Dent artificielle en porcelaine pour prothèse en résine synthétique
La présente invention a pour objet une dent artificielle en porcelaine pour prothèse en résine synthétique.
Dans l'art dentaire, depuis de nombreuses années, on fixe les dents antérieures en porcelaine à une base de prothèse au moyen de chevilles métalliques usuelles. Afin d'éviter l'utilisation de ces chevilles. on a conçu d'autres moyens appropriés selon lesquels on utilise une surface rétentrice de la porcelaine façonnée en queue d'aronde ou diatorique présentant un dégagement dans les matériels à fixer ensemble. comme moyen de fixation des dents artificielles à la base de la prothèse. Généralement le type de fixation à cheville d'ancrage fournit une fixation meilleure et plus solide que le modèle diatorique en porcelaine. Ce type de fixation s'est montré particulièrement avantageux pour la fixation de dents petites et moyennes. Cependant. il y a certains désavantages inhérents même lorsqu'on utilise les meilleurs de ces dispositifs et modèles de fixation.
Cela est particulièrement vrai au cas où l'espace dans la cavité buccale normalement occupé par la cheville d'ancrage est des plus petits. Cela est vrai aussi dans les cas des prothèses dites close bite dans lesquelles les dents naturelles inférieures et incisives se ferment tellement serré sous les dents artificielles supérieures en surplomb qu'il n'y a pas de place suffisante pour une forme de dent supérieure de grandeur normale. D'autres cas analogues se présentent aussi lorsque la gencive a une arête osseuse si proche qu'on ne peut y loger une cheville ou un noeud de porcelaine.
Afin de diminuer, et dans certains cas, d'éliminer complètement l'espace occupé par la cheville ou noeuds de porcelaine en saillie, faisant partie des moyens de fixation, on a recherché des dispositifs et des modèles d'ancrage négatifs et présentant un dégagement comme moyen de renforcement de la fixation entre la matière de la dent et celle de la base de la prothèse. Cependant, ces efforts n'ont pas encore permis une solution satisfaisante de ces difficultés, en ce que les nouveaux modes de fixation proposés. bien qu'ayant peut-être la résistance nécessaire, sont accompagnés du désavantage soit d'agrandir la dent, soit surplombent celle-ci, occupant ainsi un espace bien nécessaire.
On a aussi proposé de faire des dents artificielles en porcelaine comprenant une coque creuse en porcelaine et une portion résineuse à y introduire, analogue à la matière de la base de la prothèse à laquelle on doit fixer la dent artificielle. Bien qu'une telle disposition ait donné une fixation adéquate entre la portion résineuse introduite et la matière de la base de la prothèse, ces dents se sont généralement rompues à cause d'un manque de force d'adhésion suffisante entre la coque en porcelaine et la portion résineuse introduite. Une telle disposition n'a pas fourni une résistance suffisante pour éviter la fracture et la rupture dans des conditions normales d'utilisation, par exemple la mastication des aliments, le maintien pour morsure de la tige d'une pipe, etc.
Pour surmonter le manque de force de liaison entre la coque en porcelaine et la portion résineuse introduite de ces dents composites, jusqu'à présent on a tenté de placer une cheville d'ancrage en travers des surfaces contiguës de ces deux couches. Cependant l'utilisation de cet ancrage ou fixation par une cheville de ce type, présente les mêmes désavantages inhérents que l'ancrage par une cheville classique d'une dent en porcelaine à une matière de base résineuse de la prothèse. C'està-dire que l'ancrage par une cheville nécessite la formation d'une dent plus grande qui est peu esthétique et qui présente des désavantages particuliers lorsque l'espace dans la cavité buccale est minime.
De manière analogue, on a proposé d'étayer la dent artificielle en porcelaine classique par l'introduction d'une portion en porcelaine de type plus solide. Ces porcelaines, qui rendent très solides les dents artificielles, sont très opaques et normalement ne peuvent pas être utilisées pour des dents artificielles ayant une exigence esthétique de translucidité ou même presque de transparence dans certaines zones. De plus, les dents composites en porcelaine souffrent du même manque de force de liaison suffisante à la matière résineuse de la base de la prothèse que la dent en porcelaine classique.
Le but de la présente invention est de produire des dents composites très résistantes et très esthétiques, tout en présentant une liaison étonnamment forte à la matière de la base de la prothèse.
La dent selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend une coque extérieure en porcelaine esthétique, un noyau intérieur en une matière constituée par une porcelaine de renforcement résitante, une résine synthétique ou une association des deux et un composé organosilicique polymérisable reliant chimiquement et fortement la coque et le noyau entre eux ou à la résine de la prothèse.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple, des formes d'exécution de la dent selon l'invention.
