Pièce d'horlogerie
L'objet de la présente invention est une pièce d'horlogerie munie d'une lunette tournante, par exemple ma nuellement.
On connaît de telles pièces d'horlogerie dont la lunette sert le plus souvent à mesurer le ,temps écoulé depuis un moment donné, ce moment étant mémorisé par un repère porté par cette lunette placé en regard de l'aiguille au début de la mesure.
On connaît aussi des pièces d'horlogerie munies d'une lunette portant les indications des mois ou des jours et qui mémorise une de ces indications qui com plèbe l'indication de date automatique dont est munie la pièce d'horlogerie.
Les lunettes tournantes connues sont en général montées rotativement autour du verre et comportent à cet effet un dispositif de maintien de cette lunette. On connaît aussi des pièces comportant deux lunettes tournantes superposées.
D'autres pièces connues comportent des lunettes placées à l'intérieur du boîtier et manoeuvrables par des couronnes extérieures étanches ou non. Toutes ces pièces d'horlogerie à lunettes tournantes sont compliquées et onéreuses; de plus elles comportent des pièces métalliques qui peuvent s'oxyder ou se casser.
La pièce d'horlogerie à lunette tournante objet de l'invention a pour but d'obvier à tous ces inconvénients et est d'un prix relativement bas. Elle peut présenter en outre un attrait esthétique et utilitaire certain. Elle est caractérisée par le fait que cette lunette est montée rotativement et concentriquement au verre, sur une portée de la carrure de ladite pièce d'horlogerie, ce verre pré- sentant un prolongement qui recouvre totalement cette lunette sans entrer en contact avec elle, de manière à la protéger.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution d'une pièce d'horlogerie selon l'invention.
La fig. 1 représente une vue schématique en plan de la première forme d'exécution;
la fig. 2 une coupe selon II-II de la fig. i
la fig. 3 une coupe selon III-III de la fig. 1;
la fig. 4 représente une vue schématique en plan de la seconde forme d'exécution;
la fig. 5 une coupe selon V-V de la fig. 4;
la fig. 6 une coulpe selon VI-VI de la fig. 4.
Dans la première forme d'exécution de la pièce d'horlogerie représentée aux fig. 1, 2 et 3, celle-ci présente sur sa carrure ou lunette fixe 1 une portée 2 sur laquelle est montée rotativement la lunette 3 concentriquement au verre 4. Ce montage peut être réalisé à cran par exemple comme représenté au dessin. La lunette 3 porte un moletage 3a facilitant sa manoeuvre. Le verre 4 est muni d'un prolongement 5 recouvrant la lunette 3 et laissant à découvert le moletage 3a. En plus de sa fonction de protection ce prolongement maintient en place la lunette et évite ainsi son arrachement intempestif.
Le verre 4 présente sur la partie intérieure de son prolongement 5 une couche opaque 5a, réalisée par mé talilisation ou peinture, destinée à masquer la lunette tournante 3. Sur cette partie intérieure est laissé libre et clair un guichet 5b permettant de voir la surface de la lunette 3. Sur cette lunette sont inscrits les signes ou mots se détachant sur un fond 3b et qui sont lisibles à travers les guichets 5b au fur et à mesure de la rotation de la lunette. Ces signes ou mots peuvent être choisis à volonté suivant l'usage que l'on entend faire de cette lunette. Ce seront par exemple les jouns de la semaine, les noms des mois, des signets tels qu'avion, auto, train, fleur, etc., qu'il s'agit de mémoriser et que I'on peut faire apparaître suivant les besoins dans le guichet 5b.
Dans la seconde forme d'exécution représentée aux fig. 4, 5 et 6, les mêmes parties de la pièce d'horlogerie portent les mêmes références. Cette seconde forme d'exécution se distingue de la première par le fait que le verre 4 lui-même est monté rotativement dans la pièce d'horlogerie et peut former à lui seul une lunette tournante. Il est muni à cet effet d'un moletage 6 sur l'angle extérieur du rebord 5. Dans la partie médiane du guichet 5b on a prévu un repère 7 de préférence en forme de triangle dont la pointe peut être déplacée sur une indication du cadran, non représenté, de la pièce d'horlogerie afin de rappeler à l'usager un moment de la journée dont il doit se souvenir. L'usager peut ensuite faire apparaître dans le guichet le signe symbolisant l'action à accomplir, avion, train, etc., si l'usager doit se rendre à l'aéroport ou à la gare, par exemple.
La partie opaque 5a du rebord 5 du verre 4 pourra aussi être munie d'une graduation divisant le cercle en 60 parties égales et munies de chiffres allant de 0 à 55 et de préférence dans le sens rétrograde de façon à ce que l'usager, sans calcul, puisse savoir le temps dont il dispose encore avant le moment de la journée rappelé par l'index 7.
Dans les deux formes d'exécution le verre est en matière plastique. Pour son montage, on le déforme par pression, au moyen d'une potence, sur sa face interne, de manière à introduire son talon sous l'épaulement de la carrure.
Ce talon n'est pas indispensable pour le maintien en place du verre mais constitue un élément de sécurité supplémentaire.
Dans la première forme d'exécution, la tension du verre sur la carrure est très forte, spi bien que la présence de paquetages tels que 8, n'est pas indispensable pour assurer une bonne étanchéité.
Dans la seconde forme d'exécution, cette tension est plus faible et les paquetages 8 sont supprimés pour permettre le mouvement de rotation du verre: le montage n'est plus étanche.
Dans la description ci-dessus on voit la simplicité et l'utilité de la pièce d'horlogerie décrite. Son aspect esthétique et son utilité peuvent varier à l'infini par les - cou- leurs et les inscriptions que peuvent porter les pièces mobiles en question. La lunette tournante décrite dans les deux formes d'exécution sera de préférence en une matière inoxydable et peu cassable et en particulier en matière plastique qui pourra être aussi colorée dans la masse.