CH485853A - Procédé de préparation d'un sucre cristallisé s'écoulant librement - Google Patents

Procédé de préparation d'un sucre cristallisé s'écoulant librement

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CH485853A
CH485853A CH92568A CH92568A CH485853A CH 485853 A CH485853 A CH 485853A CH 92568 A CH92568 A CH 92568A CH 92568 A CH92568 A CH 92568A CH 485853 A CH485853 A CH 485853A
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sugar
syrup
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crystallizer
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CH92568A
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David Miller Marvin
Cohen Max
Paul Graham Charles
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American Sugar
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C13SUGAR INDUSTRY
    • C13BPRODUCTION OF SUCROSE; APPARATUS SPECIALLY ADAPTED THEREFOR
    • C13B30/00Crystallisation; Crystallising apparatus; Separating crystals from mother liquors ; Evaporating or boiling sugar juice
    • C13B30/02Crystallisation; Crystallising apparatus

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  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Crystallography & Structural Chemistry (AREA)
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  • Organic Chemistry (AREA)
  • Jellies, Jams, And Syrups (AREA)
  • Confectionery (AREA)

Description


  Procédé de préparation d'un sucre cristallisé s'écoulant librement    La présente invention a pour objet un     procédé    de  préparation d'un sucre cristallisé fluide s'écoulant libre  ment, c'est-à-dire ne se prenant pas en masse et com  prenant essentiellement des agrégats de cristaux de     su-          crose    de dimension fondante.  



  Les cristaux de sucre, qui sont essentiellement cons  titués par du     sucrose,    lorsqu'ils sont     interdispersés    avec  des matières collantes et !ou hygroscopiques (naturelles  ou artificielles). présentent des problèmes de prise en  masse et d'absence de fluidité. Le sucre brun contient  des constituants     analogues    aux mélasses qui sont hygro  scopiques et le sucre brun peut donc être compris dans  cette classe. Bien que l'on se rapporte plus particulière  ment dans le présent mémoire au sucre brun, les prin  cipes de l'invention sont également applicables à tous les  autres membres de la classe qui présentent ce pro  blème.  



  Il est bien connu dans la technique du raffinage du  sucre que le sucre brun pourrait être rendu granulaire  et fluide si le sucre pouvait être réduit à un produit uni  forme, de     dimension    fondante (cristaux d'environ 3-S  microns). Le     problème    est bien connu et il est bien en  tendu qu'il     résulte    du fait que les cristaux de     grandes     dimension; de sucre brun portent un revêtement exté  rieur     relativement    épais (le constituants     collants,    du  type mélasse,     indiqué        plus    haut, qui font que les cris  taux voisins     s'agglomèrent    et ne coulent plus.

   Si le sucre  brun pouvait être cristallisé en cristaux     extrémement     fins, même si la     proportion    des constituants du type  mélasse restait la même, la distribution de ces consti  tuants sur la     surface    par unité de poids, très agrandie.  conduirait finalement, à un certain stade de la dimi  nution des dimensions des cristaux, à créer une pelli  cule de constituants du type mélasse suffisamment fine  sur les cristaux pour que le collage et l'agglomération des  cristaux     adjacents    ne se produisent plus.

      11 est bien connu de l'homme de l'art dans la tech  nique de la cuisine et de la     patisserie,    que le sucre brun  est une ressource culinaire savoureuse et très avanta  geuse mais qu'il est très difficile à manipuler en rai  son du problème décrit plus haut, qui est posé par ses  caractéristiques collante; et d'agglomération.  



  On a constaté un désir très prononcé de la part des       consommateurs    et utilisateurs, de     pouvoir    disposer d'un  sucre brun fin et s'écoulant librement. Les     avantages     d'une telle matière sont évidentes et comprennent la  facilité de mesure, la facilité de distribution et de sau  poudrage, ainsi que de nombreux autres avantages pra  tiques.  



  Bien que. ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, le pro  blème contienne en     lui-même    sa solution théorique, en  ce que la réduction de la dimension des cristaux produi  rait finalement le produit désiré, la technique n'avait  jusqu'à présent proposé aucun procédé pratique pour la  production de cristaux de sucre brun de     dimension    fon  dante. Les raisons de cette carence sont évidentes  pour l'homme de l'art de la technique de raffinage du  sucre.

   Le sucre est un article d'un prix     relativement        bas     qui, cependant, fait l'objet d'un soin et d'une critique  extrême de la part de l'utilisateur et tous les critères de  contrôle de la qualité. en particulier ceux qui ont trait  au goût et à l'aspect sont donc vitaux pour déterminer  si un traitement proposé ou un perfectionnement pro  posé pour la production du sucre est utile ou non. En  d'autres termes, la production des cristaux de sucre fon  dants et de sucre brun ne doit pas comporter des dé  penses inutiles, elle doit constituer un traitement entiè  rement continu et elle ne doit en aucune autre     facon     représenter un obstacle à l'attrait des produits.  



  Dans le brevet des     Etats-Unis    d'Amérique       NI,    3194682, on a décrit un procédé permettant d'obtenir  des cristaux de sucre brun de dimension fondante, cités      plus haut, qui     pernlét    d'obtenir le sucre cristallisé  s'écoulant librement et non susceptible de se prendre en  masse, qu'on recherche. La présente invention constitue  un perfectionnement par rapport à l'invention du brevet  cité, qui réside principalement en ce qu'on peut obtenir  un traitement     avantageux    du point de vue des critères  de fabrication cités, tels que le contrôle de la qualité,  l'économie, etc. En outre ou obtient une amélioration  avantageuse sur la dimension et la nature du produit  obtenu par la présente invention.  



  Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce  qu'on concentre un sirop de sucre à une température  comprise entre 120 et<B>130,>C</B> pour le ramener à une  teneur en solides de     91-971/o    en poids, ce sirop de       sucre        ne        contenant        pas        plus        de        15        %        en        poids        de        solide     constitués par des sucres autres que le     sucrose,    par  exemple le sucre inverti.

   le sirop de maïs, le sirop de  pomme de terre. le dextrose, le maltose, le lactose et les  constituants     mélassoeènes    des mélasses, cette propor  tion étant calculée sur la teneur en solides du sirop, en ce  qu'on soumet un flux du sirop de sucre concentré résul  tant de cette opération à     tin    battage par percussion dans  une zone de cristallisation, en ce qu'on soumet ce  sirop, pendant le battage par percussion.

   à l'action du  courant de gaz forcé qui traverse la zone de     cristallisation     avec un débit au moins suffisant pour éviter tout ac  croissement de la température du sirop et pour entraî  ner 1a vapeur d'eau éventuellement produite dans la  zone de cristallisation, ce courant de gaz étant en con  tact intime avec le sirop et le sucre produit, résultant  dans la zone de cristallisation pendant le battage par  percussion, le temps de séjour du sucre ainsi introduit  dans la zone de cristallisation étant compris entre 10 et  60 secondes, et en ce qu'on récupère dans la zone de  cristallisation un sucre cristallisé composé     d'agrégats    de  cristaux de     sucrose    d'une dimension de 3 à 50 microns,  ce sucre cristallisé contenant moins de     2,

  50%o    en poids  d'humidité.  



  La description qui va suivre, faite en regard du  dessin annexé, décrit une forme de mise en     ceuvre    de       l'invention.     



  Sur ces dessins  La     fig.    1 est un     diagramme    de circulation du traite  ment, qui montre schématiquement un traitement sui  vant l'invention pour la fabrication d'un sucre contenant  du     sucrose    et essentiellement constituée par des agrégats  de cristaux de     sucrose    de dimension fondante ; et  la     fig.    2 est une représentation schématique d'un       batteur-cristalliseur    représenté dans le diagramme de  circulation de la fie. 1, et montrant des détails intérieurs  de la construction.  



  On a constaté qu'une percussion violente, d'un ordre  de grandeur que l'on considérait antérieurement comme  impossible à mettre en     ceuvre.    est capable de cristalliser  rapidement le sirop de sucre concentré contenant du       sucrose    (par exemple à 91-97      '0    de solides<B>-,</B> et ne con  tenant pas plus de 1 5      ',,    de solides non     sucrose,    ces deux  proportions étant indiquées en poids) et qu'un courant  d'air forcé refoulé     pendant    ce battage violent donne nais  sance à un produit de     couleur    uniforme, non brûlé. avant  une fluidité supérieure.  



  Les résultats apportés par le procédé     envisagé    sont  surprenants pour     1'lionime    de l'art de la technique Su  crière. même pour les techniciens qui connaissent le  fonctionnement du     batteur-cristallisateur    du type     @@    Wer  ner       décrit    dans le brevet précité.

   Les particularités de    ce résultat, entièrement inattendues, seront détaillées  dans la suite mais il sera utile pour la compréhension  d'indiquer ici qu'il était déjà connu que le sirop con  centré, sous agitation par exemple dans un batteur du  type   Werner  , commence par présenter un début de       cristallinité,    puis se transforme en une pâte très vis  queuse puis se brise en agrégats de cristaux distincts. La  phase pâteuse intermédiaire semblait exclure totalement,  considéré sous l'angle de tous les critères de la techni  que sucrière, le battage par percussion et il semblait que,       avec    une telle masse pâteuse, le blocage et l'encrage  mécanique de l'appareillage du type à percussion fut  inévitable.