La fig. 1 est une vue de face d'une première forme d'exécution,
la fig. 2 est une coupe latérale de cette forme d'exécution,
la fig. 3 est une coupe latérale d'une seconde forme d'exécution, et
la fig. 4 est une coupe latérale d'une troisième forme d'exécution.
Se référant aux dessins, dans la fig. 1, 1 désigne la dent en porcelaine complète vue de face.
Dans la fig. 2, 2 désigne la matière de la base de la prothèse. On peut fabriquer cette matière de base de la prothèse en polymère acrylique, par exemple le polyméthacrylate de méthyle, le polyméthacrylate d'éthyle, le polyméthacrylate de méthyle et des associations de ces matières et d'autres matières de base pour prothèse classique ayant la rigidité structurelle et nécessaire et qui sont inertes.
Comme exemples d'autres matières appropriées, on cite des produits époxydés, des polystyrènes, des polyesters et des copolymères de vinyle tels que le Luxene , un copolymère de chlorure de vinyle et d'acétate de vinyle. I1 est seulement nécessaire que ces matières contiennent des groupes moléculaires capables de copolymérisation ou d'une autre réaction avec le revêtement chimique silico-organique réactif, produisant ainsi une liaison chimique étonnamment résistante. Il est à noter que le revêtement chimique 5 des fig. 2 - 4 est exagéré, puisqu'on n'utilise qu'un revêtement de quelques molécules d'épaisseur. On utilise non seulement des matières pour base de prothèse durcies à chaud mais aussi les matières du type auto-durcissant.
Ces matières, bien connues dans le métier, soit par exemple les méthacrylates usuels dans lesquels le monomère est de plus activé par un accélérateur par exemple certaines amines accélératrices également bien connues. Généralement ces produits auto-durcissants nécessitent un catalyseur additionnel tel que le peroxyde de benzoyle.
On prépare la coque en porcelaine esthétique 3 de la fig. 2, à partir d'une porcelaine feldspathique, d'une néphéline-syénite ou d'une porcelaine synthétique.
I1 faut se rendre compte que les trois catégories de porcelaines dentaires citées ici, en ce qui concerne leurs caractéristiques inhérentes et leurs propriétés de résistance, se recoupent en partie, et qu'il y a un grand nombre de similarités entre les trois qui rendent plutôt difficile une démarcation exacte entre elles. Cependant, en ce qui concerne la porcelaine esthétique et une autre porcelaine dentaire non esthétique, ces types de porcelaine dentaire sont définis plus bas afin que chaque catégorie présente des différences permettant de les classer. En outre, il est entendu que les définitions qui suivent mettent en évidence ce que l'on entend ici par porcelaines dentaires , distingué des verres connus dans le métier.
Les porcelaines feldspathiques proviennent de l'ortho- clase minérale naturelle feldspath à la potasse, (K2O.
A1203. 6 SiO2) qui est vitrifiée par stades successifs et forme une phase vitreuse à environ 11210 C et une phase cristalline (leucite). A environ 12880 C les dernières traces de cette dernière phase cristalline sont dissoutes dans la masse fondue et forment une matière visqueuse, transparente, capable de garder sa propre forme. Les porcelaines dentaires du type feldspathique contiennent généralement des agents modifiants tels que la silice, le kaolin et des cendres d'os pour produire les caractéristiques nécessaires de dilatation thermique de solidité d'opacité et plastifiantes. Certains des feldspaths de qualité dentaire contiennent aussi du feldspath sodé ou de l'albite et peuvent nécessiter un frittage ou une fusion préalable suivi d'une opération de monture avant leur moulage et leur vitrification en dents.
La néphéline syénite forme la base d'un autre type de porcelaine. En fait, ce minéral se trouve dans la nature.
Cette matière est apparentée, de façon éloignée, aux feldspath du fait que ses oxydes principaux sont la potasse, la soude, l'alumine et la silice. Cependant, sa forme cristalline est telle qu'elle n'est pas capable de se souder à un verre transparent gardant sa forme, de l'état brut et elle nécessite une fusion préalable, un broyage spécial et/ou la dilution avec d'autres minéraux formant du verre.
