Procédé pour sertissage d'une pierre précieuse et dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé
La présente invention a pour objet un procédé pour
sertir une pierre précieuse, notamment de petite dimen
sion, sur une pièce métallique.
Ce procédé est caractérisé selon l'invention en ce que l'on maintient la pierre sur un siège de la pièce métalli- que par un téton s'appuyant sur sa face supérieure lors de la descente de l'outil de sertissage rabattant des parties de la pièce ïsur la pierre.
L'invention concerne egalement un dispositif pour la mise en ouvre de ce procédé.
Le dessin représente, à titre d'exemple, des pièces serties au moyen du procédé ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
La fig. 1 est une vue schématique en plan d'une pierre précieuse sertie dans une feuille métallique;
la fig. 2 est une vue schématique en coupe selon II-II de la fig. 1;
la fig. 3 représente une vue en coupe d'une plaquette de support perçée et fraisée avant lie montage d'une pierre;
la fig. 4 représente une vue de dessus de la plaquette de la fig. 3 sur laquelle est posée la pierre;
la fig. S représente la pierre sertie sur la plaquette de la fig. 3 par copeaux rabattus;
la fig. 6 est une vue en coupe selon VI-VI de la fig. 5;
la fig. 7 représente une coupe d'une pierre sertie sur une ,plaquette par coins rabattus;
la fig. 8 représente une vue d'un dispositif pour la mise en aduvre du procéda avant le sertissage;
la fig. 9 est une vue de ce dispositif pendant le sertissage.
Voici, par exemple, comment on peut sertir une pierre sur une pièce métallique au moyen du dispositif des fig. 8 et 9.
La pierre 21 est posée sur un logement de forme tronconique 22, formée par un perçage de la pièce métalli
que de forme générale cylind.rique 23.
L'outil de sertissage, comporte d'une part un corps
24 dont l'extrémité inférieure possède une surface de
travail en forme de cuvette tronconique 25; au fond de
ladite cuvette 25 fait saillie un téton cylindrique 26 dont
la face inférieure vient s'appuyer sur la face supérieure
de la pierre 21 sous l'effet d'un ressort (non représenté).
On voit aisément que lors de la descente de l'outil de sertissage 24, b téton 26 reste immobile et maintient grâce à sa pression élastique, la pierre dans son logement. Pendant ce temps, la surface tronconique 25 vient replier les extrémités supérieures périphériques de la pièce 23, assurant ainsi le sertissage de la pierre.
Les fig. 1 et 2 montrent une pierre précieuse 1 sertie sur une feuille de métal 2. La pierre 1 est maintenue dans l'orifice 3 de la feuille 2 par des griffes 4. L'orifice 3 peut être borgne pour les feuilles métalliques épaisses.
La surface 5 de la feuille métallique 2 peut être soumise, avant le sertisage, à au moins une opération de polissage et à des opérations de lapidage. par outil diamant fonctionnant en fraise ou en tournage.
Ce lapidage peut permettre de tracer des dessins 6 à angles vifs facilitant la réflection des rayons lumineux sur la pierre 1 et mettant ainsi celle-ci en éclat Une fonction analogue est produite par les rainures 7 provenant de la formation des griffes 4, soulevées du métal et ensuite rabattues sur la pierre par l'outil de sertissage.
Les fig. 3 à 6 illustrent le sertissage d'une pierre sur une pièce métallique qui peut ensuite être montée sur un bijou, par exemple par soudure.
La pièce 11, de forme carrée est munie d'un orifice 12 destiné à recevoir la pierre 13. Cet orifice 12 est composé de deux surfaces cylindriques 14 et 15 réunies par un épaulement 16 plat ou tronconique.
Les pièces telles que 11 sont avantageusement obtenues par découpage et perçage par un seul outil. Le perçage peut aussi s'effectuer au tour automatique.
Le siège peut être aménagé différemment lorsqu'il s'agit d'une taille différente, par exemple pour une rose l'épaulement demande à être augmenté pour recevoir la surface plate du fond de la pierre.
Les dimensions de la plaquette 11 ont été déterminées de façon que la pierre 13, une fois posée dans l'orifice 12, déborde les quatre côtés de la pièce 11, ne laissant apparaître que les coins 17 de cette pièce 11.
Le sertissage de la pierre 13 s'effectue au moyen d'un outil qui détache radialement sur ces coins 18 des copeaux 19 et applique ceux-ci sur la pierre 13. Le téton 26 maintient la pierre en place dans son logement pendant la descente de l'outil de sertissage.
Ce sertissage s'effectue mécaniquement grâce à l'appareil décrit qui maintient la pierre 13 pendant la descente de l'outil de sertissage qui détache et plaque les copeaux 19. La descente provoque un enfoncement léger de la pierre 13 sur son siège ce qui évite tout risque de rupture.
L'outil effectuant le sertissage peut présenter une seule face inclinée suffisant à obtenir le découpage des copeaux et leur placage sur la pierre 12. Dans le cas d'un repliage des coins 18 (fig. 7), on utilisera un outil présentant une face conique.
Le sertissage peut se faire par percussion, par vibration ou aussi par rotation.
Pour maintenir la pièce 1 1 pendant l'opération on peut la coller par exemple à 1' araldite )y, marque déposée, sur une plaque enlaiton 20 découpée à l'emportepièce.