   Toutefois, contrairement à toute attente, le  battage par percussion a pour effet. soit de traverser la  phase pâteuse avant qu'elle n'ait pu entraîner de dom  mages, soit. par un mécanisme du type de la sublima  tion, d'éviter totalement la phase pâteuse. Cette décou  verte était entièrement inattendue et entièrement impré  visible par l'expérience précédente. Non seulement le  battage est raccourci d'environ 2 mn à une durée de  l'ordre de 10     secondes    mais le produit est supérieur à  divers points de vue, ce qui était également entièrement  inattendu.

   Toutefois, la supériorité de cette     aiWéliora-          tion    ne peut être obtenue que dans les conditions de  circulation d'air forcé pendant le battage par percus  sion indiqué plus haut. ainsi qu'on le décrira par la  suite.  



  Pour la plus     grande    partie, les sucres préparés sont       dPrivés    des sirops de sucres alimentaires dont la pu  reté est comprise entre environ 85 et environ 970,1'o.  Lorsqu'on désire obtenir un sucre avant une intensité de  saveur équivalente à celle des nuances commerciales de  sucre doux ou brun, il est généralement avantageux  d'employer un sirop de sucre alimentaire avant une pu  reté d'environ     9-10..'0    ou moins.

   Les sirops alimentaires       employés    peuvent être produits, généralement avec une  qualité constante, à partir de sirops purs ou mélangés,  de raffinerie de sucre de canne, ces sirops pouvant  comprendre les sirops de     sucrose    pure, les sirops gra  nulés, les sirops doux     et,'oti    les sirops filtrés mécanique  ment, tels que les sirops refondus, les sirops     bruts    et  d'affinage, tels qu'ils sont produits dans une raffinerie  de sucre normale, ou bien après tin nouveau traitement  de ces sirops, en vue de produire un sirop approprié pour  la fabrication classique du sucre doux.  



  Les solides non     sucrose    contenus dans les sirops ali  mentaires dans la pratique du procédé peuvent égale  ment être entièrement ou partiellement constitués par du       sucrose    inverti (composé de parties égales de     sucrose    et  de lévulose, ce qu'on appelle le sucre inverti) ou d'autres  sucres réducteurs     obtenus    par des traitements classi  ques de transformation de l'amidon et que l'on appelle  généralement des sirop;

   de maïs, des sirops clé pomme  de terre, du dextrose. du maltose.     etc.    Les solides autres  que le     sucrose    contenu dans les sirops alimentaires peu  vent     également    être     composés    de lactose et de sucres  dérivés de matières très     diverses    telles que le miel, le  sirop d'érable, etc.

   Les solides autres que le     sucrose    peu  vent en outre     éventuellement    être     dérivés    de mélasse ou  de constituants     mélassogènes    de mélasses, qui com  prennent les constituants de saveur et 'ou de couleur et  les constituants de cendres, les parties     inverties    de ces  constituants, etc., ainsi que des matières provenant d'une  source étrangère qui n'est pas habituellement produite,  séparée et 'ou     récupérée    dans une raffinerie de sucre.  



  Les sirops de sucre alimentaires employés dans le  présent     procédé.    et qui sont indiqués d'une façon géné-      rate ci-dessus. peuvent être produits à partir d'une  Brande variété de mélanges de sirops de sucre. Par  exemple, un constituant d'un sirop de sucre alimentaire  peut être constitué par un sirop de     sucrose    pur.

   Un  sirop de sucre alimentaire approprié pour la produc  tion d'un sucre savoureux, serait un sirop de sucre ali  mentaire d'une pureté de 93     Il/o,    composé d'un mélange  de sirops de sucre composés d'environ 84 parties de       sirop        de        sucre    à     100        %        de        pureté        et        16        parties        de        sirop          doux        de        raffinerie        

  de        sucre        de        canne,    à     environ        55%     de pureté, pourvu que les sirops soient d'un prix sensi  blement équivalent.  



  Sur la     fig.    1, on a représenté schématiquement un  diagramme de circulation pour la production de sucres  ayant les propriétés particulières recherchées. Un cou  rant de sirop de sucre provenant d'une source appro  priée, qui peut être un sirop de sucre granulé, est amené  par une conduite 10 à une cuve de mélange 11. On  ajoute également à la cuve de mélange 11, par une  conduite 12, un autre courant de sirop de sucre d'une  pureté appropriée de façon à produire dans la cuve de  mélange 11, après brassage au moyen d'un agitateur 14,  un mélange uniforme de sirop de sucre avant une pureté  de l'ordre de 85-97.  



  Le mélange résultant est envoyé de la cuve de mé  lange 11, par une conduite 15, à une pompe 16 d'où il est  débité, par l'intermédiaire d'une conduite 18 et à travers  un dispositif de commande d'écoulement telle qu'un       rotamètre    19, la commande du débit à travers le     rota-          mètre    19 étant réglée au moyen d'une vanne 20a de  réglage du débit, qui est placée dans la conduite de  sortie du rota-mètre 19.

   Après avoir traversé la vanne  20a du réglage du débit, le mélange de sirop est envoyé  par une conduite 20 à un réchauffeur tubulaire 21 qui  est alimenté en vapeur servant de fluide de     chauffage,     la vapeur envoyée au réchauffeur 21 étant envoyée à  travers une conduite 21a et la vapeur condensée qui sort  du réchauffeur sortant de ce réchauffeur par un siphon  21 b.  



  Le mélange chaud de sirops de sucre sort du ré  chauffeur 21 par une conduite 22 qui est munie d'un  thermomètre 22b servant à observer la température du  sirop de sucre     et/ou    à commander le fonctionnement du  réchaud-four 21 de façon que le mélange de sucre sorte  de ce réchauffeur à une température appropriée. La  conduite 22 envoie le mélange de sirops chaud à un       concentrateur    24, lequel est alimenté en vapeur d'eau  constituant le fluide de chauffage par une conduite 24a,  le     condensat    étant     récupéré    par un piège 24b.

   Le mé  lange chaud de sirops résultant est évacué du concentra  teur 24. par une conduite 25, à une température com  prise entre     120^-130^.    Un thermomètre 25a est inter  calé sur la conduite 25 pour observer la température du  mélange de sirops qui sort du     concentrateur    24 et com  mande le fonctionnement de cet appareil de façon à  éviter que le     mélange    de sirops qui sort de l'appareil ne  ,soit chauffé     ;i    une température supérieure à     120-130o    C.  



  Le mélange de sirops chaud est     envoyé    du     concen-          trateur    24, par une conduite 25, dans un séparateur de       %apeur    26 qui est     avantageusement    maintenu, comme  représenté sur le dessin. sous dépression ou vide ap  proprié. Un manomètre 28, relié au séparateur de va  peur 26 par une conduite 28a sert à observer la dé  pression ou le vide régnant dans le séparateur 26.

   La  dépression ou le vide est entretenu dans le séparateur  de vapeur 26     nu        moyen    d'une     pompe         <  <     vide 29 qui est en    communication avec le séparateur 26 par une conduite  30, un condensateur 31 et une conduite 52. Le     conden-          seur    31 est alimenté en eau de condensation par une  conduite 34 dans laquelle est     intercalable    une vanne 34a  de réglage du débit d'eau.

   La vapeur qui sort du sé  parateur de vapeur 26 à travers 1a conduite 32 est con  densée par contact avec l'eau de condensation introduite  dans ce condenseur et le mélange de vapeur et de     con-          densat    qui en résulte est évacué par une conduite 35 et  tombe dans un bac 36. Une vanne de fuite d'air<B>3021</B>  est intercalée sur la conduite 30 et constitue un moyen  approprié pour ajuster     et/ou    entretenir la dépression ou  le vide désiré dans le séparateur de vapeur 26.  



  Dans le fonctionnement du processus pour la pré  paration de sucres commercialisables, on a constaté que  la concentration du mélange de sirops dans le     concen-          trateur    26 pouvait être poussé jusqu'à une teneur en  solides d'environ     91-971)/o    en poids. le sirop concentré  résultant étant     récupéré    du séparateur de vapeur 26 à  travers une conduite 38.

   Ainsi qu'on l'a représenté  sur la fie. 1 du brevet précité, à la pression atmosphé  rique, la température nécessaire pour concentrer un  sirop donné afin d'atteindre un degré élevé recherché de       teneur        en        solides        tels        que        environ        95        %        de        solides,        est     fonction de la pureté du sirop, c'est-à-dire du pour  centage de     sucrose    existant dans la teneur totale en  solides dissous du sirop.

   Dans les traitements em  ployés jusqu'à présent, lorsque l'on concentrait des  sirops d'une pureté relativement faible, au-dessous     d'en-          viron        05        %,    à     des        teneurs        en        solides        d'environ        91-97        0!o.     on employait des températures de concentration supé  rieures à     125 -130C,    l'opération de concentration étant  exécutée à la pression atmosphérique.  



  Ainsi qu'on l'a représenté sur les     fig.    2 et 3 du brevet  précité, les sirops de sucre chauffés à une température       supérieure    à     125e-130^    C subissent une forte dégradation.  qui est indiquée par une diminution du pH du sirop ali  mentaire et par un accroissement de la coloration du  sirop alimentaire et du sucre final obtenu. La dégrada  tion se produit même si le temps nécessaire pour la  concentration du sucre est très facile et si l'opération de       cocentration    est effectuée rapidement, par exemple par  l'utilisation de réchauffeurs et     concentrateurs    à faible  temps de séjour.