Finalement, les matières classées plus haut comme porcelaines synthétiques ont été développées ces dernières années à partir des verres synthétiques. Cependant ces porcelaines se distinguent des verres normaux, entendu dans son sens propre, en ce qu'elles contiennent une première phase des particules de verre à haute température, dispersée dans une phase de masse de verre à basse température. Les particules de verre réfractaire de deuxième phase dans ce système à plusieurs phases agissent de manière analogue aux cristaux en ce qu'elles augmentent la viscosité de la composition globale et sa capacité de conserver sa forme préalablement moulée pendant la vitrification.
La deuxième phase possède aussi les relations de compatibilité et d'incompatibilité optiques et thermiques analogues à celle des cristaux dans des compositions à base minérale, qui sont nécessaires pour obtenir la translucidité, la résistance, la résistance aux chocs thermiques, etc.
Parmi les porcelaines disponibles pour l'utilisation dentaire se trouvent aussi les porcelaines dites à base d'alumine qui fournissent une abondance de groupes aluminol ainsi que des silanols à leur surface. On obtient aussi ce type de porcelaine à partir d'un stéatite minéral naturel ou du talc, ce dernier étant essentiellement un composé de magnésie-alumine-silicate. La fusion de cette matière forme une porcelaine cristalline résistante et opaque approximativement à la même température que les porcelaines feldspathiques et de néphéline-syénite.
Comme on s'y attend, la matière fondue possède un coefficient de dilatation thermique approprié et compatible.
De telles porcelaines, bien que non utiles en ellesmêmes comme porcelaines esthétiques, peuvent avantageusement être utilisées comme élément structurel dans une dent composite possédant un revêtement esthétique, translucide de porcelaine feldspathique ou de néphéline syénite. On peut aussi obtenir des propriétés physiques équivalentes par l'introduction d'alumine sous d'autres formes, par exemple le corindon cristallin dans une porcelaine feldsphathique normale.
La portion résineuse introduite 4 de la fig. 2 peut être en matière identique ou analogue à celle de la base de la prothèse ou toute autre matière de prothèse en matière plastique appropriée. Ces matières incluent donc le polyméthacrylate de méthyle, le polyméthacrylate d'éthyle, le polyméthacrylate de méthyle et leurs mélanges avec des matières résineuses analogues. En fait, on peut utiliser toute matière résineuse ayant la rigidité requise pour la fabrication d'un noyau pour une dent en porcelaine, compatible et copolymérisable avec la matière de la base de la prothèse, et possédant un monomère capable de se copolymériser avec le revêtement chimique silico-organique réactif pour produire une liaison chimique résistante et une union physique, par diffusion, résistante.
Cependant on a trouvé que le polyméthacrylate de méthyle, bien qu'approprié à l'utilisation comme noyau, devient tout à fait dur au durcissement et il se produit un certain rétrécissement qui provoque une contrainte dans la portion porcelaine de la dent. On préfère donc les méthacrylates supérieurs, tels que d'éhyle, de propyle, de butyle, etc. qui forment des matières de plus en plus tendres. La matière préférée est le polyméthacrylate d'éthyle, qui est assez rigide pour former un noyau très résistant et pourtant assez tendre pour ne pas produire la contrainte au durcissement associé au polyméthacrylate de méthyle.
Dans la fig. 2, 5 représente la liaison chimique de la porcelaine au noyau résineux 4, obtenue par un revêtement de la matière silicique. Encore une fois, il est à noter que l'on a exagéré l'épaisseur de la liaison, le revêtement chimique nécessaire n'ayant que quelques molécules d'épaisseur.
On a trouvé qu'une propriété synergistique est communiquée par le composé silicique utilisé comme agent de liaison lorsque ce dernier contient un premier groupe fonctionnel pouvant réagir avec le groupe aluminol ou silanol se trouvant à la surface de la porcelaine et en dessous de celle-ci. Cet agent de liaison contient aussi un groupe fonctionnel pouvant réagir chimiquement avec la résine synthétique polymère, généralement du type méthacrylique, formant la base de la prothèse ou le monomère qui s'y trouve. Les liaisons chimiques formées entre l'agent de liaison et les deux substrats fournissent ainsi un double effet en créant une adhérence classique et une cimentation moléculaire pour réunir en permanence les deux substrats.
Les agents de liaison trouvés et indiqués ici comme appropriés pour l'obtention de ce type de liaison chimique avec les groupes aluminol ou silanol, ou les deux, ou leurs précurseurs, l'aloxane ou le siloxane, se trouvant à la surface des dents en porcelaine, contiennent des groupes fonctionnels pouvant réagir avec les groupes de métal-hydroxyle. Ils forment avec ceux-ci des liaisons chimiques adhésives résistantes. De manière analogue, d'autres groupes fonctionnels différents sont fixés directement au silicium et on les choisit de manière à pouvoir réagir avec la résine synthétique particulière formant le substrat de la base de la prothèse.
