Réglette pour la détermination et le contrôle du point d'encoche dans le tir à l'arc
La détermination du point d'encoche, c'est-à-dire la position de l'embout de la flèche sur la corde de l'arc, est de la plus haute importance pour la précision du tir.
Ce point d'encoche est déterminé par l'angle formé par la flèche reposant, d'une part, sur un appui apposé au corps de l'arc et, d'autre part, contre la corde de celui-ci et la corde elle-même. L'expérience a montré que cet angle doit être égal ou plus grand que 900 selon la technique personnelle de tir. Comme on le sait, le diamètre des flèches, ainsi que les embouts fendus destinés à être fixés à celles-ci varient selon les fabricants. L' horizontale , c'est-à-dire la position idéale que doit occuper la flèche en position de tir sur l'arc, est donc ainsi tributaire de la forme des embouts, puisqu'il peut exister un espace entre le diamètre de la flèche et la face inférieure de l'embout.
De plus, le point d'appui de la flèche sur le repose-flèche apposé au corps de l'arc est également tributaire du diamètre de la flèche, ce qui a une influence directe sur la position de la flèche sur la corde.
Les instruments actuellement sur le marché mondial, destinés à permettre la détermination du point d'encoche, sont plats et ne tiennent aucun compte du diamètre de la flèche, ni de la configuration de l'embout.
Ils sont donc impropres à la détermination précise du point d'encoche.
La réglette pour la détermination et le contrôle du point d'encoche dans le tir à l'arc, selon l'invention, a précisément pour but de remédier à cet inconvénient.
Elle comprend un corps allongé muni de deux points d'accrochage pour permettre sa suspension à la corde de l'arc, ce corps portant une graduation. Cette réglette est caractérisée par le fait que son corps présente des moyens de guidage de la flèche en vue de déterminer le point d'encoche sur la corde. De préférence, ces moyens de guidage comprennent au moins une face perpendiculaire au plan général de la réglette et d'équerre par rapport à la corde passant par les points d'accrochage.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, deux formes d'exécution de la réglette selon l'invention.
La fig. 1 est une vue générale, en élévation, d'un arc et de la flèche prête pour le tir.
La fig. 2 est une vue à plus grande échelle de la flèche.
La fig. 3 est une vue de la flèche dans un plan perpendiculaire à celui de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe à travers la flèche en position sur l'appui apposé au corps de l'arc.
La fig. 5 est une vue en plan de la réglette selon l'invention en position sur un arc.
La fig. 6 est une vue en coupe selon VI-VI de la fig. 5.
La fig. 7 est une seconde forme d'exécution de la réglette.
La fig. 1 montre clairement la position du point d'encoche 1 d'une flèche 2 prenant appui en 3 sur le corps 4 de l'arc, d'une part, et, d'autre part, au point 1 contre la corde 5. C'est précisément l'angle a formé entre la flèche 2 et la corde 5 qui est de la plus haute importance pour la précision du tir. En général, cet angle est choisi légèrement supérieur à 900.
La fig. 2 montre une flèche 2 dont le corps est cylindrique et d'un diamètre donné, alors que l'embout 6 de cette flèche 2 présente une forme différente. En outre, l'épaisseur de l'embout 6 dans sa partie d'extrémité, dans laquelle est formée l'encoche 7, est en général plus mince que le diamètre de l'embout. C'est précisément l'espace 8 existant entre le plan tangent à la flèche et la face en regard 9 de l'embout 6 qui crée des difficultés pour la détermination précise du point d'encoche 1 sur la corde 5. Une autre difficulté est créée du fait des différents diamètres donnés aux flèches 2. En effet, comme le mon tre la fig. 4, représentant une flèche 2 dans l'appui 3 aménagé dans le corps 4 de l'arc, I'axe géométrique de la flèche 2 variera de position selon le diamètre de celleci, de même que le point d'appui 10 de cette flèche 2 sur l'arc 4.
La réglette représentée aux fig. 5 et 6 comprend un corps allongé 11, de préférence en matière moulée telle que les matières plastiques synthétiques. Ce corps 11 est muni de deux points d'accrochage 12 permettant la suspension de la réglette 11 à la corde 5 de l'arc. Cette reglette présente des moyens de guidage de la flèche 2 sur elle. Ces moyens de guidage sont formés, dans l'exemple représenté, par une face 13 d'une saillie 14 faisant corps avec la réglette 11. Cette face 13 est perpendiculaire au plan général de la réglette 11 et d'équerre par rapport à la corde 5 passant par les points d'accrochage 12. Une graduation 15 est marquée sur le corps de la réglette 11, graduation dont le point zéro est situé dans le prolongement du plan passant par la face 13 de la saillie 14.
C'est donc contre cette face 13 que la flèche 2 doit être maintenue appliquée pour la détermination du point d'encoche 1, alors que la flèche est appuyée en 3 sur le corps 4 de l'arc. La graduation 15 permet, en outre, de placer et contrôler d'autres points de repères courants dans le tir à l'arc, tels que la position d'une sucette 16 et d'une visette 17.
Pour faciliter rutilisation d'une telle réglette, il est avantageux de munir celle-ci de moyens de fixation de la flèche 2 contre la face de guidage 13. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 5, ces moyens sont formés d'une languette élastique 18 découpée dans la matière formant le corps de la réglette 11. La flèche 2 doit donc être forcée sous la languette 18 qui la maintiendra appuyée avec précision contre la face 13.
En variante, cette languette 18 pourrait, bien entendu, être formée d'une lame de ressort métallique noyée en partie dans la matière plastique formant le corps de la réglette 11.
Dans la seconde forme d'exécution, représentée à la fig. 7, les moyens de fixation de la flèche 2 contre la face 13 de la saillie 14 formée sur la réglette 11 comprennent une languette-poussoir 19 susceptible de coulisser sur une vis 20 de fixation de ladite languette-poussoir contre le corps de la réglette 11. Cette vis 20 doit donc être desserrée pour permettre l'engagement de la flèche 2 contre la face 13, après quoi la flèche est bloquée contre ladite face 13 en repoussant la languette 19 contre la flèche et en bloquant la vis 20.
Bien entendu, la graduation 15 peut être quelconque, soit une graduation millimétrique, c'est-à-dire décimale, ou une graduation selon les unités de mesure en usage dans les pays anglo-saxons, ou encore selon une graduation établie arbitrairement.
En variante, bien entendu, les moyens de guidage de la flèche 2, au lieu d'être constitués par une face 13 unique, pourraient être formés de deux saillies du genre de la saillie 14 formée à distance l'une de l'autre sur le corps 11 de la réglette, les faces 13 de chacune de ces saillies 14 déterminant le plan tangent à la flèche 2 passant par le point zéro de la graduation 15.