   Toutefois, à quelque degré que la dé  gradation du sucre se produise, cette dégradation est  indésirable en ce que les produits de     la@    dégradation  tendent à réduire la vitesse à laquelle la cristallisation  peut être effectuée, ce qui conduit à la formation de  gros cristaux de sucre dans ]'opération de cristallisation  consécutive. La présence de gros cristaux de     .ucre    dans  les     produits    est indésirable du fait que ces grands cris  taux tendent à réduire les     caractéristiques        anti <  < gglomé-          ration    du sucre produit.

   Un avantage du procédé décrit  est que la cristallisation est conduite si rapidement et  que la dimension des cristaux est si     normalement    faible.  dans l'intervalle des dimensions     fondantes,    que l'on peut  tolérer un degré de dégradation du sirop     relativement     élevé tout en obtenant cependant un produit final     com-          niercialement    acceptable. Naturellement. si la dégrada  tion du sirop est maintenue à faible niveau. cet     avan-          ta2e    se manifeste par une amélioration de la couleur  de l'uniformité du produit et de la diminution des cris  taux.  



  Le taux de dégradation du sirop à des température  élevées, supérieures à environ     125 -13W    C, dépend for  tement de la nature des solide;     autre,    que<B>le</B>           sucrose    qui sont présents dans le sirop de sucre. Dans la  pratique commerciale, il n'est pas concevable de tenter  de     maitriser    la nature de ces solides. Ces matières varient  avec le pays d'origine du sucre brut dont les sirops de  sucre sont dérivés, avec les diverses techniques de raffi  nerie des diverses usines ainsi qu'avec les programmes  d'opérations du raffinage et d'autres conditions.

   II en  résulte que différents sirops, de     même    pureté, concen  trés à une température élevée donnée. et à une teneur en  solides désirée,     même    pendant une période de chauffage  fixe. donnent des caractéristiques de qualités différentes,  telles que la couleur et le pH. Par conséquent, en pra  tique industrielle, il est sensiblement impossible de pro  duire un sucre ayant des qualités et des propriétés phy  siques uniformes et reproductibles lorsque les sirops dont  les sucres sont dérivés sont portés à une température  élevée, supérieure à environ<B>125-130,>C.</B>  



  Par ailleurs, dans le fonctionnement du séparateur de  vapeur 26. on doit faire en sorte de rie pas effectuer la  concentration du mélange de sirops dans des condi  tions, telles que la présence de cristaux de sucre, qui       entrainent    la cristallisation. Si la cristallisation est provo  quée dans 1e     concentrateur        2-4    ou dans le séparateur de  vapeur 26, ou bien dans le sirop     conc;:ntré    qui sort de  cet appareil par la conduite<B>38</B> avant d'être introduit dans  un     batteur-cristalliseur    39, la vitesse de cristallisation  dans cet appareil<B><U>31)</U></B> sera réduite.

   La diminution de la  vitesse de cristallisation se traduit non seulement par la  formation de     cristaux    plus grands mais également par  la production     d'tin    sucre final plus humide. Par ailleurs.  par exemple. si dans le fonctionnement du séparateur de  vapeur 26, le mélange de sirop contenu dans ce sé  parateur est concentre au-delà     ;l'un    certain point à une  température relativement basse. par exemple sensible  ment inférieure à     120,    C. il tend à se produire une cris  tallisation spontanée.

    
EMI0004.0014     
  
    Un <SEP> avantage <SEP> du <SEP> procédé <SEP> est <SEP> que <SEP> la <SEP> vitesse <SEP> de <SEP> cris  tallisation <SEP> est <SEP> tellement <SEP> rapide <SEP> dans <SEP> le <SEP> batteur-cristalli  seur <SEP> 39 <SEP> et <SEP> les <SEP> effets <SEP> du <SEP> débit <SEP> d'air <SEP> critique <SEP> à <SEP> travers <SEP> ce
<tb>  cristalliseur <SEP> sont <SEP> si <SEP> avantageux <SEP> que <SEP> l'on <SEP> peut <SEP> tolérer <SEP> une
<tb>  certaine <SEP> proportion <SEP> de <SEP> cristallisation <SEP> en <SEP> amont <SEP> du <SEP> bat  teur-cristalliseur <SEP> 31) <SEP> sans <SEP> que <SEP> ceci <SEP> rie <SEP> rende <SEP> le <SEP> produit
<tb>  final <SEP> inacceptable.

   <SEP> Naturellement, <SEP> si <SEP> la <SEP> cristallisation <SEP> en
<tb>  amont <SEP> du <SEP> batteur-crista!liseur <SEP> 39 <SEP> est <SEP> maintenue <SEP> à <SEP> faible
<tb>  niveau, <SEP> les <SEP> avanta,es <SEP> du <SEP> procédé <SEP> se <SEP> manifestent <SEP> par
<tb>  l'obtention <SEP> d'un <SEP> produit <SEP> final <SEP> supérieur <SEP> cri <SEP> couleur, <SEP> di  mension. <SEP> uniformité. <SEP> etc.

   <SEP> Ici <SEP> comme <SEP> dans <SEP> le <SEP> reste <SEP> de <SEP> la
<tb>  description, <SEP> il <SEP> sera <SEP> wiclent <SEP> que <SEP> l'effet <SEP> inattendu <SEP> du <SEP> bat  tagC <SEP> par <SEP> perctrssioii <SEP> du <SEP> sirop <SEP> cri <SEP> présence <SEP> d'tin <SEP> courant
<tb>  d'air <SEP> forcé <SEP> dosé <SEP> est <SEP> responsable <SEP> de <SEP> ces <SEP> avantages, <SEP> car <SEP> il
<tb>  rend <SEP> moins <SEP> critiques <SEP> et <SEP> moins <SEP> sensih!es <SEP> le, <SEP> autres <SEP> parties
<tb>  chi <SEP> diagramme <SEP> dc <SEP> circulation.
<tb>  Mins <SEP> la <SEP> techniqu:

   <SEP> sucrière. <SEP> où, <SEP> ainsi <SEP> qu'on <SEP> l'a
<tb>  expliqué <SEP> par <SEP> ailleurs. <SEP> les <SEP> produits <SEP> de <SEP> départ <SEP> ne <SEP> sont
<tb>  jamais <SEP> entièrement <SEP> uniformes. <SEP> cette <SEP> diminution <SEP> de <SEP> la
<tb>  sensibilité <SEP> d'un <SEP> si <SEP> grand <SEP> nombre <SEP> d'autres <SEP> parties <SEP> du
<tb>  diagramme <SEP> de <SEP> circt:ltitic,:

  n <SEP> obtenue <SEP> malgré <SEP> tout <SEP> avec <SEP> ac  croissement <SEP> correspondant <SEP> de <SEP> la <SEP> clualité <SEP> du <SEP> produit, <SEP> est
<tb>  d'une <SEP> importance <SEP> pratique <SEP> extrêmement <SEP> grande.
<tb>  Le <SEP> sirop <SEP> concentre <SEP> relativement <SEP> chaud <SEP> est <SEP> envoyé.
<tb>  par <SEP> une <SEP> conduite <SEP> ?\, <SEP> à <SEP> une <SEP> pompe <SEP> -l,) <SEP> d'où <SEP> il <SEP> est <SEP> eri  voyé, <SEP> par <SEP> une <SEP> conduite <SEP> -41, <SEP> au <SEP> batteur-cristalliseur <SEP> 39.
<tb>  Le <SEP> sirop <SEP> concentré <SEP> chaud <SEP> doit <SEP> avoir <SEP> une <SEP> teneur <SEP> en
<tb>  solides <SEP> de <SEP> 91-97'l <SEP> @, <SEP> cri <SEP> poids. <SEP> Comme <SEP> on <SEP> l'a <SEP> représenté
<tb>  clans <SEP> son <SEP> ensemble <SEP> sur <SEP> la <SEP> fig.

   <SEP> 1, <SEP> le <SEP> batteur-cristalliseur <SEP> 39       est un récipient fermé muni d'un arbre rotatif 39a monté       axialement    et muni de protubérances, lames ou palettes  radiales 39b. Un moteur     -4-4,    relié à l'arbre 39a, sert à  faire tourner l'arbre 39a et les palettes 39b à l'intérieur  du     batteur-cristalliseur    39.  



  Un avantage du     batteur-cristalliseur    39 réside dans  le fait que la percussion produit une turbulence et tin  cisaillement (lui déterminent la cristallisation très ra  pide et la mise sous forme de granules du sirop intro  duit en     -41    dans le     batteur-cristalliseur    39. Un appareil  propre à assurer cet effet combiné est l'appareil ap  pelé       Turbulizer        ,>.    fabriqué par la     Strong-Scott        Manu-          facturing    Company Minneapolis, Minnesota (Etats-Unis       d'Aniériquel.     



