Procédé et dispositif d'accord automatique sur une fréquence donnée, d'un circuit oscillant
à fréquence réglable
La présente invention se rapporte à un procédé et un dispositif d'accord automatique d'un circuit oscillant, par exemple un circuit d'entrée d'un récepteur radio, sur une fréquence déterminée, soit dans le cas considéré sur une fréquence égale à celle de l'émission à recevoir.
Il est souvent commode pour effectuer l'accord de ce circuit oscillant, d'y insérer des réactances variables, telles que des diodes à capacité variable, dont la valeur de la capacité est fonction de la polarisation inverse appliquée à la diode correspondante.
Actuellement, pour avoir directement l'accord, il faut utiliser une tension de polarisation d'une précision telle que les éléments utilisées sont d'un prix de revient trop élevé.
Pour remédier à cet inconvénient, la présente invention propose un nouveau dispositif d'accord automatique qui présente l'avantage d'être facile à réaliser.
Ce dispositif est mis en oeuvre par un procédé particulier d'accord automatique sur une fréquence donnée, d'un circuit oscillant à fréquence réglable.
Ce procédé consiste selon l'invention:
- à faire varier par étapes successives la fréquence propre du circuit oscillant vers la fréquence donnée:
- à explorer, à chaque étape de fréquence, la caractéristique d'accord pour déterminer l'amplitude de celle-ci, d'une part, à l'étape considérée, et, d'autre part, à une étape ultérieure;
- à extraire les variations relatives de la caractéristique d'exploration;
- à transformer l'information extraite en un signal binaire par impulsions, dont l'un des états correspond à la variation relative maximale, et l'autre état à la variation relative minimale;
- à comparer le signal binaire au signal de commande de l'exploration;
- enfin, à arrêter l'excursion en fréquence du circuit oscillant dès que la cadence des impulsions du signal binaire et la cadence de l'exploration ne sont plus en concordance.
Selon une forme d'exécution particulière l'étape ultérieure est située au moins deux étapes après l'étape considérée.
Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus est caractérisée en ce qu'il comporte:
- une horloge électronique,
- un dispositif d'affichage binaire composé d'étages (par exemple) de bascules de comptage montés en cascade, l'entrée du dispositif étant alimentée par le signal d'horloge;
- un convertisseur digital-analogique dont les entrées sont reliées aux sorties du dispositif d'affichage et dont la sortie alimente l'élément de commande du réglage de la fréquence du circuit oscillant;
- des moyens couplés au circuit oscillant et au premier étage du dispositif d'affichage pour produire un signal de sortie lorsque la fréquence du circuit oscillant est égale à ladite fréquence donnée et pour arrêter le fonctionnement du dispositif d'affichage.
Selon une forme d'exécution particulière de l'invention, les poids affectés aux entrées du convertisseur digital-analogique varient selon une progression déterminée à partir de l'entrée correspondant à la deuxième bascule de comptage.
Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, la progression est une progression géométrique de raison deux.
Pour permettre la détermination de l'amplitude de la caractéristique d'accord, d'une part, à l'étape considérée, et, d'autre part, à l'étape ultérieure, le poids affecté à l'entrée du convertisseur correspondant à la sortie de la première bascule est de préférence égal au poids affecté à l'entrée correspondant à la bascule affectée à l'étape ultérieure.
Les divers modes de réalisation de l'invention diffèrent les uns des autres par la nature des moyens de comparaison des signaux de sortie du dispositif d'affichage et du signal filtré de sortie du circuit oscillant, et par la nature des moyens de remise à ZERO.
Selon la constitutiQn et le mode de connexion de ces moyens de comparaison, on obtient un temps d'accord variable en position; par rappolt Ès la- séquenge des impulsions qui servent à la comparaison.
Des formes d'exécution de l'objet de l'invention ressortiront de la description détaillée ci-dessous. Bien
entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à
titre indicatif et nullement limitatif de l'invention.
La fig. T représente un exemple de réalisation d'un
dispositif d'accord- selon l'invention.
