Régulateur électronique d'étincelle électrique d'allumage pour moteur à explosions
La présente invention concerne un régulateur électronique d'étincelle électrique d'allumage pour moteur à explosion, destiné à être placé en série dans le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension du dispositif d'allumage de ce moteur.
On connaît un certain nombre de régulateurs d'allumage pour moteur à explosion qui, pour la plupart, sont destinés à être connectés en parallèle avec l'organe rupteur (vis platinée) ou avec l'ensemble formé par le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension et le dispositif rupteur, lui-même shunté par un condensateur.
Certains régulateurs connus comportent trois con ne:rions, une connexion de masse, une connexion qui dot être reliée à l'accumulateur par l'intermédiaire de la clé de contact et une troisième connexion qui doit être reliée au primaire de la bobine élévatrice de tension. Ces régulateurs présentent l'important désavantage de ne pas pouvoir être utilisés aussi bien avec des moteurs dont l'accumulateur a son pôle négatif relié à la masse qu'avec des moteurs dont l'accumulateur a son pôle positif relié à la masse. De plus, la plupart de ces régulateurs sont coûteux et compliqués sans pour autant qu'aucun ne donne entière satisfaction.
On a également proposé des régulateurs destinés à être branctllés en série dans le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension, régulateurs ne comportant donc que deux bornes de connexion entre lesquelles était disposé au moins un composant à caractéristique tensioncourant non linéaire, comme par exemple une diode.
Ces dispositifs avaient l'avantage de pouvoir convenir aussi bien aux moteurs dont l'accumulateur était relié à la masse par son pôle négatif qu'aux moteurs dont l'accumulateur était relié à la masse par son pôle positif il suffisait selon le type de branchement d'inverser les connexions de ce régulateur série. Cependant aucun régulateur de ce type antérieurement proposé n'a donné satisfaction notamment du fait qu'ils introduisaient une impédance supplémentaire néfaste dans le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension, ou du fait qu'ils ne modifiaient pas notablement dans le sens d'une amélioration les conditions de fonctionnement du dispositif d'allumage.
Le but de la présente invention est de fournir un régulateur électronique d'étincelle électrique d'allumage pour moteur à explosions ne présentant pas les inconvénients susmentionnés et répondant mieux que les dispositifs antérieurement connus aux exigences de ce domaine de la technique. Conformément à l'invention le régulateur électronique d'étincelle électrique d'allumage pour moteur à explosion destiné à être placé en série dans le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension du dispositif d'allumage de ce moteur, est caractérisé en ce qu'il comprend au moins un élément électrodisruptif.
Le dessin annexé présente à titre d'exemple une forme d'exécution du régulateur selon l'invention, et illustre le fonctionnement d'un dispositif d'allumage muni de ce régulateur comparativement au fonctionnement d'un dispositif d'allumage non muni de ce régulateur.
La fig. 1 est un schéma représentant le régulateur monté dans un dispositif d'allumage de moteur à explosion.
La fig. 2 montre la courbe idéale à laquelle devrait correspondre la tension aux bornes du primaire de la bobine élévatrice de tension.
La fig. 3 montre la courbe idéale à laquelle devraient correspondre les impulsions de haute tension sur le secondaire de la bobine élévatrice de tension.
La fig. 4 représente la courbe réelle de la tension aux bornes du primaire de la bobine élévatrice de tension dans le cas (courbe a) où le dispositif d'allumage n'est pas muni d'un régulateur et dans le cas (courbe b) où le dispositif d'allumage est muni d'un régulateur comme illustré à la fig. 1, et
la fig. 5 représente la courbe de relevé en photométrie 4fAynamique de l'étincelle provoquée par le dispositif rialluma3e dans le cas (courbe a) où ce dispositif n'est *s muni d'un régulateur et dans le cas (courbe b) où ce s positif est muni d'un régulateur comme illustré à la gui 1.
Sur la fig. 1, qui représente un dispositif d'allumage
pour moteur à explosion muni d'un régulateur, on voit
un accumulateur 1 alimentant par l'intermédiaire d'un
contact à clé 2 et d'un régulateur 10 le primaire d'une
bobine élévatrice de tension 3 en série avec un contact
rupteur 4 (vis platinée) lui-même shunté par un conden
sateur 5. On voit que la tension secondaire de la bobine
élévatrice de tension fournie sur un conducteur 9 est
amenée à un distributeur 6 alimentant des bougies d'allu
mage 7. Ce dispositif est en lui-même connu à l'exception
du régulateur 10 qui fera l'objet de la description ci
après.