  Sur la     fig.        ?,    on a représenté schématiquement le       Turbulizer    fabriqué par le constructeur précité, em  ployé comme     batteur-cristalliseur    39. L'enveloppe 39c!  est de forme     extérieure    sensiblement cylindrique et de  forme intérieure sensiblement cylindrique. L'arbre cen  tral 39a est de     I#rande    dimension     comparativement    au  diamètre du cylindre 39d. Par exemple, dans un cy  lindre 39d de 50 cm de diamètre intérieur, tin arbre  39a de 23 cm de diamètre extérieur donne de bons  résultats.

   Les palettes     3@>b    peuvent être orientées à un  angle quelconque (par     eNemple        .45-,)    et dans un sens ap  proprié pour faire avancer la matière de     !'extrémité    adja  cente à l'entrée     -41    vers l'extrémité adjacente à la sortie  49.

   L'espace intercalaire 39c doit être différent (le  l'écartement étroit qu'on trouve dans l'appareil tel qu'il  est fourni par le constructeur et, dans tin appareil pré  sentant les     dimensions    mentionnées ci-dessus et qui est  d'une     longueur    d'environ     @     cm, mesurée de l'entrée  41 à la sortie     -19,    un écartement     31)c    de l'ordre de     -4        cni     donne les meilleurs résultats.

   Cet écartement laisse  subsister tin chenal pour le     passage    (le la matière sucrée  et évite la formation d'un     gâteau    dur de cette matière  sur les parois intérieures du cylindre     3Qd,    ce qui     entrai-          nerait    une accumulation de chaleur et     urie    altération du  débit de production. ainsi     que    d'autres phénomènes pré  judiciables. Dans le cas des     dimensions    indiquées plu,  haut, une laine ou palette Sac d'environ     -4    cri de largeur  donne de bons résultats.

    
EMI0004.0055     
  
    L'appareil <SEP> 39. <SEP> lorsqu'on <SEP> emploie <SEP> Lui <SEP> Turbulizer <SEP> fa  briqué <SEP> par <SEP> le <SEP> constructeur <SEP> cité. <SEP> travaille <SEP> ;t <SEP> une <SEP> vitesse <SEP> <B>(le</B>
<tb>  l'ordre <SEP> de <SEP> 1000t <SEP> nin <SEP> ou <SEP> plus, <SEP> tandis <SEP> qu'un <SEP> appareillage
<tb>  connu <SEP> antérieurement <SEP> travaille <SEP> ;

  i <SEP> urie <SEP> vitesse <SEP> de <SEP> l'ordre
<tb>  de <SEP> grandeur <SEP> de <SEP> <B><U>'1</U></B>00 <SEP> t'nin. <SEP> La <SEP> différence <SEP> des <SEP> vitesses <SEP> cor  respond <SEP> à <SEP> la <SEP> différence <SEP> entre <SEP> l'agitation <SEP> et <SEP> la <SEP> percussion
<tb>  dans <SEP> le <SEP> cas <SEP> de <SEP> la <SEP> matière <SEP> en <SEP> question. <SEP> On <SEP> donnera <SEP> ci  après <SEP> une <SEP> description <SEP> du <SEP> fonctionnement <SEP> du <SEP> batteur  cristalliseur <SEP> 39 <SEP> après <SEP> avoir <SEP> décrit <SEP> le <SEP> reste <SEP> du <SEP> diagramme
<tb>  ;général <SEP> de <SEP> circulation <SEP> de <SEP> la <SEP> fi;

  . <SEP> 1.
<tb>  Sur <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 1, <SEP> on <SEP> voit <SEP> également <SEP> qu'un <SEP> ventilateur <SEP> -1(#
<tb>  refoule <SEP> de <SEP> l'air <SEP> dans <SEP> l'extrémité <SEP> <B>(le</B> <SEP> batteur-cristal!iscur
<tb>  39 <SEP> adjacente <SEP> à <SEP> l'entrée <SEP> <B>1</B>1 <SEP> du <SEP> sirop, <SEP> c'est-à-dire <SEP> en <SEP> -16a.
<tb>  tandis <SEP> qu'un <SEP> autre <SEP> ventilateur <SEP> TS <SEP> aspire <SEP> l'air <SEP> par <SEP> l'c\tré  mité <SEP> de <SEP> sortie <SEP> -19 <SEP> du <SEP> hatteur-cristal!iseur <SEP> @@?, <SEP> c';.st-à-dir@
<tb>  en <SEP> 48a. <SEP> Le <SEP> débit <SEP> d'air <SEP> qui <SEP> est <SEP> refoulé <SEP> a@:

  c <SEP> le <SEP> sucre <SEP> sur <SEP> la
<tb>  longueur <SEP> du <SEP> batteur-cristalliScur <SEP> )'? <SEP> a <SEP> une <SEP> incidence <SEP> im  portante <SEP> sur <SEP> la <SEP> valeur <SEP> supérieure <SEP> de, <SEP> résultats <SEP> obtenus
<tb>  suivant <SEP> le <SEP> procédé <SEP> ainsi <SEP> qu'on <SEP> le <SEP> montrera <SEP> plus <SEP> particLi  lièrernent <SEP> dans <SEP> la <SEP> suit,. <SEP> Le <SEP> produit <SEP> qui <SEP> sort <SEP> par <SEP> la <SEP> sorti
<tb>  -19 <SEP> est <SEP> composé <SEP> d'a2régatï <SEP> de <SEP> cristaux <SEP> de <SEP> sucre <SEP> clé <SEP> la
<tb>  taille <SEP> fondante <SEP> c'e,t-à-dire <SEP> de <SEP> 3-50 <SEP> microns.

   <SEP> Le <SEP> sucre <SEP> en
<tb>  agrégats <SEP> qui <SEP> sort <SEP> par <SEP> la <SEP> conduite <SEP> de <SEP> déchargement <SEP> -11)
<tb>  du <SEP> batteur-cristalliseur <SEP> 3Q <SEP> est <SEP> introduit <SEP> dans <SEP> un <SEP> séchoir  i-efroidisseti; <SEP> 50. <SEP> ,4 <SEP> son <SEP> introduction <SEP> clans <SEP> l'appareil <SEP> S<B>(</B>).         le sucre en agrégats est à une température d'environ 50  125" C et il a une teneur en humidité d'environ 0,5-2,5     01/t,     en     poids,    par exemple environ 1      ,%o    en poids.

   Le     séchoir-          refroidisseur    50 peut être n'importe lequel des appa  reils de ce type qui soit approprié pour cette opération  et qu'on trouve dans le commerce, par exemple un sé  choir à plateaux ou un séchoir rotatif, tel qu'un     granu-          lateur        Hersey    ou un     granulateur        u    Roto Louvre  , il  peut également être constitué par un séchoir et un re  froidisseur séparés.  



  L'air ambiant est introduit dans le     séchoir-refroi-          disseur    50 par une conduite 51 et à travers un appa  reil de chauffage 52 et un conduit     5.1,    pour provoquer le  séchage du sucre dans cet appareil. L'air est extrait du  séchoir-refroidisseur 50 par une conduite de décharge  ment 55 et un ventilateur d'extraction 56. Une quantité  d'air additionnel, par exemple pour le refroidissement  ou pour la modification des conditions de séchage et  de refroidissement dans le séchoir refroidisseur 50 est  introduite par la conduite<B>51</B> et dans une conduite 58.  



  Le sucre séché et refroidi résultant de cette opéra  tion est extrait du séchoir-refroidisseur 50 par une con.  duite 59 et envoyé à un appareil approprié pour la ré  duction de la dimension, constitué par un broyeur 60, et  transféré par des conduites 59 et 57 à un appareil de  tamisage 62.

   Le produit broyé finement divisé résultant  du broyage est débité par une conduite 61 et envoyé à  l'appareil de tamisage 62, la matière trop grossière, par  exemple refusée au tamis à mailles de 1,4 mm étant  renvoyée par une conduite 64 au broyeur 60 ou étant  récupérée séparément comme produit et la matière trop  fine (les fines). par exemple passant au tamis à mailles  de 0,3 mm, étant     récupérée    par une conduite 65 et ren  voyée au     batteur-cristalliseur    39 par une conduite 66,  éventuellement. Les fines peuvent également être récu  pérées comme produit. par exemple directement par la  conduite 65 ou après avoir été mélangées d'un additif  tel que de l'amidon pulvérisé ou d'une autre matière  introduite dans la conduite 65 par une conduite 68.

   On  récupère de l'appareil de tamisage 62, par une con  duite 69, un produit granulaire de la dimension désirée,  par exemple passant au tamis à mailles de 1,4 mm et  refusé au tamis à mailles de 0,3 mm.  



  En ce qui concerne l'opération de broyage exécutée  dans le broyeur 60, la réduction de dimension peut être  exécutée de façon satisfaisante avant ou après le sé  chage. On a constaté qu'un appareil satisfaisant était un  broyeur       Pitsmill        Comminuter          équipé    de 16 marteaux  à lames de couteaux. tournant à 3000     Cmn    et équipé  d'une surface de classement à trous ronds de l1,11 mm  de diamètre.  



  Le     séchage    du produit, au moment où il quitte le       batteur-cristalliseur        3u,    est une opération relativement  simple. I1 est avantageux que le séchage soit effectué  dans des conditions telles que les agrégats de sucre  soient maintenus en     mouvement.    de façon à assurer une  répartition uniforme du gaz de     séchage,    qui peut être  de l'air chaud, autour des divers agrégats.