Les composés de silicium pouvant réagir avec les substrats précités ont la formule générale RSiX3, R2SiXS et R3SiX, dans laquelle X est un atome d'halogène, un groupe alcoxy ou hydroxyle, d'autres groupes pouvant réagir avec le groupe silanol, et dans laquelle
R est un groupe vinyle, méthacrylate, allyle, méthallyle, itaconate, maléate, acrylate, aconitate, fumarate, alcoyle, aryle, alcényle, crotanate, cinnamate ou citraconate, sorbate ou glycidyle.
Des exemples des composés que l'on peut utiliser incluent les suivants: le vinyldiméthylchlorosilane, le vinyldiméthylméthoxysilane, le divinylchloro méthylsilane, le vinyltrichlorosilane, le vinyldichlorométhylsilane, le méthacrylate ou cinnamate de 3 (triméthoxysilyl) propyle, le 3 glycidoxypropyltriméthoxysilane, le bisglycidoxypropyldiméthyldisiloxane, le triméthoxyvinylsilane, le tri (méthoxyéthoxy) vinylsilane, le triéthoxyvinylsilane, le triacétate de vinylsilyle, le gammaméthacryloxypropyltriméthoxysilane, le triméthoxyal lylsilane, le diallyldiéthoxysilane, l'allyltriéthoxysilane, le fumarate de 3-(méthoxydiméthylsilyl) propylallyle, le méthacrylate de 3(chloro diméthylsilyl)propyle et le maléate fumarate, itaconate ou sorbate de 3-(triméthoxysilyl) propylallyle,
le vinyl-tris (béta-méthoxyéthoxy) silane, le béta (3,4 époxycyclohexyl) éthyltriéthoxysilane, le diphényl diéthoxysilane, l'amyltriéthoxylane, I'acrylato-tris-méthoxysilane.
Au lieu d'utiliser les dérivés simples de silane ou de disiloxane de la liste ci-dessus, on peut aussi utiliser des polysiloxanes substitués de manière appropriée. Suivant la natllre du polysiloxane, la liaison adhésive peut avoir dans une certaine mesure un caractère élastomère.
Dans une des formes d'exécution de la dent utilisant comme agent de liaison un alcoxyalcénylsilane, il est préférable qu'au moins un des groupes substitués soit un radical alcényle terminal. Contrairement à certains des autres agents de liaison divulgués ici, les alcoxyalcénylsilanes se sont montrés rester moins réactifs dans les solvants organiques anhydres. Lorsqu'on utilise cette matière avec une quantité stcechiométrique d'eau comme cosolvant ou coréactif, la force de la liaison interfaciale est excellente et la rupture lors des essais ne se produit cohésivement qu'à l'intérieur de la dent en porcelaine.
On peut expliquer le résultat exceptionnel obtenu avec les alcoxysilanes en considérant le mécanisme chimique qui accompagne la réaction totale. Par une réaction intermédiaire, avant la réaction finale, I'eau hydrolyse le groupe alcoxy et le sépare du silane pour le remplacer par un groupe hydroxyle. Cet agent de liaison intermédiaire modifié, contenant un groupe hydroxyle et assumant la forme d'un silanol, peut réagir directement avec l'autre groupe silanol se trouvant à la surface du substrat. L'eau peut aussi réagir avec les groupes siloxane à la surface de la porcelaine et les convertir en formes de silanol plus réactives. Cependant on a trouvé qu'une liaison appropriée sera obtenue aussi sur une surface sèche.
Bien que l'on n'ait indiqué que des silanes monofonctionnels comme étant appropriés pour la surface de la porcelaine, il est évident que le nombre des groupes sur le silane qui peuvent réagir avec la porcelaine sont au nombre de un, deux ou trois. L'esprit de l'invention n'est nullement modifié lorsque, par exemple, on utilise un agent de liaison comprenant un vinyltrichlorosilane, un vinyldichlorométhylsilane ou un vinyldiméthylchlorosilane. De manière analogue on peut utiliser un mono, di ou trialcoxyalcénylsilane. L'utilisation d'un silane multifonctionnel, tel que le vinyltrichlorosilane ou un trialcoxysilane acrylique, sert ostensiblement à augmenter le nombre de liaisons covalentes entre le silane et la surface de la porcelaine et ainsi augmente l'adhérence interfaciale globale entre eux.
