L'invention est relative à un mécanisme de commande de mise à l'heure et/ou autres fonctions pour instrument horométrique, comprenant une tirette constituée d'une seule pièce coopérant avec une tige manoeuvrable de l'extérieur.
Il existe de nombreux dispositifs de ce genre dont le rôle est en général d'assurer le remontage et la mise à l'heure. Ceux-ci sont constitués de petits éléments à fonction mécanique très spécialisée, coopérant entre eux suivant la mission que leur impose une tige à couronne manaeuvrée de l'extérieur. Le nombre assez important d'éléments de ces mécanismes (tirette, sautoir de tirette, bascule, ressort de bascule, ressort d'appui de tirette) les rend assez com plexes, donc délicats et d'un prix de revient élevé. Cette com plexité croît encore si d'autres fonctions sont à remplir et si l'on veut se réserver la possibilité d'extraire la tige de commande sans trop de difficultés. Des tentatives ont été faites dans le sens de la diminution du nombre des éléments mécaniques.
Ainsi, le brevet US N <B>115351</B> propose un mécanisme de remontage et mise à l'heure susceptible d'occuper deux positions correspondant à ces fonctions. Deux pièces distinctes formant un W fixé par ses deux pointes sont nécessaires pour jouer le rôle de ressort ou pont-sautoir de tirette, de bascule et de ressort de bascule. Le rôle de ressort d'appui de tirette est rempli par un système fort complexe de manchons filetés et de vis et un fonc tionnement correct du. dispositif exige une tirette en deux pièces articulées l'une sur l'autre.
Dans la demande DTOS N <B>2251283,</B> le même souci a conduit à un mécanisme simplifié mais non susceptible de présenter une position neutre. La fixation du mécanisme sur la platine nécessite en outre des organes supplémentaires, et si celui-ci peut jouer le rôle de ressort de tirette, de bascule et de ressort de bascule, la fonction de ressort d'appui de tirette ne peut être assumée sans complication supplémentaire, et la tirette doit être pourvue de parties saillantes hors de son plan.
S'il a été proposé par ailleurs comme dans le modèle d'utilité DT N 70422<B>10,</B> la demande de brevet français N 2144826 ou le brevet suisse N 372596 de maintenir la tirette en place à l'aide d'un bras élastique remplissant également la fonction de pont- sautoir de tirette, il est impossible de faire assumer à ce bras une autre fonction classique, si bien que l'avantage procuré reste très modeste.
L'invention vise à s'affranchir de ces inconvénients en propo sant un mécanisme extrêmement simplifié, de fonctionnement sûr, pouvant assumer plusieurs fonctions et permettant une extraction et une réintroduction particulièrement aisées de la tige de com mande sans faire appel à une construction spéciale telle qu'une tige brisée.
Elle atteint ce but en proposant un mécanisme de commande de mise à l'heure et/ou autres fonctions pour instrument horomé- trique, comprenant une tirette constituée d'une seule pièce coopé rant avec une tige manaeuvrable de l'extérieur, caractérisé par le fait qu'une pièce unique présentant la forme générale d'un V , fixée à sa pointe ou à sa proximité et dont les branches sont constituées par des lames flexibles, joue, par sa première branche qui coopère avec un bec de la tirette pour en assurer la position fonctionnelle, le rôle de pont-sautoir de tirette, de bascule et de ressort de bascule, et par sa seconde branche qui est normalement en contact avec l'axe de la tirette,
situé à l'intérieur du V et s'appuie sur la face supérieure de celle-ci, le rôle de ressort d'appui de tirette.
Pour l'intelligence de la description qui va suivre, on se réfé rera aux dessins, parmi lesquels: - la fig. 1 représente l'ensemble du mécanisme selon l'inven tion en position de repos, --- la fig. 2, en position fonctionnelle de correction de l'indica tion des heures, -- la fig. 3, en position fonctionnelle opposée par rapport à la position de repos, - la fig. 4 représente le mécanisme après extraction de la tige de commande.
Dans la forme d'exécution représentée à titre d'exemple non limitatif, le mécanisme est destiné à équiper une montre électro nique à base de temps à haute fréquence et circuit diviseur de fréquence, et à affichage de l'heure par aiguilles indicatrices traditionnelles entraînées par un moteur. II peut occuper deux positions fonctionnelles de part et d'autre d'une position neutre. Dans l'une, il assure la correction de l'indication de l'aiguille des heures par sauts d'un nombre entier d'heures sans exercer d'influence sur le mouvement de rotation des aiguilles des minutes et des secondes.
Dans l'autre, il vient actionner un contact élec trique qui shunte un certain nombre d'étages du circuit diviseur, et provoque donc l'accélération de la rotation du moteur et permet une remise à la minute et à la seconde très rapide.
Comme le montrent les figures, le mécanisme comporte essen tiellement une tige 1, une tirette 2 et une pièce 3 à fonctions multiples, dont celle de bascule, et présentant la forme générale d'un V . La tige I porte de façon usuelle une gorge 4 dans laquelle vient se loger un tenon 5 de tirette. La tirette 2 est une pièce plane qui peut osciller en rotation autour d'un axe 6 fixe. Elle présente deux becs 7, 8 situés respectivement de part et d'autre de la tige I lorsque celle-ci est en place.
