Pupitre de lecture mobile On connaît différentes sortes de pupitres de lecture destinés à faciliter le travail de dactylographie. Ils se composent généralement d'un support pour le document à lire ou à copier, et d'une règle mobile, pouvant for mer loupe, destinée au repérage des lignes. L'actionne- ment de la règle se fait soit par une touche placée sur le support, soit par un bouton baladeur relié par câble sous gaine à la règle.
Il existe aussi des pupitres de cc type qui sont pour vus d'un socle par lequel ils peuvent être fixés à la table de travail, derrière la machine à écrire, ce qui oblige l'usager à lever constamment la tête pour consulter le document. De plus, ils sont lourds et encombrants ; il est exclu de vouloir les transporter dans une serviette, par exemple.
Toutes ces réalisations connues souffrent de divers inconvénients - l'actionnement mécanique de la règle par la touche ou par le bouton baladeur entraîne un déplacement déterminé de la règle, qui ne correspond pas à l'in terligne de toutes les machines à écrire ; lorsque le document est manuscrit, il est impossible de suivre correctement le texte, ligne par ligne, au moyen de la règle<B>;</B> - l'actionnement par touche oblige l'une des mains de l'usager à quitter momentanément le clavier et né cessite en outre une pression plus grande que celle exercée d'ordinaire sur les touches d'une machine à écrire moderne, notamment électrique ;
- l'actionnement par bouton baladeur nécessite égale ment une force plus grande, et même considérable ment plus grande, que celle pour presser sur une tou che de machine à écrire, cela en raison du frottement du câble dans sa gaine.
La présente invention vise à remédier à ces inconvé nients. Le pupitre de lecture mobile qui en fait l'objet est caractérisé par un moteur d'actionnement de la règle, moteur qui est commandé par un organe placé hors du support destiné à recevoir le document.
Le brevet se rapporte également à une utilisation d'un tel pupitre, en corrélation avec un instrument de travail ; selon cette utilisation, l'organe de commande du moteur est incorporé à cet instrument. De préférence, il s'agira d'une machine à écrire ou à composer, dans le clavier de laquelle sera incorporée une touche (ou un bouton) constituant ledit organe de commande.
Le dessin dont est assorti le présent exposé représente un exemple d'exécution du pupitre selon l'invention. La fig. 1 en est une vue générale et les fig. 2 à 4 des vues de détail.
Le pupitre de lecture représenté comprend un sup port rectangulaire 1, fait d'une plaque métallique ou de matière synthétique, de format un peu supérieur à A4. Ce support est ajouré sur toute sa surface, ce qui le rend semi-transparent. Ces ajours peuvent être des perfora tions carrées, rectangulaires ou circulaires, semblables à celles des pièces de Meecano . Un pied postérieur ra- battable (non représenté) maintient ce support approxi mativement verticalement sur la table de travail.
Une règle 2, destinée à repérer les lignes du docu ment, est montée coulissante de haut en bas (et vice versa) sur un axe 3 fixé le long du bord gauche du sup port 1. A cet effet, la règle 2 est pourvue d'une gaine 4 entourant l'axe 3 et pouvant à la fois coulisser (flèche Fl) et tourner (flèche Fz) sur celui-ci, grâce à deux grou pes de billes 5 interposées entre cet axe et la gaine 4, aux deux extrémités de celle-ci.
La règle 2, transparente ou opaque, est graduée en correspondance avec les espa cements d'une machine à écrire ; elle est montée amovi- blement sur la gaine 4 par deux vis 6, ce qui permet de la remplacer par une loupe de lecture allongée ou de modifier la graduation par échange de la règle, au gré de la machine utilisée. La règle 2 pourrait aussi être montée le long d'un des petits côtés du support 1.