Dans la plupart des cas on a trouvé que les silanes qui réagissent avec la porcelaine pour former une liaison covalente, produisent cependant assez de force adhésive ou de liaison, et dans les conditions d'essai la rupture a lieu à l'intérieur de la dent en porcelaine, plutôt qu'avec cette liaison. Lorsqu'on produira des porcelaines plus résistantes, les avantages des silanes substitués multifonctionnels seront évidemment renforcés. Quel que soit le type de résine synthétique particulier formant la base de la prothèse, on choisit un groupe fonctionnel pouvant réagir avec lui pour former une partie de l'agent de liaison.
On émet l'hypothèse que le type de liaison chimique, formée entre l'agent de liaison et les substrats, et du genre covalent, formé par condensation, copolymérisation, polymérisation par greffe, transfert de chaînes, ou il peut y avoir encore d'autres modes différents de fixation covalente. La liaison ionique, la liaison de van Der
Wahl et la liaison par l'hydrogène peuvent aussi contribuer au caractère des liaisons adhésives de l'invention.
Le 3-glycidoxypropyltriméthoxylane est un exemple de la variété et des types de groupes réactionnels qui se polymérisent sur la masse résineuse méthacrylique qui forme la base de la prothèse. Bien que la force de la liaison obtenue en utilisant ce composé soit très bonne, le mécanisme participant à la réaction entre les substrats demeure assez mystérieux. C'est le cas notamment, pour la réaction entre le groupe oxirane et celle qui s'ensuit avec un radical libre, qui apparemment a pour résultat la formation d'une vraie modification polymère entre les réactifs.
Bien que le type exact de mécanisme réactif et la cinétique du groupe époxy avec d'autres polymères en croissance ne soit pas encore clair, on trouve que les époxysilanes sont particulièrement satisfaisants avec un grand nombre des autres résines synthétiques que l'on peut utiliser pour la base de la prothèse. Plus particulièrement. lorsqu'on utilise un composé époxy au lieu du monomère et polymère méthacrylique pour la base de la prothèse, on a trouvé qu'un époxysilane se fixe très volontiers à cette nouvelle base de prothèse et donne une liaison résistante qui ne présente pas de rupture cohésive dans des conditions d'essai acceptables. Donc il est évident que le groupe oxirane peut facilement réagir avec d'autres groupes oxirane tels que ceux que l'on trouve dans les précurseurs de résine époxy.
On a aussi avantageusement utilisé des monomères époxy non saturés tels que le méhacrylate de glycide pour remplacer partiellement le méthacrylate de méthyle monomère. On peut aussi incorporer le méthacrylate de glycidyle dans le polymère par copolymérisation. Dans chaque cas le polymère contenant des groupes époxy s'est montré comme faisant partie intégrante de la composition finie.
Dans la fig. 3, 2 et 3 représentent la même matière que la structure montrée dans la fig. 2. Dans la fig. 3, 6 représente un noyau intérieur en porcelaine de renforcement résistante. Cette porcelaine résistante 6 est telle qu'elle contient de l'alumine par inclusion soit de
corindon cristallin (A120,) soit de l'alumine d'autres sources, telle que la stéatite ou le talc (ou du silicate de magnésie-alumine) en concentration d'approximativement 25 % en poids. Ces porcelaines sont très opaques et normalement ne peuvent pas être utilisées pour des
dents artificielles ayant des exigences esthétiques de translucidité et même de quasi-transparence dans certaines zones. Cependant en tant que noyau ou coque intérieure dans une coque extérieure en porcelaine esthétique classique, ces porcelaines fournissent des dents artificielles extrêmement résistantes.
Bien que la fig. 3 illustre une forme proposée pour le noyau en porcelaine résistante, il est entendu que des noyaux de porcelaine résistante plus longs ou plus courts peuvent être préférables dans certaines formes qui sont plus résitantes ou plus faibles et nécessitent un renforcement contre une force de levier plus ou moins grande.
Dans la fig. 3, 5 représente de nouveau la liaison chimique. Ici l'agent de liaison chimique est revêtu sur la surface de recouvrement de la crête de la dent composite en porcelaine et fixe cette dent à la matière résineuse de base de la prothèse avec une force exceptionnelle et inattendue. Les matières appropriées comme agent de liaison chimique sont les mêmes que celles indiquées lors de la discussion de la fig. 2.
Dans la fig. 4, la coque extérieure en porcelaine esthétique 3 et la matière de base de la prothèse 2 sont les mêmes que celles indiquées pour les fig. 2 et 3. Dans cette forme d'exécution, une coque intérieure 6 en porcelaine de renforcement résistante et un noyau 4 résineux forment la partie intérieure de la dent composite.