   Lorsque       l'opé=ration    de     séchage        est    effectuée de cette façon on  peut obtenir un     séchage    parfait dans un temps relati  vement court, par     exemple    en environ 2 minutes, en  employant de l'air à une     température    d'environ     130     C.  Les séchoirs à convoyeur du type vibrant peuvent égale  ment être utilisés avec de bons résultats pour le     séchoir-          refroidisseur    50.

   Un     séchage    satisfaisant comporte une  réduction de la teneur en humidité d'environ     1,0-2,50/"       à     environ        0,5         /o        de        préférence        au-dessous        d'environ        I        %.     Un avantage important du procédé est que la cris  tallisation est si rapide qu'elle est pratiquement instan  tanée et un résultat de cet effet est que l'on peut cris  talliser des sirops alimentaires de faible pureté pour for  mer, directement à la sortie du     batteur-cristalliseur    39.

    un produit sensiblement sec. On entend par une opéra  tion pratiquement instantanée, celle qui se produit en  i-10 secondes et. par sensiblement sec, un produit ne  contenant pas d'humidité perceptible dans son appa  rence et qui peut s'écouler librement. L'analyse montre  que ce degré de siccité correspond au produit à 1,0-2,5 0/0  d'humidité qu'on peut obtenir directement du     batteur-          cristalliseur    39. La phase de     séchage    suivante, qui réduit  encore davantage     l'humidité:,    constitue une phase facul  tative en production industrielle, utile dans les cas où  l'on cherche à obtenir une plus forte siccité. Ce séchage  supplémentaire est naturellement facilité par la faible  teneur initiale en humidité.

   Sans cette cristallisation  instantanée. un grand nombre de sirops alimentaires  ne pourraient pas être transformés en produit utile en  raison de leur trop forte teneur initiale en humidité.  



  Le tamisage du produit issu du     séchoir    peut être  effectué sans difficulté au moyen de n'importe quel  appareil qu'on trouve dans le commerce. On a cons  taté que le sucre obtenu est relativement résistant à  l'abrasion. Les fines, c'est-à-dire les agrégats ayant une  dimension de particules inférieure à environ 0,3 mm  tendent toutefois à absorber une quantité     d'humidité:     excessive. On a constaté qu'il était avantageux d'exécu  ter les opérations de broyage et de tamisage dans des  conditions d'humidité relative spécialement déterminées  pour empêcher les fines de devenir collantes et d'encras  ser et colmater le tamis. Cette difficulté peut être facile  ment évitée en exécutant le broyage et le classement ou  tamisage dans des conditions d'humidité réglées.  



  Pour la préparation d'un mélange de sirops de raf  finerie, par exemple dans l'intervalle de pureté de     85-          910/0,    qui servira de sirop alimentaire dans le pro  cédé, on a constaté qu'il était avantageux de vérifier si,  dans ce mélange. il existe une proportion de sucre  inverti (mélange en parts égales de lévulose et de dex  trose). supérieure à la quantité initialement     présente        dans     le sucre brut dont le sirop a été tiré. Toute proportion  excédentaire de sucre inverti est normalement due à des  déficiences de la technique de raffinage, sauf si elle a  a été ajoutée intentionnellement.

   Dan cette gamme,  relativement large, de degrés de pureté du sirop, on a  constaté qu'une proportion excessive de sucre inverti  dans la quantité totale de solides non     sucroses    contenu.  dans le sirop est particulièrement préjudiciable car elle  tend à diminuer la résistance à     l'ao;lomération    du sucre  final. Un     avantage    du procédé est     que,    ainsi qu'on l'a  mentionné plus haut, la cristallisation instantanée tend à  compenser cet effet nocif de la     pureté    relativement faible  du sirop alimentaire.  



  Une technique permettant de déterminer si la teneur  en sucre inverti est     excessive    consiste à mesurer     1e    rap  port sucre     inverti;'cendres    dans le mélange de sirops.  Ce rapport n'est pas supérieur, par exemple, à environ  3,0 pour un sirop à 85-91     !>;'o    de pureté. En général, le  rapport sucre     inverti;    cendres qu'on trouve dans le     sucre.     brut est de 2,0-2,5 et on élimine des proportions à peu  près équivalentes de     sucre    inverti et     dé:    cendres dans les  opérations normales de raffinage du sucre.

   Par consé  quent, si les opérations de     raffina=ge    du sucre s'effé.-c-      tuent normalement, le rapport sucre     inverti/cendres    doit  rester sensiblement inchangé dans les sirops de granulés  et de     refusion.    Un rapport de 3.0-3,5 ou plus pour l'un  quelconque de ces sirops montre qu'il se produit une  certaine inversion pendant le raffinage du sucre. Tou  tefois, on peut tolérer des rapports sucre     inverti/cendres     dans le cas de sirops alimentaires de haute pureté.

   Le  tableau I ci-dessous indique un rapport sucre invertir  cendres satisfaisant et suffisamment sûr pour des sirops  alimentaires de diverses puretés, c'est-à-dire un rapport  capable de produire un sucre final satisfaisant et     ven-          dable.     
EMI0006.0006     
  
    Tableau <SEP> 1
<tb>  Rapport <SEP> sucre <SEP> inverti!
<tb>  cendres <SEP> (! <SEP> Al <SEP> à <SEP> ne <SEP> pas
<tb>  Pureté <SEP> du <SEP> sirop <SEP> alimentaire <SEP> dépasser
<tb>  85-9l <SEP> 3,0
<tb>  91-Q3 <SEP> 3,5
<tb>  u3-97 <SEP> non <SEP> critique       Pour la mise en ouvre du procédé il est préférable,  lorsque l'on utilise des sirops alimentaires contenant  du sucre inverti,

   que ce     dernier    ne représente pas plus       de        12%        cri        poids        du        sirop        alimentaire        et.        avantageu-          sement,    pas plus de     80;o    en poids.  



  Pour améliorer la couleur du produit et augmenter  le degré de blancheur du sucre, on peut ajouter au sirop  concentré divers additifs spéciaux, tels que de petites  quantités d'acide phosphorique ou de divers sels d'acide  phosphorique tels que les sels de métaux alcalins, par  exemple les sels de sodium, de préférence sous la forme  d'une solution aqueuse saturée, ceci juste avant, ou au  moment où ce sirop est introduit dans 1e     cristalliseur     ou même éventuellement, au sirop contenu dans le     con-          c.entrateur.    Les matières essayées et les quantités qui se  sont révélées efficaces sont indiquées au tableau<B>Il</B>  ci-dessous.

    
EMI0006.0022     
  
    Tableau <SEP> I1
<tb>  -__.--^-J <SEP> en <SEP> poids,
<tb>  @tatièrc <SEP> Formule <SEP> calculé <SEP> sur <SEP> les
<tb>  solides <SEP> du <SEP> sirop
<tb>  Acide <SEP> phosphorique <SEP> H.,PO; <SEP> 0,1-0,8
<tb>  Phosphate <SEP> diacide <SEP> monoso  Bique <SEP> NaH.,PO, <SEP> 0,1-0,8
<tb>  Phosphate <SEP> acide <SEP> disodique <SEP> Na.,HPO, <SEP> 0,1-0,8
<tb>  Phosphate <SEP> trisodique <SEP> Na.,PO, <SEP> 0,1-0,8       Ces additifs ne semblent pas altérer la qualité du  produit, à l'exception de 1a couleur. On peut égale  ment utiliser d'autres sols, en dehors des sels de sodium  (le l'acide phosphorique qui ont été cités     ci-dessus,    dont  les phosphates de potassium, de calcium et magnésium.  ainsi que d'autres acides, dont l'acide citrique et l'acide  ascorbique. et leurs sels.  



  Un autre     avantagedu        procédé    est que le battage par per  cussion exécuté dans le     batteur-cristalliseur    39 donne un  produit présentant un degré de blancheur meilleur que  celui     d'ttn    produit qui a été cristallisé plus lentement. par  exemple, par une agitation sans percussion telle qu'elle  est produite dans les appareils du type Werner décrits  (tans le brevet     N1@        319-16g2    précité.

   La blancheur recher-         chée    peut être obtenue dans une grande mesure par le  procédé décrit sans aucun additif ou bien en variante,  si l'on utilise des additifs, on obtient un bon degré de  blancheur sans que les divers paramètres du traitement  en amont et en aval du     batteur-cristalliseur    39 ne  soient aussi critiques.  



  Les sucres réalisés suivant le procédé décrit sont  particulièrement utilisables comme supports pour d'au  tres substances. Ces autres substances, c'est-à-dire les  additifs, qui peuvent avoir une valeur nutritive, ou de  saveur ou de couleur, ou encore une valeur médicinale.  etc., peuvent être incorporées pratiquement à n'importe  quel stade du traitement par exemple, pendant la con  centration. la cristallisation, le broyage. le tamisage, ou  bien par une opération séparée de mélange ou de bras  sage suivant la nature de l'additif.  



  Par exemple, si l'additif est soluble dans l'eau et  sensiblement non volatil, notamment s'il s'agit d'un sel  minéral, on peut l'incorporer dans la cuve de mélange  des sirops, en même temps que le sirop, avant la con  centration ou bien on peut l'introduire directement dans  le     concentrateur,    par exemple,     sous    la forme d'une solu  tion ou dans le     batteur-cristalliseur    sous la même forme.