Avant de décrire le fonctionnement de ce régulateur
10 il est important de considérer les deux fig. 2 et 3 qui
représentent les courbes idéales de tension primaire et
secondaire que l'on devrait avoir aux bornes de la bobi
ne élévatrice de tension 3. En admettant que le contact
rupteur 4 fonctionne d'une manière parfaite et instanta
née, la tension aux bornes de l'enroulement primaire de
la bobine 3 devrait avoir la forme de créneaux représen
tés à la fig. 2. Si tel était le cas la tension secondaire,
très élevée, que devrait fournir la bobine élévatrice de
tension devrait correspondre à ce que montre la fig. 3.
Il faut bien comprendre que les tensions représentées à la
fig. 3 ne sont pas à l'échelle car elles sont de l'ordre d'un
millier de fois plus grandes que les tensions représentées
à la fig. 2. D'autre part la largeur des impulsions repré
sentées à la fig. 3 correspond respectivement au temps
d'établissement et au temps de disparition du courant
établi dans le primaire de la bobine par la tension repré
sentée à la fig. 2. L'amplitude des impulsions de la fig. 3
est théoriquement proportionnelle à la raideur de flanc
de la courbe du courant qui serait établi dans le primaire
de la bobine 3 par une tension évoluant comme le mon
tre la fig. 2.
Le fait que sur la fig. 3 les impulsions posi
tives sont plus courtes que les impulsions négatives mon
tre bien que la raideur de flanc de l'établissement de
ce courant au moment où la tension est établie par le
contact 4 est plus faible que la raideur de flanc de la
disparition de ce courant au moment où le circuit est
coupé par le contact 4.
I1 y a lieu cependant de considérer que dans un dis
positif d'allumage pratique rien ne se passe de la manière
idéale représentée aux fig. 2 et 3. En effet, dans la si
tuation où le rupteur 4 est ouvert, l'enroulement primaire
de la bobine 3 et le condensateur 5 constituent un circuit
oscillant série qui, au moment de la rupture du contact 4,
va être le siège d'une série d'oscillations relativement
amorties. D'autre part lors de l'établissement du con
tact il faut tenir compte premièrement des rebondisse
ments possibles (et toujours présents à l'échelle des
microsecondes) du contact 4, et il faut tenir compte éga
lement du fait que la bobine 3, avec son enroulement se
condaire élévateur de tension, constitue une impédance
inductive complexe.
Si le couplage était parfait entre les
enroulements primaires et secondaires de la bobine élé
vatrice de tension 3, c'est-à-dire s'il n'y avait aucun flux
de fuite, cette bobine se comporterait, compte tenu de la
capacité répartie de ses enroulements, et notamment de
son enroulement secondaire, et compte tenu également de la capacité constituée par les conducteurs à haute tension, capacité qui, par rapport au primaire de la bobine 3, est à multiplier par le carré du rapport de transformation (de l'ordre de 1000), à la manière d'un circuit oscillant parallèle.
Cela signifierait que, tout au moins lors de l'établissement du courant, c'est-à-dire à la fermeture du contact 4, le courant ne pourrait jamais, lors des éventuelles oscillations d'établissement, prendre une valeur négative, c'est-à-dire circuler dans le sens contraire à celui qui est donné par la polarité de l'accumulateur. 1l se trouve cependant qu'une bobine élévatrice de tension n'est jamais exempte de flux de fuite et qu'elle a donc n schéma équivalent qui présente une certaine inductance en série entre l'enroulement primaire et l'enroulement secondaire, inductance due au flux de fuite et qui, avec la capacité répartie et la capacité du circuit à haute tension, forme un circuit ayant des points de résonance du type série.
L'explication susmentionnée est du reste encore sommaire et une analyse complète montrerait qu'une bobine élévatrice de tension comme la bobine 3 constitue en fait une impédance présentant plusieurs points de résonance série et également plusieurs points de résonance parallèle. Il résulte de ceci que déjà lors de l'établissement du courant, et même s'il n'y avait pas de rebondissement du contact 4, des oscillations d'établissement tendraient à se produire et à atteindre une valeur telle qu'en certains moments le courant circulerait en sens inverse dans le primaire de la bobine 3. A plus forte raison en tenant compte des rebondissements du contact 4, on reconnaît que sans la présence d'un dispositif particulier, le courant aura tendance à s'inverser durant quelques portions d'oscillation lors de son établissement.