Les matières appropriées à l'utilisation pour la coque intérieure 6 et le noyau 4 sont les mêmes que celles indiquées pour les chiffres correspondants des fig. 3 et 2 respectivement. La liaison chimique 5 de cette forme d'exécution fixe fermement la coque intérieure en porcelaine 6 et la partie de la coque extérieure 3 pouvant être en contact avec le noyau résineux 4, à ce noyau résineux 4. Cette fois encore, les agents de liaison chimique appropriés pour l'utilisation sont les mêmes que ceux indiqués pour la fig. 2 ci-dessus.
Bien que l'on montre les dents artificielles des fig.
2-4 comme contenant un seul noyau, on peut utiliser un noyau présentant un dégagement ou diatorique pour renforcer la liaison physique et compléter la liaison chimique. Ces dents présentant un dégagement sont dans la portée de l'invention.
En outre, la coque en porcelaine esthétique des fig.
2-4 n'est pas nécessairement une seule masse de porcelaine mais peut être avantageusement composée d'au moins deux couches de parties différentes du corps de la dent, etc. en compositions céramiques diverses.
Les exemples suivants illustrent la préparation des formes d'exécution de la présente invention:
Exemple I
On utilise un moule métallique en plusieurs parties classique dans lequel une partie forme l'aspect labial ou buccal de la dent, une deuxième partie forme la partie linguale de la dent, une troisième partie du moule (qui s'emboîte avec la première partie du moule) faconne la composition ou le positionnement relatif de la matière qui est teintée pour simuler l'émail naturel des dents, et une quatrième partie du moule fonctionne séparément ou additionnellement à la deuxième partie arrière en formant une zone rentrante ou zone favorisant l'ancrage dans la portion de crête, gingivale ou linguale de la dent.
En premier, on moule un vernis émail entre la première et la troisième partie du moule avec une pâte à porcelaine qui consiste approximativement en 97 % de feldspath orthoclase brut de dimension particulaire approximative passant à travers un tamis ayant des mailles de 74 microns, 3 % de silice finement moulue en particules passant à travers un tamis ayant des mailles de 37 microns, des pigments inorganiques gris tels que des pigments d'oxyde de fer et des agents plastifiants organiques et des agents liants tels que la pâte à la farine, la vaseline et l'amidon, avec suffisamment d'eau pour rendre ces matières plastiques et aisément formables à la main, et pourtant capables de durcissement à chaud en un biscuit qui résiste à une manutention raisonnable avant la vitrification ou la fusion.
On introduit cette pâte dans la première partie du moule, y ajoute la deuxième partie du moule, on agite (par vibration) le moule assemblé rempli de pâte à porcelaine pour tasser la composition de porcelaine puis chauffe sous pression à une température sensiblement supérieure à celle nécessaire pour volatiliser l'agent plastifiant aqueux et durcir les biscuits. On refroidit alors le moule et enlève la troisième partie du moule laissant les vernis émail durcis, moulés dans la première partie du moule. Concouramment on prépare une deuxième composition de porcelaine à partir d'approximativement 80 % de feldspath orthoclase brut broyé à approximativement une dimension particulaire passant un tamis ayant des mailles de 74 microns et 20 % de silice broyée à une dimension particulaire plus fine que celle passant un tamis ayant des mailles de 37 microns.
On modifie cette porcelaine avec des pigments inorganiques selon les besoins pour simuler les diverses teintes de la dentine naturelle et on la modifie aussi avec les mêmes agents plastifiants, agents liants et l'eau pour en former une masse moulable. On remplit les vernis émail dans le moule de base avec cette porcelaine teintée comme la dentine et on complète le moule avec la deuxième moitié du moule. On chauffe à nouveau cet assemblage de moule à la température nécessaire pour volatiliser l'eau et durcir le biscuit dentaire composite.
La partie en porcelaine de la dent sous forme de biscuit est ainsi complète et on la sort du moule en retirant séparément les parties présentant un dégagement formées par la quatrième partie du moule de la deuxième partie du moule. On dispose ces biscuits de porcelaine préformés, prémélangés et préteintés sur des plateaux réfractaires et les soumet aux températures et atmosphères du four nécessaires pour causer le frittage, la condensation et la vitrification. La température utilisée est approximativement 11290 C pendant au moins 15 minutes, le cycle complet de chauffage du commencement à la fin étant approximativement 60 - 90 minutes, y compris le temps nécessaire pour augmenter graduellement la température et oxyder les agents liants organiques, etc.
dans la porcelaine, appliquer un vide ou des atmosphères spéciales suivant les besoins pour permettre un frittage et une condensation complets, pour fondre complètement la masse à la température et le temps de pointe et finalement passer à travers le cycle de refroidissement suffisamment lentement pour que la porcelaine ne reçoive pas de chocs thermiques et ne se fende pas.