    Si l'additif est sensible à la chaleur ou sensiblement in  soluble, ou bien si l'on ne veut pas introduire l'additif  sous la forme d'une solution, on peut l'ajouter sous la  forme     sèche    dans 1e     cristalliseur,    ou l'ajouter au sucre  pendant le séchage ou le broyage     et,'ou    le tamisage. Si  l'additif est soluble dans un liquide de nature alimen  taire, volatil, organique tel que l'alcool éthylique, on  peut l'introduire dans le     cristallisettr    en même temps que  le sirop concentré.  



  II est généralement souhaitable     d'introduire    l'additif  aussitôt que possible dans le procédé, afin d'obtenir la  répartition la plus     homogène    dans le produit final. Il  n'est pas avantageux que des additifs solides et insolu  bles soient incorporés ni déjà présents dans le sirop au  cours de la concentration, car ces solides tendraient alors  à amorcer prématurément la cristallisation. Ces additifs  solides sont de préférence ajoutés au cours de l'opération  de cristallisation. Là, les additifs sont mélangés inti  mement au cours de la première phase de l'opération  pendant laquelle le sirop passe de la forme liquide à  la forme pâteuse.

   Lorsque la matière contenue dans le       cristalliseur-    a atteint à peu près le milieu de son par  cours dans le     batteur-cristalliseur    ou un point encore plus  en aval, la matière résultante composée     d'agrégats,    cons  titue un bon mélange du sucre et de l'additif.  



  Par exemple, on peut incorporer au produit des vita  mines telles que la vitamine D, dans une quantité d'en  viron     t    mg par ; de sucre. Les vitamines peuvent être ajou  tées au sirop avant, pendant ou après la concentration,  dans le cas de vitamines stables à la chaleur, ou au  cours de la cristallisation, du séchage ou du     tamisa;e     dans le cas des vitamines décomposables par la     chaleur.     On peut incorporer diverses substances     pharniacCLItiq    Lies  dans le produit. par exemple du phosphate     dicalcique     et, dans la gamme des faibles concentrations, les divers  antibiotiques.

   On peut également incorporer au sucre  (les conditions ou parfums, dans l'ordre de grandeur de  0,1 0/0 ou plus en poids, suivant l'intensité de parfum  désiré et la nature particulière du condiment. On peut  citer comme matières appropriées dans ce cas. la poudre  d'ail, le cacao et la cannelle. Par ailleurs, on peut      <  < gale-          ment    incorporer diverses charges inertes en toute pro  portion, par exemple la cellulose     microcristalline    (A,i-      ce, nom déposé), la     carboxyméthylcellulose,    etc.

   Par  ailleurs, on peut également incorporer au sucre les divers  produits de transformation de l'amidon, tels que l'ami  don de manioc, le maïs, les esters d'amidons, les     ami-          dons        solubilisés,        dans        l'intervalle        de        0,5-25%        en        poids.     Par ailleurs, l'on peut encore incorporer au sucre di  verses autres substances. telles que le sirop de pomme  de terre (à l'état humide) et le miel et le sirop d'érable,  à raison de 0,5-25     0!0    en poids.  



  On décrira maintenant en détail l'opération de     cris-          iallisation    en regard des     fig.    1 et 2. Dans le fonction  nement du     batteur-cristalliseur    39 on introduit un mé  lange de sirops concentrés dans une extrémité de  l'appareil par la conduite 41 et. si cet appareil 39 est un       batteur-cristalliseur    du type     Turbulizer    tel que celui re  présenté schématiquement sur la fie. 2, on récupère à  l'autre extrémité de l'appareil 39, par la conduite 49, un  sucre cristallisé essentiellement constitué par des agré  gats de cristaux de     sucrose    de la taille fondante.  



  Le fonctionnement du     batteur-cristalliseur    39 pour  la transformation d'un sirop concentré en agrégats d'as  pect sensiblement sec, de cristaux de     sucrose    de la taille  fondante ne varie pas notablement avec les conditions de  température et d'humidité     ambiante,    non plus qu'avec la  pureté du sirop qui alimente l'appareil,     gràce    à la maî  trise complète qu'on peut avoir des propriétés du       sucre    fourni par le     batteur-cristalliseur    39, maîtrise ob  tenue par le phénomène de battage par percussion.

   Le  temps de séjour de la matière qui est traitée dans le       cristalliseur    39, petit être modifié par variation de la  vitesse de l'arbre 39a. En variante, on peut réduire le  pas des palettes 39b pour allonger le temps de séjour. ou  augmenter l'espace 39c. On estime que le temps de  séjour des particules dans le     batteur-cristalliseur    39, à  une vitesse d'arbre d'environ     1000-I-100        timn.    est d'en  viron 10 à 45 secondes (en supposant une orientation des  palettes à     45     et un débit d'alimentation du sirop d'en  viron 60 hg de solides par minute). Le temps de séjour  doit être au moins suffisant pour que la cristallisation  soit complète et une dure d'au moins 30 secondes est  préférable.

   Ce temps de séjour     extrêmement    court est  rendu possible par la cristallisation pratiquement ins  tantanée du sirop qui se produit au moment de l'im  pact sur les quelques premières palettes à l'intérieur du       batteur-cristallisettr    39. La cristallisation est sensible  ment achevée dès !es 3 ou 4 premières secondes du tra  jet parcouru dans l'appareil 39 cité clans l'exemple et  ceci correspond à peu près aux I-3 premières secondes  de percussion.  



  La température de la matière contenue à l'intérieur  du     batteur-cristalliseur        31)    est maintenue au-dessous  d'une limite critique par la circulation forcée d'air qui  traverse le     batteur-cristalliseui-    39, c'est-à-dire de     -16a    à       48a,    concurremment avec le sucre.     Cette    circulation d'air  forcé est     nécessaire    pour obtenir un produit d'une qualité       supérieure,    ainsi qu'on le décrira en détail ci-après.

   Il  est     avantaecur    de faire travailler le     batteur-cristalliseur     39 de telle façon que le sucre produit qui sort de cet  appareil par la conduite     -19    contienne le minimum de  produits de dimension trop forte.

   Cette condition est  favorisée par la mise en     auvre    de l'opération clé cris  tallisation et le travail du     batteur-cristalliseur    39 d'une  façon telle que la cristallisation qui se produit dans le       batteur-cristalliseur    39 s'effectue en l'absence d'eau  liquide. telle que celle qui pourrait être produite par la       concien;ation    de la vapeur d'eau qui se dégage du sirop    à l'intérieur du     cristalliseur    39.

   Dans le     fonctionnemen,     du     batteur-cristalliseur    39, la teneur en humidité du  sucre qui sort de cet appareil par la conduite 49     doi          être        inférieure    à     2,5        %        et        ce        sucre        doit        avoir        de        préfé-          rence    une teneur inhérente en humidité très faible       (1,5        %)

          et        être        d'une        granulométrie        permettant        de        le     sécher pour le ramener à une teneur en humidité satis  faisante, plus faible, pour donner un produit fluide e:  qui ne se prend pas en masse, par exemple une     teneui     inférieure à environ 0,7     ";o    en poids. en un temps rela  tivement court.

   En outre, le sucre qui sort du     cristalli-          seur    39 ne doit pas être chargé de vapeur d'eau     recon-          densée.    La vapeur d'eau absorbée par les agrégats de  cristaux de     sucrose    de la taille fondante pendant     1z          recondensation    affecte     défavorablement    les propriété:

    de résistance à la prise en masse du sucre final produit  La circulation d'air forcé de     46a    à     48a    qui a été men  donnée plus haut élimine en outre     entièrement    les     doit,.     problèmes d'humidité en ce qu'elle élimine toute humi  dité qui tendrait à être dégagée ou     recondensée    au cour  de la cristallisation. En outre,     comme    il a été     mentionm     plus haut, la cristallisation extrêmement rapide dégage  l'humidité inhérente d'une façon suffisamment efficace  pour tendre à s'opposer a la présence d'un excès d'hu  midité dans le produit déchargé en 49 grâce à la circu  lation d'air forcé.  



  Dan; le fonctionnement du     batteur-cristalliseur    39  la formation des cristaux de     sucrose    microscopiques. fins,  de la taille fondante, qui sont présents dans le     produii     sortant du     batteur-cristalliseur    39 par la conduite 49.  résulte de la cristallisation très rapide du     sucrose    du  sirop chaud très concentré qui arrive à l'appareil 39 pat  la conduite 41.

   La cristallisation rapide du sirop dans le       batteur-cristalliseur    39 donne naissance à une matière  caractérisée par des cristaux de     sucrose        extrémemen     fins par exemple, des cristaux d'une granulométrie     dc     3-50 microns, qui composent les     agrégats    du sucre cons  tituant le produit final. Les     agrégats    ainsi produits sont  sensiblement secs, c'est-à-dire secs ait toucher.  