La fig. 2 représente un autre exemple de réalisation
d'un dispositif d'accord selon l'invention,
La fig. 3 représente un troisième exemple de réali
sation d'un dispositif d'accord selon l'invention,
La fig. 4 montre un exemple de circuit à fréquence
réglable dont on peut accorder la fréquence sur une fréquence donnée, l'accord étant obtenu en faisant varier un seul paramètre.
La fig. 5 représente un exemple de réalisation d'un
convertisseur digital-analogique adapté pour le dispo
sitif d'accord selon l'invention,
La fig. 6 représente une variante du circuit représenté sur la fig. 4, cette variante se distinguant du circuit de la fig. 4 en ce qu'on fait varier deux paramètres pour atteindre l'accord,
La fig. 7 montre un exemple de caractéristique d'accord,
La fig. 8 montre l'allure du signal de sortie délivré par le convertisseur digital-analogique,
La fig. 9 montre l'allure du signal délivré par le circuit de sortie du circuit oscillant à accorder,
Les fig. 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 17 montrent des formes d'ondes obtenues en divers points du dispositif d'accord selon l'invention.
La fig. 18 montre un autre exemple de caractéristique d'accord.
Afin d'illustrer l'invention, le dispositif va être décrit pour permettre de réaliser l'accord d'un circuit d'entrée d'un récepteur radio sur une fréquence déterminée d'rémission à recevoir.
Il est bien entendu que cet exemple d'utilisation n'est nullement limitatif et n'est donné que pour permettre une meilleure compréhension de l'invention.
Un exemple d'un tel circuit d'entrée est représenté sur la fig. 4 sous la forme d'un circuit 20 comportant un condensateur 21 relié d'un côté à la masse de l'installation, et de l'autre, simultanément, à deux enroulements 22 et 23 reliés respectivement à la masse par l'intermédiaire des deux diodes 24 et 25 à capacité variable.
L'enroulement 22 est couplé à un enroulement 26, relié d'une part à la masse, et d'autre part à une antenne de réception 27 représentée très schématiquement.
L'enroulement 23 est couplé à un enroulement 28, relié d'une part à la masse, et d'autre part à une borne de sortie 29. Le circuit 20 formé par l'ensemble condensateur 21, enroulements 22 et 23, diodes 24 et 25, est en fait composé de deux circuits oscillants couplés en pied par le condensateur 21. La fréquence propre du circuit 20 dépend de la tension de polarisation inverse appliquée sur les diodes 24 et 25.
Dans l'exemple représenté, cette tension de polarisation V est appliquée à la borne 30 du condensateur 21 par l'intermédiaire d'une résistance appropriée 31.
L'accord va être réalisé en exploitant les signaux délivrés à la borne de sortie 29 lorsqu'on fait varier la tension de polarisation V.
Un exemple de réalisation du dispositif qui permet d'effectuer cette exploitation, c'est-à-dire le dispositif d'accord proprement dit, est représenté sur la fig. 1.
Ce dispositif d'accord comporte une horloge électronique, non représentée, qui délivre à la borne d'entrée 32 du dispositif d'accord, un signal binaire par impulsions dont la forme est représentée sur la fig. 10.
Le signal d'horloge commande une première bascule de comptage Bo par l'intermédiaire d'une porte électronique 34 du type OU.
La sortie travail ou sortie UN de la première bascule de comptage est reliée à l'entrée digitale Do d'un convertisseur digital analogique 33. La sortie repos ou sortie ZERO de la première bascule de comptage Bo est- reliée à l'entrée d'une seconde bascule de comptage B1.
La sortie travail de cette bascule de comptage est reliée à une deuxième entrée digitale Dl du convertisseur 33.
Le dispositif comporte d'autres bascules de comptage B2, B3, B4...Bn montées en cascade comme les bascules Bo et B1, et dont les sorties travail sont reliées à des entrées digitales correspondantes B2,
B3...Bn.
L'ensemble des bascules Bo, Bl,...Bn constitue un dispositif d'affichage.