On expose alors les dents en porcelaine fusionnée à l'eau bouillante pendant approximativement une heure pour assurer que les molécules de silice à la surface puissent être hydrolysées et soient ainsi rendues réceptives pour la liaison au silane. On enlève l'eau en excès par séchage et on revêt alors les surfaces d'ancrage appropriées de la dent d'un mélange de 1% de méthacrylate de triméthoxysilylpropyle et 99 % d'hexane, modifié avec 0,2 % d'acide acétique. On laisse alors sécher la dent revêtue à l'air pendant 2 heures puis la chauffe pendant 5 minutes à 1100 C pour assurer l'élimination complète de l'hexane diluant.
Ensuite on remplit les parties d'ancrage de la dent en porcelaine qui ont été revêtues de silane avec un gel de méthacrylate qui consiste en 67 % en poids de polyméthacrylate de méthyle et 33% en poids de méthacrylate de méthyle monomère et une petite portion d'un monomère de réticulation pour former un réseau réticulé. On durcit ensuite ce gel de méthacrylate dans les parties rentrantes en utilisant la chaleur et la pression, techniques bien connues dans l'industrie dentaire, pour obtenir une masse finie, dure que l'on peut meuler, tailler ou façonner suivant les besoins et qui pourtant est capable de liaison chimique par les matières plastiques monomères dans les résines de base de prothèse classiques.
Exemple 2
On prépare un article analogue à celui de l'exemple 1. sauf que l'on utilise un mélange de 1% de diméthylvinylchlorosilane dans 99 % d'hexane comme agent de liaison chimique. On obtient une dent artificielle composite à liaison extrêmement résistante.
Exemple 3
On prépare un article analogue à celui de l'exemple 1, sauf que l'on utilise une solution à 2% dans l'hexane de dinyldiméthylsilanol acidifié par l'addition de 0,1% d'acide acétique comme agent de liaison chimique. On obtient de nouveau une dent artificielle composite à liaison extrêmement résistante.
Exemple 4
On procède comme dans l'exemple 1, sauf que l'on remplit la coque en porcelaine revêtue avec un gel de méthacrylate qui consiste en 67 % en poids de polyméthacrylate d'éthyle et 33 % en poids de méthacrylate d'éthyle monomère. On obtient une dent ayant une résistance à l'abrasion et une solidité exceptionnelle.
Exemple 5
On fabrique un autre article comme suit: on utilise les parties de moule s'emboîtant 1 et 3 avec une pâte de porcelaine composée de 98 % de feldspath orthoclase fritté en association avec 2 % d'un oxyde réfractaire très purifié tel que l'alumine (A1,0. Préalablement on a fritté ensemble et broyé ces deux matières céramiques jusqu'à une dimension particulaire approximative passant un tamis ayant des mailles de 74 microns. On mélange cette poudre avec des pigments, oxydes inorganiques appropriés tels que l'oxyde de zirconium, les oxydes de vanadium jaunes, L'oxyde d'uranium, L'oxyde de cérium et l'oxyde de fer, et des agents plastifiants et agents de liaison tels que la pâte de farine, la vaseline et l'amidon, et on la moule ou la forme à l'intérieur du vernis émail et entre la première et la deuxième partie du moule.
Une autre possibilité est de le faire entre la pre mière et la quatrième partie du moule. Après avoir durci les biscuits par chauffage, on sépare le moule et laisse les biscuits de dents composites dans la portion labiale de celui-ci. On prépare une troisième composition pour porcelaine avec 70 % d'alumine et 30 % de feldspath orthoclase, frittés et broyés pour passer à travers un tamis ayant des mailles de 74 microns. On mélange ceci avec les mêmes pigments et agents plastifiants appropriés et moule dans les évidements dans la dent composite en porcelaine. la forme linguale finale de la dent étant donnée par un moule arrière différent.
Après chauffage à une température suffisante pour durcir le biscuit, on ouvre le moule, enlève les biscuits, les passe au four et les dents en porcelaine finies sont alors prêtes par le traitement avec le silane, agent de liaison.