On sépare ensuite la pièce 1 1 munie de la pierre 13 en dissolvant le laiton dans l'acide nitrique ou tout autre acide convenable. On peut aussi tout simplement la maintenir par des moyens mécaniques par exemple entre deux points ou par une pince américaine.
Toutes ces opérations prêtent au travail en série de sorte que l'on peut sertir les pierres en grandes quantités à faible prix.
Par l'utilisation de pièces métalliques individuelles le tailleur de pierres précieuses peut livrer aux joailliers des pièces individuelles constituées d'une pierre précieuse sertie sur une pièce métalllque, utilisables pour créer divers modèles de bijoux en une sorte de préfabrication.
Method for setting a precious stone and device for implementing this method
The present invention relates to a method for
crimp a precious stone, especially of small size
sion, on a metal part.
This method is characterized according to the invention in that the stone is held on a seat of the metal part by a stud resting on its upper face during the descent of the crimping tool folding down parts of the. the coin is on the stone.
The invention also relates to a device for implementing this method.
The drawing shows, by way of example, parts crimped by means of the method as well as a device for carrying out this method.
Fig. 1 is a schematic plan view of a precious stone set in a metal foil;
fig. 2 is a schematic sectional view along II-II of FIG. 1;
fig. 3 shows a sectional view of a drilled and milled support plate before mounting a stone;
fig. 4 shows a top view of the plate of FIG. 3 on which the stone is placed;
fig. S represents the stone set on the plate of fig. 3 by shavings cut back;
fig. 6 is a sectional view along VI-VI of FIG. 5;
fig. 7 shows a section of a stone set on a plate with turned corners;
fig. 8 shows a view of a device for implementing the process before crimping;
fig. 9 is a view of this device during crimping.
Here is, for example, how one can crimp a stone on a metal part by means of the device of fig. 8 and 9.
The stone 21 is placed on a housing of frustoconical shape 22, formed by a drilling of the metal part.
that of generally cylindrical shape 23.
The crimping tool comprises on the one hand a body
24, the lower end of which has a surface of
work in the form of a truncated conical cup 25; at the bottom of
said bowl 25 protrudes a cylindrical stud 26 of which
the lower face comes to rest on the upper face
stone 21 under the effect of a spring (not shown).
It is easily seen that during the descent of the crimping tool 24, b stud 26 remains stationary and maintains, thanks to its elastic pressure, the stone in its housing. During this time, the frustoconical surface 25 bends the upper peripheral ends of the part 23, thus ensuring the setting of the stone.
Figs. 1 and 2 show a gemstone 1 set on a sheet of metal 2. Stone 1 is held in hole 3 of sheet 2 by claws 4. Hole 3 can be blind for thick metal sheets.
The surface 5 of the metal foil 2 can be subjected, before the crimping, to at least one polishing operation and to stoning operations. by diamond tool operating as a milling cutter or turning.
This stoning can make it possible to draw sharp-angled designs 6 facilitating the reflection of light rays on the stone 1 and thus making it shatter An analogous function is produced by the grooves 7 coming from the formation of the claws 4, raised from the metal and then folded back onto the stone by the crimping tool.
Figs. 3 to 6 illustrate the setting of a stone on a metal part which can then be mounted on a piece of jewelry, for example by soldering.
The square-shaped piece 11 is provided with an orifice 12 intended to receive the stone 13. This orifice 12 is composed of two cylindrical surfaces 14 and 15 joined by a flat or tapered shoulder 16.
Parts such as 11 are advantageously obtained by cutting and drilling with a single tool. Drilling can also be done with an automatic lathe.
The seat can be arranged differently when it is a different size, for example for a rose the shoulder needs to be increased to accommodate the flat surface of the stone bottom.
The dimensions of the plate 11 have been determined so that the stone 13, once placed in the hole 12, extends beyond the four sides of the part 11, leaving only the corners 17 of this part 11 visible.
The setting of the stone 13 is carried out by means of a tool which radially detaches the chips 19 on these corners 18 and applies them to the stone 13. The stud 26 keeps the stone in place in its housing during the descent of the crimping tool.
This crimping is carried out mechanically thanks to the apparatus described which holds the stone 13 during the descent of the crimping tool which detaches and plates the chips 19. The descent causes a slight depression of the stone 13 on its seat which prevents any risk of breakage.
The tool performing the crimping may have a single inclined face sufficient to obtain the cutting of the chips and their plating on the stone 12. In the case of folding the corners 18 (fig. 7), a tool having one face will be used. conical.
The crimping can be done by percussion, by vibration or also by rotation.
In order to hold the part 1 1 during the operation, it can be glued for example to 1 araldite) y, registered trademark, on a brass plate 20 cut to the punch.
The part 11 is then separated with the stone 13 by dissolving the brass in nitric acid or any other suitable acid. It can also quite simply be held by mechanical means, for example between two points or by an American clamp.
All these operations lend themselves to work in series so that one can set the stones in large quantities at low cost.
By the use of individual metal pieces the gem cutter can deliver to the jewelers individual pieces consisting of a gemstone set on a metal piece, which can be used to create various models of jewelry in a kind of prefabrication.