  A I     O00        t-mn,    l'appareil     Turbulizer    déjà décrit clic:  comprend un arbre     3qa    de 2 3 cm     muni    de palettes     39f     de 4 cm<B>(le</B>     larLeur,    dont le centre de gravité de surface  est à environ 7,5 cm de la surface externe de l'arbre     3()a     atteint une vitesse de palette; (mesurée à ce centre de  gravité)     d*environ    1200     m;'mn    ou 20     m!s.    A cette vitesse.

    les palettes 396 jouent essentiellement leur rôle d'or  gane de percussion pour le sirop introduit en 41     et-          ainsi    qu'on l'a mentionné plus haut, le sirop est cristallisé  en 1-3 secondes. Pendant le reste du temps de séjour  (le reste d'au moins 10 et de préférence ait moins<B><U>33(</U></B>  secondes),

   le produit cristallisé est     apparemment    rendu  uniforme en     uranulométrie    et en     composition.    l -n avan  tage du procédé est que la     cristallisation    s'effectue si  rapidement que la matière n'est pas     maintenue        1\t    une  température élevée     (quelle    que soit la     température)    pen  dant     longtemps,    ce qui entraînerait un risque de dégra  dation, ou de     carbonisation,    (lui est naturellement pré  judiciable à l'aspect ou au goût et à la composition  révélée par l'analyse.  



  Les propriétés     thermodynamiques    de la cristalli  sation rapide effectuée dans le     baltettC-cristalliseur        3Q     sont tells qu'il n'est pas possible     d'éviter    ces tempé  ratures     élevée;    (qui ne seraient cependant que de faible  durée) par l'emploi d'une chemise d'eau. Le gradient  de température serait trop raide pour éviter la     recon-          densation    de l'eau     dégaeée    au cours de la cristallisa  tion.

   On a constaté au contraire qu'une circulation d'air      forcé entre 46a et     -18a    sous l'influence des ventilateurs  46 et 48 est nécessaire pour maintenir la teneur en  sucre à l'intérieur du     batteur-cristalliseur    39 au-dessous  du niveau critique     qui    provoque la carbonisation et que  la circulation d'air forcé est également nécessaire pour  éliminer l'humidité qui se     dégage    au cours de la cris  tallisation parce     que    cette humidité pourrait se     recon-          denser    et provoquer des irrégularités dans le produit.  



  Un avantage important du procédé est que, lorsqu'on  utilise un     batteur-cristalliseur    39 du type à percussion et  que l'on emploie le débit approprié d'air forcé entre     -16a     et 48a, le sirop alimentaire introduit en 41 peut varier       notablement        en        concentration        (par        exemple        94-96%     de solides) et autres     grandeurs    sans     que    le produit ob  tenu en 49 ne soit affecté défavorablement, c'est-à-dire  rendu irrégulier par ces variations.

   Ceci constitue un  progrès d'une immense importance pratique car, ainsi  qu'on l'a déjà dit, la régularité de la qualité, en parti  culier en ce qui concerne l'aspect et le goût est d'une  importance primordiale pour un produit de table ou de  cuisine tel que le sucre.  



  On a constaté que. lorsqu'on ne fait pas passer d'air  de     46a    à     -18a,    c'est-à-dire lorsque les orifices débouchant  dans le     batteur-cristalliseur    39 de la     fig.    2 sont obturés,  le produit sortant en 49, bien qu'ayant une     jranulo-          métrie    uniforme, présente des irrégularités de colora  tion, de taille des     agglomérats,    d'analyse et est déchargé  à une température excessivement élevée. Lorsqu'on intro  duit le débit convenable d'air forcé par les     ventilateurs     46 et 48, ces défauts de régularité disparaissent et la  température de sortie diminue très sensiblement.

   Lorsque  les orifices     46a    et     -18a    de la<B>fi,-.</B> 2 sont ouverts mais que  les ventilateurs 46, 48 ne sont pas branchés, c'est-à-dire  lorsqu'il ne pénètre dans le     batteur-cristalliseur    39 que de  l'air entraîné par l'orifice     -16a,    les résultats sont encore  plus mauvais que lorsque les orifices     -16a,        -18a    sont  entièrement fermés.

   En effet, l'air entraîné introduit un  supplément d'humidité qui, comme on l'a constaté, dé  termine un défaut de régularité des agrégats, et la pré  sence d'une humidité excessive dans le produit, qui sont  encore plus accentués que dans l'exemple cité.     c'est-à-          dire    lorsque les orifices     -16a    et 48a sont entièrement  fermés.  



  Le débit d'air forcé qu'il est nécessaire de faire pas  ser dans le     batteur-cristalliseur    39 pour obtenir le produit  désiré varie     naturellement    avec le débit de matière qui  traverse le     batteur-cristalliseur,        niais,    en général. pour  être satisfaisant, le volume est     avantageusement    au moins  suffisant pour éviter toute élévation     appréciablede    la tem  pérature dans le sucre au cours de son passage dans l'ap  pareil 39 (en dépit de la forte source de frottement rési  dant dans l'interaction des palettes 39b et de la masse  sucrée) de façon qu'il ne puisse se produire ni carbo  nisation, ni même début de carbonisation.

   On a cons  taté que le débit de circulation d'air cité plus haut est  suffisant pour éliminer la totalité de l'humidité dégagée  dans le     batteur-CCistalliSeUr    39 au cours de la cristalli  sation.  



  Ainsi qu'on le montre Sur la     fig.        ),    le traitement  combiné de     batta\=e    par percussion et de circulation  d'air forcé fait suite      <  <     la phase<B>de</B> la préparation d'un  sirop alimentaire     approprié    pour     :Ire    introduit en 41.

    Le produit résultant obtenu dans la     phase    de traitement  de battage par percussion et de circulation d'air forcé  est supérieur pour lis     critères    mentionnés plus haut, à  tel point qu'il est     égalemcnt        possible        d'adopter        dc;    modes    simplifiés de séchage, refroidissement et calibrage. Ainsi  qu'on l'a dit plus haut, l'ensemble du traitement continu  est avantagé par les excellents résultats de la phase de  battage par percussion et de traitement par circulation  d'air forcé, en ce que ses autres phases ont des condi  tions moins critiques, par exemple en ce qui concerne  la concentration du sirop alimentaire.

   Le produit de la  phase de battage par percussion et de traitement à l'air  forcé est soumis à un séchage, refroidissement, et cali  brage pour former le produit définitif. Les exemples  suivants illustreront le procédé décrit.    Exemple     i    (comparatif)    On a employé dans des études en installations  pilotées un     Turbulizer    fabriqué par le     constructeur    men  tionné plus haut, et avec la même conception de base,  mais ayant une plus faible capacité.

   Les dimensions       significatives    de ce     Turbulizer    étaient un     diamètre    inté  rieur de cylindre 39b de 35 cm, une distance de 60 cm  de l'entrée 41 à la sortie 49, un diamètre de 7,5 cm  pour l'arbre 39a, et un pas de     30     pour les palettes  39b.

   Le     Turbulizer    était alimenté par un sirop     alimen-          taire        ayant        une        pureté        de        93        %    à     125         C,

          ayant        un        co-          efficient        Brix        de        95        %        de        solides        totaux,        au        débit        de     7 kg de solides par minute. Le     Turbulizer    travaillait à  2000     t'mn    et les orifices d'air étaient entièrement fer  més.

   Le produit cristallisé était recueilli et on a cons  taté qu'il avait une température de     1-10     C, comportait  des agglomérats irréguliers, et présentait une coloration  et une analyse irrégulières. Le produit présentait égale  ment une saveur et une odeur de brûlé. La dimension  des     agrégats    était médiocre, pour autant qu'on a pu  la déterminer à l'état brûlé.    Exemple II (comparatif)    On a répété l'exemple I en abaissant la vitesse à  1250     t/nin.    Le produit présentait moins d'odeur et de  saveur de     brillé    et une moins forte     irrégularité    d'analyse  et de coloration (mais ces deux caractéristiques étant  cependant encore mauvaises).

   Le produit était plastique  et inacceptable.    Exemples<B>111,</B> IV (comparatifs)    On a répété les exemples I et II mais on laissait  pénétrer de l'air entraîné dans le     Turbulizer    en ouvrant  les orifices de ce dernier. Les effets de brûlures étaient  atténués (mais encore inacceptables) mais le produit était  en général de plus mauvaise qualité que celui des exem  ples I et II. en ce que la dimension des trains était  plus irrégulière et que la teneur en Humidité était si  variable en distribution dans la masse qu'elle rendait  le produit inutilisable. La température de sortie du pro  duit était de     120-130 C.       Exemple V    On a répété l'exemple<B>il</B> niais en utilisant un cou  rant d'air forcé de 84001 mn (13501 d'air par kg de  solides de sucre).

   Le produit était régulier à tous égards,  il ne présentait pas d'odeur ni de     saveur    de brûlé et sa  teneur en humidité était de 0 9     0,'0    en poids. La     Lcinpé-          rature    de sortie du produit était de     1101,    C.    Exemple VI  On a     chargé    dans le     Turbulizer    tel qu'il est décrit  dans le     présent        mémoire    (c'est-à-dire l'appareil de     50cni         de diamètre extérieur décrit avant les exemples), un  sirop à la température adoptée dans les exemples pré  cédents et présentant la même composition.