Lors de la rupture du courant il apparaît même sans étude particulière que l'on a un circuit série formé de la bobine 3 et du condensateur 5, et que le courant, après avoir décrû jusqu'à une valeur nulle, aura tendance à s'inverser sous l'effet de la charge du condensateur 5.
La courbe a de la fig. 4 illustre la manière dont la tension aux bornes de l'enroulement primaire de la bobine 3 évolue lors de l'établissement et de la rupture du contact 4. On voit sur la courbe a de la fig. 4 que dès que le contact s'est établi, la tension monte et ne redescend plus au-dessous de la valeur 0 tant que le contact n'a pas à nouveau été rompu. Le courant par contre aurait tendance à s inverser durant les périodes d'oscillations qui suivent l'établissement du contact.
Le régulateur 10 introduit en série avec le primaire de la bobine 3 un élément électrodisruptif dont le premier effet serait de fonctionner comme une diode empêchant la circulation du courant en sens inverse. C'est en partie, mais seulement en partie, à ce premier effet que l'on peut attribuer l'allure de la courbe b de la fig. 4 qui représente la tension aux bornes de l'enroulement primaire de la bobine 3 lorsque le régulateur 10 est monté en série avec cet enroulement primaire. On voit que les oscillations que l'on avait lors de l'établissement du contact se trouvent pratiquement coupées par l'action du régulateur, sans doute par le fait qu'une résistance importante est appliquée en série avec le primaire dès que le courant a tendance à passer en sens inverse.
Lors de la rupture du contact 4, la courbe a de la fig. 4 montre que l'on avait des oscillations d'une amplitude notable tant que le régulateur 10 n'était pas monté en série avec le primaire de la bobine 3, et la courbe b de la fig. 4 montre que ces oscillations ont pratiquement disparu dès que le régulateur 10 a été branché. Comme pour les oscillations qui se produisaient lors de l'établissement du contact, ces oscillations tendant à se produire lors de la rupture du contact se trouvent vraisemblablement et rapidement amorties par la résistance inverse de l'élément électrodisruptif que comprend le régulateur 10.
La fonction de l'élément électrodisruptif du régulateur 10 consistant à empêcher le passage d'un courant inverse n'est cependant pas la seule fonction et même pas la fonction essentielle de cet élément électrodisruptif.
Si c'était là l'unique fonction de cet élément on pourrait tout aussi bien le remplacer par une simple diode, chose qui ne donne aucun résultat intéressant.
Il y a lieu de considérer la manière dont l'élément électrodisruptif contenu dans le régulateur 10, à savoir un thyristor devient conducteur à l'instant où on lui applique une tension. I1 faut revenir pour cela à la fig. 1.
on y voit que l'électrode de déclenchement du thyristor (gate) est connectée à l'anode de ce thyristor par l'intermédiaire d'une branche de circuit qui comporte en série les deux résistances Rt et R2-. un condensateur électrolytique C1 étant branché en parallèle avec la résistance R2. I1 faut remarquer ici que les polarités et les dénominations d'anode et de cathode correspondant à ce qui est représenté à la fig. 1, sont valables dans le cas où l'on a monté un thyristor (ou diode commandée Dcomm) ayant la cathode pour électrode principale de référence,
c'est-à-dire un thyristor qui s'enclenche lorsqu'un certain potentiel existe entre la gate et la cathode (il existe d'autres thyristors avec lesquels le montage cidécrit pourrait tout aussi bien être réalisé et qui ont une gate travaillant contre l'anode).
Tant qu'aucun potentiel n'est appliqué entre la gate et la cathode du thyristor, celui-ci reste bloqué (la tension anode-cathode qui serait susceptible de l'allumer étant énormément supérieure à la tension que peut fournir l'accumulateur). Dès qu'une tension se trouve établie entre la gate et la cathode, le thyristor devient conducteur et est alors pratiquement l'égal d'un court-circuit.
On voit que, par l'intermédiaire des résistances R1 et R2, la tension d'anode est amenée sur la gate. Cependant la gate doit avoir par rapport à la cathode un potentiel d'allumage minimum et doit également faire passer sous ce potentiel un courant d'allumage très faible mais pas absolument nul. Ainsi donc déjà si l'on n'avait pas le condensateur C1. des valeurs très grandes des résistances R1 et R2 pourraient conduire à ce que le thyristor ne devienne conducteur que lorsque la tension anode-cathode a atteint une certaine valeur qui pourrait être de l'ordre de plusieurs volts. On a cependant intérêt à ne pas donner aux résistances R1 et R2 des valeurs très élevées et à prévoir, en parallèle avec la résistance R2, le condensateur C1. Dès que ce condensateur C1 est en place.
la fonction d'allumage du thyristor se trouve affectée de la manière suivante: lors des quelques premiers établissements de contact produits par le contact rupteur 4, le condensateur C1 n'est pas encore chargé et agit pratiquement à la manière d'un court-circuit, c'est-à-dire que le courant de déclenchement du thyristor passe depuis la connexion reliée à l'anode à travers la résistance
R1, le condensateur C1, puis le tronçon gate-cathode du thyristor.
