier solidaire dudit cylindre à la partie supérieure de celui-ci,
-un fil pour la suspension du corps pesant à partir du point situé au niveau le plus haut, et lié à l'étrier dudit corps,
- un miroir plan fixé sur l'étrier du corps pesant et situé dans un plan incliné à 45" sur l'axe longitudinal dudit corps,
- des moyens d'amortissement des mouvements parasites du corps pesant et du fil.
Le réticule peut être supporté dans le cylindre creux, par des moyens de réglage permettant l'amenée de son repère central sur l'axe longitudinal du corps pesant.
Le dispositif peut également comprendre des moyens pour la mesure de l'écart d'alignement vertical de deux points.
Les moyens permettant la mesure de l'écart d'alignement peuvent notamment comprendre, des lunettes à visée horizontale, des microscopes à micromètre d'oculaire, le réticule du corps pesant étant ou non pourvu de repères de mesure en plus de son repère central.
Par ailleurs, les moyens d'amortissement du dispositif comprennent, dans une forme d'exécution avantageuse un équipage mobile solidaire du corps pesant et un récipient annulaire fixe, approximativement coaxial à l'axe longitudinal du corps pesant et contenant un volume liquide dans lequel est au moins partiellement immergé l'équipage mobile.
Une forme d'exécution du dispositif suivant l'invention et plusieurs variantes fonctionnelles sont représentées à titre d'exemple non limitatif sur les dessins ci-joints dans lesquels:
La fig. 1 est une vue de face en coupe du dispositif.
Les fig, 2, 3, 4 et 5 sont des vues de face schématiques de variantes fonctionnelles du dispositif.
Le dispositif représenté sur la fig. 1 comprend un corps pesant 1, un fil 2 attaché audit corps et un dispositif amortisseur 3 destiné à l'atténuation des mouvements parasites du corps pesant 1 au bout de son fil 2.
Le corps pesant 1 comprend, une partie cylindorique creuse 4 surmontée d'un étrier 5 relié au fil 2 par une tige 6 solidaire de l'étrier 5. La partie inférieure du cylindre 4 contient un réticule 7 en forme de disque supporté par au moins deux vis de réglage 8. Le réticule 7 est transparent et porte en son centre un repère pouvant être une croix.
Le dispositif de réglage constitué par les vis 8 permet Ramenée du repère central du réticule 7 sur l'axe longitudinal 9 du corps pesant. L'étrier 5 supporte un miroir plan 10 orienté à 450 sur l'axe longitudinal du corps pesant 1.
Le dispositif d'amortissement 3 comprend un équipage mobile solidaire de la tige 6 et par conséquent du corps pesant, et constitué par un corps annulaire 11 portant au moins une ailette radiale 12 s'étendant à partir de la paroi intérieure dudit corps annulaire 11 vers l'axe longitudinal de celui-ci. La solidarisation du corps annulaire 11 avec la tige 6 est réalisée au moyen d'une pluralité d'entretoises 13.
Le corps annulaire est au moins partiellement immergé dans un volume de liquide 16 contenu dans un récipient annulaire 14 d'axe sensiblement confondu avec l'axe longitudinal 9 du corps pesant. Le récipient 14 est supporté par un piètement 15 dont les éléments sont de préférence réglables.
Du fait de son immersion dans le volume de liquide 16 contenu dans le récipient 14, l'équipage mobile du dispositif d'amortissement ne peut suivre les mouvements du corps pesant, suspendu au bout de son fil, la masse liquide freinant et amortissant les mouvements dudit corps cylindrique 11. Ce dispositif amortisseur joue aussi bien son rôle en ce qui concerne les mouvements oscillatoires du corps pesant au bout de son fil, que ceux dudit corps résultant de la torsion dudit fil.
Sur la fig. 2, est représenté un dispositif permettant le contrôle de l'alignement des deux points A et B situés dans des plans différents, respectivement A' et
B', ce dispositif comprend, en plus des éléments représentés sur la fig. 1, une lunette de visée à axe horizontal 17 située à l'extérieur du dispositif et visant le point inférieur B à travers le réticule transparent 17, par l'intermédiaire du miroir à 45 , 10. Cette visée du point B permet à l'utilisateur de se rendre compte de l'écart d'alignement des points A et B puisqu'il voit directement dans la lunette 18 le repère central 19 du réticule 17 (qui se trouve à la verticale du point A) ainsi que le point B.