Comme précédemment, on expose les porcelaines vitrifiées à l'eau pour compléter l'hydrolyse des molécules d'oxydes, alumine et silice, à la surface, on sépare ensuite l'eau en excès par séchage, et revêt les surfaces de crête et d'ancrage avec un mélange liquide de 2 % d'un vinyltrichlorosilane dans 98 % d'acétone. On sèche ensuite cette surface par chauffage sous une lampe à infrarouges et la dent finie est prête à l'incorporation dans une prothèse. La dent se fixe facilement à un monomère copolymérisant dans la résine de base de la prothèse.
Exemple 6
On procède comme dans l'exemple 5, sauf que l'on utilise un mélange de 1% de méthacrylate de triméthoxysilopropyle et 99' /o d'hexane, modifié avec 0,2in/, d'acide acétique comme agent de liaison pour fixer la dent en porcelaine à la base de la prothèse. Lorsqu'on fixe ces dents et les fait réagir avec la base résineuse, la rupture ne se produit que dans la porcelaine.
Exemple 7
On procède comme dans l'exemple 5 sauf que l'on utilise une solution à 2 % de vinyldiméthylsilanol dans l'hexane, acidifiée par l'addition de 0,1% d'acide acétique comme agent de liaison. Une fois de plus, lorsqu'on fixe ces dents et les fait réagir avec la base de la prothèse, la rupture ne se produit que dans la porcelaine.
Exemple 8
On utilise un moule sandwich dans lequel les parties avant et arrière du moule classique sont utilisées avec une partie de moule intermédiaire qui s'emboîte avec le moule avant pour former la porcelaine simulant l'émail et avec le moule arrière pour former la porcelaine à oxyde pur conçue pour communiquer une résistance maximum.
La porcelaine simulant l'émail est une fritte contenant 92% de feldspath orthoclase et 8% de silice, fondue jusqu'à vitrification, puis broyée jusqu'à une grandeur particulaire passant un tamis ayant des saillies de 74 microns et pigmentée avec des oxydes inorganiques tels que l'oxyde de zirconium, les oxydes de vanadium jaunes, l'oxyde d'uranium, l'oxyde de cérium et l'oxyde de fer pour communiquer la teinte grise simulant la couleur émail, ainsi que des agents plastifiants et des agents liants tels que la pâte de farine, la vaseline et l'amidon.
La porcelaine de renforcement est une fritte de 65 % d'alumine, 10 % de silice et 25 % de feldspath jusqu'à vitrification, broyée jusqu'à une grandeur particulaire passant un tamis ayant des mailles de 74 microns et mélangée avec les mêmes agents plastifiants et liants. On place la matière à couleur d'émail dans la partie avant du moule; et la porcelaine à oxydes cristallins très purs dans la moitié arrière du moule. On intercale un moule spécial pour dégrader, ayant des interfaces de forme précise, entre les moitiés avant et arrière du moule qui communiquent, les contours intérieurs désirés aux deux porcelaines simultanément moulées et cuites en biscuit.
Après avoir durci les biscuits, on refroidit le moule et enlève la partie du moule pour dégrader d'entre la porcelaine couleur d'émail dans le moule avant et la porcelaine de renforcement dans le moule arrière. On rernplit alors l'espace intermédiaire préalablement occupé par le moule pour dégrader avec une porcelaine teintée comme la dentine qui consiste en approximativement 65 % de feldspath orthoclase et 35 % de silice, frittée et broyée jusqu'à une grandeur particulaire passant un tamis ayant des mailles de 74 microns. Après la cuisson du biscuit, on enlève le biscuit de porcelaine composite du moule et le sommet aux processus de fusion classiques. A ce moment, la forme finie en porcelaine contient des dégagements linguaux et gingivaux qui aident à communiquer un ancrage mécanique avantageux à la dent.
Comme stade final de fabrication, on expose la dent en porcelaine vitrifiée suffisamment à l'eau bouillante pour hydrolyser les molécules de silice et d'alumine à sa surface, et après séchage, on remplit les dégagements avec un polyméthacrylate d'éthyle plastique, contenant le méthacrylate de triméthoxysilylpropyle en phase monomère, pour la fixation sélective aux molécules hydrolysées dans la surface de la porcelaine et la formation d'une liaison chimique permanente avec celle-ci.
Exemple 9
On procède comme dans l'exemple 8, mais en utilisant le diméthyldichlorosilane comme agent de liaison et on obtient une dent composite ayant une liaison résistante analogue.
Exemple 10
On procède comme dans l'exemple 8, mais en utilisant du méthacrylate d'éthyle auto-polymérisant contenant des amines tertiaires accélératrices pour initier une polymérisation exothermique: on obtient une dent à liaison résistante sans application de chaleur et de pression extérieure.