Le premier bec 7 de la tirette 2 est en contact permanent avec le chant d'une région 9 d'une partie 10 de la pièce 3 qui est plane. Cette partie 10 est à peu près l'équivalent mécanique d'une bas cule traditionnelle, les déplacements du bec 7 de la tirette lui imposant en effet constamment sa position fonctionnelle. Elle se prolonge, en s'éloignant de la tige 1, par une lame flexible <B>11</B> formant une branche du V et terminée elle-même par un épanouissement 12 constituant la pointe du # < V . Au droit de l'épanouissement 12 prend naissance une seconde lame flexible 14 faisant partie intégrante de la pièce 3, et qui se développe en direction de l'axe 6 derrière lequel elle passe, et avec lequel elle est en contact.
Elle s'appuie sur la face supérieure de la tirette 2, jouant ainsi le rôle de ressort d'appui, et va se terminer au-delà de la tige 1 par un petit épanouissement porteur sur sa face inférieure d'un téton cylindrique 15.
La pièce 3 est assujettie au droit de l'épanouissement 12 à une partie fixe, au moyen d'une vis 13 qui, de préférence, l'autorise à effectuer des mouvements de rotation de petite amplitude.
La partie 10 de la pièce 3 porte sur sa face inférieure un tenon 16 qui impose à un pignon coulant 17 sa position axiale sur la tige I . La partie 10 porte également une roue dentée de ren voi 18 qui est constamment en prise avec le pignon coulant 17. Les déplacements plans éventuels de la partie 10, du pignon coulant 17 et de la roue de renvoi 18, en réponse à une action du premier bec 7 de 1a tirette 2, se feront donc en bloc, sans mouve ment relatif entre les organes concernés.
La région 9 de la partie 10 de la pièce 3 a un profil tel que son action sur le premier bec 7 de la tirette 2, conjuguée avec celle de la lame flexible 11, quia constamment tendance à rappeler la partie 10 en direction de l'axe 6, assure à la tirette 2 un verrouil lage en position lorsque l'ensemble du mécanisme est en position de repos comme sur la fig. 1, ou en position de correction de l'indication des heures, comme sur la fig. 2. La lame flexible <B>11,</B> seule, joue donc le rôle de ressort de bascule et, associée à la région 9 et à la lame flexible 14 qui s'appuie sur la tirette 2, le rôle de pont-sautoir de tirette.
Pour amener le mécanisme en position de correction de l'indi cation des heures, représentée à la fig. 2, la tige 1 est tirée vers l'extérieur jusqu'à ce que le premier bec 7 de la tirette 2 prenne sa position stable voisine sur le chant de la région 9. La partie 10 de la pièce 3 est poussée contre l'action de la lame flexible 1 1 et entraîne dans son déplacement le pignon coulant<B>17</B> et le ren voi 18. Le déplacement longitudinal du pignon coulant 17 sur la tige 1 est arrêté lorsqu'un profil concave 8' du second bec 8 de la tirette 2 vient prendre appui, avec une certaine élasticité due à la lame 14, sur le téton 15.
Celui-ci se trouve alors en état de trans mettre à une roue 19 liée à l'aiguille indicatrice des heures une rotation correctrice commandée par une rotation imposée à la tige 1 par l'intermédiaire de sa couronne. Les organes de trans mission du mouvement à l'aiguille des heures peuvent comporter un embrayage de type magnétique tel que celui qui est décrit dans le mémoire exposé CH N 669j73 et qui permet de faire subir à l'aiguille un saut précis d'un ou de plusieurs douzième(s) de tour, sans interférer sur la marche normale du reste du mouvement.
Une autre fonction du mécanisme décrit peut être exercée lorsque la tige 1 est poussée à partir de sa position neutre. Dans l'exemple illustré à la fig. 3, il s'agit de provoquer l'avance rapide de l'indication des secondes et des minutes. Le premier bec 7 de la tirette 2 glisse sur le champ de la lame flexible 11 et contre l'action de celle-ci, et s'éloigne de la région 9. Pendant ce temps le second bec 8 de la tirette 2 vient actionner un contact électrique 20 qui provoque une augmentation de la fréquence d'alimentation du moteur en mettant hors circuit un certain nombre d'étages du diviseur.
L'effet élastique des lames 13 et 14 ramène l'ensemble du mécanisme en position neutre dès que l'opérateur relâche la pression sur la couronne de la tige 1, la mise à la minute et à la seconde étant terminée.
Si l'opérateur tire la tige I en augmentant sensiblement son effort de traction à partir de la position de correction de l'indica tion des heures, la pression de contact de la région 8' du second bec 8 sur le téton 15 augmente jusqu'à vaincre l'effort antagoniste dû à la flexibilité de la lame 14. Comme représenté à la fig. 4, celle-ci se trouve chassée vers l'extérieur. Elle est suivie dans son mouvement par la tirette dont la face inférieure vient glisser sur la surface latérale d'un mamelon fixe d'allure conique 21, ce qui a pour effet direct de la soulever de la hauteur correspondante, supérieure à celle du tenon 5.
Le tenon 5 se dégage de la gorge 4 et la tige 1 est extraite très facilement si l'opérateur continue à la soumettre à la force de traction nécessaire.
La tige 1 pourra être réintroduite sans difficulté. Il suffira de la pousser à fond. La partie tronconique 22 qu'elle présente soulè vera le tenon 5 qui tombera ensuite en place dans la gorge 4 de la tige 1.