Le dispositif d'accord comporte des moyens de comparaison, des signaux de sortie du dispositif d'affichage et du signal de sortie du circuit oscillant.
Ces moyens de comparaison sont constituées dans l'exemple de réalisation- représenté sur la- fig. 1, par une porte électronique 35 du type ET dont une entrée est reliée à la borne de sortie 29 du circuit oscillant, par l'intermédiaire d'un filtre 36 du type passe-haut et d'un inverseur électronique 37.
La seconde entrée de la porte ET 35 est reliée à la sortie travail de la première bascule de comptage
Bo.
Le signal de sortie de la porte ET 35 délivre l'information d'accord. Ce signal de sortie est également utilisé pour la remise à ZERO de la première bascule de comptage Bo. A cette fin, la sortie de la porte ET 35 est reliée d'une part, à l'entrée 38 de remise à
ZERO de la bascule Bo, et à la deuxième entrée de la porte OU 34.
La remise à ZERO des bascules de comptage B1,
B2, B3...Bn est effectuée par une commande indépendante, telle qu'un simple commutateur par exemple, qui applique une polarité convenable sur la borne de remise à ZERO 39, cette borne 39 étant commune à toutes les entrées de remise à ZERO des bascules B1,
B2...Bn.
Lesi moyens de comparaison des signaux de- sortie du dispositif d'affichage et du signal filtres de sortie du circuit oscillant, peuvent être réalisés de manière diffé- rente. C'est ainsi que dans l'exemple- de réalisation représente sur la fig. 2, ces moyens de comparaison sont constitués par la porte ET 35 dont une entrée est reliée directement au filtre passe-haut 36 et dont l'autre entrée est reliée à la sortie d'une porte électro mue 40 du type NI dont les deux entrées sont reliées, respectivement, à la sortie repos de la bascule de comptage B0:
et- à l'entrée de comptage: de cette bascule
Bo.
Selon encore un autre exemple de réalisation: représenté sur la fig.3, les- moyens de comparaison sont constitués par une bascule de comptage 41 dont l'entrée- de comptage- 42- est reliée à la sortie du filtre passe-haut 36-et dont- l'entrée de remise- à ZERO 43 est reliée à la sortie de la porte NI 40.
Dans l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 3, les moyens de remise à ZERO de la première bascule de comptage sont constitués par une porte électronique 44 du type NI dont la sortie est reliée à l'entrée 38 de la bascule Bo et à la seconde entrée de la porte OU 34. La première entrée- de la porte 44 est reliée à la sortie repos de la bascule de comptage 41, tandis que la seconde entrée de la porte 44 est reliée à la borne 39 de: remise à ZERO par commande indépendante.
Le dispositif d'accord peut également comporter des moyens destinés- à éviter un fonctionnement intempestif à la suite des parasites susceptibles d'entre détectés et transmis par le filtre 36.
Un exemple de réalisation de ces- moyens, est représenté sur la fig., 3. Ces moyens sont insérés entre le filtre passe, haut 36 et les moyens de comparaison, et sont constitués par une porte OU- 45 dont la sortie alimente l'entrée 42 de la bascule 41.
Une première entrée de la porte 45 est reliée à la sortie du. filtre passe-h,aut - 36, tandis que la seconds entrée de la porte 4S est: reliée à la sortie de la porte
NI 44.
Le convertisseur digital-analogique 33 délivre à sa sortie 46 une grandeur analogique dont la valeur est fonction de la- position et du nombre des entrées digitales DO, Dl, D2...Dn, qui sont excitée.
Un exemple de réalisation- de ce convertisseur- digi- tal-analogique est représentée sur- la fig. 5. Ce convertisseur est constitué par un amplificateur différentiel 47 dont l'une des entrées est reliée à une borne 48 qui est portée à un potential fixe de référence. l'autre entrée 49 de l'amplificateur différentiel 47 est commune à une- pluralité de résistances RO, R1, R2, R3...Rn.