Si l'on admet que, du fait de la résistance non nulle des différents composants et conducteurs, et du fait également que le condensateur 5 ne peut pas se décharger en un temps infiniment court lors de la fermeture du contact 4, le saut de tension ne peut pas être absolument instantané, on se rend compte que la tension aux bornes du thyristor ne croît pas d'une manière absolument brusque mais d'une manière progressive (bien que ne durant peut-être que quelques microsecondes). Lorsque le condensateur C1 est encore décharge, le thyristor devient conducteur dès que la tension à ses bornes atteint l'ordre d'une fraction de volt.
Par contre lorsqu'un certain courant est déjà venu charger le condensateur C1 lors de quelques périodes de fonctionnement antérieures, une tension antagoniste se trouve appliquée dans le circuit de déclenchement du thyristor. C'est donc seulement lorsque la tension aux bornes de ce thyristor atteint une certaine valeur que celui-ci devient conducteur mais par contre dès qu'il est devenu conducteur sa tension devient extrêmement faible, de l'ordre d'une fraction de volt, et l'on a un saut de tension extrêmement brusque qui se transmet au primaire de la bobine d'induction. Dès l'instant où le thyristor est conducteur, le condensateur C1 peut théoriquement se décharger non plus seulement à travers la résistance R mais également à travers la résistance Rt et le thyristor.
C'est la raison pour laquelle il est avantageux d'avoir la résistance R1 branchée en série avec l'ensemble parallèle de la résistance R2 et du condensateur C si la résistance R1 n'existait pas, c'est-à-dire était remplacée par un court-circuit, le condensateur Cl se déchargerait beaucoup plus vite et l'effet précédemment décrit serait grandement affaibli.
Ce n'est cependant pas en fin de compte l'établissement du courant dans le primaire de la bobine élévatrice de tension 3 qui est déterminant pour l'allumage électrique dans les bougies du moteur, mais c'est avant tout les phénomènes qui se passent à la rupture par le contact 4 du circuit primaire de la bobine 3. Il ne faut cependant pas négliger le fait que. aux grandes vitesses du moteur, le courant a à peine le temps de s'établir dans la bobine qu'il est déjà coupé par le rupteur. Cela signifie qu'un établissement prompt et correct du courant dans la bobine sera également apte à améliorer l'évolution de la tension d'allumage fournie par cette bobine.
Lors de la rupture l'effet précédemment décrit et qui est particulier aux branchements ci-décrits du transistor, se produit également en ce sens que. lorsque au cours d'une alternance de l'oscillation qui se produit à la rupture du courant, la caractéristique de conduction unidirec tonnelle du thyristor a empêché le courant de passer en sens inverse dans le circuit primaire de la bobine 3, la suite de l'évolution de l'oscillation amène à nouveau aux bornes du thyristor une tension dans le sens passant et tend à rétablir le courant primaire dans la bobine 3 dans le sens correspondant à la polarité de l'accumu- lateur.
Avec un régulateur qui comprenait une simple diode en lieu et place du thyristor, ce courant pourrait se mettre immédiatement à circuler dès que la tension aux bornes de cette diode se serait établie dans le sens passant. Avec le montage décrit ci-dessus, le courant ne peut pas s'établir avant que la tension n'ait dépassé le seuil établi par la tension qui charge le condensateur C1.
C'est dire que le courant ne peut pratiquement plus s'établir dans le circuit primaire une fois qu'il a été interrompu, malgré le fait que la présence du condensateur 5 autoriserait ou même plus exactement tendrait à provoquer le passage d'un courant oscillatoire dans cet enroulement primaire. Le fait qu'aucun courant primaire ne peut plus circuler dans la bobine dès l'instant où le contact rupteur 4 a rompu ce circuit, évite tout amortissement de l'énergie emmagasinée dans la bobine par le circuit primaire.
