Dispositif de pulvérisation intermittente notamment pour le traitement de lésions externes
Le traitement des lésions externes telles que brûlures, profondes ou de grandes surfaces, plaies ou fractures ouvertes, traumatismes divers, nécessite un procédé qui assure à la fois l'atténuation et la suppression de la douleur du patient, la désinfection et l'élimination des éventuels exsudats et impuretés et la cicatrisation rapide, conduisant à une cicatrice la moins apparente possible.
La présente invention a pour objet un dispositif de pulvérisation intermittente, notamment pour le traitement des lésions externes de ce type et qui a pour but d'assurer une irrigation des plaies et lésions régulière et répétée autant de fois et sur un temps aussi long que nécessaire de façon à obtenir les résultats précités.
Les avantages de cette application de la pulvérisation précitée intermittente sont:
Une suppression de la douleur; une accélération de la cicatrisation; une désinfection et une élimination rapide des exsudats.
Le dispositif objet de la présente invention est caractérisé par le fait qu'il comporte au moins un vecteur de jet, dans lequel est créée une dépression qui entraîne le liquide à pulvériser, le vecteur étant muni d'une buse destinée à donner au jet la forme voulue;
- un dispositif de contrôle du temps s'écoulant entre deux pulvérisations successives et du temps durant lequel la pulvérisation s'effectue:
- un dispositif asservi au dispositif de contrôle des temps et mettant en circuit le liquide à pulvériser et le facteur de dépression.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue perspective d'ensemble de l'appareil ;
la fig. 2 est un schéma de fonctionnement.
En se reportant d'abord à la fig. 1, on voit que le dispositif est contenu dans un bloc 1, de forme quelconque, ici parallélépipédique, surmonté d'un couvercle 2 sur lequel apparaissent divers éléments de commande et de réglage. Ce couvercle 2 est surmonté des réservoirs 3 et 4 de liquide à pulvériser d'où partent les extrémités 5 et 6 des flexibles 7 et 8 dans lesquels sera mû le liquide à pulvériser. On retrouve le flexible 7 à sa sortie du bloc qui pénètre alors dans une gaine elle-même flexible 9. Dans le tuyau 10 se meut par contre le fluide moteur facteur de la dépression qui va provoquer le mouvement et la pulvérisation du liquide. Il provient d'un réservoir avec interposition d'une électrovanne commandée par le dispositif de contrôle des temps.
La sortie du flexible vecteur de jet 8 n'apparaît pas sur le dessin. Il sortirait du bloc par exemple par l'orifice 11 tandis qu'un autre conduit de fluide moteur sortirait par l'orifice 12 pour former à eux deux une autre source de pulvérisation.
On peut évidemment concevoir un nombre encore plus grand de flexibles munis de pulvérisateurs à leurs extrémités, issus d'un même bloc et venant traiter les lésions d'un même malade en différents endroits ou au contraire plusieurs malades dont les lits se trouvent rapprochés.
Le conduit solide 10 peut être fixé sur tous objets de forme voulue, représentés schématiquement par la référence 13, à l'aide de tout système usuel, par exemple une pièce en U 14 avec vis de serrage 15 permettant de fixer l'ensemble et vis de réglage 16 permettant de régler la hauteur du tuyau 10 par rapport au support.
Ce même tuyau 10 est terminé par un système classique de générateur de pulvérisation, formé essentiellement par un canon 17 précédé d'une chambre 18 au sein de laquelle le fluide moteur amené par le conduit 19 crée la dépression nécessaire au mouvement du liquide à pulvériser, lequel est amené (flèche Z) par le coude 20 dans la chambre 18, puis pulvérisé à travers la buse 21 qui lui donne la forme voulue (nappe, gerbe, filet, etc.).
Apparaissent enfin sur le tableau supérieur 22 du couvercle 2 divers éléments de commande, tels que deux minuteries 23 et 24, les boutons de réglage 25 destiné à l'amorçage et 26 destiné à la mise en marche ou à l'arrêt, des voyants lumineux 27 et 28 destinés au contrôle du bon fonctionnement.
On se reportera maintenant à la fig. 2 pour étudier ce fonctionnement. On retrouve le bocal 3 dans lequel plonge le conduit désigné ici par la référence générale C remplaçant les références 7, 9 et 10 de la fig. 1 et dans lequel est mû le fluide jusqu'au canon 17 et la buse 21 du générateur de pulvérisation. On retrouve également la portion de conduit 19 précédé du conduit schématique désigné par la lettre générale D dans lequel est véhiculé le fluide moteur par exemple un gaz comprimé.
On a représenté également schématiquement l'électrovanne 29 et une vanne pointeau 30, dont le rôle sera décrit plus loin.
On a de même représenté schématiquement le circuit électrique commandant l'électrovanne 29 et partant du générateur électrique pour aller jusqu'à la bobine 32 d'excitation du noyau de l'électrovanne 29 avec interposition de minuteries 33 et 34.