Les autres bornes de ces résistances forment, respectivement, les entrées digitales DO, D1, D2, D3...Dn du convertisseur digital-analogique.
Les poids affectés aux entrées du convertisseur digital-analogique 33 varient selon une progression déterminée à partir de l'entrée correspondant à la deu xième bascule de comptage, c'est-à-dire à partir de l'entrée D1.
Le poids affecté à une entrée désigne la valeur de la conductance du convertisseur 33, lorsque seule l'entrée considérée du convextisseur est excitée.
Dans l'exemple de réalisation considéré, la progression choisie est une progression géométrique de raison deux,
Par suite, les résiEtancRs 1A1 .1C, R3...Rn forment une progression géométrique de raison un demi. Ainsi, si l'on désigne par R la valeur de la résistance R1, les valeurs des résistances R2, R3, R4. sont égales, res pectiyement, à
R. R R....
2 4 8
La sortie de l'amplificateur 47 est reliée à un tran sister: 50 du- type NPN, dont l'émetteur est relié à la masse et dont le collecteur est relié à la borne d'un second transistor 51 du type NPN.
La polarisation de la base du transistor 51 est effec,- tuée par une résistance 52 et reliée à la borne 53 de la source de- courant, CQntinU- alimentant le dispositif d'ae- cord.
Une contre façon est effectuée par une résistance 54 branchée entre le collecteur du transistor 50 et l'entrée 49.
Le collecteur du transistor 51 est relié à la borne 53, tandis que l'émetteur 55 est relié à la masse- par l'intermédiaire de deux potentiomètres 56 et 57 montés en parallèle. Ces potentiomètres sont de préférence identiques et leurs curseurs mobiles sont reliés respectivement, aux bornes 58 et 59. Ces bornes forment les sorties analogiques du convertisseur 33.
Dans l'exemple schématique représenté sur les fig. 1, 2 et 3, le convertisseur 33 présente une seule sortie analogique 46. Cette sortie analogique 46 peut délivrer directement la tension de polarisation V déstinée à régler la fréquence propre du circuit oscillant représenté sur la fig, 4.
Dans l'exemple particulier de réalisation représenté sur la, fig. 5-, le convertisseur 33 présente deux, sorties analogiques 58 et 59 qui sont destinées à permettre d'obtenir un alignement correct du circuit 20, pour tenir compte des différences de tolérances des valeurs normales des diodes 24 et 25 à capacité variable.
Un exemple d'un tel circuit oscillant à deux tensions de réglage V1 et V2 est représenté sur la fig. 6.
Dans cet- exemple, la première tension de réglage V1- est appliquée à la diode 24 à travers l'enroulement 22, et par l'intermédiaire d'une résistance appropriée 61, la borne 60 étant reliée à la borne 30 du condensa teur 31 par l'intermédiaire du condensateur de découplage 62. La deuxième tension de- réglage V2 est appliquée sur la diode 25 à travers l'enroulement 23 par l'intermédiaire d'une résistance 64, la borne 63 étant reliée à la borne 30, par l'intermédiaire d'un condensatueur de découplage 65.
Le fonctionnement du dispositif d'accord qui vient d'entre décrit est illustré par les courbes des f'ig. 7, 8, 9...17.
La fig. 7 représente la tension U 20 recueillie à la sortie du circuit 20 à accorder, quand son entrée reçoit une fréquence déterminée et quand on fait varier la fréquence propre F du circuit.
La variation de la fréquence F est effectuée en faisant varier la tension de polarisation V appliquée au circuit 20.
La- variation de la tension V est effectuée par le convertisseur 33 qui- est commandé par le dispositif d'affichage, lui-meme commandé par le signal d'hor- loge appliqué à la borne 32.
La fig. 8 représente la tension recueillie à la sortie du convertisseur 33, en fonction du signal d'horloge U 32 qui est lui-même proportionnel au temps t.
Pour les besoins de la compréhension de l'exposé, la tension V a été portée en abscisse tandis que la tension U 32 a été portée en ordonnée.