En l'absence d'un régulateur ou même avec un régulateur constitué par une simple diode, une partie de l'énergie magnétiquement emmagasinée dans la bobine se dissipe, lors de la rupture du contact 4, en traversant le circuit primaire et notamment l'accumulateur qui, pour les oscillations à fréquence relativement élevée, est loin de présenter une résistance très faible. Toute l'énergie ainsi dissipée est perdue pour l'allumage alors que, avec un régulateur comme le régulateur 10 représenté à la fig. 1 toute l'énergie qui était emmagasinée dans la bobine doit se dissiper dans le circuit secondaire, c'est-à-dire doit participer à l'étincelle d'allumage du moteur.
Les considérations qui précèdent sont confirmées par l'allure des courbes a et b de la fig. 4, notamment dans la partie qui correspond à la rupture du circuit primaire de la bobine 3 (impulsion négative), cette courbe b de la fig. 4 montrant clairement que, lors de la rupture, on n'a pratiquement plus aucune oscillation et en tous les cas pratiquement plus de tension correspondant à l'alternance positive de l'oscillation qui tendait à s'établir dans courbe a de la fig. 4. On voit donc que, comme le montre la courbe b de la fig. 4, la présence du régulateur 10 en série dans le circuit primaire de la bobine élévatrice de tension 3 améliore d'une manière tout à fait notable l'évolution de la tension aux bornes de la bobine d'allumage.
Il y a lieu de noter encore que, du fait que le régulateur 10 est un simple élément à deux connexions exté- rieures à brancher en série avec le primaire de la bobine 3, on pourrait tout aussi bien selon le cas le brancher entre cette bobine 3 et le contact rupteur 4, d'autre part, dans le cas où l'on aurait un moteur dont l'accumulateur serait relié à la masse par son pôle positif, il suffirait d'employer exactement le même régulateur 10, mais en le montant dans le sens inverse, c'est-à-dire la borne négative en direction de la batterie (ou de la clé de contact) et la borne positive en direction de la bobine 3.
Il serait même également possible de brancher le régula- teur 10 entre la borne de la batterie non reliée à la masse et la clé de contact 2, pour autant que celle-ci dispose de contacts séparés pour le circuit d'allumage et pour les autres circuits (essuie-glace, feu de stop, etc.) que la clé de contact doit également couper.
Il serait naturellement tout aussi possible de remplacer l'ensemble de la résistance Ro et du condensateur C1 par un élément à tension antagoniste interne comme par exemple une diode zener. Le circuit représenté à la fig. 1 avec le condensateur C1 a cependant le très grand avantage d'être auto-adaptant, c'est-à-dire que si la tension de l'accumulateur est plus grande ou plus faible, la tension antagoniste que, toute autre condition étant égale, le condensateur C1 prendra, sera toujours dans le même rapport aves la tension de l'accumulateur. Il sera même possible d'utiliser un même régulateur 10 pour différentes tensions d'accumulateur, 6 volts, 12 volts, 24 volts, éventuellement 4S volts.
Il se pourra toutefois que des questions d'intensité de courant et d'encombrement fassent préférer l'emploi d'un régulateur spécifiquement adapté à la tension de l'accumulateur alimentant le moteur.
Il reste à parler des deux courbes de la fig. 5. Ces courbes ont été obtenues par photométrie dynamique, un transducteur optique électrique à réponse instantanée ayant été branché aux bornes d'entrée d'un oscillograpille pour relever les courbes a et b de la fig. 5. Les valeurs dirigees vers le bas des courbes de la fig. 5 sont donc des valeurs d'intensité lumineuse et il pourrait paraître incorrect d'avoir des points de ces courbes dirigés de l'autre côté de l'axe 0, comme si l'on pouvait avoir des valeurs d'intensité lumineuse négatives; il s'agit là simplement d'une conséquence de la caractéristique non suffisamment linéaire de l'oscillographe sur lequel ces courbes ont été relevées.
En fait les parties de la courbe a de la fig. 5 qui se situent au-dessus de la ligne 0 correspondent à des valeurs d'intensité lumineuse très faibles mais qui ne sauraient en aucun cas être négatives.
Mise à part cette réserve ayant trait à la manière dont les courbes a et b de la fig. 5 ont été relevées, cette figure montre clairement que, dans le cas d'un dispositif d'allumage fonctionnant sans régulateur, les étincelles obtenues, dont l'intensité dépend de la puissance électrique dissipée dans l'arc et donc finalement de la tension induite dans la bobine élévatrice de tension, sont très variables d'une étincelle à l'autre par contre, lorsque le dispositif est muni du régulateur 10 comme illustré à la fig. 1, la courbe b de la fig. 5 montre que les étincelles ont toutes approximativement la même intensité, ce qui signifie que la tension induite dans le secondaire de la bobine 3 lors de la rupture du contact 4 est pratiquement toujours la même.