Au dos du support 1, près de l'extrémité inférieure de l'axe 3, est monté un moteur électrique 7 dont l'ar bre 8 actionne par frottement une poulie à gradin 9 sur laquelle passe un fil de nylon 10 relié à la gaine 4. Une poulie de renvoi I1 est montée folle à l'extrémité supé rieure de l'axe 3 et reçoit le fil 10 qui est légèrement tendu par un ressort à boudin 12. Ainsi, la règle 2 est déplaçable aussi bien par le moteur 7 que par action manuelle,<B>le</B> fil 10 glissant alors sur la poulie inférieure 9. L'entraînement de celle-ci par l'arbre 8 est obtenu par un revêtement de caoutchouc naturel ou synthétique que porte cet arbre.
La poulie 9, comportant un revête ment identique, est maintenue appuyée contre celui de l'arbre par deux ressorts 13, agissant en tendeurs sur un bloc 14 monté coulissant sur le support I, entre deux pattes repliées 15 de celui-ci.
Le moteur 7 est commandé par un bouton baladeur 16, par l'intermédiaire d'un fil 17 qui permet de placer ce bouton à l'endroit choisi par l'usager. En variante, ce bouton 16 pourrait être incorporé au clavier d'une ma chine à écrire ou à composer. Il peut commander un interrupteur ordinaire, comme représenté en fig. 2, ou un interrupteur temporisé, réglable en fonction de l'in terligne du document. Ce bouton peut également être agencé pour être commandé au pied, auquel cas le fil 17 devra être choisi assez long. Au lieu d'un bouton, l'organe d'actionnement du moteur pourrait être un levier à trois positions : cela permettrait de faire monter, descendre ou d'arrêter la règle, au choix.
II peut être prévu enfin un réglage de la vitesse du moteur 7, de manière que l'usager quelque peu expérimenté puisse choisir une vitesse de déplacement constante et continue de la règle, correspondant à sa propre vitesse d'écriture.
Le document se glisse sous 1a règle 2, qui peut pivo ter sur l'axe 3, en quelque endroit de celui-ci, perpendi culairement au plan du support 1. II est maintenu dans sa position de lecture par la règle 2, elle-même rabattue sur le support 1 par la traction exercée sur le fil 10 par le ressort 12 ; ce dernier est donc tendu au minimum dans cette position-là. Le document s'appuie en outre sur une plaque pleine 18 qui recouvre la partie inférieure du support et cache ainsi le moteur 7.
Le pupitre décrit permet la lecture de tout document dactylographié ou manuscrit, dont on peut aisément sui vre les lignes par le déplacement judicieux de la règle 2. II est léger, grâce surtout à son support ajouré, et peut aisément trouver place dans une serviette ordinaire. Son bouton de commande peut être placé à gauche ou à droite de l'usager, quelle que soit la position du support lui-même (à droite, à gauche ou au-dessus de la ma chine). Son actionnement est aisé; la résistance qu'il oppose est du même ordre que celle des touches de la machine, ce qui est particulièrement agréable à l'usager féminin.
Les avantages que confèrent les ajours du support sont, outre le poids réduit de ce pupitre - la facilité de montage des divers éléments tels que pied rabattable, moteur d'actionnement de la règle, axe de support de celle-ci, etc.
Aucun perçage, ni taraudage, n'est nécessaire. Les pattes peuvent être facilement cassées, décou pées, pliées et rabattues pour servir de nervures ou d'oreilles de fixation, de coulissement ou autres ; - l'effet de semi-transparence autorisant l'usager à voir les objets tels que crayon, gomme, qui se trouveraient derrière le support, sans pour cela être obligé de lever ou de déplacer ce dernier ; - le pupitre peut être aisément pendu contre une paroi ou à la machine pour être rangé ; aucun crochet n'est nécessaire à cet effet.
Outre l'emploi avec une machine à écrire ou à com poser, les pupitres de ce genre peuvent, selon leur gran deur et l'agencement de leur règle, être utilisés pour la lecture ou la copie de documents comptables, pour la transmission de textes par télex ou encore pour toute lec ture de plans, tels que ceux de câblages dans l'industrie, par exemple dans la branche électronique.