Pour faciliter la compréhension du texte et du dessin, on suppose que la fréquence propre F du circuit 20 en fonction de la variation de la tension de polarisation V appliquée au circuit oscillant, est une droite.
La courbe représentée sur la fig. 9 est appelée caractéristique d'exploration et représente la tension U 29 apparaissant à la sortie 29 du circuit 20, quand on fait varier la fréquence propre F dudit circuit 20 au moyen du dispositif d'accord selon l'invention, le dispositif étant commandé par le signal d'horloge U 32.
Pour la bonne compréhension du texte et pour la clarté du dessin, l'échelle des fréquences F sur la fig. 9 est égale au double de l'échelle des fréquences sur la fig. 7.
A l'instant initial, la porte ET 35 est à l'état de repos, ce qui exprime que l'accord n'est pas réalisée.
Le signal d'horloge apparaissant à la borne 32 et toutes les bascules de comptage du dispositif d'affichage sont à l'état ZERO.
Pour démarrer le processus d'accord, on applique à l'entrée du circuit oscillant 20 à accorder, un signal dont la fréquence est celle sur laquelle on veut accorder la fréquence propre du circuit 20; on met à
ZERO toutes les entrées de remise à ZERO des bascules de comptage du dispositif d'affichage; on déclenche l'horloge électronique qui délivre le signal U 32 qui est représenté sur la fig. 10.
D'autre part, lorsque le dispositif d'accord est à l'état de repos, le convertisseur digital-analogique délivre une tension de polarisation résiduelle v. A cette amplitude v, correspond une fréquence propre du circuit oscillant et celui-ci est susceptible de délivrer une tension de sortie U 29 d'amplitude 66.
A la fin de la première impulsion du signal d'horloge c'est-à-dire au moment précis du flanc descendant de cette impulsion, la première bascule de comptage passe de l'état de repos à l'état de travail.
L'entrée Do est excitée et le convertisseur digitalanalogique délivre une tension de valeur vl sur la fig. 8. Cette tension vl entraîne à la sortie 29 du circuit oscillant, la délivrance d'une tension 67.
A la fin de la deuxième impulsion du signal d'horloge, la bascule B1 passe à l'état de travail, tandis que la bascule Bo revient à l'état de repos.
L'entrée D1 du convertisseur 33 est alors excitée et la tension v2 appliquée au circuit oscillant entraîne la délivrance par celui-ci d'une tension de sortie d'amplitude 68.
Etant donné que le poids affecté à l'entrée digitale D1 est inférieur au poids affecté à l'entrée digitale Do, la tension v2 délivrée par le convertisseur 33 a une amplitude inférieure à la tension vl. Par la suite, l'amplitude 68 de la tension de sortie du circuit oscillant est inférieure à l'amplitude 67.
Cette discontinuité est détectée, extraite et mise en forme par le filtre passe-haut 36 qui délivre à sa sortie une tension U 36, dont la forme est représentée sur la fig. 12. Cette tension U 36 est en phase avec le signal délivré à la sortie travail de la première bascule de comptage Bo. Ainsi, après chaque couple d'impulsions du signal d'horloge, le filtre 36 délivre une impulsion qui est en phase avec l'état UN apparaissant à la sortie travail la bascule Bo.
Par suite de la présence de l'inverseur électronique 37, le signal U 37, représenté sur la fig. 13 et apparaissant à l'entrée correspondante de la porte ET 35, est déphasé de 1800 par rapport au signal délivré par le filtre 36.
Ainsi, dans l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 1, la porte ET 35 demeure à l'état de repos aussi longtemps que les signaux délivrés par 1 inverseur 37 et la sortie travail de la bascule Bo sont déphasés.
Lorsqu'on arrive au sommet de la caractéristique d'accord, à un certain moment, la variation d'amplitude de la tension de sortie U 29 n'est pas suffisante pour permettre la délivrance d'une impulsion par le filtre 36, par contre, une demi période plus tard, la variation d'amplitude redevient suffisante pour permettre la délivrance d'une impulsion par le filtre 36, cette impulsion porte la référence 69 sur la fig. 12.