Cette courbe b de la fig. 5 montre que durant l'étincelle il n'y a pratiquement pas de variation rapide d'intensité comme cela était le cas sans le régulateur 10, mais que la courbe de l'intensité de crête de l'étincelle suit par contre une évolution approximativement exponentielle.
L'utilisation du régulateur 10 illustré à la fig. 1, conduit non seulement à une amélioration de l'étincelle d'allumage, notamment dans le sens d'une beaucoup plus grande régularité de celle-ci et d'un maintien de celle-ci à valeur élevée même lorsque le contact rupture 4 fonctionne très rapidement, c'est-à-dire lorsque le moteur tourne à un régime élevé, mais également à une économie d'environ 10 % sur la valeur du courant d'ali- mentation du dispositif d'allumage, chose qui n'est pas négligeable en particulier quant au risque de surchauffer la bobine lorsque la clé de contact est enclenchée et que le contact rupteur 4 est fermé alors que le moteur ne tourne pas.
On a constaté encore que la constante de temps formée par le condensateur Ct et la résistance R de même que la constante de temps formée par le condensateur C1 et l'ensemble des deux résistances Rt et R2 pouvait, pour obtenir une efficacité maximum, être adaptée à la fréquence approximative à laquelle le rupteur fonctionne, c'est-à-dire au nombre de tours du moteur auquel le régulateur est destiné.
Si la résistance Rj est approximativement égale à la résistance R., la constante de temps de décharge à travers les deux résistances est approximativement la moitié de la constante de temps de décharge à travers la seule résistance R2, les caractéristiques du thyristor établissent, de par les résistances additionnelles qu'elles ajoutent, une valeur moyenne entre ces deux constantes de temps. On a constaté qu'avec une résistance R1 égale à la résistance R2, et avec une constante de temps C1R2 ne dépassant pas environ 25 millisecondes, on avait des valeurs favorables pour un moteur d'automobile tournant relativement lentement.
A titre d'exemple on peut citer des valeurs de 220 Ohms pour Rl et R2 et 100 microfarads pour C. Pour des moteurs tournant relativement rapidement on a constaté qu'on avait avantage à diminuer la valeur de C1, des résultats favorables sont obtenus avec des valeurs de C1 pouvant descendre jusqu'à quelques microfarads, la valeur de R1 et de Ra restant approximativement de 220 Ohms.
On a constaté notamment qu'une voiture qui dans des conditions données ne pouvait pas atteindre une vitesse supérieure à 90kmlh lorsque le dispositif d'allumage de son moteur n'était pas muni d'un régulateur a pu dans les mêmes conditions atteindre Il0kmlh après que le dispositif d'allumage de son moteur a été muni d'un régulateur comme illustré à la fig. 1.
Notons encore que l'on pourrait fort bien remplacer le thyristor illustré à la fig. 1 par un élément composite formé par exemple de deux transistors complémentaires connectés de telle manière que la base du premier soit reliée au collecteur du second et que la base du second soit reliée au collecteur du premier, les deux émetteurs constituant respectivement selon leur polarité l'anode et la cathode de l'élément, et la base de l'un des transistors constituant l'électrode de déclenchement (gate) travaillant contre l'anode ou contre la cathode suivant qu'il s'agit de la base du transistor PNP ou de la base du transistor NPN.
Il serait également pensable d'utiliser un élément électrodisruptif non commandé par une électrode de déclenchement, comme par exemple une diode tunnel, pour autant qu'un tel élément puisse être fabriqué pour supporter le courant, la tension et la puissance qui se présentent dans le cas du régulateur. Pour des régulateurs destinés à des dispositifs d'allumage pour des moteurs ayant une batterie à tension relativement élevée, par exemple 48 volts, il serait également envisageable de choisir un élément électrodisruptif autre qu'un thyristor ou un ensemble de semi-conducteurs, ayant une tension résiduelle notablement plus élevée que l'ordre de 1 volt.
Remarquons qu'il serait tout à fait possible également de réaliser le régulateur sous forme de circuit intégré, c'est-à-dire sous forme d'un seul élément du format d'un thyristor qui engloberait encore en plus des jonctions et des connexions du thyristor les deux résistances
R1 et R2 et le condensateur Cul .