Le fonctionnement est le suivant: I'une de ces deux minuteries par exemple la minuterie 33 a pour charge de contrôler la durée d'émission du jet; l'autre, par exemple la minuterie 34 a pour objet de contrôler le délai séparant deux jets successifs; pratiquement la minuterie 34 autorisera le passage du fluide moteur qui va créer la dépression entraînant le liquide à pulvériser, tandis que la minuterie 33 par exemple arrêtera ce mouvement à l'expiration du temps d'émission prévu. Ces minuteries sont des minuteries courantes du commerce; elles sont par exemple constituées par un moteur animant une came d'un mouvement de rotation tel que celui-ci s'effectue dans un délai déterminé et vienne en fin de parcours inverser des contacteurs, ce qui autorisera ou interdira le passage d'un courant.
On peut évidemment prévoir tout type de minuterie et tout mode de couplage entre les deux minuteries pour obtenir le résultat désiré. Dans ces conditions, la came de la minuterie 34 sera couplée avec celle de la minuterie 33, de telle façon que lorsqu'elle autorise le passage du courant dans le circuit, la came 33 I'autorise également et ce pour la durée prévue pour l'émission. A la fin de cette durée, la came 33 interdira le passage du courant.
Durant le temps que les deux cames autorisent le passage du courant, la bobine 32 est parcourue par celuici et crée donc un champ magnétique susceptible de mouvoir l'organe mobile de l'électro-vanne 29, lequel va luimême mouvoir le clapet ou autre organe de cette électrovanne dans le sens du passage du fluide moteur tel qu'un gaz arrivant dans le conduit D (flèche W) ; le réservoir du fluide moteur n'a pas été représenté.
Après le délai prévu, la came de la minuterie 33 coupera le courant et l'organe mobile de l'électrovanne revenant en sa position primitive, le mouvement du fluide moteur sera interrompu. Bien entendu cette description n'est qu'un mode particulier de réalisation dans laquelle l'électrovanne est à émission de pression travail , c'est-à-dire que le passage du courant provoque le passage du fluide dans le sens de la pulvérisation. On pourrait imaginer un dispositif où le passage du courant supprimerait, au contraire, le mouvement du fluide (électrovanne à émission de pression a repos u).
Dans son mouvement, dans le conduit D, le fluide moteur rencontre la vanne à pointeau 30, laquelle, réglable mécaniquement ou par tout moyen, permet de régler le débit dudit fluide à la finesse voulue.
Par le conduit 19, il parvient alors dans le générateur de pulvérisation et crée une dépression dans le conduit C; par cette dépression le liquide à pulvériser, désigné par la lettre générale L, est alors mû dans le conduit C, le canon 17 et enfin dans la buse 21 où il est pulvérisé sous toutes les formes voulues, selon la nature et la forme de la buse 21 elle-même.
Lorsque l'émission de fluide moteur est stoppée par l'intervention de la minuterie 33, la dépression cesse et, avec elle, la pulvérisation. Elle reprendra sur l'ordre de la minuterie 34 après le délai voulu.
Les délais séparant les émissions et les durées d'émissions sont évidemment réglés à volonté par l'utilisateur, sur les minuteries 33 et 34 et selon les ordres du médecin qui dépendent eux-mêmes de la nature des plaies à traiter, de leur surface et de leur profondeur.
La pulvérisation dans le générateur est du type classique, c'est-à-dire que le fluide moteur commencera par fragmenter en fines gouttelettes de liquide qu'il traînera sur la courte distance du canon 17 et la pression de pulvérisation sera égale à un certain pourcentage de la pression du fluide moteur. La valeur de cette dépression atteint pour certains modèles 40 à 50O/o de la pression du fluide moteur. Elle est en fait déterminée, outre par la valeur absolue de la pression du fluide moteur, par la forme du canon et de la buse, leur longueur, leur diamètre.
Le dispositif décrit permet ainsi les pulvérisations de toutes formes adaptées aux natures des lésions à traiter.
La fig. 2 représente le schéma de fonctionnement d'un seul circuit. On a vu, sur la fig. 1 que plusieurs dispositifs de pulvérisation pouvaient être adaptés au même bloc, ce qui permet d'utiliser celui-ci pour soigner plusieurs lésions en même temps. L'existence des vis de serrage et de réglage 15 et 16 permettra par ailleurs de rapprocher à volonté et de déplacer le générateur de pulvérisation par rapport à la lésion et en particulier de modifier son angle d'attaque.
On pourra évidemment prévoir toutes autres adjonctions possibles sur les circuits électrique et pneumatique précités destinés à améliorer ou à modifier les conditions d'utilisation.
On a constaté aux essais que la vitesse de cicatrisation des plaies soignées par pulvérisations successives grâce à ce dispositif, était de 50 0/o supérieure à celle des cicatrisations obtenues par d'autres moyens. Il y a là évidem- ment une amélioration notable si l'on note, de plus, que la cessation de la douleur est à peu près immédiate.
Ce traitement peut même, dans certains cas, remplacer très avantageusement, pour les grands brûlés, l'immersion totale qui s'avère parfois nécessaire.