On constate ainsi, qu'il se produit une inversion de phase dans un signal de sortie du filtre 36. Il y a ainsi une rupture de la concordance entre la cadence des impulsions du signal binaire U B1 et la cadence de l'exploration, c'est-à-dire la cadence des impulsions délivrées par le filtre 36.
Entre l'instant correspondant à l'impulsion précédant l'impulsion 69, et l'instant correspondant à l'impulsion 69, l'inverseur 37 délivre une impulsion 70 de durée double des autres impulsions du signal U 37.
La porte ET 35 ayant alors ses deux entrées excitées simultanément dès l'apparition de l'impulsion 71 du signal UBO, passe de l'état ZERO à l'état UN comme le montre la courbe U 35 de la fig. 15.
La fréquence propre du circuit 20 est alors égale à la fréquence donnée sur laquelle le circuit 20 doit être accordé.
Ce changement d'état de la sortie de la porte ET 35 est transmis à la porte OU 34 et à l'entrée de remise à ZERO de la bascule Bo. Cette bascule est alors bloquée à l'état ZERO même si le signal d'horloge U 31 continue à être délivré.
Le fonctionnement du dispositif d'accord représenté sur la fig. 2 est quelque peu différent de celui qui vient d'être décrit en ce sens que, par suite de la présence la porte NI 40, et de l'absence de l'inverseur électronique 37, l'instant d'accord se produit dès l'apparition de l'impulsion 69, comme cela est représenté par la tension U 35 de la fig. 16.
Dans l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 3, l'accord se produit à l'instant précis du flanc descendant de l'impulsion 69, comme le montre la courbe du signal de sortie U 41 de la bascule d'arrêt (fig. 17).
En effet, lors de la réception des impulsions du signal U 36 précédant l'impulsion 69, la bascule de comptage 41 était contrainte à demeurer à l'état
ZERO par suite de la réception des impulsions du signal U 40 appliqué à son entrée de remise à ZERO 43.
En comparant les exemples de réalisation représentés sur les fig. 1, 2 et 3, on constate que, selon le schéma logique adopté, l'instant d'accord s'étale sur une double période du signal d'horloge. Le choix entre ces schémas logiques est dicté essentiellement par des considérations techniques tenant compte de la forme de la caractéristique d'accord correspondant au circuit oscillant considéré.
Au point de vue précision de déclenchement du signal d'accord, l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 3, présente une petite préférence, étant donné qu'il est plus facile de définir l'instant de basculement d'une bascule, que l'instant de changement d'état d'une porte.
La précision de la définition de l'instant d'accord dépend également de la valeur des étapes de fréquence.
Dans les exemples considérés, chaque étape de fréquence a pour valeur F. Il est bien évident qu'en utilisant des F de plus faible valeur, la définition de l'instant d'accord est plus précise.
Dans le cas d'une caractéristique d'accord lache ou à plusieurs bosses, telle que celle représentée sur la fig. 18, l'accord serait réalisé sur la fréquence Fl correspondant au premier sommet de la caractéristique d'accord, si la comparaison entre l'amplitude de la caractéristique d'exploration à une étape de fréquence et entre ladite exploration à une étape ultérieure de fréquence, s'effectuait pour une étape ultérieure proche de l'étape considérée. En réalité, la fréquence sur laquelle le circuit oscillant doit être accordé est la fréquence F2. Pour obtenir cette fréquence F 2, on adapte la valeur du poids affecté à l'entrée Do correspondant à la première bascule de comptage.
On peut, par exemple, donner à ce poids la valeur du poids correspondant à une étape ultérieure de fréquence très éloignée de l'étape considérée, la différence entre les indices de ces deux étapes pouvant être égale à huit, par exemple. La résistance Ro est alors égale à
R
8
Ainsi la discordance entre la cadence des impulsions du signal U Bo et la cadence de l'exploration, c'est-àdire des impulsions du signal U 36, va se produire lors de la comparaison des amplitudes 72 et 73 de la caractéristique d'accord.