En graduant les branches de la croix formant le repère central 19 du réticule 17 ou en traçant des cercles d'espacement défini autour de ce repère central, l'on permet à l'utilisateur d'apprécier l'éventuel écart d'alignement entre les points A et B.
Le dispositif de la fig. 3, est celui de la fig. 1, modifié pour permettre la projection d'une image, non agrandie, du repère du réticule sur le plan contenant le point de niveau de plus bas, et ce, au moyen d'un objectif de projection avec un éclairage extérieur.
L'objectif de projection 20 est situé à la partie inférieure du corps pesant 4 et le réticule 17 est situé, lui, à la partie supérieure dudit corps pesant. Une source lumineuse telle qu'une lampe 21 convenablement dirigée, émet un faisceau lumineux frappant le miroir 10 et renvoyé de celui-ci vers l'objectif 20 à travers le réticule 17. L'image du repère central 19 (qui correspond au point de niveau supérieur, recevant l'extrémité du fil 2) est ainsi renvoyée sur le plan contenant le point de niveau le plus bas. Le choix de l'objectif de projection permet toutes les réductions désirées. Ainsi en choisissant une réduction de dix fois les traits portés par le réticule 17 de par exemple 0,2 mm d'épaisseur, donnent des traits de l'image de 0,02 mm d'épaisseur.
Le dispositif de contrôle représenté sur les fig. 4 et 5, comprend en plus de l'élément représenté sur la fig. 1, des moyens de positionnement d'un appareil photographique destiné à l'enregistrement et la mesure d'un éventuel écart d'alignement entre les deux points dont l'alignement est contrôlé.
Les moyens de positionnement comprennent un bâti 22 présentant à sa partie inférieure un repère 23, devant être amené en coïncidence avec le point situé au niveau le plus bas et figuré ici en B. Sur la partie supérieure du bâti 22 est disposé un appareil photographique 24 dont l'objectif a comme axe, la verticale élevée de la base du repère 23, c'est-à-dire en fait du point B.
Par ailleurs, sur la face supérieure du bâti 22 est disposé un support cylindrique 25 sur lequel peut se déplacer une douille 26 immobilisable en rotation et en translation par rapport au support 25 au moyen d'éléments filetés 27 et 28 d'une part et 29 et 30 d'autre part. La douille 26 est pourvue de deux bras transversaux, horizontaux, dont l'un porte à son extrémité un palpeur rétractile 31 et l'autre un réticule 32 portant en son centre un repère 33. Le repère 33 est situé à une distance d de l'axe vertical 34 du support 25 égale à celle comprise entre le repère 23 correspondant au point B et ledit axe 34 du support 25.
En amenant devant l'objectif de l'appareil 24 le réticule 32, le repère 33 porté par celui-ci peut être positionné exactement à la verticale du point B. Pour mesurer l'écart d'alignement entre les points A et B au moyen de l'appareil photographique 24 on procède comme suit:
on dispose sur le plan contenant le point B le bâti 22 en faisant correspondre le repère 23 dudit bâti avec ledit point B,
- le corps pesant 1 attaché au fil relié au point A est amené approximativement au-dessus de l'appareil 24 par rapport auquel sa distance est contrôlée au moyen du palpeur rétractile 31,
- après effacement du palpeur 31 l'on prend avec l'appareil 24 une première photographie du réticule 17,
- par simple pivotement, l'on amène devant l'objectif de l'appareil 24 le réticule 32,
le repère de celuici étant plus précisément placé en coïncidence avec la verticale passant par le point B,
- l'on opère alors sur la même pellicule, sans bouger l'appareil, une seconde photographie qui fixera la position du repère 33 (correspondant à celle du point B) par rapport au repère 19 (correspondant à celle du point A),
- une fois la pellicule développée elle peut être examinée, notamment sur un projecteur de profils, pour vérifier l'alignement des points A et B ou plus précisément des images des repères correspondants à ces points.