   Le     Tur-          bulizer    travaillait à 1250     t/mn    et on faisait passer, à  travers les orifices 46a, 48a, 42 0001 mn d'air<B>(10001</B>  d'air par kg de solides de sucre) l'air pénétrant dans  l'appareil étant à une température ambiante de     32,)C.     Le temps de séjour étant     évalue;    à 30 secondes. La  température de sortie du produit était de<B>110,,C.</B> On a  observé que le produit avait une coloration uniforme  (avec un degré de blancheur     élevé),    une dimension de  grain uniforme, avec des agrégats réguliers, une analyse  uniforme et une teneur en humidité de seulement 1,1     o/n     en poids.

      Exemples VII, VIII, IX    On a répété l'exemple VI en modifiant la pureté       du        sirop        alimentaire        comme        suit    :     92,        93        et        9-1%        de     pureté respectivement dans les trois exemples. A cha  que fois, en dépit de cette variation et d'autres modifi  cations observables dans la composition du sirop ali  mentaire, le produit ne présentait pas de modification  perceptible.

      Exemple X    On a répété l'exemple VI et on a modifié la vitesse  du     Turbulizer        (t'mn)    tandis que l'on faisait également  varier le débit d'air passant dans l'appareil. On a cons  taté que le produit était aussi bon à tous égards que  celui de l'exemple     VI,    à condition d'augmenter le débit  d'air forcé lorsqu'on augmentait sensiblement la vitesse  de l'arbre. Si l'on augmentait nettement la vitesse de  l'arbre sans augmenter le débit d'air, on commençait à  observer des effets de carbonisation commençante.  



  Le produit obtenu à l'exemple VI a été     séché,    re  froidi, et classé conformément aux modes opératoires       décrits    plus haut et on a constaté qu'il avait l'analyse       granulométrique    indiquée ci-dessous au tableau 111.

    
EMI0009.0024     
  
    Tableau <SEP> <B>111</B>
<tb>  non <SEP> broyé <SEP> broyé
<tb>  Dimensions <SEP> (en <SEP> poids) <SEP> (en <SEP> poids)
<tb>  refusé <SEP> au <SEP> tamis <SEP> à <SEP> mailles <SEP> de
<tb>  1,4 <SEP> mm <SEP> -10,0 <SEP> 0,0
<tb>  passant <SEP> au <SEP> tamis <SEP> à <SEP> mailles <SEP> de
<tb>  <B>1,4</B> <SEP> mm <SEP> et <SEP> refusé <SEP> au <SEP> tamis <SEP> à
<tb>  mailles <SEP> de <SEP> 0,3 <SEP> mm <SEP> 52,0 <SEP> 70,0
<tb>  passant <SEP> au <SEP> tamis <SEP> à <SEP> mailles <SEP> de
<tb>  0,3 <SEP> mm <SEP> 8.() <SEP> 30,0       Un avantage du procédé est que la fraction de  l'analyse     granulométrique    (non     broyer)    passant au tamis  à mailles de 1,4     mm    et refusée au tamis à mailles de  0,

  3 mm est beaucoup plus importante que celle obtenue  avec une cristallisation du     type    sans percussion et éga  lement que les fractions refuses au tamis à mailles de       1,-l    mm ou passant au tamis à mailles de 0,3 mm sont  nettement réduites.  



  On a constaté que le     batt@i(-,e    par percussion effectué  dans le     Turbulizer    de l'exemple     citer,    (lui a un dia  mètre extérieur de 50 cm, peut     travailler    à une vitesse  de rotation correspondant à environ     9--15    mètres' se  conde de vitesse du centre de gravité de la surface des  palettes. L'intervalle préféré de vitesse des palettes est    de l5-25 mètres seconde. La géométrie des palettes et  leur angle d'orientation n'a pas d'effet primordial sur la  rapidité de la cristallisation, cette cristallisation étant  essentiellement un phénomène de percussion. Toutefois,  ces paramètres affectent naturellement le temps de  séjour, etc., ainsi qu'il a été mentionné plus haut.

   On a  constaté qu'avec les vitesses moyennes de palettes qui  ont été indiquées plus haut, il convient que l'air soit  refoulé à travers l'appareil avec un débit correspondant,  qui peut atteindre environ 84 000 1     mn,    suivant les con  ditions imposées par le sirop alimentaire donné, pour  qu'il ne se produise pas de commencement de carboni  sation. On peut obtenir ce résultat en surveillant la  matière en traitement dans le     batteur-cristalliseur    39 de  façon à empêcher le sucre de s'échauffer dans l'appa  reil, ou simplement en ajustant le débit d'air forcé à  travers l'appareil par la surveillance de l'instant où  les effets de carbonisation     commençante    apparaissent et  en augmentant légèrement le débit de façon à éliminer  ces effets.

   Ce volume d'air assure la fonction supplé  mentaire nécessaire consistant à refroidir initialement le  sirop alimentaire     -I1,    juste après son entrée dans le       eristalliseur    39, de façon que la cristallisation soit ren  forcée par l'effet résultant de saturation exercé sur le  sirop à son entrée dans l'appareil. Le choix du débit  d'air forcé sera donc dicté par les autres critères men  tionnés plus haut.  



  La production de matière sucrée peut varier dans  de larges limites suivant l'ajustement du pas des pa  lettes 39b, de la vitesse de l'arbre, etc., en réponse aux  variations de l'aspect du produit, de la teneur en humi  dité, etc. Lorsque le débit de production de produit  sucré est d'environ 60     k@@,        mn    (avec le diamètre de 50 cm  décrit plus haut pour la dimension 39b du     Turbulizer),     on a     constate;    qu'un débit d'environ 42 000 1;     mn    d'air  donne de bons résultats. En général, lorsque le débit de  production du produit varie, le débit d'air nécessaire  tend également à varier.

   On a constaté que le rapport  entre le débit de circulation forcé d'air et la produc  tion en kg;     mn    de produit sucré donne de bons résul  tats lorsqu'il est compris entre 600 et 1350
EMI0009.0046  
    Il va de soi que la découverte du fait que l'on peut  battre par percussion à grande vitesse un sirop de sucre  concentré en obtenant de bons résultats, apporte un net  progrès à la technique. Le sirop ne se prend pas en  une masse pâteuse ainsi qu'on pouvait s'y attendre, mais  il donne au contraire effectivement un produit d'une  qualité supérieure par une technique supérieure.

   Le  fait que la cristallisation soit très rapide signifie que la  teneur en humidité, mesurée     directement    à la sortie du       cristalliseur    39, est abaissée et que par conséquent, on  peut employer des sirops de moindre qualité. Cette  absence relative de sensibilité à la qualité du sirop se  traduit par la possibilité, obtenue pour la première fois,  d'utiliser une large diversité de sirops alimentaires en  donnant cependant un produit relativement uniforme. En  outre, la rapidité de la cristallisation et la modicité du  temps de séjour se combinent pour éviter, lorsqu'on em  ploie le débit d'air approprié, les irrégularités d'analyse,  de dimension des cristaux, de dimension des     agglomérats     et de coloration qui, autrement tendraient à se produire.

    On obtient pour la première fois un haut degré de blan  cheur sans additifs. Finalement, l'ensemble du traite  ment continu pratique est amélioré,     mcme    au-delà de  l'amélioration apportée par les phases du     procédé,    du      fait que, grâce à ce dernier, le traitement exige un  sirop alimentaire moins critique que précédemment, une  intensité de séchage plus faible, un classement moins  particulier, etc. On obtient donc un traitement qui est,  dans l'ensemble, plus efficace, plus souple. plus écono  mique. Le seul fait que l'on puisse faire varier largement  le degré de pureté du sirop alimentaire sans affecter sen  siblement l'aspect du produit, sa résistance à la prise  en niasse, sa teneur en humidité. etc.. constitue un pro  grès technique important.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication d'un sucre cristallisé s'écou lant librement, caractérisé en ce qu'on concentre un sirop de sucre à une température comprise entre 120e et 130 C pour le ramener à une teneur en solides de 91 97 0%o en poids, ce sirop de sucre ne contenant pas plus de 15 % en poids de solides constitués par des sucres autres que le sucrose,
    cette proportion étant calculée sur la teneur en solides du sirop, en ce qu'on soumet un flux du sirop de sucre concentré résultant de cette opération à un battage par percussion dans une zone de cris tallisation, en ce qu'on soumet ce sirop, pendant le battage par percussion, à l'action d'un courant de gaz forcé qui traverse la zone de cristallisation avec un débit au moins suffisant pour éviter tout accroissement de la température du sirop et pour entraîner la vapeur d'eau éventuellement produite dans la zone de cristallisation, ce courant de gaz étant en contact intime avec le sirop et le sucre produit résultant dans la zone de cristalli sation pendant le battage par percussion, le temps de séjour du sucre ainsi introduit dans la zone de cristalli sation étant compris entre 10 secondes et 60 secondes,
    en ce qu'on récupère dans la zone de cristallisation un sucre cristallisé composé d'agrégats de cristaux de sucrose d'une dimension de 3-50 microns, ce sucre cris tallisé contenant moins de 2.5 0!o en poids d'humidité. SOLS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le courant de gaz forcé est refoulé à un débit com pris entre 600 et 2200 litres par minute et par kilo gramme de sucre produit par minute.
    2. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que l'on soumet de plus le sucre cristallisé à un refroi dissement et à un séchage pour produire un sucre cris tallisé final constitué par un sucre en agrégats et ne con tenant pas plus d'environ 1.0 !o en poids d'humidité.
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