On détermine expérimentalement la position de la fréquence F2 par rapport aux fréquences correspondant aux amplitudes 72 et 73, et on en détermine la valeur de la tension de polarisation qui doit être délivrée par le convertisseur digital-analogique 33.
A cette valeur de la tension de polarisation correspond un poids déterminé. Ce poids est défini par une résistance R'o supplémentaire reliée à l'entrée 49 de l'amplificateur 47.
A cette résistance supplémentaire R'o correspond une entrée digitale supplémentaire D'o. Cette résistance R'o devant être en service dès la détection de l'accord, l'entrée D'o est reliée à la sortie des moyens de comparaison, c'est-à-dire dans l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 3, à la sortie de la bascule 41.
Dans les exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, l'arrêt du signal d'horloge peut être commandé directement par le signal d'accord ou bien par tout autre moyen approprié commandé de manière indépendante. Lorsque l'appareil est au repos et que l'on veut obtenir l'accord du circuit oscillant sur une fréquence donnée, la mise en service du dispositif d'accord peut être effectuée par une commande indépendante effectuant simultanément le démarrage du signal d'horloge et la remise à ZERO du dispositif d'affichage et particulièrement des bascules B1, B2...Bn.
L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés, mais en couvre au contraire toutes les variantes, en ce qui concerne en particulier le mode de réalisation des moyens de eom, paraison des signaux de sortie du dispositif d'affichage -et du signal filtré de sortie du circuit oscillant l'amplitude F des étapes de fréquence choisies, la valeur des poids affectés aux entrées digitales du convertisseur 33, le nombre de bascules de comptage du dispositif d'affichage, ces paramètres dépendant essentiellement des conditions d'utilisation du dispositif d'accord et de la précision désirée.
De même, il est bien évident que l'on peut utiliser tout autre convertisseur digital-analogique que celui qui est représenté sur la fig. 5, sans pour cela sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATION I
Procédé d'accord automatique sur une fréquence donnée d'un circuit oscillant à fréquence réglable, caractérisé en ce qu'on fait varier par étapes successives la fréquence propre du circuit oscillant vers la fréquence donnée; en ce qu'à chaque étape de fréquence on explore la caractéristique d'accord pour déterminer l'amplitude de celle-ci, d'une part, à l'étape considérée, et d'autre part, à une étape ultérieure; en ce qu'on extrait les variations relatives de la caractéristique d'exploration; en ce qu'on transforme l'information extraite en un signal binaire par impulsions, dont l'un des états correspond à la variation relative maximale, et l'autre état à la variation relative minimale; en ce qu'on compare le signal binaire au signal de commande d'exploration;
et en ce qu'on arrête l'excursion en fréquence du circuit oscillant dès que la cadence des impulsions du signal binaire et la cadence de l'exploration ne sont plus en concordance.
SOUS-REVENDICATION
1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'étape ultérieure est située au moins deux étapes après l'étape considérée.
REVENDICATION II
Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend une horloge électronique; un dispositif d'affichage binaire composé d'étages montés en cascade, l'entrée de ce dispositif d'affichage étant alimentée par le signal d'horloge; un convertisseur digital-analogique dont les entrées sont reliées aux sorties du dispositif d'affichage et dont la sortie alimente l'élément de commande du réglage de la fréquence du circuit oscillant; des moyens couplés au circuit oscillant et au premier étage du dispositif d'affichage pour produire un signal de sortie lorsque la fréquence du circuit oscillant est égale la dite fréquence donnée et pour arrêter le fonctionnement du dispositif d'affichage.
SOUS-REVENDICATIONS
2. Dispositif selon la revendication II, caractérisé en ce que chaque étage du dispositif d'affichage comprend une bascule de comptage présentant une sortie binaire UN et une sortie binaire ZERO; et en ce que le convertisseur est couplé à la sortie UN de chacun des étages.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.